Disclaimer : Tout appartient à Rowling. Je ne gagne pas d'argent en écrivant ceci… Je m'amuse juste !
Je remercie TWICK, de bien m'accompagner dans ce périple, de corriger mes textes sans trop rechigner et y perdre des cheveux quant à ma fichue conjugaison qui déraille de temps à autre… Je remercie Pilgrim (peut-on vraiment te remercier pour ça ?) pour m'inspirer ces… euh scènes. Je t'adore, malgré tout le bazar. Je remercie tous les lecteurs qui se pointent sur cette fic, et à ceux qui me laissent de délicieux commentaires…
La chanson est du groupe irlandais U2 « I still haven't found what I'm loooking for » que vous connaissez sans doute pour la plupart… Pour ceux qui ne la connaissent pas, je vous la recommande très, très chaudement.
Note de la Bêta : Je ne sais pas vous mais à chaque fin de chapitre, je n'ai qu'une idée lire la suite … J'ai du bol car contrairement à vous j'ai déjà la suite que je dois corriger… Mais le problème c'est qu'elle ne vient quand même pas assez vite à mon goût, je vais finir par avoir des envies meurtres envers Zinzinette.
Je ne sais presque pas ce qu'elle nous prépare, mais ça risque de me plaire ainsi qu'à vous … Je vous laisse à votre lecture et cours corriger le chapitre suivant …
Bonne lecture à tous !
Les Larmes du Temps
Chap6: I still haven't found what I'm looking for
/HG/
Il me regarde et son regard est brûlant. Non de haine, mais de désir. Comment des yeux aussi noirs peuvent-ils exprimer autant de choses ? Du vide et du dédain dans mon présent. De la colère et du désir dans son passé.
Il se maîtrise pour le moment, je le vois bien. J'ai envie de sentir sa chaleur contre moi. Je m'approche de lui et le prends dans mes bras. Il me regarde sans incliner sa tête, sans m'offrir ses lèvres si douces pour un énième baiser. Il se dégage soudainement de mon étreinte et se met à éviter mon regard.
- Il faut que tu partes.
- Pourquoi ?
Il soupire mais ne me donne aucune réponse à son changement brutal de comportement.
- Je ne suis pas quelqu'un qu'il faut côtoyer si tu as des envies de famille nombreuse, Lucius magouille quelque chose, et cela ne me plaît pas. C'est dangereux.
- Je ne partirais pas. Je ne veux pas.
- Il le faut pourtant. Je vais devenir dangereux pour toi.
- De quelle manière ? Je sais me défendre, je ne suis pas une petite fille.
- Je tiens à garder ton honneur sauf, sans taches, immaculé. Tu ne m'aides pas en restant ici.
- Mon… Honneur ? Si tu veux me dire que tu souhaites une épouse vierge jusqu'au mariage, dis-le sans détour !
- Je…
- Silence !
Mon ton est glacial. Cet idiot me tape sur les nerfs.
- Je ne suis pas à Gryffondor pour rien : le courage et la loyauté pour mes amis et celui que j'aime sont plus fort que tout. J'irais jusqu'à donner ma vie pour ça.
Il soupire, baisse la tête, une mèche de cheveux tombe devant ses yeux. Sait-il à quel point il est séduisant ainsi à la lumière de la lune ?
- Tu penses trop fort Hermione. Je ne pourrais pas me contrôler éternellement. Je voudrais que tu partes maintenant. Je voudrais que nous prenions notre temps. De plus, je pense que notre… Euh… couple, ne sera guère apprécié des maraudeurs et des autres.
- Je ne leur demande pas leur avis. Tu te maîtrises suffisamment pour un dernier baiser ?
/SS/
Elle ose me taquiner. Soit. Je lui donne le baiser du siècle avec pour seul témoin la lune, confidente des amants.
Le baiser nous brûle l'un comme l'autre. Nous commencions à nous consumer. Voilà donc l'effet que cela faisait de brûler la chandelle par les deux bouts – sensation euphorisante. Cependant, je m'attendais à un coup fourré de la part de Lucius. Trop coulant ces derniers temps.
J'ai défais mon étreinte et j'ai posé mon front sur le sien.
- Il faut que tu partes maintenant. On se revoit demain ma belle.
Elle est partie sans moufter. Je sentais le grand chambardement venir.
Hermione allait avoir de sacrés ennuis avec les autres, je le sentais. Serpentard ne serait pas tendre avec elle. Question d'honneur, d'image, et d'orgueil.
/HG/
Je sens que je saute à pied joints dans les embrouilles. Si Drago et Severus sont dans mon camp, en revanche, Lucius et Sirius vont sans doute être contre.
Ce qu'implique avec Lucius : tous les Serpentard vont suivre, et qu'avec Sirius, toutes les filles souhaitant sortir avec lui auront le même comportement pour se faire bien voir.
Or, je ne suis pas à Gryffondor pour rien et je ne vais certainement pas renier ma relation avec Severus. En attendant, je vais me coucher après que Lily me cuisine pour mon absence en cours, et celle de ce soir, bien qu'il soit fort tard.
- Où étais-tu ? Je me suis inquiétée.
- Cet après-midi, j'ai parlé avec Remus. Et ce soir, j'ai eu une discussion avec Drago… Puis avec Severus. Mais bon… Tu verras demain. Il est tard et nous devrions dormir toutes les deux depuis beau temps*.
