Bonjour à tous !

Désolée pour le retard, mais j'ai eu énormément de travail. Je ne fais pas de rar, car j'ai une réunion à préparer. Mais la prochaine fois, promis ! en totu cas, merci pour toutes vos reviews, elle m'ont fait énormément plaisir ! Petite minute pub : allez lire les fics de Ankou, et celle de ma toute nouvelle collaboration avec Olympe Maxime sous le pseudo Olympe Maxime et Link !

Bisous

Chapitre 9 : Des choses à cacher, Minerva ?

La matinée passa vite. Lupin faisait tout pour changer les idées de sa jeune amie, mais au fond de lui, il savait qu'elle chercherait à savoir ce que Lestrange avait fait endurer à la directrice de gryffondor. D'ailleurs, lui-même ne pouvait y penser sans un frisson d'effroi et de dégoût. Quand on la connaissait, Minerva était la générosité et la gentillesse incarnée. Comment pouvait-on s'acharner avec autant de violence sur une telle personne ? Remus se souvint très bien d'un soir, où Sirius avait transplané en panique chez le loup garou. Ils avaient à peine dix neuf ans à cette époque. Remus n'avait jamais vu Patmol aussi choqué. Le jeune homme était au bord de l'hystérie. Le loup garou servit un whisky à son meilleur ami.

- Si tu savais Lunard… Cette femme est ignoble. Et dire que c'est ma cousine… avait gémit l'animagus.

Le loup garou posa une main réconfortante sur l'épaule du jeune Black. Il savait que Sirius estimait beaucoup le professeur McGonagall. C'était leur directrice de maison, et tous les gryffondors, plus particulièrement les maraudeurs, lui vouaient une admiration sans limite.

- Bellatrix sait où se situe son appartement londonien. Ne me demande pas comment... Quand McGonagall est rentrée ce soir, elle a trouvé une mare de sang. Son chat avait été accroché à la porte d'entrée, éviscéré…

- Par Merlin…

Remus eut un haut le cœur. Qu'avait donc bien pu faire la directrice adjointe pour subir les foudres de Bellatrix ?

- Comment va-t-elle ? finit par demander Lupin.

- Je n'en sais rien. Tu sais, son chat était la seule chose qui lui restait de ses parents… Assassinés eux aussi par cette garce venue de l'enfer !

Sirius se prit la tête entre les mains et poussa un long gémissement. S'il croisait un jour sa cousine, il vengerait son professeur. Oh oui ! Elle le paierait.

- Est-ce que quelqu'un est avec elle ?

- Mon cousin m'a dit que Dumbledore l'avait rejoint dès que possible. Mais je ne sais pas où elle est en ce moment.

- Il faut prévenir James. Nous irons la voir demain tous ensemble. Je pense qu'Albus a dû l'emmener à Poudlard.

Les deux anciens élèves de Poudlard soupirèrent. À ce moment, ils étaient loin d'imaginer ce que pouvait vivre leur ancienne directrice de maison.

Lupin sortit de ses sombres pensées en sentant le regard d'Hermione posé sur lui.

- Excuse-moi, j'étais ailleurs…

- Je vois ça Remus. Ce n'est pas grave. À quoi pensais-tu, si ce n'est pas indiscret ?

- Je ressassais de vieux souvenirs, rétorqua l'ancien professeur avec un maigre sourire.

Il se leva et fit quelques pas dans la cuisine.

- Je pense que le Professeur McGonagall ne devrait plus tarder à présent…

Minerva était dans la cuisine du manoir Black. Devant elle, un verre de whisky à moitié vide. En face, Dumbledore regardait sa collègue, l'air inquiet.

- Ça va aller Minerva ?

- Comment voulez vous que ça aille, Dumbledore ? répliqua-t-elle sèchement. Ça fait plus de vingt ans que je subis les exactions de cette folle. Je ne sais pas ce qui me retient d'aller la retrouver et de la tuer…

- Si… Tu le sais très bien…

Le professeur de métamorphose s'adossa à la chaise et ferma les yeux. Oui, le souvenir était douloureux, violent.

