Et voilà partiels terminés sauf l'anglais jeudi prochain mais ça je sais que ça sera une cata, je suis anthropologue et informaticienne moi, pas franchement anglophone mais bon… En tout cas je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps alors bonne lecture et merci pour les reviews.

Plus tard…

La porte s'ouvrit et Tony se releva, restant pourtant campé dans le fond de la pièce. Il avait déjà essayé de terrasser son agresseur de cette manière et il n'en avait gagné qu'un rouage de coups de pied et de poing, il en avait eu deux cotes cassés qui lui faisaient d'ailleurs encore très mal. Mais assis sur le sol quand cette porte était ouverte, lui donnait une impression d'être exposé. Une masse informe brune et blanche fut balancée dans la pièce. Heurtant durement le sol, Ziva resta là, sans bougé, tremblante comme une feuille. Il mourrait d'envie de la rejoindre, de la prendre dans ses bras, mais il savait qu'il ne devait pas faire un seul geste pour ne pas qu'ils soient privé de leur unique repas quotidien et il savait que Ziva en avait besoin. Le plateau de repas fut posé à même le sol et la porte se referma dans un bruit sourd. S'approchant du corps inerte, Tony hésita à lui poser la main sur l'épaule.

« Ziva, bébé, parle-moi… »

Elle bougea essayant de se retourner sur le coté, il la voyait peiner, ses salauds l'avait roué de coups, sa robe était sale, déchiré par endroit, ses pieds étaient nus. Il repoussa la masse de cheveux bruns sans la toucher pour voir son visage. Hormis son entaille sur la tempe, il ne l'avait pas touché à cet endroit là.

« Tony, est ce qu'ils t'ont déjà… ?

-Battu à mort oui, ils ne le font plus tellement maintenant.

-Non pas ça, est-ce qu'ils t'ont… »

Violer, oui, il était incapable de prononcer le mot, tout comme elle. Il retira sa veste et la posa sur le corps de sa compagne. Pourtant ça n'avait pas été aussi dur que de voir la jeune femme se faire violer sans pouvoir rien faire. Voir son regard à la fois suppliant et plein de haine quand il avait franchi les barrières de son intimité.

« Oui, ils l'ont déjà fait, à plusieurs reprises. Ziva, il faut que tu manges. Dans quelques minutes, ils retireront les plats et il faudra attendre vingt quatre heures.

-Je n'ai pas faim.

-Il faut que tu manges crois moi. »

Sans la lâcher des yeux, il alla chercher le plat et revint avec près d'elle.

« S'il te plait, mange.

-Pour quoi faire ?

-Pour avoir la force de sortir d'ici. J'ai besoin que tu sois forte pour moi.

-Je ne pourrais pas endurer de nouveau les coups et l'humiliation, Tony, pas une nouvelle fois. Tu es venu me chercher en Somalie. Qui viendra cette fois ?

-Gibbs, ou McGee. Ils viendront mais il faut que tu résistes.

-Sers-moi dans tes bras. »

Il s'exécuta avec précaution pour ne pas la casser plus qu'elle ne l'était. Elle semblait si fragile, comme la fois où il avait du quasiment la porter avec McGee pour la sortir de son enfer somalien.

« Ziva, je veux que tu saches que malgré tout ce qui va se passer, je continuerais à t'aimer mais ça risque de devenir très difficile, je sais de quoi ils sont capable et je sais qu'ils ont bien l'intention d'en profiter. Je ne sais pas par qui ils sont engagés, ils n'ont encore posé aucune question. Il faut que tu t'accroches.

-Ca va aller, ne t'inquiète pas pour moi. J'ai été éduqué pour tenir le coup.

-Tu as pourtant toujours dit que tu préférais mourir qu'être capturé vivante.

-Ca c'était avant de te connaitre. »

La séance chez le psy lui avait fait autant de bien que ça avait été difficile. Dure de s'exposer, de s'ouvrir à une étrangère, mais mettre des mots sur ses douleurs apaisaient son cœur meurtri. Récupérant ses clefs sur son bureau et son manteau, Tony posa son regard sur Gibbs après avoir découvert le bureau vide de Ziva.

« Où est-elle ?

-Rentrée.

-Et tu l'as laissé partir ?

-Elle est adulte, Tony.

-Bien sûr mais on parle de Ziva là. Laisse tomber ! »

Il accéléra le pas et s'engouffra dans l'ascenseur. Conduisant à la manière de Ziva, il laissa sa voiture au pied de l'immeuble de McGee, et monta les marches en courant. L'appartement de Tim était le seul où ils avaient chacun la clef, au retour de la France, Tony et Ziva avaient rajouté des verrous à leur appartement respectif, rendant les clefs un peu inutile. Entrant dans l'appartement, Tony parcourra la pièce des yeux avant d'entendre des sanglots en provenance de la salle de bain. Entrant dans la chambre, il pénétra ensuite dans la salle de bain et vit avec horreur sa compagne en larmes, entrain de se couper les cheveux de manière désordonné. Les mèches tombant une à une dans l'évier et sur le sol. Il se précipita vers elle.

« Ziva, Ziva, Ziva, arrête ! »

Il l'obligea à stopper le carnage, en lui retirant les ciseaux des mains. Le jeune italien posa momentanément le regard sur la masse de boucles brunes dans le lavabo de la salle de bain avant de prendre le visage de la jeune femme entre ses mains en coupe.