- C'est vrai. Les garçons m'ont habituée à passer des nuits presque blanches à la pleine lune. Ce soir, c'est toi. Mais je n'insiste pas puisque j'aurais mes réponses demain selon tes dires…
Le lendemain, je me lève tranquillement. On verra les conséquences le moment venu, certainement pas avant. Je suis bien décidée à ne pas me laisser faire quoi qu'en dise, quoi qu'en pense Severus. On se retrouve retrouve devant la Grande Salle. Là, sans aucune gène, il m'embrasse à en perdre haleine.
- Bonjour à toi aussi Severus, j'ai murmuré.
A côté de moi, Lily ressemblait à une statue de grès. Je la regarde en attente d'une réaction. Ses yeux montrent une incompréhension, doublée d'une certaine douleur interne. Je ne peux rien y faire. Mon sang semble bouillir en la présence du Serpentard. Je n'y peux rien, sauf m'en délecter.
- Je te retrouve tout à l'heure.
Après ces quelques mots murmurés à l'oreille, il disparaît.
Enfin, on s'assoie, toujours en silence. Lily évite mon regard.
- Tu vas m'en vouloir longtemps ? J'ai pensé que tu serais contente pour moi.
- D'abord Drago, ensuite Severus. Après ça, cela sera Lucius ?
- Je n'ai jamais été avec Drago, et avant que tu ne te mettes à crier à la trahison, c'est seulement pour notre sécurité qu'on a proposé ce stratagème. Drago est devenu une sorte de grand frère.
- Tu aimes vraiment Severus ?
- Si tu essayes de savoir si je suis une croqueuse d'homme et bien non. Je n'ai pas l'habitude de me faire draguer par un Don Juan en herbe. Avec Sirius dans les parages, il valait mieux que j'aie quelqu'un pour protéger mon honneur. Remus est au courant, il n'a pas désapprouvé mon choix. Je sais ce qu'il va se passer dans les grandes lignes. Sirius va me rendre la vie impossible, de même pour Severus. Toutes les greluches qui veulent sortir avec lui vont suivre. Côté Serpentard, Lucius va s'en mêler, et sans doute voir si je ne suis pas juste là pour collectionner les Serpentard, et pourquoi pas faire des propositions graveleuses.
- Tu sembles bien connaître le programme de ta journée en détail, soupire la rousse.
- Oui, et je peux te dire que cela ne m'emballe pas. Encore heureux que qu'il y a toi, Remus et Severus.
- Tu oublies James.
- Tiens, ce n'est plus Potter maintenant ?
Elle a le bon goût de rougir à ma remarque.
- Eh bien… Je…
- Ça va. Ce n'était qu'une question de temps.
Elle ouvre de grands yeux, s'apprête à dire quelque chose mais je la coupe dans son élan.
- Aller, finissons de manger avant que tout le monde n'arrive. J'ai envie de profiter de quelques heures tranquilles.
Nous finissons notre petit déjeuner, et nous nous dirigeons vers les cachots pour le cours de potion. Surprise, Severus n'y est pas encore.
- Installe-toi Lily, je te rejoins dans quelques minutes.
Mon instinct me dit qu'il est dans ce couloir sombre et qu'il m'attend. Je recule doucement dans l'obscurité, quand je sens un torse contre mon dos, et des bras qui se verrouillent autour de ma taille. Il me retourne assez brusquement pour m'embrasser et dévaster tout ce qu'il me reste de logique.
Il me semble que mon sang se change en vapeur, une nuée ardente qui ronge tout sur son passage, sa bouche me titille les lèvres, il me mord, il les suce, il me rend folle, incohérente. Ses mains se sont frayés un passage sous mon uniforme par je ne sais quel moyen. Enfin ses paumes trouvent ma la peau chaude de mes reins. A partir de là, toute ma prudence me quitte. Mes lèvres courent sur sa mâchoire, le long de cette ligne, puis descendent sur sa gorge, dans ce creux entre l'épaule et le cou.
Et tout s'arrête d'un coup. Il pose sa tête contre la mienne, son torse se soulevant vite, la respiration rapide. Il est temps d'aller en cours et nous le savons très bien l'un comme l'autre.
Nous arrivons après quelques brèves secondes. La plupart des élèves sont là. Il ne reste que deux places, côte à côte. Remus me fait un clin d'œil, et Lily me sourie. Je crois que ces deux là manigancent quelque chose.
Le cours de potion parle de l'Amortencia. Slughorn a questionné quelques élèves sur ce qu'ils sentaient du philtre d'amour. Notamment moi, Severus, Lily, Remus, et James.
- Miss Evans que sentez-vous ?
- Eh bien, l'odeur de l'encre, des vieux livres, l'herbe fraichement coupée et…. L'odeur de la peau de James.
On a l'impression qu'elle va tourner de l'œil, au vu de la soudaine rougeur qui l'a envahie.
- Monsieur Potter ?
- L'odeur des balais pour le Quidditch, la tarte au citron, la terre détrempée par les pluies et l'odeur des cheveux de Lily.
- Monsieur Lupin ?
- Le chocolat, les ouvrages poussiéreux, les pommes de pins, et d'aiguilles de sapins.
- Severus, mon garçon, à vous.
- Les douces fumées qui s'élèvent au-dessus d'un chaudron. L'odeur du parchemin, les pâturages l'été. Et l'odeur d'Hermione.
- Miss Granger donc.
- Eh bien. Les sous bois, la mûre, les vieux livres et l'odeur épicée de Severus après qu'il ait fait des potions.
OOOOOOOO
* depuis beau temps : depuis longtemps.
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