Quand elle avait retrouvé son chat exterminé de cette façon, elle avait perdu toute raison. Un morceau de parchemin était coincé dans les intestins de l'animal. « Tu sais où je suis… » était inscrit avec le sang du félidé. Minerva serra nerveusement sa baguette et transplana. Quelques secondes plus tard, elle se retrouvait devant la cabane abandonnée à Pré- au-Lard. La nuit venait de tomber, et on n'y voyait pas à trois mètres. Cependant, La directrice adjointe n'eut pas la bêtise de jeter le sort lumos. C'était se faire repérer à coup sûr. Elle avança prudemment, prête à attaquer à tout moment, quand une voix froide retentie dans l'obscurité.

- Bonsoir Minerva…

- Black, murmura l'animagus en se retournant lentement.

- Je vois que ta mémoire est intacte. Tu sais, ce lieu est pour moi magique et inoubliable.

- J'aurai mieux fait de me casser une jambe le jour où j'y suis allée avec toi, répliqua froidement Minerva.

- Ce n'est pas très gentil ce que tu dis… Tu mérites la fessée !

- Parce que tu crois être en mesure de me donner une correction, Bella ? N'as-tu donc rien appris de notre dernière rencontre ? Je serai toujours meilleure que toi…

- Ça dépend du domaine… Prépare-toi à mourir !

- Et tu crois y arriver seule ? ricana le professeur en tendant sa baguette.

- Mais qui te dis que je suis seule ?

Minerva sentit son estomac se contracter. Plusieurs personnes apparurent, toutes cagoulées. Bellatrix ricana.

- Le stupide courage des gryffondor ! Mais il faut plutôt appeler ça de l'inconscience !

Elle regarda McGonagall avec dégoût, et lui tourna le dos.

- Débarrassez-vous d'elle, et ramenez-moi son cadavre ! finit-elle par dire aux autres mangemorts.

- Reste-là, salope et affronte-moi, si tu l'oses. C'est bien les serpentards, tous des lâches !

Bellatrix s'arrêta, puis se retourna, arborant un sourire sadique.

- Bien, si tu arrives à défaire mes amis, je te ferai l'honneur de t'achever.

Minerva ne perdit pas de temps. Elle pointa le ciel de sa baguette et murmura une incantation en hébreu.

- La directrice de gryffondor va vous faire une démonstration de magie noire…

Soudain, des dizaines d'éclairs s'abattirent sur le sol. Quelques mangemorts furent touchés, s'écroulant immédiatement, le corps fumant, carbonisé. Le professeur profita de la lumière vive pour compter les survivant.

« Dix… Ça va pas être facile… Mais l'avantage, c'est qu'ils ne sont pas solidaires. Ils sont prêts à se mettre des bâtons dans les roues entre eux pour avoir la chance de me tuer. Autant profiter de cela…»

Les survivants se regroupèrent. Un homme assez imposant jeta le sort stupefix. Minerva contra le sort et lança immédiatement le sortilège d'entrave. L'homme évoluait à présent au ralenti. Mais le professeur n'eut pas le temps de contempler son œuvre, les serviteurs du Seigneur des Ténèbres lançaient à leur tour des sortilèges, dont nombre d'impardonnables. Minerva plongea derrière un arbre pour éviter les éclairs de lumière qui voulaient l'atteindre. Elle reprit son souffle et repassa à l'attaque. Elle réussit à mettre deux autres mangemorts hors d'état de nuire, mais n'avait pas vu l'attaque que Bellatrix lui lançait par derrière. McGonagall se retrouva au sol, privée de l'usage de son bras droit.

- Sale garce ! Espèce de lâche… grognait l'animagus tentant de se relever.

Bellatrix s'approcha d'elle et lui envoya un coup de pied dans l'estomac. La directrice adjointe ne lui fit pas le plaisir de crier.

