Haha, désolée pour ce vieux bug, je me suis rendu compte des heures plus tard que j'avais reposté le chapitre 2... Sûrement l'influence des drogues qu'on met dans mon café (citation d'un discours de Khadafi qui m'a fait beaucoup rire, Bref -')

Un petit chapitre où l'action ne progresse pas trop, mais qui est censé dévoiler un peu plus les sentiments de House... vous me direz ce que vous en pensez en laissant une petite review ;)

Au fait, c'est toujours les vacances pour vous?

Bonne lecture!


Durant la nuit, ils ne parlèrent pas. Ils restèrent côte-à-côte, sans bouger. Cuddy, malgré sa fatigue et l'engourdissement qui la gagnait luttait pour ne pas s'endormir. Elle ne voulait pas le laisser seul et lui donner l'oppurnité de fuir seul avec son chagrin. House respirait si doucement qu'elle vérifia deux fois s'il ne s'était pas endormi; mais il gardait les yeux fixés sur le visage pâle de sa mère, plongé dans ses pensées. Elle n'osait pas le déranger et restait donc droite, figée comme une statue, comme si un seul mouvement de sa part avait le pouvoir de détruire leur univers. Des courbatures commençaient cependant à se faire sentir douloureusement, et Cuddy se tortilla le plus discrètement possible sur sa chaise. House se tourna vers elle lentement, avec l'ombre d'un sourire las sur le visage. Cuddy stoppa net ses tentatives d'amélioration de son confort, l'air vaguement coupable.

"Je te paies un café? dit House doucement."

Elle sursauta en entendant le son de sa voix après plusieurs heures passées dans un silence complet. Il se leva et elle le suivit, inexplicablement gênée. Ils marchèrent pendant une éternité le long du couloir miteux pour atteindre une machine à café à l'aspect douteux.
Quelques minutes plus tard, ils sirotaient de concert leur café jaunâtre sans un mot.

"House... commenca Cuddy"

Il ne répondit pas.

"Greg... fit-elle, ne sachant plus de quelle manière l'atteindre.
-Même si elle survit, elle n'aura plus que quelques mois à vivre. Son cancer est métastasé. Il n'y plus aucun espoir. Alors... autant qu'elle ne se réveille pas."

Cuddy ouvrit la bouche, choquée par la brutalité des paroles prononcées par House.

"Tu ne peux dire ça! Tu ne lui a pas dit au revoir! Est-ce que tu lui as jamais dit que tu l'aimais?"

Il eut un sourire amer.

"Ca lui ferait une belle jambe, quand elle sera morte, de savoir que son fils l'aime! Parce que devine quoi, une fois qu'on est mort, on est MORT! Alors quel intérêt!
-Ca te ferait te sentir mieux, Greg, dit Cuddy qui cherchait désespérément un moyen de lui rendre espoir.
-Je vois, ricana-t-il. Très égoïste, j'adore. C'est tout moi ça."

Elle ne répondit rien, peu désireuse de faire l'objet de sa colère et de son amertume.

"Ecoute, reprit-il, ma mère et moi... on a jamais été proches. Elle était toujours entre mon père et moi, toujours effacée lors des disputes. Quand elle prenait position, ce n'était jamais en ma faveur. Elle avait peur de mon père, autant qu'elle le détestait, je suppose..."

Il regarda Cuddy dans les yeux et murmura:

"Si je lui disais que je l'aimais, je ne suis même pas sûre qu'elle me croirait.
-C'est ta mère, House, fit-elle doucement. Bien sûr qu'elle te croirait."

Il haussa les épaules.

"Il faut que tu ailles dormir quelques heures, reprit Cuddy. Tu es à bout, regarde-toi!"

Il avait l'air épuisé: les cernes lui mangeaient les yeux, ses paupières se fermaient par intermittence et ses cheveux étaient encore plus en bataille que d'ordinaire. Il secoua la tête.

"Je vais encore rester un peu, annonca-t-il.
-Greg...
-Et puis j'irai dormir, je te le jure.
-Bien... dit-elle, pas convaincue."

Elle s'éloigna. Il était clair que House ne souhaitait plus sa présence à ses côtés pour le moment.
Elle trouva Wilson allonger sur le canapé de la chambre d'hôtel qu'elle avait louée.

"Rachel dort? demanda-t-elle.
-Comme un bébé. Le voyage l'a épuisé. Pas d'amélioration de votre côté?
-Non. House va..."

Elle hésita.

"Il va mal, c'est évident, mais..."

Elle haussa les épaules.

"Oh, et puis j'en sais rien, moi! Il n'a quasiment pas parlé; tout ce qu'il a dit, c'est qu'il vallait mieux qu'elle ne réveille pas. Merde, il faut que je dorme! ajouta-t-elle en baillant.
-Bonne nuit, Cuddy, fit Wilson.
-Il vaut peut être mieux que vous alliez le voir? dit-elle en se glissant sous les draps.
-J'en doute."

Cuddy s'endormit instantanément, tout en sachant pertinemment que House n'en ferait rien. La nuit porterait conseil.


TBC.