Disclaimer : Tout à Rowling. Sauf cette idée de Transfert qui vient de mon imagination.
Je remercie TWICK qui me corrige, et qui s'arrache les cheveux sur mes conjugaisons affreuses… Je remercie les lecteurs et ceux qui me laissent un petit mot en fin de chapitre.
La chanson qui donne le ton du titre, est une fois de plus D'INXS… « What You Need ».
Note de la Bêta : Je ne sais pas s'il faut tuer Zinzinette pour cette fin qui nous donne des envies de meurtre ou si on doit à tout prix attendre la suite… Je vote pour la suite car si non on ne sera pas ce qu'elle va encore nous inventer … à part moi peut être vu que j'ai déjà la suite lol …
Bonne lecture à tous !
Les Larmes du Temps
Chap8 : What You Need
/HG/
Je me réveille tranquillement. Sirius à côté de moi. Je l'observe quelques minutes avant de m'étirer doucement. Je me sens fabuleusement requinquée. Sirius m'a servit de bouillotte et j'essaye de remuer le moins possible pour ne pas le réveiller.
Peine perdue, il ouvre les yeux, un brin voilés par les brumes du sommeil. Il doit être relativement tôt car il n'y a personne.
- Tu as dormi longtemps Hermione, tu étais épuisée tout comme ton niveau de magie.
- Combien de temps ?
- Et bien… Je dirais vers midi plus cette nuit. Tu as dû dormir une bonne vingtaine d'heures. Et ne t'inquiète pas pour les cours, les profs savent que tu étais vannée. Les gars ont pris les notes plus Lily dans les matières que nous n'avons pas. Et…. Snape a voulu passer te voir, mais la Grosse dame l'a éconduit… C'est Drago qui t'a apportée ici. Je me suis endormi également. Tu es vraiment soporifique quand tu veux.
Il ditça avec un petit sourire taquin.
Je me lève puis prépare avant de sortir de la Tour pour aller à la Grande Salle. Je m'installe à table et commence à manger.
Une présence dans mon dos. Mes poils se hérissent. Et une certaine rage envahie mon organisme. Son odeur apporte un supplément d'indication. Malefoy Senior.
- Tu peux retourner à ta table Malefoy et garder pour toi tes propositions graveleuses dont je n'ai que faire.
Il est toujours dans mon dos, figé cette fois-ci. Son sourire conquérant adisparu. Je ne sais pas comment je peux savoir tous ces détails, c'est venu si naturellement, spontanément. Sans doute grâce au rétablissement de ma magie. Mais tout de même. Etrange.
/SB/
Mes capacités transférées m'ont un peu affaibli, dieu merci, le sommeil que nous avons récupéré l'un comme l'autre à atténué les choses. Remus me foudroie du regard depuis la seconde où il l'a croisée. Il a senti sa magie décuplée, mon énergie et mes capacités qu'elle a développée, en plus de mon odeur. Il m'a bien sur servi le sermon comme quoi c'était dangereux pour elle comme pour moi. Une explosion de magie peut survenir, et moi être fatigué au-delà du seuil de tolérance autorisé par le corps humain, ce qui entraîne une dégradation rapide de la santé. Je suis au courant. Il me rappelle également que ce genre de pratique est devenu illégale. Je le sais parfaitement. Ma famille de cinglés aux idéaux de Sang Pur ont déjà joué à ce jeu, en général la doyenne faisait passer ses capacités à la suivante, et ainsi de suite… Et j'en ai hérité à mes quatre ans. Quelque chose au fond de moi m'a soufflé qu'elle allait en avoir besoin, qu'elle était en danger ici ou ailleurs.
/HG/
Remus ressemble à une pile électrique. La pleine lune étant passée, ça ne peut donc pas être cela. Il tentede m'observer discrètement, mais je sais à chaque fois qu'il a un œil sur ma personne. Ma peau me picote.
/DM/
Pressé par le temps. Je doispréparer l'antidote, je veux faire la surprise à Hermione. Cette dernière a acquis des capacités par Transfert, je le sens bien. Des capacités de la branche Black. Cela ne peut provenir que de Sirius, je vois mal Regulus approcher la Lionne et lui faire ce cadeau. De plus, c'est lui qui s'est occupé d'elle. Une sorte de protection supplémentaire. J'aientendu Lucius pester contre elle, elle semble l'avoir remis à sa place comme une chef. Je garde un œil sur cette vipère, et sur Bellatrix. Slughorn semble ravi que je vienne le voir pour préparer cet antidote même si lui n'en sait trop rien.
/SS/
Hermione me semble bizarre, et Lupin ne cesse de lui jeter des coups d'œil qu'il juge peut être de discrets mais qui me semblent flagrants. Jesens un sort ancien, et de la magie qui en émane. J'ai toujours été sensible à ces émanations, plus que mes camarades. Presque plus que le Directeur. Cette magie enveloppe cette gorgone qui me fait perdre la tête. Malheureusement, je ne peux pas m'approcher avant le soir. Je n'ai pas de trous libres en ce moment. C'est la panique et certains cœurs se corsent au vu des ASPICs qui nous attendent au tournant à la fin de l'année. Cela demande plus de travail. Comme toujours.
