Les mises à jour, le retour ! Désolée pour l'attente, mais j'avais une tonne de boulot. En tout cas, merci pour toutes vos gentilles reviews ! Bonne lecture !

Chapitre 22 : It's murder on the dance floor

Le professeur de métamorphose bouillonnait. Elle avait fouillé la bibliothèque, la salle commune des gryffondor, le dortoir des filles de sixième année, et même les toilettes de Mimi Geignarde : Hermione avait disparu. En plus, Pomfresh l'avait poursuivi, pour soigner ses blessures. « Heureusement que les élèves sont couchés ! Ils auraient été apeurés de vous voir dans un tel état ! » s'était exclamé l'infirmière. McGonagall l'avait repoussée vivement.

« Comme si j'avais que ça à penser ! »

Soudain, le professeur s'arrêta net. Et si la préfète avait mis sa menace à exécution ? L'animagus se précipita vers les cachots, ne sentant pas les douleurs lancinantes de son bras cassé et de son visage balafré. Si cet homme de Cromagnon avait touché Hermione, il lui en coûterait très cher. Elle frappa à s'en briser le poing à la porte de l'appartement du maître des potions. Quelques instants plus tard, une voix essoufflée lui intima d'entrer. McGonagall ouvrit violemment la porte, et son sang ne fit qu'un tour à la vue de Rogue apparemment nu sous les draps.

- OU EST-ELLE ? s'époumona Minerva en brandissant sa baguette sur Severus.

- Que vous est-il arrivé, professeur McGonagall, demanda ce dernier en voyant l'état délabré de sa collègue.

- OU EST HERMIONE ?

- Mais je n'en sais rien ! s'indigna Rogue.

Minerva vit du coin de l'œil que la porte de la salle de bain était entrouverte. Elle se dirigea promptement dans cette direction.

- Non, pas par là ! s'exclama Rogue en se levant.

Trop tard. L'animagus venait de pénétrer dans la salle d'eau et fut stupéfaite d'y trouver Ginny Weasley en tenu d'Eve.

- Bonsoir professeur… murmura la rousse, gênée.

- Weasley, que faite-vous ici ? demanda McGonagall d'une voix froide.

- La même chose qu'Hermione et vous, répliqua Ginny d'un ton un peu plus assuré.

Minerva resta coite de tant d'aplomb.

- Je… euh… Miss Weasley, veuillez vous rhabiller et retourner dans votre dortoir. Nous reparlerons de tout ça demain à tête reposée. Bonne soirée, se reprit-elle d'une voix faussement enjouée.

Le professeur tourna les talons et quitta l'antre du serpentard. Et c'est déprimée, blessée, qu'elle regagna en traînant des pieds ses appartements. Quand elle ouvrit la porte, elle eut un sourire. Hermione l'attendait, lisant un roman. Cette dernière leva les yeux de son ouvrage et retint un cri.

- Minerva ! Que t'est-il arrivée ? s'exclama la préfète en se levant vivement. Viens par là, je vais te soigner.

Mais le professeur n'écouta pas. Elle attrapa la gryffondor de son bras valide et la serra contre elle.

- Je t'aime, Hermione…

- C'est la première fois que tu me le dis…

- Je sais…

Hermione captura à nouveau les lèvres de son professeur et l'emmena dans la salle de bain.

- Au fait, ta meilleure amie sort avec le professeur Rogue… dit Minerva sur un ton dédaigneux.

- Il a pas pu avoir la préfète, alors il se tape la « sous préfète »… De toutes façons, c'est juste pour le cul…

- Pardon ? Elle ne l'aime pas ?

- C'est ça !

- HERMIONE ! s'exclama Minerva, outrée. Quitte à se taper un mec pour le sexe, autant prendre Lockhart, il a une belle gueule et au moins, pendant ce temps, il ne parle pas. Enfin, j'espère !

-+-+-+-+-+-+-+-

- Bon, ce soir, c'est moi qui choisit ce qu'on fait ! s'exclama Hermione en posant son livre de métamorphose avancé.

Deux mois avaient passé. Noël avait apporté son lot de cadeaux et de neige, janvier ses galettes des rois et à présent, février débutait. Ron ignorait toujours la relation entre les deux femmes, et c'était pour le mieux. En ce vendredi soir, les deux amantes étaient allongées sur le canapé du salon de Minerva, la préfète ayant posé sa tête sur le ventre de sa directrice de maison.

- Pardon ? demanda le professeur en levant les yeux de sa revue sur la troisième révolte des gobelins.

- C'est toujours toi qui décides ! A chaque fois, c'est cul serré et balais enfoncé…

- Quoi ! s'indigna McGonagall.

- On fait toujours des trucs de ton âge : concert harmonique, chorale d'Eglise, conférence sur la métamorphose médiévale des grenouilles en chat noir à l'époque de l'Inquisition, librairie, séance bibliothèque, et j'en passe des meilleurs… comme la visite du laboratoire de l'université de Cambridge un dimanche pour une démonstration de potion avancée de contraception des castors lapons hermaphrodites qui a raté, de surcroît…

- Dans le concept, c'était intéressant, marmonna Minerva.

