Bonsoir à tous,
Voici une update rapide ! Merci pour toutes vos gentilles reviews, ça m'a vraiment touché ! A présent, place au nouveau chapitre. Bonne lecture !
Chapitre 24 : Goodbye to you
Hermione se réveilla péniblement. Elle ne put ouvrir que l'œil gauche, incapable d'ouvrir l'autre qui avait reçu le poing de Bellatrix la veille au soir. Elle se leva péniblement, le corps endolori et marcha jusqu'à la petite glace accrochée au mur. L'image que lui renvoyait le reflet la fit gémir. Elle avait le visage en sang. Ce que Lestrange lui avait fait subir… Elle avait été souillée.
« Mon Dieu, je ne pourrais plus regarder Minerva en face… si jamais je sors de là vivante. »
Elle avait essayé de se débattre, mais trop fatiguée, elle n'avait pas réussi à user de la magie sans baguette. Elle s'était transformée en animagus pour lui échapper, mais Bellatrix lui avait lancé le sort que Remus et Sirius avaient utilisé sur Pettigrow. Une bataille sauvage entre l'élève et la mangemort s'était alors engagée, mais Bellatrix avait été la plus forte, maîtrisant l'élève à coup de doloris. Elle avait dû… non, ne pas y penser, sinon elle sombrerait dans la folie. Elle devait à tout prix gardée la tête froide, et se sortir de cette situation. Si seulement elle pouvait prendre une douche pour effacer le contact des lèvres de Lestrange. Hermione s'allongea sur le lit et contempla le plafond. Que pensait Minerva en ce moment. A l'évidence, elle devait être inquiète. La préfète ne se posait même pas la question de savoir si son professeur était sortie vivante de la boîte de nuit. Elle en était sûre. Mais comment la rejoindre ? Elle frissonna de peur. Elle espérait sincèrement qu'elle ne verrait pas Voldemort, mais cela, c'était une douce utopie. Quand la porte s'ouvrit, elle sursauta. La panique s'emparait d'elle, et à raison. Lestrange entra, un sourire machiavélique aux lèvres.
- Tu sais, sang de bourbe, j'ai vraiment apprécié ce que tu m'as fait hier soir…
Minerva se leva se matin là, plus morose que jamais. Elle s'habilla de manière automate, et ses pas la dirigèrent instinctivement vers la grande salle. Elle tenta de composer un visage tranquille, mais n'y arriva pas. Elle s'assit à la droite de Dumbledore et mangea mécaniquement, ignorant les regards compatissants de ce dernier. Soudain, une voix traînante s'éleva dans la salle silencieuse.
- Comment se fait-il que Granger ne soit pas là ? demanda Malefoy avec un sourire dédaigneux.
Minerva serra les poings, mais ne broncha pas. Les murmures s'élevèrent, et Dumbledore remarqua l'effarement qui se lisait sur les visages d'Harry, Ron et Ginny.
- A croire que sa directrice de maison n'est pas capable de s'occuper d'elle… poursuivit le serpentard avec un ton narquois. Pourtant, quand on aime quelqu'un, on ne l'abandonne pas au mains de…
Albus n'eut pas le temps de retenir sa collègue. McGonagall s'était précipité sur le préfet et le menaçait de sa baguette.
- Espèce de merdeux, de fils de pute. Dis-moi où elle est ! se retenait de crier le professeur.
- MINERVA ! s'exclama Albus. Laissez-le. Malefoy, dans mon bureau, immédiatement. Professeur Lupin, amenez le professeur McGonagall dans son bureau.
La directrice adjointe lança un dernier regard à Malefoy, un regard qui signifiait une vengeance terrible. Le serpentard déglutit et baissa les yeux pour ne pas voir la sortie des deux professeurs. Dès que ces derniers passèrent la porte, les commentaires allaient de bon tain.
- McGonagall sort avec Granger ?
- Mais depuis quand ?
- Non, c'est pas possible, Malefoy s'est trompé…
Harry et Ginny tentaient de rétablir le calme parmi les gryffondor, mais en vain. Ron, quant à lui, avait le regard vague.
- J'ai mal compris, n'est-ce pas ? demanda-t-il doucement à son meilleur ami.
- Ecoute Ron, on a autre chose à penser. Où est Hermione ? J'espère qu'il ne lui est rien arrivé de grave…
- CE SALOPARD SAIT OU ELLE EST ! hurlait Minerva dans son bureau.
Elle était dans une rage folle. Remus prit son courage à deux mains et prit sa collègue dans ses bras. Cette dernière se mit à pleurer.
- C'est de ma faute…
- Non, Minerva…
- Je n'ai pas pu la protéger. Tout va recommencer, comme avant… Elle ne me laissera jamais tranquille…
Il devait être près de quatre heures de l'après midi. Hermione souffrait. Combien de doloris avait-elle subit avant que Bellatrix la souille à nouveau ? Elle ne pouvait pas compter. Son corps n'était que douleur. Elle avait le goût du sang dans la bouche. Elle souhaitait mourir, que tout se termine. Mais une petite voix lui disait de rester en vie, pour sa mère, pour ses amis, pour Minerva. Elle sentait les membres cassés, les coupures, le sang coagulé. Comment son professeur avait-elle pu tomber amoureuse d'un tel monstre ? Elle tenta de bouger de son lit mais gémit de douleur. Elle devait tenir. La porte s'ouvrit une fois de plus et Hermione retint un sanglot. Non, pas encore. La gryffondor ne voulait plus se retrouver nue contre cette femme, sentir ses doigts en elle, sa langue sur son corps. Elle désirait le réconfort des bras de McGonagall, ressentir à nouveau se sentiment de sécurité qu'elle éprouve à ses côtés.