« Qu'est ce que tu essayes de faire là ?

-Je veux la faire disparaitre ! Je ne veux plus la voir !

-Qui ?

-Elle »

Elle détourna le regard pour montrer la femme qu'elle voyait dans le miroir. Cette femme effrayée, le visage ruisselant qu'elle était devenue.

« Il ne tient qu'à toi de la faire disparaitre, mais là tu n'utilises pas la bonne méthode. Regarde-toi. Est-ce que tu ressembles à ce que tu essayes de montrer ?

-Non.

-Un tour chez le coiffeur, ça te tente ?

-Je crois que c'est nécessaire.

Il lui vola doucement un baiser, lui laissant le temps de reculer si elle le souhaitait puis l'entraina avec lui.

NCIS Office. Le lendemain.

McGee n'avait pas trop compris le message hier. Pourquoi Tony lui avait payé un coursier avec les clefs de l'appartement de l'italien lui priant d'aller passer la nuit là bas. Il ne comprenait plus vraiment ses deux amants en ce moment. Et il avait la sensation d'être sans cœur et égoïste mais il les avait sauvés, et en contre partie, il se retrouvait en dehors de leur relation. La jalousie ravageait son cœur et il se sentait honteux. McGee s'était donc résigné à rentrer à l'appartement de son collègue et avait bu plusieurs verres d'un whisky hors de prix puis avait passé la nuit dans le lit que le couple avait partagé la veille. Il avait pu clairement sentir leurs odeurs dans les draps. Et ce matin, il était arrivé au bureau de méchante humeur et avait un sévère mal de tête.

« Bonjour Tim… »

Affalé sur son bureau, releva la tête pour découvrir l'israélienne devant lui. Incrédule, il ouvrit la bouche, incapable de prononcer un mot. Elle était là devant lui, ses cheveux longs remplacés par un carré plongeant sur ses cheveux lissés.

« Mais… mais…

-Ferme ta bouche Timmy, tu vas gober les mouches. » Rétorqua l'italien moqueur.

Mais le ton de sa voix laissait transparaitre une certaine inquiétude. Il craignait la réaction du jeune agent, par pour la coupe, mais ils savaient tous deux, qu'il devrait finir par rendre des comptes.

« Tu es très belle, Ziva.

-Merci. »

Mais ils en resteraient là pour le moment. Il ne voulait pas devoir s'expliquer devant les autres agents présents, et qui les observait du coin de l'œil. Des rumeurs courraient au NCIS, et ils ne voulaient pas que cela s'envenime. Faut dire que parfois, ils n'avaient pas été discrets. Partant ensemble ou deux à deux. Echangeant des regards tendres, complices ou parfois coquins, et même si les rumeurs étaient plus folles les unes que les autres, ils ne voulaient pas attirer la lumière sur eux.

La journée s'écoula comme ça, concentrés sur leur enquête sans montrer aucun souci les uns pour les autres. Mais au moment de la débauche, ne supportant pas la pression, Ziva s'éclipsa aux toilettes. Timothee se leva et approcha du bureau de Tony. Mais celui-ci se leva. Se positionnant entre McGee et l'ascenseur, prêt à prendre la fuite.

« Qu'est ce qui s'est passé avec Ziva ?

-Rien.

-Tony, qu'est ce qui s'est passé avec Ziva ?

-Écoute, Tim… On en parle plus tard tu veux. Là je dois… faire autre chose.

McGee s'approcha et posa la main sur l'épaule de son amant, mais celui-ci recula brusquement comme si on lui avait apposé un fer brulant.

« Ne me touche pas !

-Dis-moi Tony ! Je suis sensé faire quoi ? Vous regardez vous autodétruire tous les deux ! D'accord ce que vous avez vécu est douloureux ! Je sais que je ne peux même pas imaginer. J'aimerais juste pouvoir te serrer dans mes bras pour te rassurer. Même pas t'embrasser, juste te réconforter. Ce n'est pas ce qu'on est sensé faire quand on aime quelqu'un ?

-McGee… Tim… Je suis désolé. C'est juste que… Les contacts sont difficiles.

-Tu tolères Ziva… Si tu veux m'exclure de votre relation dit le maintenant…

-Quoi ? Non ! »

Tony expira bruyamment et fit un pas en direction du jeune écrivain avant de lui ouvrir l'espace de ses bras. Quand McGee s'y glissa, il essaya de réprimer la bile qui lui montait à la gorge. Il s'obligea pourtant à respirer son parfum… Un doux parfum pas comme celui de ses agresseurs. Non il avait bien affaire à McGee. Relâchant l'étreinte, il lui posa un tendre baiser sur le front.

« Tu viens regarder un film avec nous ce soir ?

-D'accord. Ou ça ? murmura doucement Tim pour ne pas rompre le charme du moment.

-Chez Ziva. Elle fait à diner.

-Chez Ziva ?

-Oui. Elle veut être chez elle, elle dit que nos cuisines sont… enfin j'en sais trop rien, elle a utilisé de l'hébreu pour les décrire.

-Okay. A ce soir chez Ziva alors.

-Oui, amène le vin.

TBC