Disclaimer : Tout appartient à Rowling, sauf la potion qui vient de mon imagination.

Je remercie ma fabuleuse bêta TWICK pour son boulot, pour trouver les bonnes correspondances des temps verbaux… je remercie les lecteurs et ceux qui osent poster des commentaires, anonymes ou membres du site.

Au commentaire en message privé, continue simplement de laisser tes impressions. Drago, je dirais, n'est pas un personnage à se laisser démonter très vite, quant à son père, je te rassure, il est pas très très jojo... tu verras cela un peu plus tard. Hermione n'a pas pour autant de « prétendants »... juste des drôles qui la jaugent puisque c'est la nouvelle fille... de plus elle va permettre un certains nombre de calculs... on en parle dans ce chapitre. Je suis aussi désolée de monter au créneau comme ça... disons qu'en ce moment je rue dans les brancards un peu facilement, j'en ai un peu gros sur la patate, et ça ne s'exprime pas au bon moment...

La chanson vient du groupe Amorphis « Shatters Within ».

Note de la bêta : Quand je disais que Zinzinette allait encore nous inventer plein de chose, je n'avais pas menti… je suis pressée de voir vos réactions, une fois que vous aurez lu ce chapitre. Je ne sais pas vous, mais j'ai qu'une idée lire la suite …

Bonne lecture !

Les Larmes du Temps

Chap3 : Shatters Within

/DM/

J'aperçois Hermione de dos. Elle avance comme un inferi. En allongeant le pas, je la rejoins rapidement. Je pose ma main sur son épaule. A mon contact, elle sursaute. Elle devait vraiment être perdue dans ses pensées. Quand son visage est enfin visible, je découvre une sorte de… oui, un sourire rêveur.

- Il y a un problème ?, Je la questionne.

- Eh bien… Snape vient de me complimenter pour avoir remis Sirius à sa place, et avec ce sortilège. C'est assez nouveau pour moi.

Je m'autorise un petit sourire.

- Il est vrai que ce spectacle a particulièrement plu aux Serpentard. Qu'a-t-il fait pour mériter ton ire ?

- Je ne pense pas que cela soit une bonne idée que tu sois au courant.

Je fronce les sourcils, et je soupire.

- Nous ne devons pas avoir de secret l'un pour l'autre. Un impair est si vite fait. Qu'a-t-il fait ?

- Il m'a fait du pied au repas, cet idiot s'est mis en tête qu'il me rajouterait à son tableau de chasse.

- Je vais lui faire la peau… Je grogne, touché malgré moi.

- Laisse Drago… Je suis capable de me défendre seule.

- Je n'ai pas l'intention de te laisser tomber dans les filets de cet impudent personnage.

- Je n'ai moi-même certainement pas l'intention de lui tomber dans les bras et me pâmer pour ce coureur de jupons.

Elle s'arrête et me regarde. Soudain, elle approche ses deux mains et remet en place ma cravate. Des élèves passent… Dont le dit Black, qui semble écumer de rage. Un pincement me prend au cœur, ce geste est agréable, intime.

- Tu ne devrais pas aller aux cachots avec tes camarades ?

- Je voulais juste te souhaiter bonne nuit et d'agréables rêves ma douce.

Je parle suffisamment fort pour que les mots atteignent les oreilles d'un Black piqué dans sa fierté. J'entends un juron. A son côté, Lupin semble s'amuser de la réaction de son ami.

- Il est temps que tu rejoignes les tiens Drago.

Hermione a la voix douce, presque tendre, elle effleure ma joue de ses doigts que je capture de la mienne. Je l'embrasse doucement sur les jointures. Doucement, elle se dégage et part sans un mot, son seul sourire pour remerciement d'un moment agréable passé ensemble.

Je me dirige pour ma part vers les cachots. A mi-chemin, je rattrape Severus. J'essaie d'engager la conversation, mais son visage pâle est crispé, fermé à double tour. Nous faisons donc le chemin en silence.

/HG/

Arrivée à la Tour Gryffondor, Lily m'accoste en me murmurant quelques mots à l'oreille.

- La façon dont tu as remis Sirius en place était vraiment drôle. Il n'a pas cessé de fulminer, ce qui amuse follement Remus. Pourtant, ton aparté avec ton fiancé a achevé l'humeur du Don Juan. Je n'aurais pas mieux fait.

Je lui souris, je croise le regard de miel de Remus, ce dernier éclate de rire, très vite repris en cœur par tout le monde.

Nous finissons par nous calmer et nous montons nous coucher. Lily fait les présentations avec les filles. Alice, la mère de Neville, me bouleverse. Elle est si joyeuse et a des étoiles dans les yeux quand elle parle de Franck. Son fiancé, m'explique laconiquement Lily.

Les filles sont plus matures que celles de ma promo, même si elles parlent de garçons et de chiffons. Leur bonne humeur est communicative et je me sens rassurée. Je me couche et m'endors rapidement.

