Disclaimer : tout appartient à Rowling déesse de cet univers qu'est Harry Potter et le monde de la magie… je lui envie surtout les retourneurs de temps pour ma part.

Je remercie TWICK de corriger tous mes textes et d'y mettre du cœur (et quel cœur !). La rubrique le grain de sel de la bêta, me fait toujours rire… Je remercie tous les lecteurs qui me laissent des petits mots, vous êtes adorables !

Pour ceux que cela intéresse, le chapitre qui vient, a un titre particulier… « Moonlight » est une chanson de Kamelot (du Power US) que je recommande, le chanteur a une super voix… mon titre en lui-même est bidouillé puisque j'ai rajouté « interlude », sinon je ne connais aucune chanson qui aie ce nom…

Note de l'auteur : , elle l'a fait enfin, ce n'est pas trop tôt. Je crois que je viens cette fois encore de perdre le peu de crédibilité que j'avais. Cher lecteurs je ne suis pas si folle … enfin je crois. Mais c'est de la faute de Zinzinette, elle fait tout pour que je le devienne… Elle est toujours en train d'imaginer plein de choses, même si c'est pour notre plus grand plaisir. Si vous voulez en savoir plus, il suffit de lire la suite … moi personnellement, j'ai un chapitre à corriger …

Bonne lecture !

Les Larmes du Temps

Chap5 : Moonlight Interlude

/DM/

Il me semble que tous mes cheveux vont se hérisser à la vue d'Hermione entrant dans notre sale commune. Je sais d'avance que je ne vais pas aimer cela.

Lucius observe la scène, souriant de l'audace de celle qu'il prend pour ma promise. Elle me dit avoir besoin de moi.

Nous sortons des cachots et errons dans le château en silence, enfin elle s'engage jusqu'aux escaliers menant au sommet de la Tour d'astronomie.

Là-haut, elle s'accoude aux parapets et commence à m'expliquer :

- J'ai fais un malaise après le cours de métamorphose. Remus m'a emmenée à l'infirmerie, j'ai repris conscience là-bas. Nous avons séché les cours, pour aller dans la Salle sur Demande afin de parler.Je l'ai mis au courant d'un certain nombre de choses, notamment du fait que je ne sois pas ta fiancée, mais que nous feignons l'un comme l'autre pour notre sécurité. Et… Je lui ai aussi dit que malgré tout ça je suis tombée amoureuse de quelqu'un ici. Un Serpentard de Dernière Année. Je te rassure ce n'est pas ton père.

Je reste silencieux, je sens mon visage se fermer à double tour comme une forterresse assiégée. Que vais-je devoir entendre ? De qui donc cette petite sœur de substitution s'est-elle entichée ? De qui vais-je devoir la protéger ?

- Pour qui ton cœur bat-il ?, Je lui demande sans plus attendre.

- Pour… Pour… Bafouille-t-elle en rougissant.

Elle a visiblement du mal à dire le nom de l'homme de ses pensées.

- Hermione, avant tout ceci, je dois t'avouer quelque chose : j'ai toujours rêvé d'avoir une petite sœur, et ce depuis que je suis tout petit. Lorsque j'ai donné cette idée – Te faire passer pour ma fiancée – c'était juste pour t'embêter au départ… Sauf que...sauf que ce rêve d'avoir une petite sœur est revenu… Sous tes traits.

Elle me regarde enfin, son visage se détend et elle se jette dans mes bras… Je la serre contre moi, doucement en la berçant. Mais j'ai toujours en tête, cette zone d'ombre. Qui est cet homme ? Je me dégage.

- Alors qui est ce garçon à qui je vais devoir faire la leçon ?

- Je… Severus Snape, dit-elle dans un murmure.

Je dois avoir l'air bête, avec mes yeux un peu trop ouvert. Severus ? Notre terrifiant professeur de potion qui ne l'est pas encore pour l'heure… Mon parrain ?

- Tu ne m'en veux pas j'espère ?

Sa voix est toujours basse, un peu hésitante.

- Eh bien… j'ai un peu de mal à le voir avec un bouquet de roses à la main… Mais bon… Il est temps que je te rendre ta liberté dans ce cas.

/HG/

Il retire l'anneau de mon doigt, et me laisse seule.

Je contemple pendant ce qu'il me semble des heures la nuit, et ses étoiles, la lumière d'une lune à la moitié de sa course éclairant faiblement le parc d'une lueur énigmatique.

J'entends des bruits de pas qui grimpent l'escalier. Une ombre se faufile prêt des parapets, et se fige lorsqu'elle me voit. Sûrement surprise de me trouver là. Je reconnais la personne. La tension est palpable. Alors qu'elle fait le geste de se retirer, je n'ai qu'un mot qui s'échappe de ma bouche :

- Reste.

