Chapitre 3
Le ton commençait à monter. La
conversation, pouvant aussi être une guerre, avait d'abord débuté
par une reconnaissance, puis par l'avancée des armées,
ensuite par le premier tir des soldats,et enfin la bataille
commença . Et là,ce que je venais de dire fit l'effet d'une
bombe nucléaire . Mon père, lui, était en train de construire la
sienne. Le coup fut violent et rapide, me projetant sur le
meuble qui avec le choc fit tomber le vase en verre posé sur lui. Un
large éclat de verre échoué sur ma trajectoire m'entailla le
crâne. Je sentis l'odeur du sang un mélange de freesia et de
rouille et de sel. Ce liquide rouge me fascinait autant qu'il me
révulsait, la nausée me vint quand je le sentis couler.
-Pardonne
moi, répétait la voix affolée de mon père près de moi.
-On ne
pardonne jamais vraiment, on vit simplement avec, murmurai-je.
Il
y eu un autre coup, puis, le noir envahit mon esprit.
FLASH BACK
Le lendemain je me levais tôt pour ne pas
réveiller Charlie. Je me préparais, un jean slim noir, un corset en
cuir noir, un sweet-shirt bleu marine, bleu nuit, des convers noirs
et mon manteau en cuir noir, enfin d'après ce que m'avait dit la
personne qui tenait la boutique. Je mis mes éternelles lunettes à
monture noir et aux verres tintés noirs. Car pour moi tout est
noir...Je pris ma canne noir et bleu nuit, une pomme, une barre
céréale, deux gorgées de jus de fruit et les clefs de voiture.
C'était une voiture pour aveugle qui signalait tout, les virages,
les panneaux, les limites de vitesses, les kilomètres, les autres
voitures, la vitesse à laquelle je roulais, etc. ...
Mon père
n'était pas d'accord que j'aille à l'école au bahut mais bon...
J'arrivais rapidement et me dirigeais (après m'être renseigné
auprès d'une d'une fille) vers l'accueil. La matinée passa sans
encombre. Je rencontrais Jessica (une cancan) Lauren (une cancan en
pire) Angela (quelqu'un de bien, timide et elle avait l'air assez
joli) ) Mike (plein d'hormones numéro 1) Tyler (plein
d'hormones numéro 2) Eric (plein d'hormones numéro 3 certes un
peu moins que les deux premiers et surtout moins que Mike), et
d'autres personnes, Ben (qui, j'en suis sur est fou amoureux
d'Angela). Et puis les enfants Cullen. Ces êtres à la peau pâle et
aux yeux dorés d'après ce que m'avait dit Jessica. Ces êtres
non humains, au cœur qui ne battait pas, à l'odeur différente et
qui n'avait pas de sang chaud dans les veines...En allant au self
je passais devant les cinq Cullen . La blonde, Rosalie, me fit un
croche- patte.
-Fais gaffe, l'aveugle, cracha-t-elle.
Je me
relevais doucement.
-La ferme Blondie, répondis-je en me relevant
vivement.
-Alors l'aveugle c'est bien l'école ?!
-Hé, la BCBG
BBB BB BBP, ta gueule, tu comprends ça ?!
(BCBG : Bon Chic Bon
Genre. BBB : Blondie Barbie Blondasse. BB : Blondie Barbie. BBP :
Blondie Barbie Péta*ss*.).
J'entendis un feulement. Je me
relevais doucement et me dépêchais de me barrer. Soudain, me vint
le bruit d'autres pas des pas et sentis l'odeur d'Alice et
Edward.
-Que puis-je faire pour vous ? demandais-je sans me
retourner.
-Tu m'impressionnes, avoua Alice.
-Contente pour
toi, répondis-je agacée.
-Tu es vraiment aveugle ? me
demanda-t-elle en même temps qu'Edward
-Vous êtes vraiment
humains ?répliquai-je
Ils s'arrêtèrent et j'entendis la
mâchoire d'Edward claquer.
Je mangeais rapidement.
Direction
Biologie... Je marchais doucement, ma canne explorant le couloir
devant moi. Mes doigts longs et fins parcouraient les portes et les
casiers cherchant désespérément ma classe. Enfin, je trouvais la
salle. J'y entrais doucement, ma canne explorant devant moi. Je me
dirigeais vers le professeur.
-Swan, à côté de Cullen me
dit-il.
Merde, murmurais-je
Mike Newton eut la gentillesse de
m'accompagner à ma futur place... Mon voisin écarta son tabouret
et eu un reniflement que je devinais non aimable.
