Bonjour tout le monde !
Désolée pour le retard, mais j'ai encore eu une panne de pc... Wahou wahou, je suis heureuse ! Bon bref, je me dépêche, et je me remercie tous mes revieweurs ! Bisous à tous !
Chapitre 10 : Introspection.
McGonagall se réveilla en baillant. Le jour ne s'était pas encore levé. Elle retint un grognement : elle avait encore dormi collée contre son élève. Mais qu'elle était donc cette nouvelle manie ? Minerva grogna. Elle ne pouvait pas se voiler la face plus longtemps. Elle était tombée amoureuse d'Hermione.
« Mon Dieu… Dans quelle situation me suis-je encore fourrée ? »
Mais depuis quand ? Ces fichus sentiments s'étaient emparés d'elle progressivement. Après une analyse froide et objective, quasi scientifique, elle était sûre d'avoir déjà succombé aux charmes de la préfète, le jour de la première métamorphose animagus. Peut-être même dès le pathétique massage de Rogue. Pour ce qui s'était passé avant, elle y réfléchirait plus tard. Mais comment se faisait-il qu'elle ne s'en rendait compte que maintenant ? Elle n'était pourtant pas myope à ce point ?
Elle ne pouvait tomber amoureuse de son élève. Cette relation ne devait pas voir le jour, sinon, elles risquaient toutes les deux de gros ennuis. Que ce soit à Poudlard, ou ailleurs. Bellatrix se frotterait les mains d'une telle nouvelle, et en profiterait pour faire d'autres dégâts. Elle retint un sanglot. Pourquoi fallait-il que cela tombe sur elle ? Elle voulait être heureuse, mais le bonheur n'était apparemment pas pour elle. Et puis, il y avait près de quarante ans d'écart entre elles, alors, ce n'était pas sérieux.
« Il faut que j'arrête d'y penser. Hermione ne ressent pas la même chose. Je dois rester naturelle, et ça me passera d'ici quelques temps… » pensa-t-elle, un peu amère.
Cependant, elle n'eut le cœur de se dégager de l'étreinte de la gryffondor. Sentir la main de la préfète sur sa poitrine donnait à Minerva des sensations depuis longtemps oubliées. La chaleur d'un corps, la douceur de la peau, la sensualité des baisers échangés…
« Merde, faut vraiment que j'arrête de penser à ça… » se sermonna-t-elle.
La préfète ouvrit les yeux, et leur regards de croisèrent.
Hermione sortit de sa torpeur, mais garda les yeux fermés. Elle sentait le corps de McGonagall contre elle, et elle se délectait de cette situation. Elle se surprit à en vouloir plus. Elle désirait, au plus profond de son corps, poser ses lèvres sur celles de son aînée, de parcourir de ses mains les courbes féminines de Minerva. Elle eut un coup de chaleur à ses pensées.
« Mais que m'arrive-t-il ? » pensa-t-elle.
Elle sentait que McGonagall était réveillée, mais elle avait besoin de rester dans ses bras.
« J'ai bientôt 16 ans… Enfin, officiellement, car, avec le retourneur de temps, je vais vers mes 17. Ce sont sûrement mes hormones…. »
Elle se gifla mentalement. Comment pouvait-elle se mentir aussi impunément ? Les hormones, et puis quoi encore ? Elle était… tombée amoureuse de Minerva. Ça y est, elle se l'était dit !
« Punaise, je suis dans une belle merde… »
Qu'allaient dire sa famille et ses amis ? Non, elle ne pouvait être amoureuse d'une femme, c'était impossible.
« Je suis Hermione Granger, fille de moldus, préfète de gryffondor, et hétérosexuelle de mon état… »
La dernière partie sonnait faux.
« Mon Dieu, je suis lesbienne… Non, aucunement. Ça ne peut m'arriver à moi. Ce n'est pas normal… Il en est hors de question. La prochaine fois que je vois Harry, je lui roule une pelle, je couche avec, et on verra qui est lesbienne, non mais… »
Au fond d'elle, elle savait que ça ne se ferait pas. Pour le moment, elle ne voulait sentir que les lèvres de Minerva sur les siennes, elle voulait connaître la sensation du corps de son professeur contre le sien, la chaleur de ses mains sur sa gorge et… Non, ne pas pensez à ça ! De toutes façons, McGonagall était le prototype de l'hétéro pure et dure, alors autant mettre un croix sur une relation éventuelle. Hermione avait un nœud à la gorge. Pour la première fois de sa vie, elle était dans une impasse. Elle ouvrit les yeux et son regard croisa celui de Minerva. Elles se regardèrent intensément.