La silhouette de Severus Snape se dresse devant moi, et je n'ai pas peur.

/SS/

Je me suis promené dans les couloirs pour éviter de croiser le Couple Maudit. Cette jeune fille m'a semblée dès la première seconde faite pour moi. Or la savoir promise à un autre m'a détruit. J'ai encore le gout de sa bouche et de sa langue en tête, l'odeur de ses cheveux. J'avais décidé d'aller contempler la nuit, et le parc pour me changer les idées. C'est au seul endroit où je ne l'attendais pas que je l'ai trouvée, et alors que j'allais redescendre elle m'a dit de rester.

Tout deux silencieux, n'osant pas bouger d'un pouce. Je ne peux pas croire qu'elle ne sentait pas la tension s'accroître de seconde en seconde.

/HG/

Je sentais la tension monter, sourdement. Il me fallait savoir et le mieux pour moi était de piquer sa curiosité.

- Pourquoi ?, J'ai brusquement demandé.

Il m'a regardée, haussant son sourcil sombre, de cette façon unique que lui seul avait.

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi tu m'as embrassée ce matin avant les potions ?

Mon ton était tendu, sur ses gardes. Il a soupiré avant de me répondre :

- Qu'est-ce qui fait qu'un homme embrasse une femme ?

- Beaucoup de choses : du désir, des sentiments amoureux, ou un simple besoin ou… une drôle de tension, une drôle d'alchimie dangereuse.

- Je n'attendais pas de réponses mais puisque tu en parles, tu l'as sentie cette tension ?

- Oui. Je la sens. En ce moment-même, comme une épée de Damoclès. Pleins de risques.

- Oui. Ton couple exploserait aussi sûrement qu'un troupeau de loups garous tuant leurs proies.

- Les loups garous ne peuvent être en groupe. Ils ne supportent pas l'autorité. Saufs quelques rares exceptions.

- Peu m'importe. Je ne pense pas que tu veuilles être taxée de femme adultère, de voir ton couple sali et bafoué.

- Je n'ai jamais été en couple.

- Et Ambiersen, il compte pour du beurre peut être ?

- Drago n'est jamais sorti avec moi. C'était pour nous protéger, rien de plus. Avec Sirius dans les parages, ce n'était pas recommandé. Aucun serment ne me retient.

Il me regarde bizarrement. Comme s'il n'y croyait pas vraiment. J'enfonce le clou.

- Je ne suis pas du genre à mentir, Drago est plus une sorte de grand frère qu'autre chose. Fouille dans mon esprit si tu veux.

- On ne fait pas de la légilimentie comme cela. C'est plutôt illégal.

- Sauf si c'est librement consentit. Et actuellement ça l'est.

/SS/

Je n'ose y croire, cette jeune fille libre pour moi ?

Je prends son visage entre mes mains et je plonge dans ses yeux, son esprit.

Elle met en avant des pensées, un fragment de conversation avec le Directeur, les sentiments qu'elle porte à Drago sont… innocents. Elle est même plutôt mal à l'aise. Dans tout ça, je sens sa barrière : un pan de muraille constitué de livres. Il semble impénétrable. Comment pourrait-elle maîtriser l'occlumentie ?

Ma curiosité a dû se sentir car elle me boute doucement mais fermement en dehors de sa tête.

- Me crois-tu maintenant ? me demande-t-elle à mi-voix.

J'hoche la tête pour manifester une réponse affirmative.

Ma main reste sur sa joue, mon pouce caresse sa pommette. Elle ferme les yeux.

- Severus…

Je pose doucement mes lèvres sur les siennes et aspire mon prénom qu'elle vient de prononcer si doucement.

Ce baiser est tendre, bien loin, très différent de celui de ce matin. Il me semble que cela s'est passé il y a des lustres.

La chaleur envahie ma gorge, me brûle la peau. Je crois rêver, Hermione est contre moi, une main sur ma hanche, l'autre au niveau de mes côtes. Ses cheveux me chatouillent. Je m'écarte d'elle à bout de souffle. Je la contemple comme si je voulais graver les moindres détails de sa personne. Ses joues un peu empourprées, et son sourire. Une soudaine chaleur interne me brûle, j'ai envie d'aller plus loin avec elle. Faire un bout de chemin. Pour l'heure, ses yeux me fascinent, sa bouche, son nez droit. J'ai envie de tout connaître. Le moindre centimètre carré de sa peau. Je la regarde sans dire un mot. Dans un coin de ma tête, l'envie de la gouter, de lui sauter dessus me prend et me submerge doucement.

- Tu recommences Severus !

OOOO

Et voilà ! Que dites-vous de ça ?