/HG/
J'attends que Severus veuille bien s'approcher de moi. Il me semblefort lointain. Perdu dans des pensées auxquelles je n'ai pas accès. Je sens son regard se poser sur moi quelques brefs instants à plusieurs reprises – regard porté rapidement ailleurs dès qu'il croisemes yeux interrogateurs.
Lentement, et pourtant surement, je sens une faille béante s'ouvrir en moi, il me semble que jesuis devenue en peu de temps une poupée cassée.
Je me débrouille pour surpasser cette faiblesse, faisant fi de cette douleur interne lancinante lovée dans mon ventre. Je savais d'ors et déjà, que mon destin est cloué, j'aicroisé le chemin de Severus Snape.
/DM/
En une semaine, j'ai finalement réalisé cet antidote. J'ai convoqué tous mes souvenirs de mes lectures au sujet des larmes du Temps. Le délai parait rapide, irréel, mais la fabrication n'est ni longue, ni compliquée. Cependant, le jour de son absorption doit être rapidement choisi, et le timing doit être idéal.
/HG/
Je passe finalement la semaine tel un automate. Je n'attends plus qu'une chose : que Severus me revienne, et cesse de paraître circonspect à mon égard.
Un soir, je me décide, je le coince dans une salle désaffectée qu'il utilise comme laboratoire de potion.
L'ambiance est lourde, pesante. Un silence de plomb tapisse les murs. Et sa silhouette sombre est penchée sur un chaudron. Pleine illustration d'un génie de la potion.
Après un certain temps, il repère ma présence. Je ne lui laisse pas le temps de s'évaporer dans la nature.
- J'aimerais savoir ce qui te pousse à être lointain.
Un silence accueille ma question sous-jacente.
- Tu n'es plus la même, me répond-il d'un ton sans appel.
- Je ne comprends pas, je n'ai pas changé d'un iota.
- Je parlais de ta magie. On t'a transféré des particularités.
Je fronce les sourcils, je ne voies pas où il veut en venir, je ne saispas de quoi il parle.
- On ne m'a rien transféré du tout !
Agacée par cette attente, par sa distance, mon ton se fait plus acide que voulu.
- Ah oui ? Et d'où est-ce que cela me sort-il que je sens des émanations d'une magie ancienne, branche Black, de ta personne ? Tout hybride, tout Sang Pur le ressentent. Et si j'y suis sensible bien que je ne sois qu'un Sang Mêlé, c'est malgré moi. N'as-tu pas senti des choses étranges ces derniers temps ? Demande à Potter, à Malefoy, à Ambiersen, demande à Dumbledore, McGonagal, ou même Flitwick !
- Je n'ai rien fait.
Mon ton est faible, les mots murmurés. Magie ancienne. Des Blacks. Qu'a donc fait Sirius ?
- Tu n'en as même pas conscience ?
Son ton hésite entre le mépris et la surprise.
- Non. Je me sens normale. Enfin, il ya bien certaines chose qui m'échappent. La façon dont j'ai rembarré Lucius, l'autre jour, en fait parti. Quand quelqu'un m'observe, je le sens. S'il y a du monde dans une pièce avant d'y entrer, ou même quand je sens une personne silencieuse dans mon dos.
- C'est cette fameuse magie, ces capacités qu'il t'a donné. Que Black t'as donné.
- Je n'ai rien demandé Severus, tu peux me croire. Je ne connaissais même pas son existence.
- Normal. La pratique est décrétée illégale depuis des lustres par le Ministère de la Magie.
/SS/
Son étonnement est sincère. Elle n'est donc pas au courant. Elle n'a donc pas lié son destin à celui de Black, le toutou. Un soulagement profond envahit mon cœur et sans aucun doute mon visage.
- Sev' que se passe-t-il ?
Je n'ose lui faire part de cette tradition antique de peur de la perdre, de la blesser.
Je ne peux pas l'oraliser. Alors je lui tends la main, et grâce à une maîtrise aigüe de la Légilimentie, je lui fais passer les images, les renseignements par flashs, pour qu'elle comprenne.
Le contact se rompt doucement, et elle accole nos deux fronts, une voix murmure dans ma tête qu'il n'y a que moi, qu'elle sera à mes côtés aussi longtemps qu'il nous sera possible, que personne ne la détournera de moi.
Lorsque nous séparons nos fronts, elle me sourit. Un sourire emplit de tendresse. Un trésor.
Brusquement, ma main fond sur sa nuque, et nos bouches se touchent, nos esprits fusionnent.
/HG/
Mes pensées s'évanouissent, et je ne suis plus qu'un corps aux terminaisons nerveuses extrêmement sollicitées. Je me sens étrangement à ma place dans ses bras, plus que jamais. J'ai le corps en feu. Un incendie dans mes reins, mais mon instinct me prévient que je ne peux aller plus loin pour le moment.
Je décide de calmer le jeu et il semble comprendre.
Je me sens plus que jamais heureuse, plus que jamais moi-même.
Et ce soir, cette nuit, je sais que ce dont j'ai besoin est à mes côtés.
OOOO
Et voilà ! Que pensez-vous de ce chapitre ?