/SS/

Sans doute une première dans ma vie : une Septième Année, une fille, qui ridiculise Black, le coureur de jupons, bourreau des cœurs à Poudlard. Cet insupportable crétin s'est fait humilier par une Gryffondor, faite dans un bois différent des autres étudiantes. Il me semble repérer quelque chose de grave dans sa physionomie, un quelque chose qui l'a fait grandir trop vite, une sorte de théâtre sanglant, une sorte de drame. Cette fille est promise à un autre, et semble si amoureuse de ce dernier, un Serpentard. Ce détail me donne un coup au cœur, je ne comprends pas. Elle n'a rien d'un canon de la beauté. Je ne comprends pas ces fureurs qui m'atteignent lorsque je les vois ensemble, et bien qu'ils soient discrets, cela me saute aux yeux et à la gorge. Des bouffées de rages me prennent en traître et je sens que cela intrigue Lucius. Il calcule tout dans sa tête, les implications, mes points faibles et les avantages qu'il en tirera car il en retirera, j'en suis certain.

/DM/

Je sens que mon père prépare une attaque, une offensive. Je déteste cette idée. Hermione est devenue ma compagne de galère et je ne permettrais en aucun cas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Je ne tiens pas à avoir le clan Weasley et Saint Potter sur le dos. De plus, inexorablement, je m'attache à elle et je laisse ce lien se créer sans bouger, voilà qui me ressemble bien peu. Elle est pour moi cette petite sœur que j'ai toujours souhaité au fond de moi, secret qui m'a habité en silence et dont seul Severus est le dépositaire. Il ne sait pas cependant que cette petite sœur se matérialise sous les traits d'Hermione.

/HG/

Le soleil s'est levé, doucement. Sirius, s'il était froissé, humilié la veille, malgré tout, tient toujours à me conquérir. Drago en grince des dents et moi, je me protège dans son ombre. Je me tiens, pour l'heure collée à lui, dans son dos, pendant qu'il est en face du playboy étudiant.

Remus ne rit plus, je pense qu'il saisit la triste vérité : Sirius a décidé de ne pas me lâcher jusqu'à ce que je cède. James contemple son ami une lueur indécise et pourtant, un peu triste, il se lance dans une entreprise qui ne sera pas couronnée de succès, j'espère – peux être naïvement – qu'il n'y laissera pas sa santé. Je n'ai aucune envie de faire une chose dont je regretterais les conséquences par la suite, d'autant plus qu'il ne faut pas jouer avec le temps. Le professeur Mc Gonagal m'a expliqué en long, en large et en travers le pourquoi du comment.

Pour l'heure, nous devons aller en cours de Potion et nous sommes plantés à la Grande Salle, à attendre que cela explose, crève le ciel, et cela ne vient pas. Seule, la tension monte crescendo.

Drago la brise soudainement en tournant la tête vers moi, les yeux couleur d'un orage en été :

- Hermione. Va en potion, ne m'attends pas.

Je m'apprête à dire quelque chose mais il me coupe d'une façon inattendue, tout en me regardant droit dans les yeux :

- Severus, voudrais-tu accompagner ma promise au cours de Potion ? Protège-là de tous je te prie.

Severus Snape se matérialise à côté de moi, plus silencieux qu'un fantôme. Il me tend la main, Drago dépose la mienne dans la main proposée. Sait-il ce que représente ce geste ?

Je pique du nez, les joues empourprée. Alors que nous sortons de la pièce, j'entends le feulement que pousse Sirius. J'éprouve une terreur soudaine pour Drago. Je croise le regard sombre de Snape. Une certaine douceur rassurante le hante. Et puis brusquement, son regard se charge de magnétisme. J'ignorais qu'il put en être ainsi, prise au piège par ces yeux hypnotisant, deux brasiers sans fonds, sans fin.

Je n'ose ciller de peur de ne plus pouvoir contempler une telle splendeur.

Je dégluti, envahie par la chaleur, ma main toujours enfermée dans la sienne.

Il se rapproche de moi si insensiblement que je ne comprends plus bien pourquoi il me frôle tout à coup. Mécaniquement, je recule, un pas après l'autre, jusqu'au mur, tandis que le ténébreux préfet-en-chef avance au même rythme que moi.

La chaleur augmente, et un signal se fait entendre dans ma tête, une sirène d'alarme, seulement, noyée dans ce regard, je n'y prends pas garde.

Severus est si près de moi que je sens le moindre souffle, et cette chaleur qui émane de lui… Comme une cocotte-minute qui manque de déborder, d'exploser.

Puis tout se précipite : une bouche s'abat furieusement sur la mienne, cherchant à me faire réagir. Une mèche de cheveux frôle ma joue. Sa langue danse avec la mienne avec cette faim incontrôlable. Mes mains s'égarent sur son torse, ses flancs et sa taille. Et soudain, tout s'arrête sans avertissement.

Il est là, à une distance raisonnable de moi, je me demande si je n'ai pas rêvé. La petite rougeur que je détecte chez lui me confirme le contraire.

Il me reprend par la main et c'est précipitamment qu'il arrive dans la salle de classe où il me laisse seule. Il s'installe dans son coin en silence sans plus me regarder. Enfermé dans sa bulle, il est imperméable au reste. Le cours des choses a changé et je ne sais pas ce que je dois en penser.

OOOO

Et voilà, le chapitre, j'espère qu'il plait à tout le monde ! Vous me laissez un petit mot ?