Disclaimer : Tout à Rowling. Sauf les Larmes du Temps qui sort de ma caboche dérangée.
Info : j'introduis ici le point du vue d Sirius, que vous reconnaitrez aux initiales SB.
Je remercie TWICK qui me corrige, encore et toujours, d'être là, et de m'indiquer la bonne direction. Je remercie tous les lecteurs, et les lectrices de passer ici et de lire, et pour ceux qui le font, commenter, me laisser un petit mot. J'adore ça, c'est comme pour les bonbons, et la bouffe…
A Pilgrim, d'être là même quand je pique une crise, même si tu n'es pas fort emballé par la fanfic. Juste merci.
La chanson qui suit provient de Within Temptation « What have you done ».
Note de la Bêta : Comme c'est mignon, attention Zinzinette tu tombes presque dans le romantisme … Non, on ne frappe pas sa Bêta ou elle va faire grève … Et il ne faudrait mieux pas pour toi … Je ne sais pas ce qu'elle va encore inventer surtout quand on lit la fin de ce chapitre, mais je n'ai qu'une envie qu'elle m'envoie vite la suite pour qu'on puisse savoir rapidement ce qui va se passer maintenant ….
Bonne lecture à tous !
Les Larmes du Temps
Chap7: What have you done?
/HG/
Severus me gratifie d'un sourire et d'un haussement de sourcil moqueur. S'il savait… Je n'ai pas tout dit. Que le plus soft.
Les autres me regardent bizarrement. Lucius me contemple d'un air pensif, Sirius accuse le coup.
/SS/
L'odeur d'Hermione m'entête, je suis… incroyablement ravi qu'elle aussi soit sensible à mon odeur, bien que je ne l'avouerais pas. Je suis presque certain qu'elle a effectué une censure dans ses propos, pour ne pas choquer les autres. J'ai eu le temps de lire une brève pensée avec la Légilimentie informulée et sans baguette. Une image très troublante qui me met en appétit… Disons royal.
/HG/
Je sens que Severus a intercepté la petite pensée que j'ai eut, et que j'ai sciemment laissé apparaître. J'ai baissé mes barrières pour le mettre en appétit, je pense que j'ai réussi. La façon dont il m'a ensuite regardée le confirme. Il est tellement séduisant avec ses yeux noirs brillant d'un certain désir que j'ai envie de lui sauter dessus sans plus attendre. Pourtant nous continuons nos potions sans dire un mot.
Après quelques minutes, je ressens comme une paume qui me caresse lentement le flanc, puis le creux à côté de l'os du bassin. Mon souffle s'accélère doucement. Il a trouvé l'endroit le plus sensible chez moi, je le crains. Je n'ose à peine imaginer quelle sensation j'aurais s'il y glissait ses lèvres et sa langue.
Il me semble tout à coup que je vais tomber, tant mes jambes flageolent. Je sens ce petit chatouillis qui m'envoie des décharges électriques, des frissons et ce léger picotement, cette chose que je suis bien incapable de décrire. Je frissonne à présent des pieds à la tête. Je suis en état de fringale avancée et je suis certaine que Severus en est conscient.
A peine sortie du cours que Drago me rattrape et me fait un bisou sur la joue, me sourit et repart sans dire un mot face à la mine agacée de Severus.
Ce dernier attend que tous les autres soient paris pour me plaquer contre un mur et m'embrasser comme un dément, comme s'il voulait que je garde l'empreinte de ses lèvres contre les miennes. Le baiser est impérieux et exigeant. Quand il se détache de moi pour respirer, je parle :
- Je ne connaissais pas ton enchantement. Il faudra que tu me l'apprennes.
Il me sourit, un peu fier de lui.
- Je suis Serpentard. Tu as aimé ?
J'acquiesce et je l'embrasse pour qu'il sa isisse à quel point.
- Je pense avoir compris. Viens, allons à la bibliothèque.
Il me prend par la main et m'entraîne là bas. Nous croisons les maraudeurs qui semblent préparer un mauvais tour, à nouveau, avec leur tête de conspirateurs en herbe.
Severus m'emmène un peu plus loin, à l'abri des regards, dans des rayons désertés. Là, il prend mon visage entre ses deux mains et puis recommence à m'embrasser. Sa bouche descend le long de ma gorge et ses cheveux me chatouillent. Ses mains passent sous mes vêtements, tracent leur chemin, un sillon brûlant sur ma peau. Mes jambes tremblent et me semblent faites en coton. Il me soulève comme si j'étais un poids plume et me dépose sur la table, il délace ma cravate et la laisse pendre. Il défait l'attache de l'uniforme qui retombe dans un froissement sur la table. Ses mains glissent sur mes formes très doucement, encore recouvertes de tissus.
Sa bouche titille un point sensible dans mon cou, je relève doucement la tête pour lui laisser un accès total. Mon gémissement est étouffé sous les lèvres du jeune homme qui s'abattent passionnément sur les miennes.
Le temps s'écoule rapidement, trop rapidement. Bientôt, il est l'heure pour nous de nous séparer. Regret et vide. Du manque déjà.
Il repart silencieusement et je me rends à la table des Maraudeurs. Sirius me regarde bizarrement. Remus est pivoine, James tente de comprendre pourquoi. Peter attend dans l'expectative.
- Que se passe-t-il Lunard pour que tu arbores une telle teinte... cramoisie, je pense ?
