Bonjour à tous...
Voici le premier chapitre de Demortia. Je remercie tout le monde pour tous les encouragements que j'ai reçu au travers des reviews.
J'espère que ce chapitre ne vas décevoir personne et que vous continuerez d'aimer. Quoiqu'il en soit, dîtes-moi ce que vous en pensez...
Bon, je ne vais pas m'attarder plus longtemps !
Bonne lecture à tous !!!!!
Merci à phenixmiyavi pour ses supers corrections et tous ses commentaires !!! Merci !!!!
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Chapitre 1
Trop d'un coup...
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- Bonjour Mr Malefoy, bonjour Harry, dit la voix rieuse d'Albus Dumbledore. Vous venez de faire un bond de dix-huit ans dans le futur.
Malefoy regarda Dumbledore en pensant qu'il avait désormais la preuve qu'il était complètement cinglé. Cependant, Harry, lui, voyait bien que l'infirmerie n'était pas tout à fait identique. Il y avait pleins de fleurs partout et les couvertures étaient plus douces et plus épaisses. Et surtout, il n'y avait plus cette odeur d'antiseptique répugnante.
- Je ne me rappelais pas que tu étais si amoché, Harry. Je vais demander à Cho de t'examiner, nous avons de nouvelles méthodes aujourd'hui pour soigner tes blessures et je pense qu'elle pourra soigner ta tête.
- Vous voulez parler de Cho Chang ? l'interrogea Harry avec un air surpris. Où est Mrs Pomfresh ?
Jamais il n'aurait pu penser que la jeune chinoise deviendrait infirmière.
- Oui, Harry, je parle bien de Cho Chang bien qu'aujourd'hui elle porte le nom de Cho Stanley. Quant à Mrs Pomfresh, elle est à la retraite depuis quelques années maintenant. Un jeune brun aux yeux verts l'a assez épuisée pendant sa scolarité.
Harry sourit en comprenant que le directeur parlait de lui. C'est vrai qu'il était un adepte des séjours à l'infirmerie. Malefoy, quant à lui, regardait cet échange avec une stupéfaction nettement visible. Il venait de faire un bond de dix-huit ans dans le futur et eux parlaient comme si tout cela était normal. Il se racla la gorge pour couper les propos stupides que tenaient les deux autres.
- Pourquoi et comment sommes-nous arrivés dans le futur, monsieur ? demanda Drago à Dumbledore en jetant un regard noir à Harry pour lui montrer qu'il aurait dû poser cette question avant toute autre chose.
Dumbledore sourit mystérieusement et se leva de sa chaise pour aller chercher l'infirmière. Il revint quelques secondes plus tard avec une très jolie femme brune aux yeux bridés. Elle lança un regard indifférent à Drago mais fit un sourire chaleureux à Harry.
- Oh ! Harry, c'est trop étrange de te voir si jeune. Dire que lorsque je t'ai vu la semaine dernière pour Analissa, tu avais 35 ans. Si elle a hérité quelque chose de toi, c'est bien sa tendance à cumuler les séjours dans mo...
Dumbledore toussa discrètement, stoppant la jeune femme dans son discours. Harry avait les yeux grand ouverts et regardait successivement le directeur et la jeune femme. Il se tourna finalement vers Drago qui le regardait avec une expression assez étrange. L'infirmière s'était mise à l'ausculter depuis quelques secondes mais il ne s'en était pas rendu compte. Il finit alors par poser la question qui lui brûlait les lèvres :
- Qui est Analissa ?
L'infirmière rougit et se tourna vers le vieil homme qui sourit mystérieusement une nouvelle fois (au grand dam des deux jeunes hommes).
- Je pense qu'il serait mieux que Mrs Stanley vous soigne avant tout. Ensuite, nous irons dans mon bureau où je vous expliquerais vaguement ce que nous allons faire.
- Mais... commença Harry.
- Non, non, Harry, il vaut mieux que l'on soit à l'aise dans mon bureau pour discuter de tout cela. Nous sommes dans une infirmerie scolaire, je ne t'apprendrais rien en disant qu'il peut y avoir des oreilles indiscrètes, n'est-ce pas ?
Cho lui fit un sourire d'excuse pendant qu'elle auscultait Malefoy, qui n'avait pas l'air d'apprécier la jeune femme au vu des regards noirs qu'il lui jetait.
