Chapitre 1
Mes doigts parcourraient la page dévorant avec avidité chaque mot, chaque lettre, chaque phrase du livre posé sur mes genoux. C'était « Les Haut de Hurlevant » ou quelque chose comme ça, je n'arrivais pas trop à déchiffrer le titre. Il était en braille, il venait de sortir. Ça avait été une aubaine pour moi, je n'avais plus de lecture, et le trajet en avion durait longtemps. En braille, il y a peut de livre, je dois en avoir à peine cinq de biens. J'en achète des pourris juste pour la lecture. Je poussais un soupir. A côté de moi j'entendis une tête se tourner vers moi, à croire qu'ils n'ont jamais vus quelqu'un d'aveugle de leur vie.
-Quoi, crachai-je, vous voulez ma photo ?
Je sentis l'odeur du sang affluer aux joues de mon voisins et son cœur s'accélérer. Il faisait trop de bruit, c'était dérangeant, je montais encore plus le son de mon ipod, d'après ce que m'avait dit mon père, noir. De toute façon tout est noir pour moi. J'allais vivre chez mon père, à Forks. J'en avais ras le bol de ma mère. Désoler de dire ça mais Renée avait foirée sa vie et la mienne par la même occasion. Elle avait toujours été une droguée, une alcoolique, et une fumeuse. Mais pendant sa grossesse elle avait promis à mon père d'arrêter. Tu parles ouais. Elle avait au contraire augmenté les doses. Bousillant au passage l'un de mes cinq sens. Voilà, maintenant je suis « une pauvre petite gamine aveugle » pour reprendre les termes de mon voisins qui était au téléphone. Mais ce n'étais pas que pour ça que j'allais chez mon père. D'abord, nous vivions dans un quartier mal fameux ou dileur de drogue, traînée, alcoolique y étaient à profusions, et ensuite, mon beau père, Phil, avait essayé de me violer et ma mère m'avait vendu. Mais pour les gens j'avais une toute autre version. « Phil est joueur de baseball, il se déplace pas mal, ma mère reste avec moi, elle est triste, Phil lui manque, alors je quitte la belle ville de Phœnix pour aller voir mon père que je ne connais presque pas. » Voilà, pas mal hein ? Je l'ai créé en allant à l'aéroport. Ensuite, ça a été plus dur… Car je suis partie sans l'autorisation de Renée, ce qui veut dire que j'ai dus acheter toute seule les billets d'avions, trouver le train, etc.… Heureusement un vieux Monsieur m'a aidé. Mon père, par contre, lui est au courrant. Un peu normal vus que je vais habiter chez lui…Bref. L'avion commença à descendre, il amorti sa descente et… Enfin, je pus me retrouver à l'air libre et je pus récupérer mes quatre chiens. (Pour tout le monde c'est jamais deux sans trois, moi c'est jamais trois sans quatre). Il y avait un labrador, un chien-loup, un husky (NA : dsl pour l'orthographe je ne sais pas si c'est ça), et une berger allemand. Je les avais tous les quatre trouvé abandonnés quand ils étaient chiots, alors je les avais adoptés et éduquer pour en faire de parfait chien pour aveugle. Je senti l'odeur de mon père, j'entendis le son du cœur de mon père, puis je vis mon père… Pas avec les yeux, non. Chaque son produit une onde, chaque goûtes de pluies quand elle tombe sur un objet va créé un son qui après va lui créé une onde. Et je décèle ses ondes. Grâce à elle je peux « voir ». Je me dirigeais vers mon père, mes chiens tirant, ma canne explorant.
-Bienvenu à Forks, ma chérie. Bienvenus chez ta nouvelle vie.
Forks, nouveau départ je l'espère, mais ce ne sera pas une nouvelle vie. Mon passé est trop présent, les blessures de mon passé trop marqué. Et chaque jour mon équipe me rejoint. Mon équipe de douleur, regret, peur. Non, ce ne sera pas une nouvelle vie, ce sera juste un mirage…