« Est-ce qu'elle sait ? » pensèrent-elles.
Ni l'une ni l'autre n'arrivaient à détourner les yeux.
Vous avez bien dormi ? finit par demander McGonagall en se dégageant doucement de l'étreinte, au grand damne d'Hermione.
Oui, merci… Et vous ? répondit la préfète avec un grand sourire
De même…
« Elle ne se doute de rien, tant mieux… » pensa le professeur.
« Super conversation, y'a rien à dire… » songea Hermione, amère en se levant.
Elles se dirigèrent vers la cuisine, où elles prirent silencieusement leur petit déjeuner. Cependant, toutes deux vivaient une lutte intérieure. Les deux femmes se retenaient de se jeter au cou de l'autre.
« Il faut raison garder… » se martela intérieurement la directrice adjointe.
Hermione, finit par dire l'animagus, je vous propose de finir ce matin le programme de métamorphose de sixième année. Si nous avons le temps, nous commencerons celui de septième année.
La jeune femme acquiesça, et elles passèrent dans le salon.
La matinée fut studieuse, ainsi que l'après-midi. Cependant, il y avait une certaine tension entre le professeur et son élève. Elles ne savaient quel comportement adopter. Le dîner se passa aussi silencieusement que le déjeuner et quand elles se couchèrent, il ne se passa pas cinq minutes avant qu'Hermione ne se blottisse dans les bras de Minerva. Cette dernière, trop heureuse de la situation, ne la rejeta pas, loin de là.
Le mois d'août s'écoula lentement. Hermione faisait des progrès extraordinaires, que ce soit en magie blanche ou noire. La jeune femme montrant des prédispositions intéressantes pour la magie sans baguette, McGonagall se fit un plaisir de lui inculquer les bases.
Le professeur, pour tenter de chasser l'envie qu'elle avait d'embrasser son élève, chargeait les journées, et toutes deux se trouvaient épuisées le soir venu. Cependant, Hermione avait remarqué les regards que portait sur elle Minerva, les mains qui se posaient sur les siennes. Au début, elle avait pris cela pour de l'affection. Mais elle avait fini par comprendre que c'était bien plus que cela. La préfète avait profité de l'absence de son aînée pour un après-midi sur le chemin de Traverse pour penser librement à cela.
« Minerva est donc amoureuse de moi… » songea Hermione en posant son cinquième parchemin de sortilèges avancés.
Elle avait un immense sourire. Elle s'était faite à l'idée d'aimer McGonagall. Elle ne pensait pas être lesbienne, ça elle se le refusait, mais aimer juste une femme, pas n'importe laquelle, était acceptable. Et savoir que son professeur portait les mêmes sentiments lui rendait moins pénible cette acceptation. Cependant, elle ne se sentait pas encore capable de faire une « déclaration » à sa directrice de maison. En fait, elle ignorait comment procéder. Le peu de film à l'eau de rose qu'elle avait vu avec sa mère lui donnait la nausée. Elle trouvait cela pathétique, ridicule. Elle ne se voyait pas approcher son professeur, un bouquet de roses rouges à la main, se mettre à genoux et lui déclarer sa flamme. Et puis quoi encore… Non, elle verrait bien le moment venu, rien ne servait de précipiter les choses.
Pendant ce temps, Minerva flânait sur le chemin de Traverse, à la recherche des fournitures scolaires de son élève. Elle avait la liste en main et rayait au fur et à mesure des achats. Elle avait déjà tous les livres, les parchemins vierges et les plumes neuves. Ne manquait plus que le nécessaire à potion et le chaudron en étain neuf. En voyant les prix demandés par l'apothicaire, son sang d'écossaise ne fit qu'un tour ;
Mais il prend ses clients pour Crésus, l'autre charlatan ? s'exclama-t-elle en pleine rue. Je vais lui dire ma manière de penser…
Elle rentra la mine renfrognée dans le magasin, prête à taper le plus beau scandale de sa vie. Quelques minutes plus tard, des hurlements se firent entendre de la boutique, éloignant les clients potentiels. Cependant, McGonagall ressortit victorieuse en ayant eu un rabais de 15.
