Bon je poste le dernier gros chapitre parce que je ne pouvais décemment pas le couper en deux. Alors je dis merci à tous ceux qui m'ont suivi dans ce rating M parfois un peu dure à lire. Il y aura une suite mais en crossover avec Mentalist mais ça sera assez différent plus dans le genre de ce que j'écris d'habitude. Alors bonne lecture à tous !

Appartement de Ziva David.

Après être rentré prendre une douche, McGee avait enfilé un simple jean et une chemise blanche. Il voulait mettre la soirée sous le signe de la décontraction mais au fond de lui il était nerveux. Mais alors qu'il allait sonner à la porte, celle-ci s'ouvrit. Surpris il croisa le regard de Tony qui esquissait un grand sourire.

« Ziva sait que tu es derrière la porte depuis cinq bonnes minutes. J'ai voulu abréger ton calvaire.

-Et bien merci.

-Entre. »

Au moment où McGee avança pour pénétrer dans le petit trois pièces, Tony lui vola un chaste baiser.

« Tu es très beau.

-Euh merci. »

McGee passa doucement sa main sur la joue de Tony avant de lui tendre la bouteille.

« Château David 1998.

-C'est un Médoc, et un millésime.

-Très amusant ton choix. Il n'y avait pas de château DiNozzo ?

-N'exagère pas Tony, tu crois vraiment qu'un château irait porter un nom comme le tien ?

-Ah ah très drôle ! Le dîner est presque prêt.

-Qui a cuisiné ?

-Ziva évidemment.

L'italien avait dit ça comme une évidence. Même si lui-même était un excellent cuisinier, ils avaient prit bien souvent l'habitude de laisser Ziva cuisiner. La jeune adorait ça et elle aimait également avoir ses deux amants comme assistant. Apparemment elle trouvait jouissif d'avoir le dessus sur eux. Aussi bien en amour que dans leur intimité, ils la laissaient faire, ça ne les dérangeait pas plus que ça. Ils savaient ce qu'elle avait traversé, l'enfer, les mensonges. On l'avait utilisé comme une arme de guerre, alors qu'elle se contentait de vouloir trouver sa place dans le monde. Dans son monde, celui fait de bombes, de mensonges, de douleurs et de manipulations. Elle ne savait pas ce que signifiait avoir une famille, sans prise de tête et de jeu de pouvoir. Elle avait perdu Tali sa jeune sœur sous les bombes, puis Ari dans un jeu de pouvoir avec les Etats Unies et le Hamas et le Mossad.

