C'est la journée des uploades ! Bon, je vais essayer d'accélérer la publication de cette histoire, puisqu'elle est finie, mais je compte sur vous pour continuer à m'envoyer vos gentilles reviews. J'en profite d'ailleurs pour remercier ceux qui ont pris le temps de me laisser quelques mots ! Merci ! Bonne lecture !
Chapitre 23 : Fight club.
- C'est Lestrange… murmura Minerva à Hermione. Il faut partir d'ici très rapidement.
- Non, on ne peut pas. Si on s'en va, ils vont tuer les moldus… Ils ne pourront pas se défendre…
Minerva hésita. La préfète avait raison, mais si elles restaient, elles risquaient d'y passer.
« Foutu courage gryffondor ! » pensa amèrement McGonagall.
Le professeur attrapa la préfète et elle l'attira derrière le bar. Elles s'accroupirent et se préparaient à attaquer.
- J'ai le droit d'utiliser la magie noire ?
- Oui, soupira Minerva. Mais seulement les sorts que je t'ai appris.
- Qu'est-ce qu'ils font là ?
- Je n'en sais strictement rien…
Des cris de douleurs retentirent dans la salle. Hermione ferma les yeux et, malgré l'effroi qu'elle éprouvait, se concentra un moment.
- Ils sont une trentaine… murmura l'élève.
- Laisse-moi faire. Reste cachée.
- Il en est hors de question !
- Je ne t'ai pas demandé ton avis !
Minerva sortit de sa cachette et jeta un sort que la préfète ne connaissait pas. Cette dernière était accroupie sous le comptoir et croisait les doigts. La contre attaque des mangemorts ne se fit pas attendre. McGonagall plongea rejoindre Hermione au moment où une vingtaine de sortilèges lui frôlaient les cheveux.
- Six de moins… murmura Minerva.
- Mais, tu n'as jeté qu'une incantation.
- Oui, mais j'ai fait un strike. J'y retourne…
La directrice adjointe conjura un bouclier de protection et se jeta dans la bagarre. Des hurlements parvenaient aux oreilles de la gryffondor qui serrait nerveusement sa baguette, à en avoir les jointures blanches ? Soudain, un cri de triomphe s'éleva.
- Nous nous retrouvons enfin, Minerva !
Hermione reconnut sans mal la voix de Bellatrix.
- Tiens, la folle est de retour. Comment était Azkaban ? demanda Minerva.
Hermione risqua un coup d'œil par-dessus le comptoir et fut horrifiée. Le professeur était désarmée, les mains en l'air, tenue en joue par Lestrange et ses amis.
- Tu verras cela par toi-même, mon amour… ricana la mangemort. Je crois que tu es dans une mauvaise situation.
- Tu sais, je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises situations. Moi si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec toi, je dirai que c'est d'abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main peut être à un moment ou je ne pouvais pas, ou j'étais seule chez moi. Et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée. Parce que quand on à le goût de la chose, quand on à le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas...euh... l'interlocuteur en face...je dirai...le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n'est pas mon cas comme je le disais là; puisque moi au contraire j'ai pu et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour. Et finalement quand beaucoup de gens aujourd'hui me disent : "Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?" et ben je leur réponds très simplement, je leur dis que c'est ce goût de l'amour, ce goût donc qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique mais demain qui sais ? Peut être simplement à me mettre au service de la communauté, à faire le don...le don de soi.
- Tu te fous de moi ? demanda Lestrange, éberluée.
- Ouais…
Cependant, Minerva n'eut pas le temps d'étayer sa réponse. Hermione avait profité de sa tirade pour s'avancer silencieusement, et lança une attaque. McGonagall pivota sur elle-même et balança un crochet du droit au mangemort le plus proche, et lui piqua sa baguette. Elles profitèrent de l'effet de surprise pour mettre hors d'état de nuire quelques fidèles du Lord noir avec des sortilèges pas très catholiques.
- TIREZ-VOUS ! s'exclama l'animagus à l'attention des moldus qui restaient là, tétanisés.
Ces derniers ne se le firent deux fois. Ils prirent d'assaut les portes de sortie en un mouvement de panique générale.
McGonagall retourna son attention vers Bellatrix. Cette dernière souriait, amusée.
- Alors Minerva, on s'est trouvé une nouvelle chérie ?
- Tais toi, pauvre dinde !
