Salut mes chers lecteurs et lectrices!
J'ai décidé de poster un chapitre par jour, puisque de toute façon, j'ai déjà fini ma fic.
Voilà donc le chapitre 2, mais avant ça, je réponds aux reviews:
Janeandteresa: Désolée de te décevoir, mais ce ne sont pas des homosexuels x) Et c'est bien le même Alex que dans certaines de mes autres fics.
LAurore: Je suis contente de voir que ça te fait plaisir xD. A bientôt sur msn ;)
Pasca: Mais tu comprends, si Jane ment, c'est avec un bon fond! C'est pas du tout pour pas aller bosser entre temps! xD Contente que ma fic te plaise ;) a plus!
Chapitre 2
Lisbon se réveilla en sursaut et retint son souffle en voyant le visage de Jane penché au-dessus du sien. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais sa gorge sèche et son souffle coupé ne le lui permirent pas. C'était assez perturbant de trouver au réveil un homme dans cette position… Le consultant dégagea une mèche de cheveux noirs de la jeune femme de son front et remonta sa couverture.
- Ca va, Lisbon ? murmura-t-il. Vous faisiez un cauchemar, alors je vous ai réveillée…
- Oui, je… je crois que ça va… merci…
Jane se leva sans un mot et partit dans la salle de bain, laissant Lisbon reprendre son souffle dans le noir de la nuit. Puis l'homme revint avec un gant de toilette humide qu'il passa délicatement sur le front de sa collègue.
- Ca va mieux ? demanda-t-il.
- Oui, c'est gentil, répondit-elle en se laissant faire, trop fatiguée pour protester. Il est quelle heure ?
- Cinq heures vingt-deux minutes, répondit une voix grave à l'autre bout de la pièce.
- Déjà réveillé, Chaz ?
- Bah ouais, tu fais du bruit, se plaignit-il en tournant le dos, se mettant face au mur.
Les deux collègues l'entendirent reprendre une respiration régulière et Jane continua à passer son gant sur le front de Lisbon. Se détendant au contact du consultant, elle se laissa aller yeux fermés contre son torse et il passa un bras autour de ses épaules frêles, caressant maintenant ses cheveux et se risquant à aller jusqu'à son cou. Mais une fois arrivé à cet endroit, il s'arrêta et se leva une nouvelle fois.
- Teresa, dit-il et la jeune femme ouvrit les yeux, surprise de l'entendre l'appeler par son prénom. Vous êtes trempée de sueur, il faut que vous vous changiez. Je suis passé chez vous chercher quelques affaires pour quand vous vous réveilleriez, je vais vous apporter un change.
La jeune femme se redressa difficilement malgré la douleur au niveau de ses côtes, et elle se souvint d'un détail insignifiant mais néanmoins non négligeable qui lui fit prendre un peu peur. Elle fut bien contente que la pièce soit plongée dans le noir et que Jane ne la voie pas s'empourprer.
- Heu… Jane…
- Je sais, dit-il comme s'il avait lu dans ses pensées. Je vous ai pris des sous-vêtements aussi.
Sur le coup, elle fut partagée entre la gêne qu'il ait dû aller chercher des vêtements pour elle et la colère qu'il ait fouillé dans ses sous-vêtements, mais finalement elle se ravisa, se disant qu'elle était bien contente qu'il y ait pensé. Jane revint auprès du lit avec un ensemble noir assez sexy et elle fronça les sourcils, se disant qu'elle le gardait pour les grandes occasions. Il avait vraiment dû fouiller dans tous ses tiroirs ! En même temps, on pouvait considérer ça comme une grande occasion, ce n'est pas tous les jours qu'on se réveille dans un lit d'hôpital après trois jours de coma parce qu'un motard accidenté vous a utilisée comme airbag. Elle ne put aller plus loin dans ses réflexions, car le consultant s'était approché par derrière et défaisait les deux nœuds de sa blouse d'hôpital.
- Heu… Jane… dit-elle encore. Je peux peut-être le faire toute seule…
- Je ne vais pas vous toucher Lisbon, je vous respecte trop pour ça. C'est juste que ce n'est pas facile de défaire un nœud derrière son dos. Mais maintenant que c'est fait, vous pouvez vous changer en paix, je ne vous regarderai pas.
Le voyant tourner sa chaise et fixer la porte d'entrée, comme un parfait gentleman le ferait, Lisbon s'exécuta et rougit encore en se disant qu'elle était toute nue dans une chambre avec deux hommes, dont Jane, et elle se dépêcha de mettre ses sous-vêtements avant de se cacher avec la couverture.
- Ca y est, Jane… murmura-t-elle timidement.
L'homme se remit dans le bon sens et fit un petit sourire à sa patronne. Ce n'était pas tous les jours qu'il voyait son côté fragile, et il devait avouer qu'elle était attendrissante et adorable.
- Je vous ai aussi apporté ça, répondit-il en lui tendant le maillot floqué au nom de Lisbon qu'elle portait chez elle pour dormir. Je me suis dit que vous vous sentiriez un peu plus chez vous si vous l'aviez.
Pour toute, réponse, elle lui fit un immense sourire et lâcha ses couvertures pour pouvoir l'enfiler. Malgré lui, son regard tomba immédiatement sur ses seins et il se fit violence pour le détourner, descendant à son abdomen et à son nombril. Il devait avouer qu'il la trouvait terriblement belle.
- Ca fait mal ? demanda-t-il en fixant les hématomes sur son ventre.
- Ils me donnent des calmants alors je ne sens pas grand-chose, dit-elle en tentant de passer la poche de perfusion par la manche de son maillot.
- Attendez, je vais vous aider, lança Jane en s'asseyant sur le lit et en lui prenant la perfusion des mains.
Après avoir suspendu à nouveau la poche, il aida Lisbon à mettre son haut et caressa involontairement sa hanche. Surpris, il leva le regard sur celui de la jeune femme pour s'excuser, et il resta plongé dans ses yeux de longues secondes avant de réagir.
- Heu, je… je suis désolé, je voulais pas.
- C'est pas grave, répondit-elle en détournant les yeux. On devrait essayer de dormir.
Jane redescendit du lit pour s'asseoir à nouveau sur sa chaise et déposa un tendre baiser sur le front de Lisbon.
- Dormez, je veille sur vous.
- Jane, ça fait trois nuits que vous ne dormez pas…
- Si, je dors quelques minutes par-ci, par-là. Mais la chaise n'est pas très confortable, je l'avoue.
- Venez, je vous fais de la place.
Après l'avoir dit, ses mots lui semblèrent étrangers. C'était vraiment elle qui l'avait invité à partager son lit ? Ce n'était pourtant vraiment pas son genre. Elle mit ça sur le compte de la morphine et évita le regard bleu ciel de son consultant qui lui souriait de toutes ses dents.
- En toute amitié, bien sûr, répondit-il en enlevant ses chaussures sans perdre un instant.
Ne voulant visiblement pas qu'elle change d'avis, il ôta rapidement sa veste et son gilet et aida Lisbon à se mettre d'un côté du lit pour qu'il puisse s'installer. Puis il remonta ses couvertures sur eux et enlaça la jeune femme, calant son menton sur sa tête et en humant son parfum.
- Hum, vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me manquait de dormir dans un bon lit…
- Bonne nuit, Jane, lança-elle simplement et le mentaliste sentit son sourire dans sa voix.
- Bonne nuit, Lisbon, répondit-il en l'embrassant sur le haut de la tête.
- Eh ben, il était temps… grogna l'homme à l'autre bout de la chambre. Vous me laisserez peut-être dormir maintenant.