- J'avais oublié comme tu pouvais être stupide avant Drago – bien que tu le sois toujours un peu aujourd'hui – mais maintenant, tu as au moins le mérite d'être gentil, soupira-t-elle.
Drago la regarda avec les yeux exorbités. Il se tourna vers Harry, effaré, qui était mort de rire à côté. Cependant, sa douleur à la tête, toujours lancinante, l'empêcha de vraiment se moquer de sa Némésis. Le blond lui jeta un regard noir. Harry lui sourit joyeusement en retour, causant un rougissement soudain chez Drago qui baissa les yeux. Harry lui lança un regard interrogateur.
« Mais pourquoi il rougit encore, lui ? se demanda une fois de plus Harry. »
Cho sortit de la salle pour revenir quelques secondes avec des fioles et des pots de crème dans les mains. Elle leur demanda d'enlever leurs hauts de pyjama. Ils s'exécutèrent et elle s'approcha d'Harry. Elle prit un pot de crème qu'elle ouvrit, faisant s'échapper une agréable odeur de lavande. Elle en appliqua sur les côtes endolories d'Harry et, à sa grande surprise, la douleur s'évanouit. Elle fit la même chose au blond avant de lui tendre une fiole qui soigna son traumatisme et son bleu. Elle leur tendit une autre potion à chacun qui, selon elle, leur enlèveront les dernières douleurs. Harry la regarda ébahi.
- Wow, ils ont fait beaucoup de progrès depuis mon époque.
Cho lui fit un grand sourire. Il comprit alors comment il avait pu être attirée par elle un jour, c'était une jolie jeune fille à son époque et, maintenant, elle était vraiment magnifique. Elle leur tendit à tous deux des vêtements pour qu'ils s'habillent mais Drago eut un petit cri dégoûté.
- Vous voulez vraiment que je mette ça ? Je ne sais même pas qui l'a porté avant moi.
- C'est ça ou tu sors en pyjama Malefoy ! lui répliqua Cho.
Il lui fit un sourire sarcastique et chercha sa baguette sur la table de nuit mais, bien sûr, elle n'y était pas.
- Oh non, c'est pas vrai ! Ma baguette est restée à notre époque !
Harry se tourna lui aussi vers la table de nuit et remarqua que la sienne non plus n'était pas là ! Il eut un pincement au coeur, il ne se séparait jamais de sa baguette. Il lança un regard peiné vers Dumbledore qui se leva et jeta un sort aux vêtements de Drago qui devinrent simples mais assez caractéristiques de ce que portait le blond ordinairement. Drago fit tout de même une petite moue mais enfila ses vêtements. Harry fit la même chose et Dumbledore leur demanda de le suivre. Harry fit une bise sur la joue de Cho pour la remercier et ils sortirent sous le regard haineux du blond. Ils marchèrent dans les couloirs dans un silence quasi-religieux et finirent, un quart d'heure plus tard, par arriver devant la statue de la gargouille du bureau directorial.
Ils entrèrent après que le directeur ait dit le mot de passe (« bienvenue en 2015 les jeunes ! ») et s'assirent tous deux sur un fauteuil. Le bureau de Dumbledore n'avait pas changé, il était toujours rempli d'instruments tous aussi étranges les uns que les autres. Fumseck, aussi, était toujours présent, il vint d'ailleurs se poser sur les genoux d'Harry lorsqu'il le vit. Le brun lui caressa la tête puis l'oiseau retourna sur son perchoir.
- Que ce soit dans une époque ou une autre, ce phénix est toujours fan de toi, lui lança Drago avec un regard assez étrange qu'Harry ne put déchiffrer.
Dumbledore se racla légèrement la gorge et les deux jeunes hommes se tournèrent vers lui d'un seul mouvement. Drago redemanda alors, sans aucun préambule, ce qu'ils faisaient ici et comment ils étaient venus.
- C'est en fait votre faute Mr Malefoy si vous êtes ici !
Drago leva un sourcil incrédule. Fallait bien que ce soit de la faute de quelqu'un !