Remus répond par un grognement inarticulé, baragouin incompréhensible à tous.
Tout à coup, j'ai l'impression d'étouffer entre ces murs, je me sens oppressée. Je me lève et je pars rapidement. Hors de la Bibliothèque, je galope jusqu'à l'extérieur. Le vent froid mord ma peau, et le pâle soleil d'automne brille timidement dans un ciel en compagnie de quelques nuages.
Je marche près du lac. Harry et Ron me manquent. Des souvenirs défilent dans mon esprit. Nos nombreux fous rires, nos promenades à Pré-au-Lard. Les parties d'échecs des garçons au coin du feu pendant que je lis avec Patenrond sur mes genoux. Patenrond.
Quelques larmes font leur apparition que je chasse rapidement et sans que je m'y attende, une main se pose sur mon épaule. Drago est là, sous mes yeux. Je n'y tiens plus. Je me jette dans ses bras en sanglotant.
- Ils me manquent tant. Je voudrais tellement les revoir, mes parents, les garçons, Patenrond, notre promo. Tout le monde sauf Face de Serpent.
/DM/
Je me rends bientôt compte qu'elle parle de Voldemort. Un très bref sourire traverse mon visage à ce surnom ridicule. Hermione craque devant moi. Cette fille qui un jour m'a mis un formidable coup de poing dans la figure dont je me souviens très bien. Je reste stoïque, je passe une main maladroite dans son dos, et j'y dessine des cercles concentriques. Je suis triste, et je sais que mon visage montre cette émotion. Je la berce doucement. Après quelques temps, elle se calme. Un coup de blues aussi soudain qu'une giboulée d'été me frappe de plein fouet. Ma mère me manque. C'est sans doute l'une des seules choses qui me retiennent à ce présent. Mon parrain également, non l'adolescent que je côtoie en ce moment mais bel et bien cet homme torturé qui me connaît bien, que ce soit mes doutes, mes peurs et ce à quoi j'aspire. Cet homme qui a suivi mes pas de bambin, puis d'enfant et ceux de l'adolescent que je suis.
Je débloque enfin, Face de Serpent a vraiment fait souffrir cette petite sœur qui est dans mes bras en cet instant. Elle ne mérite pas qu'on lui pourrisse la vie. Mon choix est fait. Et de toutes mes forces, je vais aider ma Némésis. Pas pur lui lécher les bottes, non, pour mon propre destin et pour atténuer les peurs et les blessures d'Hermione. Dans un coin de ma tête, je prépare un certain nombre de notes pour inverser les effets des Larmes du Temps.
Je me détache d'Hermione et je la regarde.
- Il faut rentrer.
Je murmure ces quelques mots, et je passe un bras autour des épaules de cette alliée qui ne le sait pas encore.
/HG/
J'ai le cœur qui me cogne douloureusement dans les tempes. Drago est si silencieux à côté de moi. J'ai un peu peur de percer les pensées qui l'habitent. Je ne sais pas ce qu'il va en résulter. J'ai envie de m'endormir pour l'éternité. Une grosse fatigue m'assaille et mes yeux papillonnent sans pouvoir se focaliser sur quoi que ce soit. Je sombre brutalement dans l'oubli.
/DM/
Hermione s'est endormie et je suis contraint de la prendre dans mes bras, je l'emmène à la Tour difficilement, elle pèse tout de même son poids. La Grosse Dame voit que je ne suis pas de cette Maison. Je lui demande d'aller chercher un de ses camarades pour la mettre au chaud. J'attends quelques longues secondes avant que le panneau ne s'ouvre. Sirius Black apparaît. Il semble circonspect, et tendu.
- Que s'est-il passé ?
- Elle s'est endormie, son sommeil est très profond. Elle en a besoin, chez nous, c'est la guerre. Elle est épuisée et je pense que sa magie s'en ressent.
- Très bien, je vais la mettre au chaud et la veiller.
Il semble vraiment sur les nerfs. Comme si quelque chose le tracassait, lui pendait au nez. Une sorte d'épée de Damoclès. Avec son maintient, je le sentais facilement.
/SB/
Je l'ai installée contre moi, en station allongée, sa tête sur ma cuisse, en face du feu. Elle était glacée. Ses traits délicats étaient éclairés par le feu en face de nous. Elle ne bougeait pas, plongée dans ce sommeil profond et réparateur. J'avais du mal à ne pas la regarder sous toutes les coutures. La voir avec un autre me blessait comme jamais moi, le bourreau des cœurs. Il n'y avait rien à faire, je ne pourrais jamais être avec elle, et être celui qui réchaufferait son cœur. D'une part, sans doute, à cause du côté séducteur, de garçon volage, mais surtout parce que le résultat de l'Amortencia ne se trompait pas là-dessus. Snape était donc son choix, et je devais faire preuve de maturité. Plus question donc d'aller lui chercher des noises ou Hermione me ferait la peau et s'éloignerait, en plus, je la perdrais, elle, et ce rayon de soleil qu'elle apportait dans ma vie.
Enfin, j'ai su quel cadeau j'allais lui faire, elle ne s'en rendrait peut être jamais compte : j'allais lui donner de ma magie, lui redonner des forces, et lui offrir par là-même quelques autres capacités… C'était mon choix. Un cadeau subtil que seuls Drago, peut être, Snape décèleraient.
OOOOOOOOOOO
Qu'en pensez-vous ? Votre verdict ?
