Excusez moi pour l'attente... Vous devez être habitués maintenant ! ;)
Tant pis pour David Shore! Sans blague, si j'ai envie de réconcilier House et cuddy, j'ai le droit, nan?
Vu que j'ai écrit ce chapitre avec la chanson How do you sleep de John Lennon, je vous conseille d'en faire autant (aucun rapport avec le contenu du chapitre, mais who cares?)
Bonne lecture, et à la prochaine! Cette fic est officiellement terminée (OUF)
(.com/fr/#music/result/all/how%20do%20you%20sleep%20lennon)
House sentait comme le prédateur guettant une fragile gazelle. Il écouta les bruits étouffés à travers l'épaisse porte d'entrée de la maison de Cuddy. Il n'osait pas frapper. S'il échouait maintenant, ce serait fini. Si c'était fini... Il ne préférait pas même y penser. Il perdrait non seulement Cuddy, mais tout ce qu'il était devenu. Il serait à nouveau seul.
La porte s'ouvrit devant lui. Sans poser de questions, Cuddy lui fit signe d'entrer. Elle savait pertinemment qu'il était là, et cela depuis plus d'un quart d'heure.
Il pénétra doucement dans la maison, respirant à fond l'odeur de Cuddy et de sa fille qui imprégnait la maison toute entière. Il manqua de suffoquer tellement il aimait ce parfum.
"Rachel est au lit."
Il sursauta en entendant sa voix. "Bon Dieu, calme-toi, House. Elle ne va pas te bouffer quand même! Enfin..." Il savait bien que Cuddy était loin d'être aussi inoffensive qu'elle le paraissait.
"Tu veux quelque chose? Bourbon, vin, Coca, cigüe?
-Tu n'oserais pas, dit-il en souriant, quelque peu déconcerté cependant.
-Bourbon alors, fit-elle avec un petit sourire qui le fit frissonner."
Il s'assit sagement sur le canapé. Cette situation lui rappelait vaguement ses années de collège, les longues minutes passées à attendre le proviseur qui allait indubitablement le renvoyer -encore. Cuddy s'assit dans le fauteuil en face de lui, après lui avoir tendu son verre. House se sentait très seul et vulnérable, sur ce grand canapé, ce qui était sûrement le but recherché par sa chère et pas si tendre.
"Comment va Rachel?
-Tu l'as vu cet après-midi, House, fit Cuddy, vaguement amusée.
-C'est vrai."
Un silence gênant s'installa.
"Ecoute, Greg, on ne va pas tourner autour du pot, dit-elle en essayant autant de douceur que possible dans sa phrase. Dis ce que tu as à dire."
Il hocha la tête.
"J'aimerais m'excuser, dit-il, le plus sincèrement du monde."
Elle attendit. Elle n'allait pas lui mâcher le travail.
"Ce que je t'ai dit..."
Il réfléchit quelques instants. Cuddy patienta.
"Ecoute, je ne veux pas me chercher d'excuses. Je venais d'apprendre que ma mère allait mourir de son cancer, et ça m'a... Je ne voulais pas admettre que cela me touchait. Je l'ai détestée, tu sais?"
Cuddy sentit sa corde sensible vibrer, et elle détesta ça. Elle n'était pas censée se laisser apitoyée! Pas ce soir! Etait-elle une lionne, oui ou non?
"Elle était toujours soumise à l'autorité de mon père. Quand il entrait dans une de ses colères démentielles et qu'il me battait, elle préférait sortir de la pièce et s'occuper du linge."
Elle baissa les yeux. Elle savait que House faisait un effort considérable pour lui révéler une partie douloureuse de son enfance, et elle admirait cela.
"Mais savoir qu'elle allait mourir, c'était... horrible. Je t'en ai voulu. Ta mère à toi n'était pas mourante. C'est une femme forte, autoritaire, tyrannique. Sauf erreur de ma part, elle va t'empoisonner la vie pendant encore de longues années. Elle a ça dans le sang. Le seul défaut de ma mère était d'être faible. Et les faibles meurent.
-Greg... souffla Cuddy qui sentait les larmes lui monter aux yeux.
-Attends. Je pensais tout ce que je t'ai dit. Ta mère a besoin d'être confronté à quelqu'un qui ne se rangera pas à son avis, qui ne se pliera pas à ses lois. Mais je sais bien que je suis le dernier à être en mesure de critiquer ta relation avec elle. J'ai été un fils plutôt ingrat, je crois, dit-il avec un petit sourire qui se voulait ironique mais qui était simplement amer. Alors... Je voulais juste te dire que je suis désolée de t'avoir dit tout cela et que je te suis vraiment reconnaissant d'avoir été là pour moi, même après... tout ça."
Elle acquiesca, la gorge nouée.
"Je tiens à toi, Lisa, murmura-t-il. Je t'aime et je ne veux pas te perdre. Mais je comprendrais si tu ne voulais plus de moi à tes côtés. Je comprendrai."
Prononcer ces mots faillit le rendre fou de tristesse. Il ne voulait même pas entendre ce qu'elle lui répondrait.
"House."
Il tressaillit, se préparant à se lever et à se diriger vers la porte.
"Honnêtement, je savais à quoi m'attendre en démarrant une relation avec toi. Je sais que tu me feras du mal, involontairement ou non, mais je sais aussi que je souffrirai bien plus en devant prétendre ne rien ressentir pour toi..."
Une vague de soulagement le traversa. Après tout ce qu'il lui avait jeté à la figure dans une crise colère et de ressentiment, elle voulait toujours de lui? Il était soit génial au point qu'elle l'adulait, ou alors il était tout simplement l'homme le plus chanceux sur Terre.
"Je t'aime, lui déclara-t-il.
-Je t'aime aussi."
Ils se sourirent. Il se leva doucement, s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. Elle se blottit dans ses bras, écoutant son cœur qui battait à tout rompre. Après un long moment, elle releva la tête, et plongea brusquement sa langue dans sa bouche, avec une vigueur quasiment féline. Elle le sentit sourire tout contre ses lèvres.
"Alors, si j'ai bien compris, on baise?"
Cette phrase si triviale fit rire Lisa Cuddy.
"On baise, confirma-t-elle. Comme des bêtes. Comme des lions."
Et ils baisèrent.
FIN!
(Oui, ben quoi ? J'en avais marre de faire phrases pleines de sentiments, donc j'ai clôturé de manière un peu "cavalière" et peu distinguée. :P)
Qu'en avez-vous pensé?
