J'aurai pas le temps de poster demain, alors je vous poste les deux derniers ce soir.
Vu que je n'écris quasiment plus de fics, je sais pas quand je reposterai, mais je fais confiance aux autres auteurs pour vous occuper :D.
Bonne lecture!
Chapitre 6
Lisbon regarda par-dessus son épaule pendant que l'infirmière la sortait de la chambre en fauteuil roulant, et Jane, assis sur le lit de Chaz, lui sourit et lui fit un signe de la main, lui faisant comprendre qu'il l'attendrait là et que tout allait bien se passer. Le Texan la regarda sortir puis lâcha un soupir en venant s'installer à côté du consultant.
- Tu devrais lui parler, engagea-t-il la conversation.
- A qui ?
- Au Pape… A Teresa, à qui ça pourrait être ?
- Lui parler de quoi ?
Chaz détourna son regard de la porte fermée pour le poser sur Jane.
- Tu joues au crétin, ou t'en es un ? demanda-t-il avant de retourner à sa contemplation du battant blanc cassé.
- Je vois pas ce que tu veux dire, répondit Jane sans comprendre.
- Bien sûr que si. Tu veux pas te l'avouer, c'est tout.
- Eclaire-moi, dans ce cas-là.
- T'as un faible pour Teresa, lâcha-t-il cash.
Ce fut au tour de Jane de délaisser la porte et de fixer son ami.
- J'ai pas de faible pour Lisbon. C'est une collègue et une amie. Une très bonne amie, certes. Mais c'est tout.
- Bien sûr, oui.
Jane retourna à sa porte et les deux hommes restèrent en silence quelques instants, chacun perdu dans ses pensées.
- C'est très crédible, poursuivit le Texan. Surtout quand on voit comment vous avez dormi cette nuit. On aurait dit que vous jouiez à Tetris.
- C'était en toute amitié, se justifia le mentaliste.
- Oui, c'est sûr. Et c'est en toute amitié que tu passes de longues minutes à contempler son corps de la tête aux pieds pendant qu'elle dort.
- Je fais pas ça, moi, se défendit-il en fronçant les sourcils.
- Patrick, s'exclama Chaz d'un ton qui n'admettait pas de réponse, t'as beau être mentaliste et toutes ces conneries-là, quand il s'agit de Teresa et de toi, t'es plus myope qu'une taupe ! Si ce qu'il y a entre vous c'est de l'amitié, je suis une écolière en mini-jupe. Je comprends pas pourquoi tu t'obstines à fermer les yeux. T'as des sentiments certains pour une nana, qui a sans aucun doute des sentiments pour toi, c'est pas si compliqué !
- T'as faux sur toute la ligne ! le contredit Jane.
- Non, j'ai pas faux ! répliqua Chaz sans lui laisser le temps de continuer. Qu'est-ce que t'attends de plus ? Qu'elle te fasse une déclaration écrite ? Une compile de slows ? Tu sais parfaitement qu'elle fera jamais le premier pas, et que c'est à toi d'agir. Alors au risque de me répéter : qu'est-ce que t'attends de plus ?
Pour la première fois de sa vie, les mots restèrent coincés dans la gorge de Jane, qui ne trouva rien à répondre à cela. Il baissa les yeux, fixant ses pieds qui se balançaient suspendus à ses jambes, et déglutit difficilement.
- En fait… poursuivit encore le Texan. T'es mort de trouille !
- Je suis pas mort de trouille ! s'exclama Jane, comme s'il s'était senti insulté.
- Ca va bien se passer, t'inquiète ! C'est jamais facile d'avouer ses sentiments, mais quand tu l'auras fait le fardeau que t'as sur les épaules va s'envoler, tu verras.
- J'ai pas la trouille ! insista le consultant.
C'est le moment que choisit la porte pour se rouvrir et laisser Lisbon revenir de ses examens, un sourire aux lèvres. Chaz fixa son ami l'air amusé, puis se pencha vers lui pour lui souffler quelques mots à l'oreille.
- Prouve-le, alors.
Et il ponctua sa conclusion par un clin d'œil rassurant.
