Bonjour tout le monde,

Ma dernière uploade de la journée, à moins que je ne vous réserve une surprise !

Bonne lecture, et merci pour toutes vos reviews


Chapitre 21 : Une contre-attaque risquée

Chère Hermione,

Je suis partie voir le professeur Dumbledore. Je ne serai pas longue. Mets-toi à l'aise. Il reste du thé et des tritons au gingembre dans la cuisine.

A tout à l'heure,

Minerva.

Hermione sourit en posant le parchemin sur le bureau. Elle avait été étonnée de ne pas trouver son amante auprès d'elle à son réveil, mais en tant que directrice adjointe, elle avait sûrement des contraintes qu'elle ignorait. Elle se servit une tasse de thé bien chaude et s'assit au bureau de son professeur. Elle but lentement le liquide ambré. Soudain, elle remarqua le tiroir entrouvert. Sa curiosité de gryffondor lui fit sortir la pensine noire. La préfète remarqua immédiatement l'aspect miteux et délabré de l'objet. Elle hésita. Devait-elle pénétrer dans l'intimité des on professeur ? Dit comme ça, ce n'était pas très engageant, mais après tout, elle ne savait rien du passé de McGonagall. Après avoir tergiverser plusieurs minutes, elle approcha sa tête de la pensine.

Hermione se trouva dans la salle de métamorphose. Minerva était à son bureau, corrigeant des copies. La jeune gryffondor sourit à la vue de son professeur, avec 20 ans de moins. Elle était magnifique. Ses cheveux noirs étaient lâchés sur ses épaules, et elle marmonnait des injures en affublant un parchemin d'un F bien senti. Soudain, la porte s'ouvrit et Hermione retint de se jeter sur la personne qui venait d'entrer. Bellatrix Lestrange. Cependant, Hermione faillit tomber quand son professeur embrassa passionnément la serpentard.

- Comment s'est passé ta journée, Bella ? demanda doucement McGonagall en serrant la préfète contre elle.

- Abominable, car je n'ai pas eu cours avec toi… minauda cette dernière.

Hermione serra les poings. Le décor devint flou et, quelques instants plus tard, elle reconnut le manoir des McGonagall. Elle se trouvait dans l'entrée, seule. Elle regarda autour d'elle, et vit Minerva arriver en courant, pour se diriger vers le salon. Elle riait et se retournait de temps à autre. Hermione se rendit très vite compte qu'elle était poursuivie par un certaine Serpentard, toute aussi hilare. Lestrange jeune finit par rattraper le professeur. Elle la cloua sur le canapé et l'embrassa tendrement.

La préfète de gryffondor n'en croyait pas ses yeux. Pourquoi McGonagall ne lui avait jamais raconté cela ? Encore une fois, les images se brouillèrent. Quand tout redevint net, Hermione eut un haut le cœur. Les souvenirs de Minerva s'enchaînaient rapidement : La jeune femme assista consécutivement à la trahison de Bellatrix, à la découverte des parents de Minerva, à la scène du chat éventré, au sauvetage par Dumbledore. N'y pouvant plus, Hermione ressortit de la pensine et s'adossa à un mur. Elle se sentait fiévreuse, nauséeuse. Elle était en colère contre Lestrange, contre Voldemort et surtout, contre Minerva qui ne lui avait rien avoué. Elle refoula les larmes qui venaient. Il s'était sûrement passé autres choses, mais elle n'avait pas le courage de regarder. Et c'est à ce moment que la directrice adjointe pénétra dans l'appartement. La jeune gryffondor la foudroya du regard.

- Quelque chose ne va pas Hermione ? demanda doucement McGonagall.

- POURQUOI NE M'AS-TU RIEN DIT ? hurla Hermione.

Minerva regarda rapidement sur le bureau et serra les poings à la vue de la pensine noire.

- Qu'as-tu fait ? demanda le professeur, empreinte d'une colère froide.

- Tu aurais pu me le dire… continua Hermione. Tu penses que je ne l'aurai jamais appris ? Tu comptais me cacher que si Lestrange t'en voulais personnellement, c'est parce que… tu … je n'ose même pas le dire.

- Oui, je suis sortie avec elle, j'ai couché avec elle. Qu'est-ce que ça peut te faire ? répliqua McGonagall. De quel droit as-tu regardé ma pensine ?

- Je comprends maintenant les allusions du professeur Rogue.

- S'il te manque, celui-là, va donc le rejoindre…

Hermione jeta un regard glacial à son amante, et quitta les appartements sans un mot. Minerva s'écroula sur un fauteuil, et pleura doucement.

Le soir venu, le professeur passa un pantalon et un pull à col roulé noir. Elle prit sa baguette et un long manteau, et partit rejoindre Dumbledore. Une fois cela fait, le directeur et son adjointe gagnèrent les grilles de Poudlard et transplanèrent dans la nuit froide.

Les deux professeurs arrivèrent devant les sombres portes du pénitencier d'Azkaban.