- La potion anti-douleur contient un ingrédient très puissant magiquement qu'on appelle le demortia. Aujourd'hui encore, nous ignorons toutes ses propriétés. Il en possède pourtant plus de cinq cents connues, dont une que nous avons découvert grâce à vous ce jour-là. Il semblerait en effet que, lorsqu'il entre en contact avec une pierre de pureté que l'on utilise pour assainir les infirmeries et hôpitaux, il provoque un chamboulement temporel. Ainsi, vous avez été projeté dix-huit ans plus tard, jour pour jour.
Harry et Drago se regardèrent quelques secondes.
- Vous voulez dire, que si ce... machin entre en contact avec une pierre de pureté alors on est envoyé dix-huit ans plus tard ? interrogea Harry, pas sûr d'avoir réellement tout compris.
- C'est à peu près cela Harry, à la différence que ce peut être un saut dans l'avenir ou dans le passé, de dix jours ou de 50 ans. C'est purement aléatoire.
Harry poussa un profond soupir. Encore une fois, il lui arrivait un truc bizarre et inattendu. Sauf que là, ce n'était plus avec Ron et Hermione, ses deux meilleurs amis, avec qui il aurait trouvé ça génial mais avec Malefoy, son ennemi, Malefoy qui un jour le tapait et le jour d'après rougissait devant lui.
- Comment allons-nous rentrer chez nous ? demanda Drago, d'un ton légèrement anxieux.
- Il existe une potion qui vous ramènera à votre époque, vous faisant oublier tout ce que vous avez appris – ou presque – et vous reviendrez exactement au moment où vos corps disparaissent, ce qui fait que personne ne remarquera votre départ. En fait, ce sera comme si jamais vous ne vous étiez retrouvés dans ce futur, leur répondit Dumbledore.
Harry le regarda, perplexe. Il lui demanda :
- Que voulez-vous dire par presque ?
- Et bien, vous aurez des flashs, des réminiscences plus précisément mais vous mettrez cela sur le compte de rêves ou de choses comme cela. Je ne peux pas vous en dire plus en fait, je ne le sais pas trop moi-même.
Harry douta quelque peu des paroles du vieil homme. N'en savait-il vraiment rien ou disait-il cela pour éviter plus de questions ? Dumbledore lui fit un grand sourire.
- Quand la potion sera-t-elle finie ?
- Il va nous falloir deux jours pour réunir tous les ingrédients et il faut quarante jours à la potion pour arriver à maturité. Cela fera donc quarante-deux jours à partir de demain.
- Quoi ? s'écrièrent en même temps Harry et Drago.
- Mais on va faire quoi en attendant nous ? ajouta Harry.
Le directeur sourit gentiment à Harry et se leva de son fauteuil pour aller en direction d'une armoire. Il ouvrit une porte et en sortit une petite boîte en bois finement gravée d'un lion et d'un serpent sur chaque côté. Il retourna s'asseoir à son fauteuil. Il posa la boîte sur la table et se remit à leur parler.
- Je savais que vous viendriez, j'ai donc tout prévu.
Il ouvrit le petit coffret et en sortit deux colliers et deux baguettes magiques. Un des deux colliers était en or et avait comme pendentif un serpent avec deux émeraudes à la place des yeux. L'autre était en argent et son pendentif était un petit lion avec deux diamants incrustés en guise d'yeux. Harry resta soufflé quelques instants devant la beauté des bijoux. Il sourit malgré lui, il n'était pas difficile de reconnaître leurs emblèmes étroitement mélangés dans ces médailles. Le directeur prit celle en or et la tendit à Harry qui sourit avec malice en voyant qu'il aurait le serpent. Contrairement à ce qu'il croyait, Drago ne riposta pas en comprenant qu'il aurait le lion. Il avait l'air plutôt satisfait au contraire. Encore une fois, Harry se demanda ce qu'il arrivait au Prince des Serpentards en ce moment. Il prit la chaîne entre ses mains et leva un regard interrogateur vers le vieil homme.
- Très bien, nous allons donc commencer dès maintenant les explications et ce que vous devez savoir pour passer inaperçu dans cette époque. Tout d'abord, la chose la plus importante mais aussi la plus dure à vous annoncer.
Il s'arrêta quelques secondes et esquissa un petit sourire sur ses lèvres.
- Eh bien, hum... Il se trouve que...
C'est la première fois qu'Harry voyait le directeur de Poudlard si gêné d'annoncer quelque chose. Il se tourna vers Drago qui affichait une expression trahissant son impatience.