La fin du cours
arriva trop longtemps à mon goût. A la sonnerie Edward Cullen s'en
fut. Il ne revint pas le jour d'après ni ceux qui suivirent. Le
train-train s'installa, je mentais à mon père en lui disant que je
restais tous les jours à la maison, Edward ne revenait pas,
j'évitais les Cullen et restais avec Angela. Nous étions devenus
proches car sa sœur avait été aveugle puis, à cause de certaines
personnes elle s'était sucidée. Mais il y avait comme un manque, un
vide et je me surpris à penser au mystérieux Edward Cullen,
qu'était-il en train de m'arriver nom de Dieu ! Les
semaines passèrent...une...deux...et enfin trois...Puis, un jour mon
quotidien changea. D'abord, Edward Cullen revint, ensuite, mon père
apprit que j'allais à l'école. Comme à mon habitude j'entrais dans
la salle et m'installais. On tira le tabouret voisin.
-Bonjours,
murmura sa voix de ténor.
-Qu'est-ce tu me veux ?
demandais-je hargneuse sans que je sache exactement pourquoi...
-Je
n'ai pas pu me présenter, je suis Edward Cullen.
- Sans
blague tu l'as su quand ?! m'exclamais-je.
-Tu es toujours
comme ça ? Agressive et sarcastique ?
-Là où j'ai grandi il
faut savoir se construire une carapace, laissais-je échappé.
-Là
où tu as grandis ?
Merde.
Le professeur – qui n'était pas
encor arriver entra au même moment. Ouf, sauver par le gong !
Le
professeur expliqua le cours. Fastoche.
-Honneur
aux dames ?
-Que de galanterie, crachai-je.
Je ne pris pas le
microscope mais simplement la lamelle. Je la touchais
doucement.
-Prophase, déclarai-je.
-Tu permets que je
vérifie.
-Vas-y.
Il y jeta, devinai-je, à peine un coup
d'oeil.
-Prophase.
J'entendis la plume du stylo crisser sur le
papier, il écrivait donc le résultat.
-Anaphase.
Il allait
remettre la lamelle mais j'attrapais sa main.
-Je peux, dis-je en
retirant rapidement ma main.
-Bien sûr.
-Anaphase murmurai-je
après vérification.
Nous terminâmes rapidement
l'expérience.
-Alice est dans ton cours de math, dit-il.
-Ah
bon ?
-Oui.
-Et alors ?
-Tu voudrais bien te mettre à côté
d'elle ? Elle a remarqué que ton livre n'était pas en braille.
Je
serrais les dents et me mordis la langue.
-Ah...désolé.
-Pas
grave, tu lui diras que c'est okay.
Le professeur arriva, attirer
par notre inactivité.
-Laissez
moi deviner Monsieur Cullen, vous avez décidé qu'Isabella ne
méritait pas de toucher aux... aux lamelles.
-Bella, corrigea
automatiquement mon voisin et détromper vous, elle en a trouvé
trois sur cinq.
-Tu l'avais déjà fait ?me
demanda-t-il
-Non.
-Ah...Mais tu es forte...C'est bien que vous
soyez ensemble.
Il repartit. Le bruit des cœurs était
assourdissant. J'essayais encore une fois de me concentrer sur celui
de mon voisin. Rien. Pas un bruit, juste celui de sa respiration,
mais ce bruit aussi était superficiel. Bizarre. La journée se
finit. Je rentrais à l'école, problème mon père était là.
-Où
tu étais ?
-Quelque part.
-Bella ?
-Sorti.
-Où
?
-Laisse moi deviner, au lycée.
-Mais qu'est-ce que
ça peut te faire ?!
-Mais tu es une sale mioche d'aveugle !
-Et
toi tu es un sale con de père !
Le premier coup parti sans que je
m'y attende. Je crachais du sang.
-Et bah j'ai pas de bol, mon
père est un salaud psychopathe, ma mère une salope droguée, un
beau-père pervers. Quelle famille !
Un autre coup.
FIN DU FLASH BACK
L'odeur du sang, de la sueur et de la
crasse emplissait ma chambre depuis trois jours. Trois jours que
mon père m'avait enfermé dans cette pièce minuscule. Il attendait
que j'aille mieux pour m'envoyer chez des amis de la Push. La porte
s'ouvrit, mon père entra dans la chambre, m'attrapa par le col du
tee-shirt et m'envoya valser dans la voiture. Il conduit quelques
minutes puis s'arrêta. Il sortit de la voiture.
-Billy, Jacob,
voici l'aveugle Bella...
Et l'Enfer ne faisait que commencer...
