« Ta technique est lamentable, Dante ! Il a réussi à t'atteindre au moins trois fois avant que tu aies pu le neutraliser. »

Dante finit de s'essuyer avant de lancer la serviette à Vergil, qui la rattrapa du bout des doigts et la mit dans le panier de linge sale.

« Facile à dire pour toi ! Je ne t'ai jamais vu le changer, ton fils ! Je ne suis pas sûr que tu t'en tires si bien que ça… »

« Alors laisse-moi te montrer. »

Vergil enleva son manteau et prit le petit Néro qui finissait d'essayer de faire passer Sparda-Dité entre les barreaux du parc qu'ils occupaient tous les deux.

« Néro, dit Vergil en plantant son regard implacable dans ceux du bébé, nous allons changer ta couche. Je compte sur ta coopération absolue. »

« Comment tu lui parles ! Tu vas le traumatiser ! Hein mon fils qu'on ne parle pas comme ça aux bébés ? Areuh areuh allez fais risette à ton Dad d'amour ! Areuh areuh areuh…. »

Au bout d'un moment, Dante se retourna.

« Vergil ? T'es où ? »


« D'abord, dit Vergil à Dante qui l'avait rejoint, préparer le lieu. Il ne faut pas qu'il fasse trop froid, sinon… »

Vergil tendit un doigt vers le tas de linge mouillé avec un sourire narquois.

« Oh ça va, hein ! »

« Néro, dit Vergil. Reste là. »

Il alla à la salle de bain. Pendant ce temps, Néro se jeta sur la jambe de Dante et tenta de le mordre avec ses petites gencives musclées.

« VERGIL ! »

« Quoi ? »

Dante réfléchit avant de se plaindre qu'un bébé démon lui bavait abondamment sur le pantalon. Il saisit le bébé par le col de sa grenouillère (bleue).

« Non, rien… »

« Si tu pouvais lâcher mon fils… »

« Avec plaisir ! »

« Doucement. »

« Ah… »

Dante posa le bébé par terre sous le regard attentif de Vergil.

« Qu'est-il arrivé à ton pantalon ? »

« Ton fils m'a bavé dessus. »

« Impossible, je lui ai ordonné de ne pas bouger. Il est obéissant, MON fils. »

« Pff… »

Vergil disposa avec attention tout ce qui lui serait nécessaire pour changer le bébé. Puis il prit Néro et le posa sur la table.

« Maintenant Néro, montrons à ton idiot d'oncle à quel point c'est facile de changer une couche. »

Sous le regard médusé de Dante, Néro changea lui-même ses langes, à peine aidé par son père qui lui tendait ce qu'il fallait.

« Tu vois, dit Vergil en redescendant, même un enfant peut le faire ! »