- C'est ici que nos chemins se séparent, Minerva. Adieu ! ricana Lestrange.

- On se retrouvera, je te le jure… grogna le professeur.

- Tuez-la rapidement. On se revoit chez le Maître.

La mangemort transplana, laissant ses collègues s'occuper de sa proie.

- On va s'amuser un peu… ricana un des hommes.

Les coups se mirent à pleuvoir. La vue brouillée par le sang, McGonagall ne savait plus le nombre de ses assaillants. Elle sentait ses os se briser, sa peau s'ouvrir, son sang s'écouler. Elle allait perdre conscience quand une lumière vive apparue. Les adeptes du Lord Noir se trouvèrent soudainement expulsés sur plusieurs mètres. Minerva tourna la tête doucement et un maigre sourire vint éclairer son visage. Dumbledore s'approchait d'elle, de sa démarche sûre. Sa baguette était encore levée, et il dégageait à coup de pied les mangemorts qui rampaient vers lui.

- Venez Minerva, je vous ramène à Poudlard…

- Je suis désolée Albus… murmura le professeur.

- Vous n'avez pas à l'être… Ils ne vous ont pas raté. Pomfresh va vous remettre sur pied.

Albus souleva doucement son amie, qui gisait dans une mare de sang, et transplana vers la célèbre école de sorcellerie.

- Minerva ?

- Excusez-moi, Dumbledore… J'étais ailleurs.

- Je comprends…

Le directeur la regardait sérieusement par-dessus ses lunettes demi-lunes.

- Ne t'inquiète pas, elle paiera.

- MAIS QUAND ? Dites-moi, Albus, quand ? cria Minerva.

Le directeur eut un air attristé. Cela fait plus de vingt ans maintenant qu'il voyait sa collègue souffrir, se renfermer et il ne pouvait rien faire. Enfin, ce n'était pas exact… Il aurait pu tuer Bellatrix depuis longtemps, mais il savait que seule Minerva devait le faire. Mettre un terme à des années de souffrance.

- Excusez-moi, je n'aurai pas dû m'emporter… murmura le professeur de métamorphose.

- J'en aurai fait autant à votre place. Comment va miss Granger ?

- Elle était très secouée ce matin, mais je pense que la compagnie de Lupin devrait lui changer les idées.

- Je le pense aussi. Où voulez-vous aller maintenant ?

Minerva ne répondit rien, indécise. Pas à Poudlard. C'était évident. Même si Hermione adorait l'école, elle avait besoin de vacances, d'une vraie coupure. Place Grimauld ? Non. La jeune femme avait mal accepté la mort de Sirius.

- Nous allons rester dans mon appartement londonien.

- C'est trop dangereux… répliqua Dumbledore.

- Je ne pense pas. Black ne pensera jamais à cet endroit. Pour elle, je n'y remettrai jamais les pieds. Et je dois dire que s'il n'y avait pas cette situation, elle aurait raison.

Les deux professeurs se turent un instant.

- Comment a-t-elle su que j'étais en Écosse avec Hermione ?

- En fait, Harry n'est pas encore au point en occlumancie. Le lendemain de l'attaque chez les Granger, il est venu me voir, paniqué pour son amie. Je l'ai rassuré en lui disant qu'elle était en sécurité avec vous. Et malheureusement, Voldemort a eu l'idée de pénétrer son esprit hier soir. Il a donc chargé Bellatrix de vous retrouver, ce qu'elle a fait sans mal… Je suis désolé Minerva, je n'ai pas eu le temps d'agir. Avec l'Ordre, nous sommes arrivés trop tard.

Dumbledore ne voulut donner les détails de leur arrivée : le manoir était en train de s'effondrer, et des hectares de bois étaient en feu.

McGonagall se leva et plissa sa robe.

- Je vais retrouver miss Granger. Nous nous revoyons à la rentrée Dumbledore. N'hésitez pas à m'envoyer un hibou si vous avez besoin d'aide.