Non mais, quelle bande de voleurs, ces fabricants de soupes… Celui qui m'arnaquera n'est pas encore né, foi de McGonagall !
Il était temps pour elle de rentrer, mais elle appréciait ce petit moment de solitude. Elle avait envie de s'asseoir à la terrasse du Chaudron Baveur et de déguster un thé, le temps de réfléchir aux évènements qui chamboulaient sa vie. Après tout, elle pouvait prendre une petite demi-heure ! Elle choisit une table relativement bien ensoleillée et commanda sa boisson chaude préférée, ne pouvant se permettre en ces lieux de déguster un bon whisky pur feu. Tom lui apporta rapidement sa tasse et elle lâcha quelques pièces de bronze, sans pourboire évidemment. Le serveur ne s'en offusqua pas. Il connaissait la directrice adjointe depuis des années et si cette dernière ne donnait jamais plus que la somme indiquée sur l'addition, elle lui offrait chaque année une bouteille de scotch qui valait un an de son maigre salaire de restaurateur.
Minerva dégustait lentement le nectar amer. Évidemment, ses pensées se tournèrent vers Hermione. Il fallait être aveugle pour ne pas remarquer les regards appuyés que la jeune femme lui lançait subtilement. Il suffisait que l'une des deux fasse les premiers pas et… Non, ne pas y penser. Si elle s'engageait avec Hermione, cela durerait longtemps, elle ne pouvait pas se permettre d'avoir une relation avec une élève de Poudlard. La première et dernière fois que ça lui était arrivé… Elle ne préférait pas s'en souvenir. D'ailleurs, elle en subissait encore les conséquences.
Elle soupira et finit rapidement sa boisson. L'envie de se promener encore un peu avant de rentrer se fit cruellement sentir. Elle fit un peu de lèche-vitrine pour se changer les idées, mais une ombre près de l'Allée des embrumes attira son attention. Elle sortit sa baguette doucement et marcha lentement dans cette direction. Elle arriva rapidement à l'endroit dit, mais n'y trouva personne. Elle regarda autour d'elle, inquiète.
Bonjour Minerva… murmura une voix froide derrière elle.
Le professeur se retint de sursauter et un frisson glacé lui parcourut la colonne vertébrale.
Black… J'aurais dû savoir que c'était toi, marmonna la directrice adjointe entre ses dents.
« Foutu courage gryffondor ! J'aurai mieux fait de me casser… »
Ne t'inquiète pas… Je ne suis pas là pour te tuer. Enfin, pas aujourd'hui, du moins. Je venais juste aux nouvelles… continua doucement la mangemort.
Pauvre folle !
Ce n'est pas gentil de me parler comme ça… fit semblant de pleurer Bellatrix. Comment va Hermione ? Un beau brin de jeune fille, n'est-ce pas ?
Ne t'approche pas d'elle, sinon je te tue.
Pauvre Minerva, tu sais bien que tu ne peux pas. Tu as déjà eu l'opportunité, souviens-toi… Déjà 13 ans !
McGonagall inspira doucement. Oui, elle avait déjà eu Bellatrix au bout de sa baguette...
- Professeur McGonagall ! Venez vite !
Dumbledore venait d'entrer dans son bureau. L'animagus posa la copie qu'elle venait de corriger et attrapa vivement sa baguette.
Que se passe-t-il, Dumbledore ?
On vient de retrouver les Londubat, rendus fous, sous doloris. Les Lestrange…
Minerva se leva d'un bond. Son visage était fermé, et son aura magique grandissait à vue d'œil.
On y va… dit-elle froidement.
Dumbledore acquiesça, et tous deux disparurent, emportés par Fumseck.
Un contingent d'aurors les attendait sur place, ainsi que deux médicomages.
Que voulez-vous faire, Minerva ? demanda Albus après avoir observé la scène.
