Hey!
encore une nouvelle partie, l'avant dernière si pas de changements. Désolée du retard (encore une fois...) mais j'ai eu quelques imprévus...
encore une fois merci à tous reviweurs et simples lecteurs...
Raito-Hana-Le chapitre 3 est là pour introduire Soma et il sert aussi à montrer le côté plus "brute" de ça ne se voit pas et qu'il semble inutile c'est que j'ai mal fait mon boulot! Le truc c'est que j'ai eu d'autres idées mais après que ce chapitre soit publié. Et de toute façon, j'avais déja la fin de l'histoire alors il ne servait à rien que j'aille ajouter tout un paragraphe qui au final, n'aurais pas vraiment servi l'histoire. Quand aux fautes, je les ais corrigées (enfin normalement). je prie donc pour que tu pense ce chapitre plus utile!
Enjoy! =)
Tomoyo :
Comme convenu, Fye fut conduit auprès de Tsukuyomi dès le matin. Le temple où elle se trouvait avait le charme de l'ancien Japon et respirait la sérénité. Il franchit avec appréhensions les portes du temple, posant délicatement ses pieds, un peu maladroit dans ce lieu qui lui semblait tellement empli de Kurogane. Le monument était désert, seul le bruit du vent et le claquement régulier de la fontaine en bambou l'accompagnait. Il poussa les portes du temple et fut surpris par l'atmosphère chaleureuse de l'intérieur. Des bougies brulaient le long des murs aux teintes rouges. Des lunes dorées ornaient les panneaux coulissants et il y reconnu là, un emblème d'une dynastie. Celle de Tsukuyomi certainement.
-Approche Fye, je ne vais pas te manger !
La voix rieuse le fit sursauter et il tourna brusquement la tête vers l'origine du son. Dans une petite alcôve, une jeune femme était agenouillée, les mains jointes sur ses genoux. Vêtue d'un habit violet, une coiffe complexe sur la tête, elle ressemblait à un impératrice des temps anciens.
D'un sourire, elle lui fit signe de venir prendre place face à elle et fit teinter ses bijoux en inclinant la tête.
Intimidé, Fye vint s'installer devant elle et la salua poliment.
-Alors, que viens tu faire en ce lieu reculé, beau jeune homme ?
Fye rougit un peu, mal à l'aise. Il avait la dérangeante impression qu'elle était tout à fait capable de savoir pourquoi il était là et même plus que cela, comme si elle pouvait lire dans son esprit. Il baissa les yeux.
-J'aimerais que vous me parliez de Kurogane.
-Kurogane, hein ?sourit la jeune femme, Une tête de pioche mais un cœur gros comme ça.
Tsukuyomi pencha la tête agitant ses long cheveux noirs ne se départissant pas de son sourire malicieux.
-La première fois qu'on s'est rencontrés, j'étais encore toute petite. Je devais avoir 6 ans au grand maximum et il en avait une dizaine.
Il habitait une région troublée par les conflits, son père dirigeait la résistance de la région et sa mère passait son temps au temple à prier pour la protection et la paix de Suwa.
Un jour, il y eu plus d'attaques et Suwa perdait de nombreux combattants. Son père est parti au front avec le sabre sacré de sa famille et la bénédiction de sa femme. Kurogane savait que ce sabre signifiait la fin de cette guerre. Son père voulait vraiment en découdre.
Kurogane a tout fait pour partir avec lui mais son père lui a ordonné de rester pour protéger sa mère gravement malade.
Tout s'est précipité lorsqu'il a découvert le corps sans vie de sa mère dans le temple…
Tsukuyomi leva les yeux au ciel et joignit ses mains en une courte prière.
-Sa mère…elle venait d'être assassinée. Fou de rage, il ne voulait plus la lâcher. Mais là, des soldats ennemis sont arrivés et ont tout ravagé. Dans la mêlée, Kurogane à put voir le sabre légendaire « le dragon d'argent » accroché au côté d'un soldat. Mais le pire…
Elle inspira un grand coup et essuya furtivement une larme solitaire.
-Le pire, c'est que son père tenait encore le sabre. Mais il n'y avait plus que sa main.
La jeune fille ferma les yeux, refoulant ses larmes. Ses mains jointes tremblaient.
-Son père était mort et Kurogane est devenu comme fou. Il s'est emparé on ne sait comment du sabre et à tué tout le monde. Quand je suis arrivée à Suwa, il ne restait plus rien ni personne. Tout avait brulé, c'était atroce...
Il y avait juste Kurogane serrant sa mère d'une main et l'autre tenant le dragon d'argent. Il avait perdu la raison, ses yeux étaient empli de haine pure, il était couvert de sang.
Alors je me suis approchée avec mille précautions. Je lui ai dit de laisser partir sa mère, de la laisser reposer. Je ne me souviens plus bien de comment nous sommes rentrés, ni de comment Kurogane s'est finalement calmé. Mais le lendemain, il jurait de devenir encore et toujours plus fort et ne laissait plus rien paraitre de ce qu'il pouvait ressentir.
Il y eu un long silence après ces paroles. Fye, mal à l'aise d'avoir mis soudain à nu ce passé douloureux, se tordait les mains, les yeux obstinément baissés sur elles. Quand la jeune fille reprit la parole, sa voix s'était faite plus ferme et paradoxalement plus douce. Comme teinté de nostalgie.
-Je ne crois pas que cet épisode se soit un jour atténué dans son cœur mais je peux dire que j'ai réussi à lui donner un foyer convenable et de beaux moments.
Après ça il est devenu buté et à la fois extrêmement gentil. Il grognait toujours mais au fond, il prenait soin de nous tous, un peu comme un grand frère.
Fye perçut le sourire dans la voix de son interlocutrice et releva la tête. Le regard de Tsukuyomi, fixé sur les arbres visibles par la petite fenêtre, le fit sourire à son tour. Puis, la jeune femme se retourna vers lui et son sourire disparut.
-Mais il se perdait je le voyais, je le savais, alors je lui ai dit qu'il devait partir en voyage. Il devait entreprendre son propre périple pour retrouver ce qu'était la force. La vraie.
Au final, je n'ai jamais su s'il l'avait trouvé. Mais tu es là aujourd'hui devant moi alors je me surprends à reprendre espoir.
Inutile de vous le redire encore...
