Note : Bleach ne m'appartient pas et j'ai pas reçu de sous-sous pour écrire !
Chapitre 2 : Huit ans.
L'enfant s'approcha du lit, prit une des mains glacées posées sur le drap et l'embrassa doucement. La peau était froide sous ses lèvres. La peau était pâle. La main ne bougeait pas. Et ne bougerait plus jamais. Il se mordit les lèvres pour ne pas pleurer. Il était l'héritier des Kuchiki, il devait se montrer digne. Il regarda avec tendresse ce visage tant aimé et si pâle, aux longs cheveux noirs détachés. On lui avait mis un yukata immaculé, croisé dans le sens inverse. Des fleurs étaient disposées autour du futon. On brûlait de l'encens.
Dame Kuchiki était morte.
Son corps fut transporté dans un sarcophage de marbre blanc, où le frêle corps était allongé sur un lit de lys blancs comme la neige. Avec son père, il était en tête du cortège. Ses grands yeux noirs étaient devenus des gouffres de douleur sans fond. Le seul être qui lui témoignait de l'affection, sa mère, sa douce mère était partie dans l'au-delà.
Il avait huit ans. Après la cérémonie d'enterrement, son père l'amena dans son bureau.
« Fils. Je n'aurai pas d'enfants autre que toi. Tu seras le 28ème chef du clan Kuchiki. Montre-toi digne de ton rang. Fais-le pour tes ancêtres. Pour ta mère dorénavant à leur côté. Sois digne, fils. Toute ta vie, montre à tous que notre sang est vraiment celui de la noblesse.
- Bien, Père.
- Tu vois cette écharpe que je porte ? Elle a été tissée par le plus glorieux de nos ancêtres, le 3ème chef de la très noble famille Kuchiki. Un jour, elle sera tienne. Sois en digne.
- Bien, Père.
- Prend ce foulard. Il montrera à tous que tu es le chef à venir.
- Merci, Père.
- Maintenant, va. »
L'enfant partit, foulard blanc au cou. Il fallait se montrer digne. Il ne fallait plus faire l'enfant. Il était l'espoir, le futur du clan. Mais… Il sentait son cœur déchiré par le décès de cette femme, sa mère. Devant qui il allait montrer ses progrès, dorénavant ? Son père ? Il n'était jamais là pour lui. Les servantes ? De la populace, du sang inférieur au sien. Il voulait rejoindre sa mère, elle qui était toujours là pour le féliciter ou le consoler. Il voulait mourir. Puisqu'il n'avait as le droit de pleurer, il voulait la rejoindre. Il tira sur son écharpe pour s'étrangler avec. Cela devenait dur de respirer, le sang lui montait à la tête, il entendait son cœur cogner dans son crâne. Il serra encore. Il essaya de respirer mais l'air ne passait plus. Sa bouche était ouverte, cherchant par réflexe à happer de l'air, en vain. Il commençait à voir flou. Les battements rapides de son cœur résonnant dans sa têtes étaient douloureux. Il sentit qu'il tombait. Des mains arrachaient les siennes du foulard. Et dénouaient ce dernier de son cou. L'air s'engouffra dans ses poumons en brûlant. Il toussa, prostré dans l'herbe. Il avait mal. Il releva lentement la tête pour jeter un regard noir à la personne qui l'avait sauvé.
« Mais t'es vraiment un abruti !!
- C'est toi l'idiote ! Tu ne comprends donc pas ce que je ressens ?
- C'est vrai, personne n'est mort dans ma famille. Je suis très triste de ce qui t'arrive, mais… Ta maman… Tu crois qu'elle voudrait que tu meures ?
- Je veux… Revoir Mère !
- Byakuya !
- Lâche-moi ! Je veux mourir ! Je ne veux plus de tout ce blabla sur l'honneur de la famille ! Je veux juste revoir Mère !!
- Byakuya !! Arrête !!
- Laisse-moi Yoruichi… Tu ne peux pas comprendre !
- Peut-être mais ce que j'arrive à comprendre, c'est que je serai très triste si toi aussi tu meurs ! Tu peux le comprendre, ça ?
- Je m'en fiche. Rend-moi cette écharpe.
- Tiens. Et quand tu seras mort, je ferai pareil.
- Tu n'as pas à mourir. Moi, je rejoindrai Mère. Mais toi, tu iras où ?
- Te rejoindre.
- Pourquoi donc ?
- Parce que tu es mon seul ami. Serre-moi le foulard autour de mon cou. Vas-y, n'aie pas peur !
- Je refuse.
- Tu es un trouillard, petit Byakuya.
- Je ne veux pas que tu souffres. Parce que ça fait mal d'essayer de mourir. »
Il se leva avec difficulté, le souffle toujours un peu rauque. Il se rattrapa au bras de la fillette et s'accrocha a elle.
« Père va hurler. L'écharpe et mon yukata sont sales.
- C'est pas bien grave, t'es en vie !
- Ca fait mal, d'essayer de mourir.
- Bah ça t'apprendra ! On joue à chat ?
- Ah non ! Je vais encore perdre !! »