- Que faisons-nous là ? demanda Minerva.

- Voldemort contrôle Azkaban depuis ce matin. Il prépare un offensive contre Poudlard. Les plus proches mangemorts sont avec Jedusor dans son manoir, les autres attendent ici. Nous allons faire un peu de ménage.

- Bien.

- Vous êtes prête, professeur McGonagalll ?

- Va y avoir de la chair fraîche sur les murs… répliqua Minerva en faisant craquer ses phalanges.

- C'est vrai, je suis rouillé, un peu d'exercice me fera du bien, continua Dumbledore en faisant craquer sa nuque.

- Tu commences Albus ?

- Non, après toi Minerva, je t'en prie.

- J'insiste Albus.

- Moi aussi j'insiste. La galanterie est une de mes principales qualités après tout.

- Et c'est tout à ton honneur. C'est une valeur qui se perd…

- Oui, certes. Les valeurs d'aujourd'hui sont bien différentes de celles de ma jeunesse…

- Tout se perd, malheureusement…

- Oui, mais que veux-tu ? Les temps changent, les mœurs évoluent, la société empire… Les hommes galants, qu'on nommait les gentlemen ne sont plus aujourd'hui que des brutes mal fagotés. Après tout, nous sommes dans une société changeante. A mon époque, on choisissait une carrière et l'on s'y tenait. Si on changeait de travail, c'était à cause d'une promotion. Maintenant, ça va à coup de « mon travail ne me plait plus, je le quitte ». La magenmogot a même validé la proposition de démission ! Savez vous qu'ils parlent même de divorce ? Vous rendez vous compte, vous pourrez…

- Albus, il se fait tard, et nous avons des mangemorts à occire !

- C'est vrai, boutons les mangemorts hors d'Azkaban !

Minerva pointa sa baguette sur l'édifice carcéral, murmura une petite phrase en latin, et une déflagration se fit entendre. La moitié de la prison s'écroula.

- Minerva ! Douceur et délicatesse, tu connais ?

- Je nous ai fait une porte d'entrée ! s'offusqua la directrice adjointe.

- Les portes étaient ouvertes…

- J'ai une mauvaise vue !

- Tiens, prend mes lunettes. Il est vrai qu'à ton âge…

- JE NE SUIS PAS VIEILLE !

- Moi, je ne dis rien, mais nous sommes chargé par une cinquantaine de mangemort en rut…

- Qu'ils viennent, je les attends. Il n'est pas dit qu'un homme déflorera Minerva McGonagall !

- Je prends le groupe de droite, je te laisse celui de gauche…

- Mais ! Ils sont plus nombreux à droite ! C'est pas juste ! Moi aussi je veux m'amuser !

- Mais ma galanterie…

- Tu te la fous au cul ! Je prends celui de droite…

Et l'honorable directrice de gryffondor poussa d'un grand coup dans la gueule, son distingué collègue agrémenté d'un magnifique « DEGAGE !» conciergale et se rua, la bouteille de whisky à la main, sur les malheureux 30 mangemorts qui n'avaient rien demandé. Pendant ce temps, Albus Dumbledore tirait des stupefix à vue en fumant la pipe. Il en mit hors d'état de nuire une dizaine, et se décida à participer au corps à corps.

Minerva, quant à elle, se déchaînait telle une ménagère de moins de cinquante ans le premier jour des soldes. De sort de démembrement en sort d'écartèlement, McGonagall faisait tomber les serviteurs du Lord noir un à un, laissant derrière elle une longue traînée de sang. Un mangemort, plus chanceux que les autres, réussit à passer sous sa garde et lui colla un upercut dans le menton et deux autres en profitèrent pour lui lancer un sortilège d'entrave. Minerva réussit à le parer, mais un encagoulé la prit en traître et lui jeta un endoloris dans le dos. Le professeur de métamorphose s'écroula sur le sol, se convulsant. Dumbledore stupefixa le gougnafier et McGonagall se releva en grognant.

- Saloperie de dégénéré d'anglais. S'en prendre à une écossaise… Je vais me venger…

Et sur ces bonnes paroles, elle déchiqueta le malfaisant avec une tornade de tessons de verre. Il fut abrasé.

- Je l'ai décapé au papier de verre… Niark Niark Niark… ricana la directrice adjointe.

Et elle replongea dans la bataille. 20 minutes plus tard, nos deux professeurs étaient debout, parmi une multitude de cadavre. Cependant, ils étaient quelque peu amochés : Albus avait l'arcade sourcilière ouverte, une ecchymose aux côtes et une cheville foulée. McGonagall avait le bras droit cassé, une balafre sur la joue gauche dont un filet de sang dégoulinait.

- On est dans un sale état… commenta Dumbledore en souriant. Allons nous faire soigner à Poudlard. En plus, vous avez une infirmière particulière…

Minerva lui jeta un regard noir et transplana pour Pré au Lard.


Une petite review en attendant la suite ?

Bisous et à bientôt,

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