Je pars avec les aurors à la recherche des Lestrange. Je pense qu'il serait plus sûr que vous surveillez Sainte-Mangouste.
Le directeur acquiesça, tandis que sa collègue se dirigeait vers le chef du bataillon d'auror.
Professeur McGonagall, salua ce dernier. J'aurai aimé vous revoir dans d'autres circonstances…
De même, John. Vous avez une idée d'où se trouvent les mangemorts ?
Un de nos agents les a vu à quelques lieux d'ici.
Bien, allons-y immédiatement. Qu'on en finisse.
L'auror donna la position approximative à ses collègues, et tous transplanèrent. Ils arrivèrent dans un champ qui venait tout juste d'être labouré. Il faisait nuit noire, et l'air été humide en ce début du mois de novembre. Quelques aurors jetèrent le sort lumos, et tous aperçurent, au loin deux personnes. Minerva identifia immédiatement Bellatrix.
RENDEZ-VOUS ET VOUS AUREZ LA VIE SAUVE ! hurla le chef des aurors.
JAMAIS ! Notre maître est vivant ! À nous de le retrouver ! répondit Rodulphus.
Vous savez qu'il a été détruit par Harry Potter ! Continua John.
Les Lestrange se mirent à rire.
On y va… murmura l'auror. Vous deux, vous passez par la droite, dit-il à ses collègues. Vous trois, vous attaquez par la droite. Le professeur McGonagall et moi ferons l'offensive de face. Faites tous attention. Ils sont fous, et n'ont plus rien à perdre…
Les sorciers se mirent en position, et foncèrent sur le couple mangemort. Ces derniers réagirent immédiatement en envoyant plusieurs impardonnables. Quelques aurors tombèrent à terre, morts ou évanouis. Minerva ne regardait pas autour d'elle. Ses yeux ne quittaient pas Bellatrix. Enfin, le reste du contingent arriva au corps à corps. McGonagall accapara immédiatement sa némésis.
Tiens, Minerva… Tu t'es remise de la mort de tes parents ?
Tu vas payer pour tout ce que tu as fait… Experlliarmus !
Le combat faisait rage entre les deux femmes. Les sorts s'enchaînaient avec rapidité, augmentant dans la violence. Cependant, après plusieurs minutes, McGonagall finit par prendre l'avantage. Bellatrix était acculée, essoufflée. Le professeur désarma rapidement son ancienne élève et la tenait en joue, tandis que les aurors maîtrisait avec difficultés Rodulphus.
Allez, tue-moi Minerva… Je sais que tu en meurs d'envie.
La directrice adjointe tenait sa baguette fermement, sans trembler. Elle voulait le faire. Jeter pour la première fois de sa vie un impardonnable. Mettre fin aux agissements de cette folle.
Vas-y, dis-le… Avada Kedavra, et tu n'entendras plus jamais parler de moi…
L'animagus leva sa baguette, prête à lancer le maléfice mais au dernier moment, elle la rabaissa. Non, elle ne pouvait pas la tuer, sa raison l'en empêchait. Elle détourna les yeux de la femme.
Tu es lâche, Minerva… Tu ne pourras jamais me tuer. C'est dommage, car je continuerai à faire de ta vie un enfer….
Tu iras à Azkaban, répondit froidement la directrice des gryffondors.
Et tu crois que ça m'empêchera de te nuire ?
McGonagall ne répondit pas. Elle jeta un stupefix à la mangemort qui se trouva immobilisée sur le sol.
Emmenez-là… dit-elle à deux aurors. J'espère qu'elle recevra le baiser du Détraqueur.
Elle laissa les sorciers s'occuper des deux mangemorts et transplana pour Ste-Mangouste.
- Je me souviens très bien, Black, finit par dire le professeur. J'aurais du t'achever cette nuit-là.
Oui, mais tu n'as pas pu, et tu ne pourras jamais… Réfléchis bien à ses paroles. Nous nous reverrons bientôt…
Minerva entendit un bruit de transplanage et soupira. Elle resta quelques minutes, immobile, puis disparut à son tour.
Alors, vous en savez plus déjà ? Mais le mystère Minerva n'est pas encore totalement éclairci ! Pour la suite, les reviews sont toujours les bienvenues !
Bisous,
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