McGee décida de mettre la table pendant que Tony débouchait la bouteille et Ziva terminait le repas. Passant dans la cuisine pour prendre les assiettes, il vola un baiser à la jeune femme qui ne se fit pas prier. Pourtant il sentit une certaine retenue chez elle. Elle n'était clairement pas encore prête à reprendre leur vie de couple comme avant. Son audace et son expérience en amour lui manquait. Tony les rejoignit dans la cuisine avec trois verres de Whisky qu'il donna à chacun de ses amants. Ils trinquèrent et Ziva avala son verre d'une traite pour se donner du courage. Il fallait qu'elle se retienne de mettre à mort les deux hommes s'ils avaient le malheur de la frôler. Pas qu'elle leur voulait du mal, mais en ce moment elle avait un peu de mal à refaire surface. Pas plus tard qu'hier, elle avait eu l'impression d'être suivit dans la rue et avait prit la fuite avant de sortir son arme la pointant contre une jeune femme qui emmenait ses enfants à l'école. Elle était arrivé au NCIS complètement paniquée et avait du voir le docteur Bracco avant de pouvoir prendre son service. Gibbs qui l'avait croisé à la sortie du bureau de la psychologue avait posé un regard désolé sur la jeune femme qui s'était aperçu de sa tenue. Portant un jean, une chemise qui au vue du style devait appartenir à Tony, ainsi que des Mary Janes aux pieds. Elle avait du sortir acheter quelque chose. Ziva s'était regardé des pieds à la tête. Elle transpirait la peur et la panique. Elle avait donc décidé de se rendre aux vestiaires pour pouvoir prendre une douche et enfiler une tenue plus correcte. Sortant de ses souvenirs, Ziva posa le regard sur Tony et lui fit signe de lui servir un autre verre. Le jeune italien fronça les sourcils avant de s'exécuter. Mangeant tranquillement, parlant de tout et de rien. Changeant de sujet à chacune des maladresses, ils prirent quand même un certain plaisir à partager ce moment. Ziva avait fait l'effort de cuisiner italien au plus grand ravissement de Tony qui ne cessait de la complimenter. Pourtant elle n'acquiesçait que de petits signes de tête avant de prendre une gorgée d'alcool. Elle voulait tellement leur parler et pourtant elle n'y arrivait pas. Elle n'arrivait plus à leur faire confiance. La psy lui avait pourtant dit d'essayer même si ça prendrait du temps. Et puis au vue de la situation à quoi cela servait-il de leur dire ? Une nouvelle gorgée d'alcool. Puis vint le moment de débarrasser la table. Elle se leva et découvrit avec ravissement qu'elle était stable sur ses pieds. Elle esquissa furtivement un sourire vainqueur. Alors qu'elle allait se mettre à la vaisselle, Tony avait clairement vu dans son jeu et avait posé une main sur la sienne dans lui murmurant qu'ils la feraient demain.

« Je crois que je vais rentrer, merci pour la soirée.

-Tu as bu imbécile. »

Mais alors que McGee allait ouvrir la porte, Tony posa la main dessus pour la refermer brusquement faisant sursauter Ziva.

« Désolé Ziva. Ne nous fuis pas, Tim.

-C'est vous deux qui me rejetez sans cesse.

-Je… »

Ziva croisa le regard de Tony qui cherchait son approbation. Elle hocha la tête et prit la direction du canapé. Elle attendit que les deux autres la rejoignent et passa doucement la main sur le visage de McGee. Mais elle n'avait pas la force de parler maintenant. Elle sentait la panique la gagner et ne voulait pas se montrer faible en faisant une crise d'angoisse.

« Je sais ce qui s'est passé là bas en France. »

Voilà il l'avait dit, et il vit ses deux compagnons se raidirent brusquement. Il les vit de nouveau échanger un regard, il y avait toujours eu cette complicité entre eux deux. Complicité qu'il avait souvent jalousée. Comme si il n'était qu'un petit plus dans leur relation. Ils se comprenaient mieux qu'il ne pourrait jamais le faire.

« Et je m'en fiche.

-Ne dis pas ça, nous ne serons plus jamais les mêmes…

-Pourtant, je vous vois toujours de la même manière Ziva. Même si j'aime beaucoup ta nouvelle coiffure.

-Comment sais-tu ? »

La question venait de Tony et il posa son regard dans ses yeux clairs.

« Oh je t'en pris, Tony, je suis enquêteur moi aussi. Regardez vos comportements. Vous êtes constamment sur vos gardes, vous fuyez tout contact, sursautez au moindre bruit. Je ne suis pas idiot, vous réagissez comme des victimes de viol. Et Ziva souffre de désordre alimentaire…

-Tais-toi ! »

Elle avait crié, elle ne voulait plus l'entendre. Elle ne voulait pas être une victime. Mais elle savait qu'elle contrôlait très mal les réponses de son corps. Par définition elle savait qu'elle était une victime, elle l'avait clairement comprit quand elle s'était coupé les cheveux de colère. Mais elle ne voulait plus l'être et faire confiance à McGee était peut être la solution pour commencer à avancer. Redevenir un agent du NCIS, et une femme bien dans son corps et dans sa tête. Elle s'approcha de McGee qui inquiète de la réaction de sa compagne recula d'un pas.