- Voilà, vous êtes ensemble aujourd'hui.
- Par ensemble, vous voulez dire qu'on travaille ensemble, n'est-ce pas ? s'enquit aussitôt le brun d'une voix blanche.
- Non, je veux dire que vous êtes mariés et que vous avez cinq enfants tous les deux.
Les deux graçons eurent une exclamation étouffée. Cependant, la raison de leur cri fut différente. Harry hurla un « Quoi ! Mariés ? Non mais ça ne va pas la tête ! » alors que Drago lui s'écria « Cinq enfants ! Bordel ! Mais on copule comme des lapins ou quoi ? ».
Ils se tournèrent l'un vers l'autre. Harry arborait une expression de franche incrédulité. Pourquoi le blond réagissait-il comme ça ? Pourquoi n'était-il pas dégoûté d'avoir entendu qu'il serait avec Harry plus tard ? Le blond rougit une nouvelle fois et se tourna vers le directeur qui s'éclaircit la gorge avant de reprendre :
- Oui donc, quatre de vos enfants sont à Poudlard. Et vous Drago, vous enseignez l'histoire de la magie dans notre école. Quant à toi Harry, tu es médicomage spécialisée en neurologie et blessures magiques de l'esprit.
Drago poussa un sifflement.
- Et ben Potter, tu es devenu intelligent en vieillissant.
- Pas tant que ça puisque j'ai été capable de me marier avec toi alors que je ne suis pas gay, lui rétorqua méchamment Harry.
Drago lui envoya un regard noir alors que Dumbledore leur demanda doucement mais d'un ton ferme, de se calmer. Drago détourna la tête, non sans avoir jeter un denier regard méprisant pour le brun.
- Bref, vos enfants sont, dans l'ordre : Léandre, sixième année, Analissa, troisième année, les jumelles Lily et Camille en première année et Kyllian, qui n'a que cinq ans et que Molly se fait une joie de garder.
- Molly ? Molly Weasley garde mon fils ? demanda, surpris, le blond.
Dumbledore hocha la tête.
- Bien, c'est tout ce que vous avez besoin de savoir réellement. Il va de soi que vous ne devez en aucun cas dire à vos enfants qui vous êtes.
- Mais ils ne vont pas nous recconnaître ? demanda Harry.
- C'est là que les colliers entrent en jeu Harry. Mettez-les !
Harry et Drago les passèrent automatiquement. Harry sentit un courant froid parcourir tout son corps puis, plus rien. Il se tourna vers Drago mais rien n'avait changé. Le directeur conjura un miroir et leur tendit. Harry le prit et poussa une exclamation de stupeur. Son reflet était différent. Il avait l'air plus masculin, ses cheveux étaient châtains, ses yeux étaient devenus bleus et il n'avait plus de cicatrice. Drago, quant à lui, était brun à présent, son visage était plus enfantin, plus jovial même, ses yeux étaient noirs comme l'ébène et sa peau, légèrement hâlée. Ils étaient assez beaux en fait.
- Argh... Un brun, murmura Drago en se voyant, faisant sourire Harry.
Dumbledore reprit le miroir et le fit disparaître.
- Personne ne va ainsi vous reconnaître mais vous vous verrez toujours avec la même apparence. A partir de maintenant, vous ne devez quitter sous aucun prétexte ces colliers. D'accord ?
Les deux jeunes hommes hochèrent la tête.
- Bon, passons rapidement sur les choses pratiques. Pour les besoins de vos déguisements, vous ne pouvez gardez vos noms, les jeunes enfants Potter-Malefoy risqueraient de trouver cela étrange non ? C'est pourquoi j'ai décidé de vous faire garder vos prénoms Drago et Harry, pour ne pas que vous vous trompiez un jour mais je vais échanger vos noms de famille. Harry, tu deviendras Harry Black. Drago, tu seras Drago Evans.
- Quoi ? Il aura le nom de ma mère ? s'exclama Harry en se levant.
- T'auras celui de la mienne Potter, je te fais remarquer, dit simplement Drago.
Harry se rassit, gêné et furieux.
- Vous habiterez dans un appartement à part des dortoirs et vous prendrez tous les deux vos cours avec les Gryffondors. Pour...
- Jamais ! perdit contenance Drago. Pourquoi je prendrais mes cours avec ces... ces... avec eux ?
