Et voilà la suite de l'histoire… Accrochez vous ça commence à remuer….
« Ziva et moi, ça a été chaotique au début, oh nous ne manquions pas de sentiments, je suis certain qu'elle m'aime à sa manière, entre nous c'était torride et sulfureux, nous n'étions jamais en panne de complicité mais de douceur oui. Et puis un jour, Ziva et moi avons invité les autres à diner. Juste entre amis, sans arrières pensées. Plus tard dans la soirée, Palmer, Ducky et Abby sont rentrés, il ne restait que McGee, j'avais promis de le ramener mais moi aussi j'avais trop bu… »
…
« Je crois qu'il est temps pour moi de rentrer à la maison…
-Tu as bu, imbécile… Et je crois que moi aussi j'ai trop bu pour prendre le volant.
-Alors quoi ? Je dors dehors ?
-J'ai une chambre d'ami…
-Ziva…
-Ce n'est pas la première fois que Ziva et moi partagerons un lit ne t'en fait pas. Tu veux un dernier verre ?
-Pourquoi pas.
-Ziva ?
-Sors la bouteille de tequila.
McGee observa ses deux amis avec curiosité. Partager un lit… oui il l'avait déjà fait sous couverture en se faisant passer pour un couple de tueur à gages, mais comment Ziva savait-elle que Tony avait une bouteille de tequila, et elle semblait drôlement à l'aise dans l'appartement. Elle se déplaçait dans la cuisine américaine de leur collègue comme si elle savait où tout était placé. Pourtant il laissa là ses considérations quand Tony revint avec la bouteille et des verres, et Ziva avec des citrons, du sel et un couteau. La jeune femme s'appliqua à couper des quartiers de citron vert avant d'en manger un comme si il s'agissait de n'importe quel fruit.
« Ziva, tu es capable de…
-Elle a perdu plus qu'on ne le pense en Somalie… » le coupa Tony, sans vraiment donner de réponse à ses interrogations. Ziva elle, claqua la langue contre son palais, mais resta silencieuse, elle préférait clairement ne pas aborder le sujet et ne voulait pas non plus que Tony le fasse.
Les verres de tequila se vidaient cul sec, un puis deux, puis trois…
« Pourquoi ça n'a pas marché entre Abby et toi ? »
La question venant de Tony les surprit tous les trois. Changeant le sujet jusque là plutôt léger qui ponctuait leurs rires.
« Peut être parce que je n'ai jamais pu me contenter d'un homme ou d'une femme. »
Tony et Ziva échangèrent un regard, alors que McGee se mordait la joue de peur des moqueries de l'italien. Décidément l'alcool semblait avoir raison de sa Raison et surtout de sa retenue devant DiNozzo qui pouvait se servir des mots prononcés comme d'une arme.
« Tu as déjà… joué avec les deux en même temps ? murmura Ziva d'une voix rauque.
-S'immiscer au milieu d'un couple est terriblement dangereux.
-C'est pas pour ça que tu as fait le choix de devenir un agent de terrain ? Le danger ? » le questionna à son tour l'italien.
L'échange se faisait maintenant à voix basse sur le ton de la confidence et du jeu, un jeu dont ils n'étaient pas sur de sortir indemne et pourtant qui était terriblement tentant sans être sur d'en connaitre les aboutissements eux-mêmes. Le sourire carnassier de Ziva et les échanges de regards entre les deux amants n'échappaient à aucun des trois et pourtant aucun ne mettait encore de mots sur ce qui était entrain de se passer.
« Vous êtes un couple, tous les deux ?
-Pas totalement.
-Et tu as déjà fait ça avec un homme, Tony ?
-Pas vraiment…
Mais Tony lui montra qu'il ne faisait pas semblant en posant ses lèvres sur celle du jeune geek. McGee ferma instantanément les yeux et mêla sa langue à celle qui essayait de forcer la barrière de ses lèvres. L'italien sourit contre ses lèvres quand McGee sursauta au contact de Ziva qui lui enlevait sa veste.
« Je ne suis pas sur que… je… vous avez pensé aux conséquences ?
-Ferme là McGee… »
Et il reprit possession de sa bouche, mais Ziva n'était pas prête à abandonner la partie et attrapa McGee par les épaules pour l'obliger à se retourner vers elle. Il n'avait jamais embrassé l'israélienne, il n'avait jamais même pensé qu'il le ferait un jour. Elle était le genre de femmes qui choisissaient des hommes comme Tony, pas comme lui. Pourtant il ne se posa pas plus de question quand elle se saisit de ses lèvres avec avidité. Elle était douée, vraiment douée. Et sa main aventureuse. L'aventure promettait d'être intéressante.
…
« Alors docteur vous en pensez quoi ? Que je suis dingue ? Que j'ai manqué d'amour ?
-J'en pense que vous avez de la chance d'être entouré d'amour et vous devez vous ressaisir. Deux personnes comptent sur vous. Ziva a besoin de vous pour remonter la pente.
-Ziva me parle à peine. Elle ne montre quasiment aucun sentiment, aucune émotion. Elle est vide. Hormis ses cauchemars, Ziva est vide.
-Et vous comment vous êtes ? »
Il y eu un silence inconfortable puis Tony se pencha dans ses réflexions. Comment était-il depuis son retour ? Il faisait son travail, arrivait à l'heure, rendait ses rapports dans les temps, même Gibbs n'avait pas eu à lui mettre de claque derrière la tête mais il manquait clairement quelque chose dans sa vie.
« Vide »
Voilà, le mot était sortit. Oui c'est comme ça qu'il se sentait, vide. Il n'avait même pas été au cinéma voir les trois derniers films du moment qui promettaient d'être culte. Par peur de se retrouver dans le noir ? Non. Juste pas qu'il n'en avait pas envie. Il n'avait envie de rien. Tout ce qu'il faisait était machinal, manger, dormir, travailler… Rien d'autre ne l'intéressait. Juste cette envie d'en finir. De ne plus avoir ses souvenirs, de ne plus avoir de cauchemars. Il ne voulait que le Silence avec un grand S. Devait-il lui avouer au risque de perdre sa place au NCIS ? Mais il savait qu'en gardant le silence, il n'irait pas mieux, tant soit peu qu'on puisse aller mieux.
« Si je vous parle, je sais que vous me retirer mon accréditation au NCIS. Et j'ai besoin de mon travail pour avancer.
-Si vous ne me parlez pas, il est certain que je ne pourrais faire qu'un rapport allant dans ce sens.
-Vous voulez que je sois honnête ?
-C'est le but de cet entretien.
-J'espère qu'après vos nuits seront encore tranquille. Mais je vous préviens, je ne veux pas que le directeur sache…
-Je suis tenu au secret professionnel. Ces entretiens sont privés, agent DiNozzo. La seule chose que je dis au directeur Vance c'est si selon moi vous êtes apte au service ou pas.
-Alors voilà le début de l'histoire ou plutôt le début du cauchemar… »
TBC