Bellatrix claqua des doigts et les mangemorts se regroupèrent autour d'Hermione et de son professeur. Les encagoulés jetèrent plusieurs sorts sur la directrice adjointe. Lestrange en profita pour lancer à la préfète un endoloris. Cette dernière s'écroula su sol, en hurlant. Elle convulsait. C'était comme si des milliers de lames chauffées à blanc pénétraient dans sa chair.
Bellatrix se délectait de ce spectacle surtout que Minerva ne pouvait l'aider, occupée avec plusieurs mangemorts. Lestrange en profita pour s'approcher de la préfète et la fit transplaner.
- HERMIONE ! hurla le professeur en voyant Black emmener son amante.
Elle entra dans une colère sourde. Sa force magique se décupla et elle extermina sans pitié les mangemorts restants. Quand les aurors arrivèrent sur place, ils trouvèrent la directrice de gryffondor à terre, pleurant toutes les larmes de son corps.
- Je n'ai pas su la protéger… murmurait-elle inlassablement.
Dumbledore vint chercher sa collègue, et l'emmena à l'infirmerie de Poudlard. Pomfresh administra un calmant à l'animagus, qui s'effondra sur un lit.
Hermione ne savait pas où elle était. Elle s'attendait à se trouver dans un vieux cachot sombre et humide, et au lieu de ça, elle était prisonnière dans une petite chambre confortable. Elle examina la pièce, voir s'il y avait moyen de s'échapper, mais sans résultats. Il fallait attendre que quelqu'un ouvre la porte, et qu'elle s'en débarrasse. Pas de chance pour elle, la première personne à lui rendre visite était Bellatrix Lestrange.
- Alors, sang de bourbe, comment te sens-tu chez mon maître ?
La préfète ne répondit pas, se contentant de jeter un regard noir à la mangemorte.
- Tu pourrais répondre, ce n'est pas très poli ce que tu fais. Si ça ne tenait qu'à moi, tu serais dans un cachot. Mais le maître veut se servir de toi pour attirer bébé Potter… et moi, pour faire venir McGonagall.
- Minerva se fout de toi. Elle t'écrasera comme une vulgaire punaise ! répondit froidement l'élève.
Lestrange la gifla de toutes ses forces.
- Minerva ne peut rien face à moi. Elle n'a pas le courage de me tuer, et pourtant, elle en a eu l'occasion à maintes reprises…
Bellatrix observa avec dégoût la gryffondor.
- Je me demande ce qu'elle te trouve… poursuivit-elle avec dédain.
Elle s'approcha dangereusement de la jeune femme. Cette dernière recula, pour se retrouver acculer à un mur. Elle sentit les mains froides de Bellatrix sur son visage, et déglutit d'horreur. La mangemort enserra la mâchoire de la préfète dans sa main droite.
- Mais il faut peut-être retirer tous ses habits pour connaître ta valeur ?
Hermione frissonna. Elle avait une idée de se que voulait lui faire la cousine de Sirius.
« C'est un cauchemar. Je vais me réveiller aux côtés de Minerva, et ce ne sera qu'un mauvais rêve…. » songea la préfète.
Cependant, quand Bellatrix lui arracha sa chemise, elle sut que tout était réel.
- Sale pute… rétorqua la gryffondor.
- Non, la pute ce soir, ce sera toi. Tu suivras chacun de mes désirs…
Minerva se réveilla en sursaut. Elle bondit de son lit et quitta l'infirmerie à grandes enjambées, sans écouter les cris indignés de Pomfresh. Elle se dirigeait promptement vers le parc de Poudlard quand elle fut arrêtée par Dumbledore.
- Puis-je savoir où vous allez de si bon matin, professeur McGonagall ? demanda-t-il, les bras croisés.
- D'après-vous ? Je vais chercher Hermione !
- L'ordre du phénix est sur le coup. Ils vont bientôt la retrouver, rassurez-vous. Allez plutôt vous reposer, vous êtes encore sous le choc.
- Chaque minute qui passe peut-être mortelle pour elle, surtout entre les mains de Bellatrix ! Laissez-moi passer, Dumbledore !
- Il en est hors de question, Minerva. Et si besoin, j'userai de la force…
La directrice adjointe sonda son collègue du regard. Voyant que ce dernier ne plaisantait pas, elle fit demi-tour et regagna ses appartements sans un mot. Elle s'allongea sur son lit.
« Hermione, tiens bon… »
Bisous tout plein, et à bientôt !