- C'est plutôt à moi de vous dire cela. Bonne journée, Minerva.

Le professeur allait transplaner, quand le directeur le retint une minute.

- Une dernière question… Je vous trouve… étrange en ce moment.

- J'ai des circonstances atténuantes, vous ne pensez pas ?

- Non, je veux dire… Vous semblez bien vous entendre avec Miss Granger ?

- C'est-à-dire ?

- Rien… Oubliez. À bientôt, professeur.

Minerva haussa les sourcils. Que voulait insinuer son ami ? Elle disparut en un craquement sonore, pressée de retrouver son élève, voir si elle allait mieux.

En effet, Remus avait eu raison. McGonagall arriva vers 13 heures, avec un sachet de provision. Lupin fut invité à partager le déjeuner, ce qu'il accepta avec plaisir. Ils discutèrent de tout et de rien. Avant de partir, Remus prit la préfète à part.

- Hermione, je sais que tu es très attachée à Minerva. Contacte-moi si tu vois qu'elle ne va pas bien. Je peux te faire confiance.

- Évidemment… murmura l'élève.

- Et n'hésite pas à en faire de même pour toi.

L'ancien professeur prit la jeune femme dans ses bras et l'étreignit un court moment.

- Professeur McGonagall, j'ai été ravi de vous revoir.

- De même Lupin. C'est toujours un plaisir de vous recevoir.

- À bientôt.

Le sorcier transplana, laissant les deux femmes en tête à tête. Hermione regarda son professeur dans les yeux, et cette dernière fit de même. Minerva fut troublée par le regard que lui lançait la préfète. Se reflétaient de la douleur, de la compréhension et… de la complicité. Était-ce vraiment cela ? Ou un sentiment que Minerva refusait de nommer ?

- Je vous avais promis un cours de magie noire. Vous êtes partante, Hermione ? demanda l'aînée sans détourner ses yeux de ceux de la préfète.

- Avec plaisir… répondit la jeune femme.

Hermione passa l'après-midi la plus intéressante de sa vie. Cette matière était réellement passionnante. En plus, l'appartement était incartable, la gryffondor put s'exercer librement, sous l'œil attentif de McGonagall. Quand le soir arriva, elles dînèrent légèrement et le professeur, après avoir fait la vaisselle, partit se mettre au lit. La gryffondor se doucha rapidement et alla rejoindre son aînée. Elle éteignit la lumière et s'allongea à une distance raisonnable de la plus âgée. Tout comme la veille, Hermione ressentit le besoin irrésistible de dormir contre son professeur. Elle tergiversa un long moment, ne voulant céder à cette pulsion incontrôlable. Finalement, cette envie prit le dessus. Elle se réfugia dans les bras protecteur de Minerva. Cette dernière, déjà endormie, fut étonnement conciliante, cherchant elle aussi le contact. Hermione, le bras posé négligemment sur la poitrine de l'aînée, partit rejoindre les bras de Morphée.

Minerva s'écroula littéralement sur le lit. Elle n'avait jamais été autant fatiguée. Elle s'enfonça sous les draps et se mit la tête sur l'oreiller. Elle était au bord de la crise de nerfs. Elle voulait tuer Black, corriger l'erreur qu'elle avait faite treize ans auparavant. Elle l'avait au bout de sa baguette et… Non, surtout ne pas y penser. Ce qui est fait ne peut être changé. À ce moment, McGonagall se surprit à vouloir qu'Hermione soit à ses côtés. Elle rêvait de la sentir contre elle, de pouvoir l'enlacer et…

« Oh non, pitié ! Je deviens folle… »

Elle inspira profondément. Le sommeil allait bientôt la gagner. Elle n'eut le temps que de murmurer le prénom de sa protégée avant de s'endormir.

Voilà, suite au prochain numéro ! Et n'oubliez pas la petite review qui fait plaisir !

Bisous,

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