« Je suis désolé, Timmy. J'ai envie… Mais je n'y arrive pas. Je crois que finalement j'ai peut être vraiment besoin de reprendre pied dans ma vie mais ce n'est pas simple.

Elle s'approcha et le prit dans ses bras. Soulagé, il la serra doucement contre son cœur, et inspira son parfum. Dieu que c'est bon de l'avoir près de lui. Tony s'approcha à son tour et enserra le couple, la jeune femme se retrouvant prise en sandwich entre ses deux amants. Il lui posa un baiser au creux du cou, et la jeune femme lui libéra un meilleur accès, alors que McGee lui capturait les lèvres. Bien décidée à faire des efforts, elle caressa sa langue de la sienne et fut étonnée de ressentir un certain plaisir derrière les appréhensions. Quand ils se séparèrent, McGee posa son regard sur la jeune femme. Elle souriait malgré ses joues rouges. Mais quand la main de Tony sur la hanche de Ziva glissa doucement pour se poser sur son ventre, la jeune femme sursauta brutalement et s'éloigna d'eux.

« Tu es enceinte Ziva… »

Il avait clairement senti le léger renflement de son bas ventre.

« Je ne le suis pas…

-Si, tu l'es.

-Je ne le serais bientôt plus, alors qu'est ce que ça change ? Je ne veux plus en parler. »

Elle était passée de la peur à la colère. Les larmes coulaient le long de ses joues, incapable d'affronter la multitude d'émotions et d'idées qui lui passaient dans la tête et le cœur de la jeune femme.

« Est-ce ses salauds qui t'ont…

-Non c'était ton enfant, ou celui de Timmy. Mais le bébé ne vit plus. Je dois retourner chez le docteur lundi. »

Tony fit un pas en avant mais elle recula une nouvelle fois.

« Ne fais pas ça Tony ou alors je vais m'effondrer. Je ne veux pas penser à cet enfant. Je veux juste qu'on retrouve nos vies d'avant.

-Tu crois que ça arrivera un jour, je ne pense pas, Ziva.

-Ima me disait toujours que lorsque l'on souhaitait vraiment quelque chose, on pouvait l'avoir.

-Ima ? demanda doucement Timmy pour ne pas contrarier un peu plus la jeune femme.

-Sa mère.

-Tu ne parles jamais de ta mère, Ziva.

-Parce qu'Eli l'a tué. Elle est morte d'un cancer quand j'avais dix ans. Elle n'avait plus la force de se battre. Je m'étais fait la promesse de ne jamais avoir d'enfants après ça. Et il y a eu celui là. Et puis je me suis dit pourquoi pas. Après tout je vous aime tout les deux, normal de vouloir une famille. Et voilà que… »

La jeune femme sécha ses larmes du revers de la main. Elle redressa la tête essayant de paraitre digne, même si elle savait qu'elle devait ressembler à un épouvantail.

« Un bébé… Tu attendais un enfant de l'un de nous deux. Je n'avais jamais pensé que nous pourrions être une famille.

-Aucun de nous ne s'y attendait McGee. Je crois qu'on a joué sans faire attention aux conséquences.

-Alors nous sommes quoi ? murmura Ziva.

-Une famille ça me plait bien. Rétorqua McGee en observant ses deux compagnons.

-Et c'est quoi la fin de l'histoire ? Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ? les interrompit cyniquement l'italien.

-Je refuse d'avoir de nombreux enfants.

-Et il vaudrait mieux qu'ils ont mon physique.

-Ou plutôt mon intelligence…

-Ca suffit vous deux. Vous êtes de vrais gamins.

-C'est comme ça que tu nous aimes.

-Alors on fait quoi mes amours ?

-On en parle à Gibbs ? »

Tous trois se regardèrent, un sourire aux lèvres en imaginant la tête des autres, de leurs amis quand ils comprenaient qu'à trois, ils étaient une famille. Ensemble quoi qu'il arrive. Après ce qu'ils avaient vécu, leur pays ne pourrait pas leur refuser ça.

FIN