- Que sais-tu de la prophétie, sang de bourbe ? demanda une voix glaciale.
La gryffondor voulut hurler de terreur, mais une boule dans la gorge l'empêcha de parler. Ce n'était pas Bellatrix qui venait d'arriver, mais Voldemort.
- Quelle prophétie ? demanda doucement la préfète.
- ENDOLORIS !
Hermione convulsait sur le lit défais. La douleur était plus forte que celle que provoquait le sort de Lestrange.
« Minerva ! Aide moi… Je ne pourrais tenir longtemps… » pensait-elle avant de hurler à plein poumon.
- Répond-moi ! Que sais-tu au sujet de la prophétie ! tonna Voldemort en interrompant le sortilège.
- Je ne sais rien ! Combien de fois faudra-t-il vous le dire ?
- ENDOLORIS !
Voldemort se délectait de la scène. Il arrêta l'impardonnable au bout de quelques minutes. La préfète avait les yeux exorbités, et la respiration saccadée.
- Pour la dernière fois, répond à ma question…
- Je l'ai déjà fait à deux reprises, me semble-t-il… haleta la gryffondor.
- Je n'ai pas de temps à perdre avec toi… siffla le lord Noir.
- Et bien, je ne vous retiens pas, rétorqua Hermione, reprenant un peu de contenance. Vous pouvez disposer…
- ENDOLORIS !
Hermione subit le sortilège à nouveau. Elle voulait hurler, mais aucun son ne sortit de sa gorge.
- REPOND ! Dis-moi ce que tu sais sur Potter ! rugit le seigneur des ténèbres.
- Et mes couilles sur ton nez, ça fait un dindon ? haleta la jeune femme.
Voldemort allait relancer l'impardonnable quand Hermione tendit sa main en criant « accio baguette ». Le mage noir, surpris, n'eut pas le temps de réagir. Sa baguette quitta sa main droite pour atterrir dans celle de la gryffondor. Elle l'agita et disparut en un craquement sonore. Le seigneur des ténèbres, l'incompréhension passée, hurla sa fureur. A des centaines de kilomètres plus loin, Harry s'effondra, sa cicatrice en feu.
Hermione reconnut la sensation particulière du transplanage.
« J'espère que je vais arrivée entière, et dans le bon ordre…"
Elle se souvenait de ce que disaient les parents Weasley à propos de mauvais transplanage, mais chassa vite ses pensées. Elle devait réussir. L'atterrissage fut douloureux, elle était allongée sur le sol. Où se trouvait-elle ? Elle ouvrit péniblement l'œil gauche, et sourit doucement. Elle était à Pré au Lard, près de l'ancienne cachette de Sirius. Il fallait qu'elle se lève, qu'elle regagne Poudlard, mais elle n'en avait pas la force pour le moment. Le froid attaquait sa peau, elle se sentait engourdie. Elle finit par s'endormir, espérant que quelqu'un la trouverait rapidement.
Ginny et Ron retenaient Harry qui hurlait de douleur.
- Appelez… McGonagall… suppliait le jeune homme.
- Ok, Harry. Ne bouge pas, j'y vais…
Ron tourna les talons et partit en courant. Il bouscula plusieurs élèves sur le chemin, mais ne prit pas la peine de s'excuser. Il déboula dans le bureau du professeur de métamorphose, sans frapper.
- Professeur ! La cicatrice d'Harry…
Minerva, que Lupin avait réussi à calmer, sursauta.
- Où est-il ?
- Dans la salle commune…
Minerva piqua un sprint, et les deux hommes la suivirent.
« Je savais pas qu'elle courait aussi vite, la McGo… » pensa Ron.
Quand ils arrivèrent dans la salle des gryffondors, Harry avait repris ses esprits et riait de bon cœur avec Ginny.
- Que se passe-t-il Potter ?
- Hermione… Hermione a piqué la baguette de Voldemort ! Elle s'est tirée avec !
- Pardon ? demanda Lupin, éberlué.
- Vous avez bu, Potter ? rétorqua sèchement McGonagall.
- Pas du tout. Voldemort me faisait voir Hermione torturée par lui. Cependant, elle a profité d'un moment d'inattention de sa part pour lui prendre sa baguette et transplaner avec… raconta Harry en riant de plus belle. Apportez-moi une pensine, et je vous fait partager ce spectacle en 16/9ème…
- Mais où est-elle maintenant ? interrogea la directrice adjointe.
- Ca, je ne sais pas… Mais elle ne doit pas se trouver très loin… répondit le gryffondor en retrouvant son sérieux.
- Lupin, allez prévenir Dumbledore. Je veux que Pomfresh soit prête à soigner Hermione. Potter, Weasley, venez avec moi. Nous allons fouiller Pré au Lard de fond en comble. Il faut faire vite avant que Voldemort ne la retrouve…
McGonagall n'attendit pas la réponse des deux élèves, et sortit vivement de la grande salle, sa baguette en main.
Une petite review ? A bientôt,
Link