- Ce n'est pas discutable, Drago ! répondit Dumbledore. Je disais donc, pour tout le monde vous viendrez de Durmstrang.
Cette fois, ce fut Harry qui se renfrogna.
- Bon, je crois que le principal a été dit. Je vais vous laisser découvrir vos appartements. Nous annoncerons votre arrivée au dîner ce soir. En attendant, commencez à vous habituer à votre nouvelle vie. Et n'oubliez pas, pas un mot de votre véritable vie à quiconque et ne prononcez plus vos noms Potter ou Malefoy. Est-ce bien compris ? Tenez, voici des baguettes qui correspondent beaucoup aux vôtres. Elles feront l'affaire, ne vous en faites pas.
Les deux jeunes hommes opinèrent de la tête et prirent les baguettes quand des coups se firent entendre à la porte. Dumbledore autorisa l'entrée et un homme d'une trentaine d'années entra, tenant une fille par le bras. Harry ressentit une sensation étrange en voyant la jeune fille : yeux verts, cheveux blonds avec des mèches noirs de temps en temps arrivant au creux des reins, la peau pâle. Se pourrait-il que...
- Tiens, bonjour Analissa.
Harry avait vu juste, il se tourna vers Dumbledore d'un mouvement brusque, vite suivi de Malefoy. Les yeux du directeur pétillaient d'amusement.
- Messieurs, je vous présente le concierge de notre école, Arthus Brawn. Et voici la jeune Analissa Potter-Malefoy, élève de troisième année à Serpentard.
- Serpentard ? ne put s'empêcher de répéter Harry avec surprise.
- Et alors, qu'est-ce que ça peut te faire ? lui rétorqua la jeune fille.
- Analissa, restez polie s'il vous plaît, lui reprocha Dumbledore.
Elle ne répondit rien mais baissa les yeux.
- Que s'est-il passé ? demanda Dumbledore, les yeux de plus en plus rieurs.
- Je l'ai surprise en train de se battre avec la jeune Carla Goyle dans le couloir des enchantements. Miss Goyle n'est toujours pas remise.
Dumbledore soupira puis demanda au nouveau concierge
- Allez chercher le préfet Potter-Malefoy s'il vous plaît, Arthus.
L'homme opina de la tête et sortit du bureau. Dumbledore se leva avec un sourire trop malicieux pour ne pas inquiéter les deux jeunes hommes et prit un peu de poudre de cheminette dans sa main et en jeta dans une des cheminées. Harry fut saisi d'un tressaillement en entendant Albus dire :
- Bonjour Drago, Harry. Désolé de vous déranger mais j'ai un petit problème avec Analissa et j'aimerais que vous veniez si cela ne vous dérange pas.
La jeune fille grogna. Harry était complètement abasourdi. En l'espace de quelques minutes, il se retrouverait en face de leurs deux aînés et de deux de leurs futurs enfants. Il tourna la tête discrètement vers le blond et vit qu'il n'en menait pas large non plus. Il allait demander à sortir quand des coups furent à nouveau frapper à la porte et que le concierge entra, suivi d'un jeune homme brun aux cheveux décoiffés et aux yeux bleus. Léandre, puisque ça ne pouvait être que lui, avait la même prestance que Drago, le même air supérieur et posé. Lorsqu'il vit que sa soeur était assise devant le bureau, il haussa un sourcil puis lui lança un regard réprobateur.
- Mr le directeur, salua-t-il poliment alors que deux hommes sortaient de la cheminée.
Ce fut la plus étrange impression qu'Harry eut de sa vie. Il se vit, lui, plus vieux. Il était un peu plus grand, bien que toujours plus petit que le blond. Il devait faire 1m75 environ. Il ne portait plus de lunettes et ses cheveux étaient attachés en catogan derrière sa nuque. Quant à Drago, il était tout simplement... magnifique, bien qu'Harry s'écorchait rien que de penser cela. Il était assez grand, au moins dix centimètres de plus que le Harry futur et avait un air calme, il semblait heureux. C'était la seule chose qui venait à l'esprit d'Harry. Son moi futur lui fit un clin d'oeil et il rougit en baissant la tête. Le Harry du futur savait-il qui il était ?
- Analissa... s'écria le Drago du futur d'une voix lasse. Qu'as-tu encore fait ?
