Bonjour!

Et oui, enfin le chapitre suivant! Désolé de vous avoir fait attendre, surtout pour un chapitre si court.

Je tenais ensuite à tous vous remercier. Pour votre soutein, votre patience et vos encouragements. En effet, j'allais bel et bien arrêter cette histoire. Et j'ai lu vos commenaires...Alors merci à tous, et j'espère que cette "récompense" vous satisfaira!

Bonne lecture!


Chapitre 4. Encore et encore.

Combien cela faisait-il de temps qu'elle se trouvait ici? Trois jours ? Trois heures ? Trois mois ? Ou alors trois ans. Elle ne le savait pas. Elle ne savait plus rien. Elle ne sentait plus rien. Même plus la douleur dans son corps, du aux nombreux coups et à ses abus répugnants. Même plus la faim qui lui serrait l'estomac, ou la soif qui lui enserrait la gorge. Pas même la peur lorsqu'elle voyait la porte s'ouvrir, sur l'ombre d'un homme. Elle ne saurait dire lequel. Il n'y avait que Jacob et Bill, au début. Puis il y avait eu Paul, et un autre. Et encore un autre. Et un de plus. Les hommes qui ouvraient la porte de son enfer étaient nombreux. Tellement qu'elle ne les comptait plus. De toute façon à quoi bon. A quoi bon le savoir ? A quoi bon ressentir la douleur lorsqu'ils la violaient. Elle n'était qu'une bête, un objet, à leurs yeux. Elle n'était plus rien. Il lui avait tout prit. Sa fierté, sa confiance, et même son nom. Mais pas sa virginité, ça, d'autre l'a lui avaient volé bien avant. Alors elle se laissait faire. Elle ne disait rien. Elle ne criait même plus de douleur. Elle se laissait faire. Les laissait se déchaîner sur son corps impur. Les laissait la salir. Encore et encore. Et encore. Et encore. Sans fin, sans interruption. Sans personne pour la sortir de là. Et maintenant elle savait. Elle savait qu'elle n'aurait jamais droit au bonheur. Et que de toute façon ne servait à rien. Il n'était rien comparé à la douleur. Et à la mort. Et elle, elle se sentait morte, vide. Alors pour ressentir la vie dans son corps fatigué, son âme souillée, elle se scarifiait. Encore et encore. Pour savoir qu'elle vivait. Qu'elle faisait partie de ce monde pourris. De cette vie de chienne. De pute. Juste bonne à écarter les cuisses. De gré ou de force. Encore et encore. Et au loin, un souvenir. Lointain. Qui venait la hanter pendant ses rares minutes de sommeil. Un visage. Flou. Si flou. Une voix. Si étouffée. Si douce. Une odeur. Ténue. Qui effleurait à peine ses narines. Des cheveux cuivrés. Qui semblait si doux. Une main glaciale mais si chaleureuse… Un regard. Doré. Inquisiteur. Qui la faisait se sentir en vie. Mais elle savait que tout cela n'était que rêve. Et non réalité. Mais la frontière entre les deux est si mince, que parfois elle se demandait de quel côté elle se trouvait. Alors elle rouvrait les yeux. Mais cela ne servait à rien. Sauf quand un homme se satisfaisait avec son corps. Dans ce cas, ses yeux le terrifiaient et il la frappait de toutes ses forces. Alors elle revenait du mauvais côté. Car elle aurait tellement voulu rester avec cette ombre rassurante… Là-bas, elle se sentait pour la première fois de sa vie en sécurité. Elle se sentait bien. Complète. Epanouie. Rassurée. Tout ce qu'elle n'était pas de l'autre côté. Alors elle déconnectait son esprit de son corps. Elle laissait son enveloppe entre les mains avides de luxure et de perversité. Son esprit vagabondait. Vers des terres qu'elle ne connaissait pas. Aux couleurs surréalistes. Impossible. Ses couleurs à elle. Son monde à elle. Ce monde que personne ne pourrait jamais lui voler. Là-bas, elle y était chez elle. Elle y était la bienvenue. Elle était enfin à sa place. Alors elle se laissait mourir à petit feu, dans le but de rester éternellement dans son monde…

La porte en métal s'ouvrit en un bruit retentissent et alla s'écraser contre le mur en pierre de la cave. Charlie y pénétra, doucement. Comme un faucon regardant sa proie, prêt à se jeter sur elle. Quand l'heure viendra. Oui. Quand l'heure viendra. Quand l'heure viendra, ils se débarrasseront du monstre. Définitivement. Quand elle ne rapportera plus d'argent. Quand elle sera devenue encore plus inutile. Car elle ne méritait pas de vivre. Elle n'était qu'une erreur. Tout était de sa faute. Elle méritait de mourir pour son crime. Son crime impardonnable. Il se jette sur elle, la prenant sans vergogne. Brutalement, la faisant saigner. Et lui disant qui il était.

