Coucou tout le monde !
Voilà un chapitre un peu court, désolée, mais important pour la suite de l'histoire. Pas de RAR cette fois-ci, car e suis encore malade. En tout cas, merci pour vos nombreuses reviews, elles me font vraiment plaisir et m'encourage à continuer !
Chapitre 7 : Fuite nocturne
Minerva se réveilla brusquement. Des bruits étranges venant de l'extérieur l'avaient tirée de son sommeil. À ses côtés, Hermione dormait paisiblement. Le professeur attrapa sa baguette posée sur sa table de chevet, et se leva sans faire de bruit. Elle écarta doucement les rideaux et arrêta de respirer un court instant. Une trentaine de mangemorts campaient devant la porte d'entrée. Ils s'apprêtaient visiblement à entrer.
- Vous cinq, passez par la porte de derrière ! Si besoin, détruisez-là ! Il faut récupérer la sang de bourbe et l'éliminer. Au boulot ! cria une voix féminine.
- Et pour le professeur ? demanda un homme.
- Vous me la laissez… ricana la femme.
Minerva serra les poings en reconnaissant la voix de Bellatrix Lestrange. Encore et toujours elle. Le professeur se retint de descendre et de la mettre en lambeau. La priorité était de mettre Hermione en lieu sûr. Ce n'était pas l'heure des vengeances personnelles. Mais le moment où Minerva pourrait faire payer Black tout ce qu'elle avait fait arriverait bientôt. L'animagus retourna près de son élève, qu'elle réveilla en douceur.
- Hermione… Debout… murmura-t-elle à l'oreille de la préfète.
- Cette dernière remua un peu, ouvrit les yeux, et baya bruyamment en s'étirant.
- Quelle heure est-il ? demanda-t-elle.
Minerva lui plaqua la main sur la bouche.
- Chut… On reçoit des indésirables. Prenez votre baguette, et suivez-moi sans bruit.
- Mais… Et Dobby ? On ne peut pas le laisser ici !
- Rassurez-vous… C'est un elfe de maison libre, il partira de lui–même. N'oubliez que ce sont des créatures aux pouvoirs magiques impressionnants. Il s'en sortira. Maintenant, allons-y !
La gryffondor acquiesça d'un signe de tête, et se leva. Elle attrapa sa baguette qui dépassait de son sac, et les deux femmes sortirent de la chambre. Minerva passa devant en éclaireuse. Au détour d'un couloir, elles s'arrêtèrent pour écouter. Les mangemorts étaient en train de forcer la porte.
- Votre métamorphose est-elle au point ? chuchota McGonagall à l'oreille de la jeune femme.
- J'espère… répondit Hermione sur le même ton. De toutes façons, je n'ai pas trop le choix.
- Bien, transformons-nous, et suivez-moi…
Les deux sorcières se concentrèrent quelques secondes, et se métamorphosèrent en chat. Le chat tigré fit signe au noir de le suivre. Une fenêtre du premier étage était ouverte, et les deux animaux s'y glissèrent. McGonagall prit son élan, et sauta à terre, imité rapidement par Hermione. Les deux félidés se mirent à courir à travers les terres écossaises. Au loin, des cris retentirent. Les mangemorts étaient hors d'eux, n'ayant pas trouvé les deux fugitives. Soudain, une forte lumière éclaira le ciel sombre. Minerva se retourna et s'arrêta net. Les mangemorts venaient de mettre le feu au Manoir des McGonagall. La directrice en était sûre : c'était l'œuvre de Bellatrix. Mais quand cette folle allait-elle arrêter de s'acharner sur elle ? Minerva reprit forme humaine et resta interdite. Ses doigts serraient nerveusement sa baguette. Cependant, le petit chat noir tirait de toutes ses forces sur sa robe de sorcier. Il fallait reprendre la route, au plus vite. Le professeur acquiesça silencieusement, la mort dans l'âme. En reprenant forme féline, elle jura de se venger. Un jour, Black paierait pour tout ce qu'elle lui avait fait subir.
Les deux animaux coururent jusqu'au petit matin. Une fois suffisamment éloignées du lieu du désastre, les deux femmes retrouvèrent apparence humaine, et Hermione s'appuya contre un mur. Elle respirait de manière saccadée et portait une main à ses côtes.
- Point de côté… justifia-t-elle.
Mais McGonagall ne lui laissa pas le temps de récupérer. Elle prit la préfète dans ses bras, et les fit transplaner.
Hermione ferma les yeux et colla sa tête contre la poitrine de son professeur. Le cœur de cette dernière battait à tout rompre.
« Le stress… » pensa la jeune femme.
Hermione se sentait bien dans les bras de Minerva. Une douce chaleur l'enveloppait. La préfète avait lu dans un livre que le transplanage durait quelques secondes au plus, mais elle se surprit à vouloir qu'il dure des heures. Elle rougit à cette pensée.