- Ah ouais ? Tu en déjà vu, des castors lapons hermaphrodites, au moins ? Et c'est quoi l'utilité ?

- Demande à l'autre éponge à graisse… se renfrogna l'aînée.

- OK, j'y vais. Je suis sure qu'il sera RAVI de me répondre… répondit sarcastiquement Hermione en se levant.

Minerva la rattrapa et la rassit de force.

- Que veux-tu faire ? demanda-t-elle d'un ton plus conciliant.

- Et bien, pour une fois, ce serait une activité de jeune.

- Comment ça une activité de jeune ? JE NE SUIS PAS ….

- Vieille, on sait, tu le répètes deux fois par jour. Disons plutôt une activité de mon âge que font les j… les gens de mon âge. Sortir le soir et rentrer tard…

- Je t'ai emmené au théâtre l'autre jour !

- Oui, Antigone, de Sophocle… soporifique… murmura-t-elle. Non, je veux danser !

- Il doit encore y avoir les concours de whisky à Callandar. Ma cousine Imogène McCarthery nous recevra bien… Mais il va falloir que je trouve un kilt aux couleurs de mon clan…

Hermione eut soudain une vision… apocalyptique. Elle se vit dans une prairie vêtue d'un kilt rouge et vert, entourée d'une bande de saoulard en train de vomir dans les flaques de boues avec, à son sommet, Imogène et Minerva chantant un hymne paillard et écossais. Elles portaient toutes deux un kilt et brusquement, le vent…

- On va éviter ! Je te propose plus classique. Une boîte de nuit à Londres ?

- Le Londres… sorcier ? hasarda la directrice adjointe.

- Moldu, j'ai envie de passer une soirée tranquille avec toi. Seule… Anonyme… Dans une foule qui ne fera pas attention à nous… Tu me comprends ?

- J'ai peur que oui, fit Minerva en rougissant.

Elle sentit une main s'égarer sur sa cuisse. Minerva reprit :

- Je ne connais aucune boîte dans le Londres moldu.

- Moi oui ! Je vais t'emmener à l'Ocellyos ! C'est le paradis sur terre !

Minerva avait l'air mal à l'aise. Finalement, elle acquiesça. Hermione lui sauta au cou. Et les amantes allèrent se préparer.

-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+

« Mon dieu, qu'est ce que c'est que cet endroit ? »

Minerva McGonagall avait rarement été horrifiée. Et maintenant, elle l'était. La boîte était enfumée, la musique rock était si forte que la directrice de Gryffondor avait l'impression d'avoir un deuxième battement de cœur. Il y avait un grand bar au milieu surmonté d'une mezzanine. Au dessus de la porte, le DJ picolait comme un trou. L'immense piste de danse s'étendait et sur la droite, les miroirs reflétaient cet amas de corps moites. Plus de 500 personnes se déhanchaient sur cet air barbare.

- Ca va, tu t'éclates ? hurla Hermione à l'oreille de son professeur.

- Autant que toi à Sophocle ! répondit cette dernière en maugréant.

- QUOI ?

- LAISSE TOMBER !

- Allez, viens danser !

- Et ça se gigote comment ce truc ?

Hermione n'entendit pas et fendit la foule en direction du podium. Minerva haussa les sourcils et se dirigea d'un pas assuré vers le bar. Elle beugla un whisky au serveur et hurla quand elle dut lâcher les 8 livres demandées. Elle put savourer néanmoins son verre accoudée au comptoir quand un jeune homme d'environ vingt cinq ans vint l'aborder.

- Salut ma belle, dit-il d'un ton qu'il voulait dragueur en lui mettant la main aux fesses.

- Veuillez retirer votre main de mon auguste fessier, jeune impudent !

- Fait pas des manières, chérie… Je…

- Pour la dernière fois, dégagez !

- Enfin, t'en as envie ! Un jeunot comme moi, c'est la chance de te vie…

- Comment oses-tu, petit con ?

« Mais bon sang, je me fais draguer par un merdeux, et Hermione se trémousse sur une musique de merde… Elle pourrait venir m'aider ! »

Hermione ne faisait plus qu'une avec la musique. Elle dansait en fermant les yeux, elle se déhanchait, s'abandonnant complètement au tempo qui l'emportait. En un mot, elle était en transe. Cependant, elle sentit que quelque chose n'allait pas. Quand elle ouvrit les yeux, son regard se posa sur Minerva, sans se préoccuper des quatre hommes qui lui tournaient autour avec des yeux lubriques. Elle sauta du podium et se dirigea vers le bar. Elle n'admettait pas qu'un animal en rut drague son amante. Elle arma son poing et allait le décocher dans le visage du malotru quand une explosion retentit dans la boîte. Un pan du mur s'effondra, et la musique fut recouverte par les cris hystériques des danseurs. Hermione et Minerva se regardèrent, puis sortirent leur baguette d'un geste vif. Des ombres noires pénétrèrent dans la boîte et repoussaient sans ménagement les moldus qui tentaient de s'enfuir. Puis, un rire démoniaque retentit, rire qui glaça le sang des deux sorcières.

- - -

La suite bientôt ! Bisous à tous !