-Vois, vois ma fille. Je suis ton père. Et c'est moi qui décide. Tu m'appartiens. Tu es mon joujou. Mon sex-toy. Ma lingette. Je m'en sers durant tout le temps où j'en ai besoin, puis je la jette. Je suis ton père. Et tu es ma chienne.

Elle ne répondait jamais. Alors il s'énervait. Il criait. Il la frappait. Encore et encore. Encore et encore.

-Tout est de ta faute ! Ceci est ma vengeance ! J'ai le droit ! Tu dois payer pour ton crime !

Il le hurlait, comme les croyants récitent leurs prières (NA : je tiens à dire que je n'ai aucun préjugés sur les croyants, ce qui va suivre est purement pour l'histoire, car malgré le fait que je sois athée, je respecte la religion et les croyances des autres). En litanie répétitive, sans y croire, sans y penser, plus par habitude. Ils récitent des paroles auquel ils ne croient pas. Ils prient un Dieu dont ils nient au-dehors l'existence. Alors Charlie, le répétait comme pour se convaincre. Encore et encore.

Il laissa finalement le corps ensanglanté de la chienne sur le sol. Il referma sa braguette et commença à partir.

-Dis-moi…dis-moi …, quel est mon crime, murmura d'une voix faible la femme bafouée sur le sol.

-Ton crime, cracha-t-il.

Il ouvrit la porte, laissant entrer un faible rayon de lumière.

-Ton crime est ta porte existence.

La porte se referma en un bruit assourdissant.

Quelques minutes plus tard, le bruit du verrou retentit. Puis plus rien.

Et la phrase tournait. « Ton crime est ta propre existence ». Elle tournait et retournait dans le cerveau anesthésié. Encore et encore.

Encore et encore…

Le bruit du verrou malmené résonna dans la petite cave. Puis la porte s'ouvrit doucement. Deux ombre s'y faufilèrent et s'approchèrent de la jeune femme abandonnée nue sur le sol.

L'une d'elle se pencha, ses seins se ballotant lors du mouvement. Elle posa le sceau d'eau à terre, sortit le chiffon qui s'y trouvait, et essora ce dernier. Une odeur de miel.

L'autre aida la femme à se relever et dégagea les cheveux collés à son front. Elle posa ensuite une main fraiche sur ce dernier, couvert de sueur. Une odeur de menthe.

-ça ne peut plus durer, murmura la première en lavant les cuisses couvertes de sang et de sperme.

Sa voix était douce et ses gestes maternel.

-Mais que pouvons-nous bien faire Sue ?

Une main tout aussi douce, et des gestes plus hésitants.

-On pourrait…l'amener chez un docteur, continua la deuxième.

-Non, tous sous son l'emprise de Charlie, Leah. Mais…on peut l'amener…chez lui

Le torchon courrait désormais entre le front, le visage et la gorge.

-Le docteur…le doc…le v…

-Oui. Chez Carlisle Cullen.

Il y eut un long silence durant lequel le torchon (et Sue) finirent leur travaille. Cette dernière prit ensuite le sceau d'eau et le vida dans la bouche de l'adolescente.

L'eau avait un gout de fer et était salé. Mais qu'importe. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas bu…

-Dis gamine, murmura Sue, ça va ?

Ladite gamine ne répondit pas.

-Dépêchons-nous, Sue. Les hommes ne devraient pas tardés à rentrer.

L'autre hocha la tête, ses longs cheveux émettant un bruit de froissement. Il y eut ensuite des bruits de vêtements. Puis la blessée fut soulevée de terre.

On l'a déposa dans une voiture. Elle entendit le moteur gronder.

La voiture s'arrêta. Elle entendit le crissement des pneus.

On sonna. Elle entendit la porte s'ouvrir.

On parla. Elle entendit des bruits de pas.

Sa portière fut presque arrachée.

Elle, elle fut prise dans une étreinte maternelle.

-Oh mon Dieu, mais que t'ont-ils fait ? Oh non…ma Bella…

Bella ? Bella…Elle se souvenait. C'était son nom. On lui avait rendu son nom. On lui avait rendu son existence. Elle était vivante.

Elle se mit à pleurer dans les bras de la femme. Encore et encore.

Et elle se mit à crier. Encore et encore.

La douleur l'asseyait de toute part.

Encore. Et encore. Et encore…


Chapitre assez sombre, comme toute l'histoire. Néanmoins, mon style d'écriture à évoluer vers le "macabre", sombre. Ne vous étonné donc pas. Donc ceux ui aime passez votre chemin ^^!

Merci de m'avoir lu et merci encore une fois pour votre soutien! Le chemin de la "guérison" est très long, mais je viens de faire le premier pas, alors j'espère atteindre l'arrivée rapidement!

Alice