Et une autre update ! Punaise, j'arrête pas aujourd'hui ! Toujours pas de rar, car je suis vraiment speed ! Encore merci à tous ceux qui prennent le temps de me laisser une review !
Chapitre 11 : Dernier jour de vacances
Quand Minerva arriva dans l'appartement, Hermione sut qu'il s'était passé quelque chose. Son professeur avait le visage fermé et elle semblait passablement choquée. La jeune femme se retint de la prendre dans ses bras et s'approcha doucement.
- Vous allez bien professeur ? demanda la préfète.
- Non, rassurez-vous. Juste une rencontre imprévue… En tout cas, j'ai vos fournitures.
Le professeur posa les paquets sur la table et s'éclipsa dans la salle de bain, sous le regard triste de la jeune femme.
Minerva s'adossa contre un des murs et se mit à pleurer. S'en était trop pour elle. Deux mois qu'elle se retenait de craquer maintenant. Pourquoi Bellatrix s'acharnait-elle à hanter sa vie de cette manière ? Que lui avait-elle donc fait ? Elle porta les mains à son visage ruisselant de larmes et s'assit à même le carrelage.
De l'autre côté de la porte, Hermione ne savait que faire. Cela lui brisait le cœur de voir McGonagall dans cet état. Finalement elle ouvrit la porte et se dirigea sûrement vers son professeur. Elle la prit dans ses bras et lui caressa doucement les cheveux, tout en lui murmurant quelques paroles réconfortantes. Minerva se laissa aller contre son élève, elles restèrent là un long moment. La directrice reprit ses esprits et sécha ses larmes. Elles se relevèrent et l'élève rompit l'étreinte. Leurs yeux se croisèrent, et la jeune femme put lire de la gêne mélangée à la honte dans ceux de son aînée.
- Je suis désolée Hermione, je n'aurai jamais dû me laisser aller…
- Je vous en prie professeur, vous aviez l'air d'en avoir besoin depuis un bon bout de temps…
McGonagall haussa les sourcils, surprise.
- Euh… je vous propose d'aller au cinéma, ça vous changera les idées… poursuivit la jeune femme.
- Je n'y suis jamais allée, c'est l'occasion…
La préfète prêta des vêtements moldus à son aînée. Cette dernière, plus grande, dut jeter quelques sortilèges pour qu'ils soient à sa taille. Une fois habillées, elles se dirigèrent vers la première salle obscure venue. Hermione hésitait entre plusieurs films, tandis que Minerva grattait quelques livres au fond de sa poche. La jeune femme se tâtait entre le dernier Walt Disney, un film d'action à gros budget et sans scénario, un film dramatique où tout le monde se suicide à la fin de la séance, un porno bien crade, et Bridget Jones 2. Hermione avait adoré le premier volet et se dit que cela amuserait son professeur. Après avoir pris deux tickets (Minerva essaya d'en marchander le prix), elles pénétrèrent dans la salle. Hermione jeta un regard autour d'elle. Il n'y avait pas grand monde à cette séance. Les deux femmes prirent place à la rangée du milieu, bien en face de l'écran. Quelques bandes annonces et publicités défilèrent à l'écran mais la préfète ne les écoutait pas. Elle s'efforçait de répondre aux questions de son professeur.
- Comment les moldus font-ils un film ? Je n'ai qu'un concept assez vague…
- En fait, ils enregistrent les mouvements et les voix des acteurs grâce à une caméra. Ensuite, ils impriment le tout sur une bande magnétique. S'il y a besoin, ils créent des effets spéciaux grâce à un ordinateur et ils les intègrent au film. Quand tout est fini, ils multiplient la bande pour les distribuer au cinéma.
Minerva haussa les sourcils.
- Oui, bon, ce n'est pas une explication très professionnelle, j'en conviens.
- Passons… Et que raconte Bridget Jones ? interrogea la directrice adjointe.
Hermione retint un rire.
- En fait, Bridget Jones, c'est une célibataire londonienne blonde complètement cruche. Il ne lui arrive que des ennuis avec les hommes, son travail, ses amis. Elle est à moitié alcoolique, fume comme un pompier. Sa pire crainte : devenir vieille fille, mourir seule dans son appartement pour qu'on retrouve son corps trois semaines plus tard par deux dobermans.
La jeune femme n'eut le temps d'en dire plus, le film commençant. Après quelques minutes, elle se réjouissait ! Il était encore mieux que le premier. Mais ce qui fit le plus rire Hermione, c'est d'entendre Minerva grommeler toutes les cinq minutes : « Mais quelle gourde ! ».
- Ça vous plait, professeur ? murmura l'élève à l'oreille de son professeur.
- C'est amusant… Ça me rappelle la jeunesse de Sybille… chuchota à son tour McGonagall.
Hermione frissonna en sentant le souffle chaud de son aînée sur son cou. Elle inspira profondément et retourna son attention sur le film. Elle ne sut jamais si Minerva plaisantait au sujet du professeur de divination.
Une petite demi-heure plus tard, Hermione eut envie d'hurler contre l'écran. Une espèce de petite garce super bien foutue, brune, avec des jambes d'au moins un mètre vingt essayait de séparer Jones et Darcy pour se taper ce dernier.
- SALOPE ! finit par craquer la jeune femme.
- Miss Granger ! s'exclama McGonagall, outrée.
Excusez-moi, professeur… Mais cette… fille m'énerve. Je déteste les personnes qui veulent piquer les mecs des autres.
Minerva regarda sa protégée avec un sourire énigmatique.