Quand Minerva repoussa doucement la jeune femme, elles se trouvaient devant la porte d'un appartement. McGonagall caressa de sa main le bois, avec un petit sourire triste. Hermione fronça les sourcils. Pourquoi son professeur faisait-elle cela ? Elle n'osa pas demander. Ce n'était pas le moment, elle le saurait certainement plus tard. La directrice adjointe murmura un sort, et rentra dans l'appartement, suivi de près par l'élève. C'était à première vue un petit deux pièces. Le salon était peu décoré, et contenait le strict minimum niveau ameublement.
- Suivez-moi, Hermione. Je vais vous montrer la chambre.
Hermione contempla son professeur qui passait dans la pièce suivante. Elle avait l'air si mal à l'aise d'être ici. À qui pouvait bien être ce logement ?
- C'était mon appartement quand j'ai commencé à enseigner à Poudlard, expliqua McGonagall comme pour répondre à la question muette de son élève. Je l'ai délaissé quand Dumbledore a eu besoin de moi. À cause de Voldemort…
Hermione trouvait que cette explication sonnait faux, mais elle ne voulait pas embarrasser son amie.
- Installez-vous dans le lit, je reviens. Cet appart' a grand besoin de sortilège de protection. Mettez-vous à l'aise.
La gryffondor acquiesça, et se glissa dans le lit deux places. Le cœur lourd, elle contempla le plafond. La chambre sentait la poussière et semblait ne pas avoir été habitée depuis au moins dix ans .Mais cela n'était pas le plus important. Minerva était au bord de l'épuisement, elle le ressentait. Mais plus encore, il émanait d'elle une tristesse, une solitude que la préfète n'avait jamais vues chez son mentor. Quand cette dernière revint, elle se coucha et éteignit la lumière sans une parole. La gryffondor voulut pleurer. Elle cherchait le moyen d'apaiser son professeur, de soulager cette peine. Mais que faire ? Soudain, la jeune femme eut une idée. Elle prit son courage à deux mains, et se tourna vers son professeur qu'elle prit dans ses bras. Hermione nicha sa tête sur l'épaule de Minerva. Cette dernière eut un sursaut, mais ne dit rien.
- Bonne nuit, professeur…
- Bonne nuit Hermione.
La gryffondor sourit, se blottit un peu plus fortement et retint un soupir de contentement en sentant les bras de McGonagall se poser autour de son corps. Elle ferma les yeux quand les mains de son aînée caressaient doucement les cheveux. Hermione s'endormit heureuse comme elle ne l'avait jamais été.
Minerva en était à son cinquième sort de protection et d'alarme. Avec cette folle de Black dans la nature, il fallait se prémunir. Pour le moment, personne ne savait qu'elles étaient là, mais pour combien de temps. Surtout que… Non, il ne fallait pas y penser. McGonagall posa la dernière incantation et se laissa tomber sur une chaise de la cuisine. Elle retint un sanglot. Pourquoi a-t-il fallut qu'elle revienne dans cet endroit ? Tant de choses à oublier y étaient liées. Elle n'avait pas mis les pieds en ces lieux depuis 20 ansà raison. Cette souffrance, cette peur étaient encore ancrées dans sa chair, dans son être. Le professeur se leva et soupira. Si Hermione n'avait pas été là, elle aurait sûrement craqué. Elle se serait jetée à la gorge des trente mangemorts et aurait libéré toute sa haine, toute sa colère. Elle inspira profondément avant d'entrer dans la chambre. Il ne fallait pas montrer la moindre faiblesse devant son élève, sinon elle paniquerait. Hermione… Elle devait la protéger à tout pris. Mais quel était ce sentiment surprotecteur ? Elle n'avait jamais été comme ça auparavant. En fait, si, une seule fois, et c'est ce qui l'avait mené à sa perte.
En se couchant, elle réfléchit à la situation. Elle n'allait pas prévenir immédiatement Dumbledore. Demainà la première heure, elle irait faire quelques courses et aviserait d'un plan à suivre. Quand elle sentit le contact d'Hermione contre elle, Minerva tressaillit.
« Mais… que lui arrive-t-il »
La gryffondor passa ses bras autour du professeur, qui se sentit rougir sur le coup. Quand la jeune femme posa sa tête sur l'épaule de la directrice, cette dernière se sentit tranquille. Un peu de réconfort lui ferait énormément de bien, et elle remercia muettement la préfète.
- Bonne nuit Hermione…
McGonagall enlaça à son tour la gryffondor, et lui caressa doucement les cheveux.
« Mon Dieu, que suis-je entrain de faire ? Je suis sur une pente savonneuse…»
Elle n'eut pas le temps de répondre à cette question, la fatigue l'emportant vers l'obscurité.
La suite bientôt si plein de reviews ! héhéhéhé
Bisous,
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