- Bonjour père, bonjour papa, dit la jeune fille avec entrain en se levant. Vous allez bien ?
- Ne joue pas à ça avec nous, jeune fille ! dit le brun. Tu as fait quoi ? Albus ?
- Elle s'est battue avec Carla Goyle, répondit le concierge.
Harry soupira mais il eut un léger sourire qui ne passa pas inaperçu aux yeux de son mari.
- Harry, tu pourrais éviter d'être fier des bêtises de ta fille, s'insurgea-t-il.
- Je ne suis pas fier d'elle, je trouve juste ça... drôle. Ça me rappelle toi et moi !
Le blond sourit tendrement et Harry ajouta d'une voix amusée.
- Peut-être qu'Analissa et Carla vont se marier plus tard.
Analissa en retomba sur sa chaise et ouvrit de grands yeux ronds, regardant son père comme s'il avait perdu la tête. Léandre explosa de rire discrètement et Harry fit un clin d'oeil à son fils. Drago mit une tape sur l'arrière de la tête de son mari.
- T'es malade toi ! Il ne manquerait plus que ça ! Lissa, n'écoute pas ton père, à force de soigner la tête des gens, il en a perdu la sienne.
Le Harry du futur pouffa. Dumbledore était clairement amusé de cette situation. Au bout de quelques instants, ils se mirent à parler de punition et le jeune Harry se désintéressa de la conversation. La scène qui se jouait devant lui était carrément surréaliste. Ils passaient de lui à Drago vieux, en passant par celui qui l'accompagnait aujourd'hui. Le voir, plus vieux, amoureux et complice de Malefoy, c'était... c'était... trop bizarre. Quelques minutes plus tard, les deux époux retournèrent chez eux, non sans que le Harry âgé ne lui refasse un autre clin d'oeil et Dumbledore lui parla à nouveau.
- Messieurs Black et Evans, Mr Potter-Malefoy va vous emmener à votre appartement.
Harry et Drago hochèrent la tête, encore stupéfaits de la scène jouée devant eux. Dumbledore expliqua à Léandre où les conduire et ils sortirent du bureau après avoir salué le directeur à la suite de leurs deux futurs enfants. Lorsqu'ils furent dehors, Léandre leur demanda de les suivre et il se mit à parler à sa soeur.
- Lissa, tu n'es pas prudente avec cette Goyle. Tu ne peux pas te battre avec elle dans un endroit un peu plus discret, non ?
Harry étouffa une exclamation. Il n'était pas si responsable que ça le grand frère finalement. La jeune fille éclata de rire et son futur fils – Merlin que c'était étrange de penser cela – posa un baiser sur le front de sa jeune soeur.
- Au moins papa et père ne t'ont pas trop punie. Et puis, père a dit ça parce que Dumby était devant. Je te parie que papa le fera changer d'avis et que tu ne seras même plus punie pendant les vacances.
- Je sais, répondit la fille avec un grand sourire.
- En tout cas, papa m'a bien fait rire ! Toi et Goyle ensemble, ça serait à voir !
Analissa lui mit un coup de pied.
- Arrête ! Il m'a déjà mis pleins de visions d'horreurs dans les yeux. C'est pas parce qu'eux, ils sont masos et ont commencé par se battre que c'est pareil pour tout le monde. Bon, je vais rejoindre Tommy et Cynthia. A plus, grand frère !
Léandre lui répondit par un geste de la main alors qu'elle bifurqua et demanda alors aux deux voyageurs :
- Vous venez d'où au fait ?
- De Durmstrang, répondit Drago.
- Ah, fit le préfet. Vous vous y connaissez en magie noire alors ?
-Oui, répliqua le blond alors que le brun allait dire non.
Le silence revint et le jeune homme s'arrêta devant une statue d'ange.
-Voilà vos appartements. Le mot de passe est : amour pur. Voilà, bon... ben... bonne journée.
Harry et Drago le remercièrent et entrèrent dans l'appartement.
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A suivre...
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Alors ? Ça vous a plu ? Pas déçu ? Je pense mettre le prochain chapitre bientôt, début de la semaine prochaine je pense...
Bonne journée à tous !
Lunapix...
RaR :
Zozo : merci pour ta review, merci beaucoup !!! J'espère que la suite va tout autant te plaire !!!! bisous !!!!