- Les apparences ne sont pas ce qu'elles semblent être…
- Que voulez-vous dire ?
- Vous verrez à la fin du film. Maintenant, taisez-vous, ou c'est dix points de moins à gryffondor !
Hermione se renfonça dans son siège et croisa les bras. Son professeur avait-elle deviné la fin du film ? Son regard glissa et elle observa discrètement son aînée. C'est la première fois qu'elle la voyait dans des vêtements moldus et elle sourit. Minerva portait une chemise blanche un peu large, dont les manches étaient retroussées, un jean bleu un peu délavé, qui moulait parfaitement ses fesses. Hermione se surprit à penser qu'elle les trouvait magnifiques. Pour achever le tableau, la directrice adjointe portait des converses noires que la jeune femme avait réussi à retrouver dans les affaires que Dumbledore lui avait apportées plus tôt dans l'été. Si Harry et Ron voyaient McGonagall dans cette tenue, ils n'en croiraient pas leurs yeux. La jeune femme reporta son attention sur le film et les minutes qui suivirent furent ponctuées par plusieurs éclats de rire. Franchement, plus le temps passait, plus la pauvre Bridget ne s'améliorait pas.
Le dénouement arriva enfin. Bridget était face à la femme toute en jambe. Quelle ne fut pas la surprise d'Hermione de voir que cette bombe était en train de rouler une pelle à l'héroïne blonde.
- Ça alors ! s'exclama la jeune femme.
Elle observait avec fascination ce baiser. C'était le premier qu'elle voyait entre deux femmes. Ça avait l'air doux, intense… Elle se demandait ce que ça ferait d'embrasser Minerva. Hermione tourna légèrement la tête et vit que son professeur la regardait avec un grand sourire. Elle ne semblait pas avoir remarqué le trouble de son élève.
- Je vous l'avais bien dit ! murmura-t-elle avec un air de triomphe.
- En effet, je ne m'y attendais pas… Comment avez-vous su ?
- Disons que je connais le genre humain…
Elles se regardaient à présent intensément.
« C'est maintenant ou jamais… » pensa Hermione.
La jeune femme posa sa main sur celle de son professeur. Cette dernière parut surprise mais cela n'arrêta pas la préfète. Elle se pencha comme au ralenti vers les lèvres de Minerva. Hermione sentit sa respiration s'accélérer. Soudain, la salle s'éclaira, et les quelques personnes qui assistaient à la projection se levèrent. Le film était fini. Hermione se recula vivement et retira sa main, comme si elle s'était brûlée. Elle détourna son regard de celui de Minerva, honteuse. Un silence gênant s'installa. McGonagall finit par le rompre en proposant de rentrer pour dîner. La préfète acquiesça, trop heureuse que l'aînée ne lui demanda pas d'explication sur son comportement.
Le dîner finit, Hermione rassembla ses affaires, pendant que McGonagall faisait de même.
« Elle allait m'embrasser… » pensait le professeur en mettant sur un cintre la robe de sorcier prévue pour la rentrée du lendemain.
Elle aurait voulu que cela se fasse. Quand Hermione s'était penchée vers elle, elle avait failli passer sa main derrière le cou de la jeune femme pour précipiter le geste. Elle savait que c'était fou, dangereux, inconcevable, mais elle avait vraiment désiré ce baiser. Hermione la rendait folle d'amour, de désir, autant de sentiments qu'elle avait refoulés depuis longtemps. Cependant, la raison prit le dessus de ses réflexions. Elle allait devoir repousser Hermione dès la rentrée et cela lui brisait le cœur.
Tandis que son élève était sous la douche, elle se coucha, la mort dans l'âme. Elle maudissait la terre entière. Si Voldemort était mort, si Bellatrix ne représentait pas un tel danger, elle pourrait vivre cette relation. Mais la situation était telle qu'elle ne pouvait se permettre de risquer la vie de sa protégée. Elle s'endormit profondément, n'entendant pas Hermione s'allonger à ses côtés et se blottir dans ses bras.
Le lendemain, la journée passa rapidement. Hermione assista à un échange impressionnant de hibou entre Dumbledore et McGonagall sur la sécurité de la voie neuf trois quart ou sur le trajet du Poudlard express, les points sensibles du parcourt où les attaques étaient possibles. Plusieurs fois, Minerva dut transplaner plusieurs fois pour s'assurer que tout allait bien. Pendant ce temps, la préfète révisa ses cours, sur le coup des seize heures, elle passa son uniforme. Une heure plus tard, le professeur vint la chercher.
- Nous y allons. Vous êtes prêtes ?
- Oui professeur, répondit doucement Hermione.
- Je suis désolée, je n'ai pas eu le temps de vous apprendre à transplaner…
Hermione sourit et ramassa ses affaires, triste. Ses vacances prenaient fin. Elle les regrettait déjà. Certes, elle était heureuse de revoir ses amis mais ses moments privilégiés avec Minerva étaient bel et bien terminés. À moins que…
McGonagall s'approcha de son élève, et lui prit doucement la main. Elle les fit transplaner pour Pré-au-Lard. Hermione se serra contre son professeur durant le transport. Une fois arrivées au village sorcier, elles se séparèrent avec regret. Elles marchèrent lentement en direction de Poudlard. Elle passèrent les grilles du collège et traversèrent le parc.
Le cœur de la préfète se serra. Elles étaient enfin arrivées. L'élève leva les yeux et croisa le regard de son professeur. Était-ce son imagination ou son aînée avait l'air aussi triste qu'elle ?
Allez, la suite bientôt !
Bisous, Link
