Bonjour à tous,

Désolée pour le retard, mais changement de pc, perte de word, transfert de données chaotique, et beaucoup de taff à mon travail !

Voilà la suite de protection rapprochée. Bisous à tous mes revieweurs et lecteurs, et encore désolée pour l'attente !

Chapitre 17 : Début de relation

Le lendemain, Hermione ouvrit les yeux la première. Minerva était à moitié couchée sur elle et la jeune femme sentait les cheveux de son professeur sur son visage. Elle dégagea quelques mèches de cheveux et sourit. Son professeur avait le visage serein et un sublime sourire l'ornait.

La jeune femme serra Minerva dans ses bras et l'embrassa délicatement dans le cou. La directrice adjointe bougea légèrement, mais ne se réveilla pas.

« Punaise, c'est une marmotte aujourd'hui ! » pensa la préfète.

- Minerva… Il est dix heures…

McGonagall marmonna un truc du genre « Fous-moi la paix, je dors », ce qui fit rire Hermione. La jeune femme captura les lèvres de son aînée en un baiser chaste. Sortant lentement de sa torpeur, le professeur de métamorphose répondit mollement au baiser.

- Professeur McGonagall, le match Gryffondor/Serpentard va bientôt commencer ! s'exclama Hermione avec une voix grave.

Minerva fit un bon et chercha ses lunettes en grommelant : « Ils sont où les petits merdeux du professeur Rogue qu'on les éclate. Potter, si vous n'attrapez pas ce foutu vif d'or, vous aurez à faire à moi ! » Puis, elle se rendit compte d'une présence dans son lit. Elle installa ses lunettes sur son nez et Hermione éclata de rire en voyant la mine qu'elle tirait.

- Très drôle Hermione… Très spirituel ! grogna McGonagall les bras croisés.

- Désolée, mais je ne savais pas comment te réveiller, ajouta la préfète en embrassant son aînée.

Elles se levèrent et prirent le petit déjeuner dans le salon du professeur. Elles passèrent la matinée à flâner, à s'embrasser. Minerva redécouvrait le bonheur d'être en couple tandis que la préfète goûtait avec délice à ce nouveau plaisir. Vers midi, la directrice adjointe reçut un hibou de Dumbledore, lui laissant le week-end libre et l'incitant à en profiter avec Hermione. Elle sourit et se promit de remercier son collègue dès le lundi matin. Elles s'éclipsèrent discrètement du château pour aller à Pré-au-lard, où elles déjeunèrent. En apparence, ce n'était qu'une sortie professeur-élève. Mais les doigts s'effleuraient sous la table, les jambes se touchaient, les mains se caressaient. Le soir venu, Hermione dut retourner dans son dortoir pour faire illusion. Mais il était convenu qu'elle le quitterait quand elle le pourrait. À peine un pied posé dans la salle commune, Harry et Ron fondirent sur elle tel deux vautours.

- Où étais-tu passée ? On t'a cherché toute la journée ? demanda Ron, sur un ton bourru.

- Merci, je vais très bien et toi ? répondit froidement la préfète.

Harry la regarda, inquiet. La jeune femme lui fit un grand sourire et le jeune homme se détendit.

- Comment avancent tes recherches à la bibliothèque ? demanda le Survivant d'un air entendu.

- À merveille ! J'ai fait d'énormes progrès. Mon devoir de métamorphose est fini !

Harry retint un cri de joie et Ron lança un regard sceptique.

- Bon, les garçons, je vais vous laisser, j'ai eu une rude journée…

- Ça, je veux bien te croire… répondit l'attrapeur avec un sourire amusé.

Hermione grimpa les marches menant à son dortoir. Elle s'allongea sur son lit, tira les rideaux du baldaquin, se transforma en chat et quitta discrètement la salle commune. Elle courut dans les couloirs et se retrouva rapidement devant les appartements de son amante. Elle reprit forme humaine et frappa doucement à la porte qui ne tarda pas à s'ouvrir. Minerva accueillit son amante avec un long baiser. La jeune femme y répondit avec plaisir, tout en fermant la porte.

Les semaines s'écoulaient lentement. L'automne arriva, emmenant le froid et la pluie. Mais le temps n'avait pas d'influence sur la bonne humeur constante d'Hermione. Cette dernière semblait revivre. Même Malefoy et ses insultes ne pouvaient entacher ce nouveau bonheur. Ginny avait été mis au courant de la nouvelle relation et la rousse avait félicité son amie pendant au moins trois bonnes heures. Harry et les deux jeunes femmes s'étaient mis d'accord pour ne rien dire à Ron, ce dernier n'étant pas assez mature pour comprendre. De son côté, Minerva débordait de joie de vivre. Rogue avait beau lui dire quatre fois par jour que cette année Serpentard gagnerait la coupe des quatre maisons, elle n'en avait rien à faire. Et puis, elle n'avait pas eu de nouvelles de Black, alors tout allait pour le mieux ! Seule ombre au tableau : Rogue et son incessante drague. Le cours de potion devenait un véritable harcèlement sexuel, un calvaire. Heureusement, les cours de métamorphose étaient un bol d'air frais. La relation ne changeait en rien l'exigence que Minerva portait à son élève. Cependant, dès que le cours finissait, Hermione rangeait lentement ses affaires et à peine le dernier élève sortit, elles se jetaient dans les bras l'une de l'autre pour s'embrasser tendrement. Harry, pour faciliter la liaison de deux femmes, prêtait quasi quotidiennement sa cape d'invisibilité et la carte des maraudeurs.

Côté professeur, seul Lupin était au courant. Ses sens de loup garou l'avait averti d'un changement chez le professeur de métamorphose et un habile interrogatoire de sa part avait fait craché le morceau. Le professeur de DCFM avait serré sa collègue dans ses bras et l'avait félicitée. Il s'en trouvait vraiment heureux. Seule Hermione pouvait chasser les mauvais souvenirs de McGonagall et lui redonner la joie de vivre qu'elle avait avant la trahison de Bellatrix.

Cependant, plus les jours passaient, plus Hermione était inquiète. Minerva était reconnue pour sa patience, mais ce n'était pas une nonne. La jeune gryffondor ne savait pas à qui s'adresser pour des conseils d'ordre… sexuel. Elle se voyait mal en parler à Pomfresh. En fouillant les rayons de la bibliothèque et surtout de la réserve, elle tomba sur des ouvrages pas très catholiques. Elle les feuilleta discrètement mais ils concernaient surtout les hétéros. Désespérée, elle essaya de voir s'il y avait des lesbiennes dans son entourage. Elle sourit à la pensée d'aller demander aux deux commères de Gryffondor, à savoir Lavande et Parvati, si elles connaissaient des adeptes du saphisme. Non, définitivement, il fallait qu'elle se débrouille seule. À moins que…

« Après tout, qui ne tente rien n'a rien ! » pensa-t-elle en quittant l'antre de Mme Pince et en se dirigeant vers la tour des gryffondors.

A bientôt,

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