Bonne année, bonne santé, tous mes vœux pour 2006 !
Sans plus tarder, voilà la suite de Protection rapprochée
Chapitre 20 : Je me rappelle à ton souvenir
Le vent d'hiver soufflait sur le village de Pré au Lard. L'herbe était gelé et le sol glissant. Mais Minerva n'en avait cure, et se promenait dans le village de Pré au Lard. L'air froid donnait de jolies couleurs à son visage et elle inspirait avec délice les odeurs qui venaient des différentes échoppes du bourg. Des élèves de Poudlard, en sortie, marchaient dans les rues, les bras chargés de paquets. Elle poussa sa balade jusqu'à la cabane hantée, un endroit déserté, à cause de la stupidité populaire. Près de la bicoque, elle aperçut une personne au loin. Elle n'y fit pas attention et continua sa promenade, quand elle entendit un bruit de chute. Elle se mit à courir dans cette direction et aperçut Bellatrix Black sur le sol, se tenant la cheville droite. Minerva s'approcha de son élève et s'agenouilla.
- Vous allez bien, miss Black ? demanda-t-elle.
- Je crois que je me suis foulée la cheville, professeur McGonagall… répliqua la serpentard en grimaçant de douleur.
- Faite-moi voir ça…
Le professeur posa doucement ses mains sur le pied enflé de la préfète et le massa délicatement.
- Je pense à une entorse. Je vais vous raccompagner à Poudlard. Accrochez-vous à moi.
- Merci professeur, murmura Bellatrix en s'accrochant au cou de la directrice de gryffondor.
Minerva remonta lentement l'élève. Cette dernière avait du mal poser le pied à terre. La directrice adjointe fit en sorte que la jeune femme s'appuie sur son épaule et elles firent quelques pas. Bellatrix perdit l'équilibre, mais McGonagall la retint. L'élève était à présent dans ses bras et la regardait bizarrement. Le professeur essayait de déchiffrer ce regard troublant. Elle se perdait dans les yeux noirs de la serpentard, comme ensorcelée.
- Merci professeur… souffla Bellatrix.
- Je vous en prie, rétorqua Minerva. C'est tout naturel.
- J'en profite que nous soyons enfin seules pour vous avouer quelque chose qui me tracasse depuis des mois, poursuivit Black en détournant les yeux, gênée. Depuis quelques temps, je reste avec vous après les cours, à discuter de tout et de rien…
Bellatrix s'interrompit, cherchant ses mots. Minerva, curieuse de ce qui allait se dire, se taisait.
- En fait, je vous aime, Minerva.
McGonagall eut le souffle coupé. Elle voulait parler, mais Black posa un doigt sur les lèvres du professeur.
- Ne dite rien, s'il vous plaît… Embrassez-moi, plutôt…
La jeune femme remplaça son index par ses lèvres. Elles étaient douces, chaudes, contrastant avec le froid ambiant. Minerva perdit pied, et approfondit le baiser. Ce dernier, assez timide, devint sensuel, puis chargé de désir. Elles s'arrêtèrent un moment, pour reprendre leur souffle.
- J'ai envie de toi… murmura Bellatrix à l'oreille de son aînée.
Un frisson parcourut le dos de cette dernière.
- Je ne veux pas attendre… Viens avec moi… ajouta Black.
Elles se dirigèrent aussi rapidement que la cheville de la serpentard le permettait vers la cabane hantée. L'élève ouvrit la porte fermée d'un coup de baguette, et les deux femmes pénétrèrent dans la première pièce. Elles refermèrent la porte et Bellatrix captura à nouveau les lèvres de Minerva. Une paillasse assez large était posée sur le sol. Les vêtements furent rapidement à terre.
Les corps s'entremêlaient avec désir et passion. Chacune découvrait avec délice le corps de l'autre avec les mains, les lèvres, la langue. Minerva n'avait jamais connu de telles sensations. Bellatrix était vive, un peu brusque, mais très imaginative. Elle était souple, et ses mains… de vrais doigts de fée ! Le professeur n'avait jamais connu telle félicité.
