J'ai oublié de poster hier et aujourd'hui O.O je suis inexcusable... Pour me faire pardonner, j'en poste 2 a la suite!

Janeandteresa: T'inquiète, Chaz s'en sort :P

Pasca: Contente que Chaz te plaise! C'est mon personnage fétiche, mon grand ours en guimauve! Une croute en chocolat et un coeur en shamallow xD. Jane et Lisbon risquent pas de passer inaperçus, y'a au moins une personne qui les a vues! Et Chaz est pas du genre à garder ses commentaires pour lui xD. Contente que ça te plaise en tout cas :).


Chapitre 4

- Je peux le réveiller ? demanda la voix de Rigsby, un ton malicieux très mal dissimulé.

- Foutez-lui la paix, répondit la voix de l'homme plus loin.

- Pardon ?

- T'as pas entendu ? J'ai dit « foutez-lui la paix ». Il a besoin de dormir et là, il y arrive très bien.

- Je peux savoir de quoi tu te mêles ? grogna l'agent.

- De quoi je me mêle ? répliqua Chaz sur le même ton en se mettant sur pied. Au cas où t'aurais pas remarqué, pendant que tu te la coulais douce au bureau parce que ton patron était pas là, Patrick est resté ici veiller sur elle. Je trouve que ça mérite un peu de reconnaissance, ou à défaut de reconnaissance, que tu le laisses dormir autant qu'il en a besoin maintenant que Teresa est réveillée.

- Au cas où t'aurais pas remarqué, si t'avais su mieux manier ta moto, personne serait là aujourd'hui !

- Arrêtez, vous deux ! Rigsby, c'est un ordre ! s'énerva Lisbon en voyant que son subordonné était sur le point d'en rajouter.

Réveillé par les cris, Jane ouvrit les yeux et son regard tomba immédiatement sur les deux hommes qui s'affrontaient. Rigsby était plus grand de quelques centimètres, mais Chaz avait une corpulence beaucoup plus développée, probablement due aux travaux dans les champs depuis son adolescence, et quelques vingt kilos de muscles en plus. Il avait enlevé son attèle et se tenait les bras tendus des deux côtés du corps, poings serrés. Le consultant se leva à son tour et se frotta les yeux, cherchant à comprendre ce qu'il se passait.

- Ah parce que tu crois que ça m'amuse d'être ici ? lâcha Chaz en haussant le ton. Que j'ai fait exprès de me prendre une voiture en moto, de m'exploser une jambe et un bras, perdant pour la même raison les mois à venir de travail dans mon ranch et, en plus, comme si c'était pas assez, de blesser quelqu'un ?

- J'en sais rien, t'es peut-être sadomaso ! répliqua Rigsby.

- Et puis je te rappelle, continua le Texan sans prendre en compte le commentaire de l'agent, que si t'avais réussi à attraper le suspect comme il le fallait, la voiture n'aurait pas pilé et ce foutu accident serait jamais arrivé !

- Ah, parce que c'est de ma faute, maintenant ?

- Ouais, c'est de ta faute ! Tu peux t'en prendre qu'à toi-même d'être un mauvais agent !

L'insulte blessa l'homme profondément, et il ne lui fallut qu'une dixième de seconde pour armer son poing et le balancer directement vers la figure du patient. C'était sans compter sur l'intervention de Jane qui, voulant écarter les deux hommes, se prit le coup dans le nez avant de s'écrouler à terre.

- Merde… souffla Rigsby sous le coup de la surprise. Merde, Jane, j'suis désolé !

Le consultant était allongé sur le sol, les mains sur son nez qui saignait abondamment et ses collègues restèrent abasourdis face à la scène. Chaz, lui, s'approcha de Jane comme si de rien n'était, le prit par la chemise de sa main gauche, et le souleva sans effort d'une seule main pour le reposer sur son lit.

- Ca va, mon gars ? demanda-t-il en écartant les mains de Jane pour regardez son nez.

- Ca fait un mal de chien… J'ai du sang partout…

- Ca va aller, dit-il avec calme olympien. Une infirmière va venir, continua-t-il en pressant le bouton rouge au mur, et elle va te soigner ça, d'accord Patrick ?

- D'accord… gémit-il.

- Ca va ? s'inquiéta Lisbon qui s'était levée pour aller voir l'état de son ami.

- Hey, je peux savoir ce que tu fais debout ? s'exclama Chaz. Retourne au lit.

- Quoi ? Non ! Je bouge pas !

Chaz grogna quelque chose d'incompréhensible et se tourna vers la jeune femme en bombant le torse, voulant probablement se faire plus imposant. Il posa ses mains sur ses hanches et inspira profondément.

- Retourne au lit, petit bout de femme au caractère excessivement bien trempé, répéta-t-il d'un ton où se mêlaient étrangement autorité et amusement.

- Ah oui ? Et pourquoi je ferais ça ? se prit-elle au jeu alors que ses collègues du CBI suivaient la discussion comme un match de ping-pong.

- Teresa… Je pars du principe que tu me trouves imposant. Mais impressionnant me suffit.

- Désolée, Gulliver, mais ça marche pas avec moi.

Chaz leva les yeux au ciel et, sans laisser à Lisbon le temps de trouver une échappatoire, il mit un bras derrière son dos et l'autre derrière ses genoux, avant de la soulever et de la remettre dans son lit.

- Charles Isaac Brolin Junior ! Je te permets pas ! Ôte tes pattes et laisse-moi me relever !

- Non, tu bouges pas ! Il faut que tu te reposes, je te rappelle que t'as des côtes de cassées. Allez, sois gentille, reste tranquille, finit-il d'un ton ferme mais parfumé d'une certaine douceur.

Lisbon arrêta de se débattre et se laissa faire en boudant lorsque son camarade de chambrée remonta ses couvertures sur elle, sous le regard stupéfait des agents du CBI. Il donna une petite tape sur l'épaule de la jeune femme et revint auprès de Jane, sa complicité avec les deux collègues étonnant visiblement les trois agents. Van Pelt allait faire un commentaire, mais se ravisa, alors que Rigsby faisait la moue, encore désolé pour ce qu'il avait fait au mentaliste, et Cho supervisait le tout de son regard impassible. Chaz tendait un mouchoir au consultant qui saignait toujours lorsque la porte de la chambre s'ouvrit sur une infirmière.

- Qu'est-ce qu'il se passe ici ? Il y a beaucoup trop de monde ! Oh, monsieur Jane ? Qu'est-ce qui vous est arrivé ?

- Il est tombé et il s'est pris le pied du lit, répondit Chaz à sa place, le regard fixé sur Rigsby. C'était juste un accident bête.

- Eh bien, on va soigner ça ! sourit-elle. Oh, monsieur Brolin, le médecin va passer vous voir cet après-midi, vous pourrez sortir après ça.

- D'accord.

- Souriez, monsieur Brolin. La vie est belle !

- Génial. Trop top, grommela-t-il en prenant quelques affaires dans son sac pour se diriger vers la salle de bain, sachant pertinemment que personne ne l'attendait dehors.