Elles firent l'amour plusieurs heures durant, et c'est épuisées qu'elles regagnèrent le collège. Minerva accompagna immédiatement son amante à l'infirmerie pour qu'elle se fasse soigner.
McGonagall se réveilla en sursaut. Elle attrapa vivement ses lunettes et regarda autour d'elle. Elle soupira de soulagement. Ce n'était qu'un rêve, toujours le même, celui qui la hantait depuis un nombre incroyable d'années. Elle passa sa main sur sa nuque, pour chasser quelques sueurs froides. Hermione dormait paisiblement à ses côtés, en tenue d'Eve. Elle se leva doucement et quitta la chambre pour le salon. Elle conjura une tasse de thé qu'elle but avec plaisir. Le liquide lui apportait chaleur et réconfort. Elle ouvrit le tiroir de son bureau et sortit la pensine noire. Le professeur contemplait un moment l'objet, puis y déversa quelques pensées. Une fois cela fait, elle le remit dans le tiroir. Mais un bruit insolite à la fenêtre l'interrompit. Un corbeau tapait à la fenêtre, un message accroché à la patte. Minerva lui ouvrit et détacha la missive. Quand elle reconnut l'écriture, un frisson lui parcourut l'échine.
Je suis toujours là, ne m'oublie pas…
La directrice de Gryffondor froissa la lettre entre ses doigts. Elle s'habilla rapidement, laissa un mot pour Hermione et sortit de ses appartements en direction du bureau de Dumbledore.
- Et maintenant, que me proposez-vous pour assurer la sécurité de miss Granger ? demanda froidement Minerva en posant le parchemin sur le bureau de son collègue.
- Rien ne nous dit que Lestrange est au courant de cette nouvelle relation, répondit calmement Dumbledore.
- Ne vous moquez pas de moi ! Même sans cela, tout le monde sait que je m'entends très bien avec Hermione. Donc, je répète ma question : qu'allez-vous faire ?
Albus soupira. Sa collègue avait toutes les raisons d'être inquiète, quand on connaissait Bellatrix. Fumsek se dressa sur son perchoir et commença à crier. McGonagall tourna la tête vers la fenêtre. Cette dernière était entrouverte et un corbeau noir avait l'air d'épier. Minerva attrapa vivement une plume sur le bureau du directeur et la lança d'un geste précis. L'objet traversa de part en part la tête du volatile qui s'écroula, mort.
- Vous conservez d'excellents réflexes, Minerva… murmura le directeur.
- Black devra se racheter un messager. Donc, pour miss Granger ?
- Il ne faut surtout pas l'inquiéter. Je suppose qu'elle ne sait rien de vos relations passées ?
- Evidemment !
- Je me vois mal l'interdire de sortie à Pré au Lard. Il suffira de la suivre de loin… A Poudlard, elle ne risque bien.
- C'est à moi que vous parlez, Albus ! Vous savez bien que Poudlard n'est plus en sécurité.
Dumbledore regarda son amie, l'air triste.
- Je le sais bien, mais nous devons faire croire le contraire aux élèves. Pour eux, tant que nous serons là, ils ne courent aucun danger. Nous devons faire perdurer cette illusion.
McGonagall acquiesça.
- Sur ce, je retourne dans mes appartements. Si vous avez besoin de moi ce week-end, vous savez où me trouvez.
- Et bien justement, préparez-vous à sortir ce soir.
La directrice adjointe haussa un sourcil interrogateur.
- Habillez-vous de noir, et venez me retrouvez ici vers 23 heures. A ce soir, professeur…
McGonagall prit congé du directeur et regagna ses appartements. En entrant dans le salon, elle sut que quelque chose était arrivée. Hermione la regardait froidement, tremblant de colère.
Désolée, ce chapitre est un peu court, mais le prochain sera plus long, promis ! Bisous,
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