Hum…

Je peux entrer ? Rangez tous vos armes !!!

Je sais que je suis en retard !! Je m'en veux vraiment !!! Une semaine, c'est inadmissible pour moi ! Mais j'ai un petit coup de déprime en ce moment et mon inspiration m'avait lâchement abandonnée. Je n'ai écrit le premier mot de ce chapitre que jeudi soir.

J'espère que ce chapitre beaucoup plus long que les autres va me faire un peu pardonner, sachez que j'y ai mis tout mon petit cœur et j'espère qu'il va vous plaire !

Merci à Cindelle pour l'avoir lu et pour m'avoir aidé à arranger tout ce qui clochait (merci trop trop beaucoup à toi !!). Ce chapitre naurait pas été complet sans toi !

Merci à ma fidèle bêta adorable de me l'avoir corrigé aujourd'hui, malgré toutes mes modifications de dernière minute, mes rajouts de dernière minute aussi… Et puis, merci de toujours les corriger à temps alors que je les donne toujours quelques heures avant le jour de parution !

Merci à tous pour toutes vos reviews et encouragements, je vous jure que je n'aurais plus jamais un retard d'une semaine ! En tout cas, j'ai crée un blog dont le lien est à homepage et je vous tiendrais ainsi au courant de l'avancement de mes chapitres !

Merci infiniment…

BONNE LECTURE !!!

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Les personnages :

Enfants de Drago et Harry : Léandre (Gryffondor, 16 ans), Analissa (Serpentard, 13 ans), les jumelles Lily et Camille (Gryffondor, 11 ans) et Kyllian (pas à Poudlard, 5 ans).

Enfants de Ron et Hermione : Noémie (Gryffondor, 17 ans), Cynthia (Serdaigle, 13 ans) et Baptiste, dit « bébé » (Gryffondor, 11 ans).

Enfants de Fred et Nelly (une moldue) : Alec (Gryffondor, 14 ans), Chris (Gryffondor, 13 ans).

Enfants de George et Angelina : Marcus (Gryffondor, 14 ans), les jumelles Sandy et Sarah (viennent de finir leur scolarité à Poudlard).

Enfants de Percy et Penelope : Paris (Serdaigle, 3ème année).

Enfants de Bill et Fleur : Sophie (Serpentard, 17 ans), Genès (Poufsouffle, 12 ans).

Charlie n'a pas encore d'enfants…

Enfants de Blaise et Luna : Adam (Serpentard, 15 ans), Laly (Serpentard, 11 ans).

Enfants de Neville et Ginny : Tommy (Gryffondor, 13 ans), Marissa (pas à Poudlard, 3 ans).

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Chapitre 14

Dix jours…

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Harry sursauta lorsque la porte de l'infirmerie s'ouvrit au beau milieu de la nuit. Il se redressa et enfila ses lunettes avant de se lever. Il se tourna rapidement vers Drago, espérant presque le voir réveillé. Pourtant, il savait que Drag ne se réveillait plus que quelques minutes dans la journée désormais, il devait économiser ses forces et était sous potion de sommeil.

Harry posa un baiser rapide sur la joue pâle et creuse de son amour et soupira en se rappelant que tout cela serait terminé dans deux jours.

Il avança vers l'endroit d'où provenaient les voix. Il aperçut alors, dans la faible lumière nocturne de l'infirmerie, un petit attroupement de personnes autour d'un lit. S'approchant doucement, il finit par reconnaître la personne allongée sur le lit.

- Peter ! s'écria-t-il, stupéfait et immensément soulagé, malgré lui.

Le directeur se tourna vers lui et lui fit signe de baisser la voix. Il referma le rideau autour du corps allongé de l'élève alors que Cho, des larmes de soulagement dévalant ses joues, semblait lui faire passer des examens.

- C'est Peter ? demanda Harry dans un chuchotement.

- Oui, l'Auror Reerdon l'a retrouvé il y a quelques heures.

- Il va bien ?

- Je ne le sais pas encore. Tu ferais mieux de retourner te coucher Harry. On discutera de tout cela demain…

Harry opina de la tête et repartit se coucher. Alors qu'il s'allongeait, il poussa un bref soupir de soulagement, il était content que toute cette histoire d'enlèvement se termine enfin…

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Dix jours plus tôt…

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Lorsque Harry ouvrit les yeux ce matin-là, il tomba sur le visage délicat de son amant. Il sourit amoureusement et lui passa une main sur la joue.

Il se sentait euphorique au souvenir de ce qu'il s'était passé la veille. Un doux sentiment d'affection et de tendresse s'empara de son corps et de son esprit et il se rendit compte qu'il pouvait se dire vraiment heureux depuis la première fois de sa vie.

Drago remua légèrement mais ne se réveilla pas. Harry commença à se redresser, mais l'envie d'un câlin dans les bras de son amour fut plus forte. Il se blottit contre son torse et se rendormit sans s'en rendre compte…

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Un cri…

Des pas précipités…

Une porte qui s'ouvre, laissant apparaître une femme dont le visage, déjà baigné de larmes, était traversé par la peur et la douleur.

- Il a été enlevé !

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Lorsqu'ils se levèrent ce matin-là, la nouvelle avait déjà fait le tour du château. Peter Klasky avait disparu de sa salle de quarantaine, où il était retenu pour une maladie contagieuse inconnue de tous. L'infirmière était sortie paniquée de l'infirmerie deux heures plus tôt. Chacun était à la recherche du jeune homme.

Les deux voyageurs du temps remarquèrent tout de suite l'ambiance de surexcitation qui planait dans l'air. Ils se regardèrent, cherchant à comprendre ce qu'il se passait. Ils se rendirent main dans la main dans la Grande Salle.

Elle était emplie de murmures excités, de visages inquiets, de regards interrogateurs… Aussitôt qu'ils arrivèrent, Noémie et Sophie leur sautèrent dessus.

- Vous étiez où ? demanda la première d'un ton inquiet.

- On était dans notre appartement, on dormait, répondit Drago d'un ton sarcastique.

- Que se passe-t-il ici ? demanda Harry aux deux jeunes filles.

Elles se tournèrent vers lui, stupéfaites, avant de se tourner vers Drago.

- Vous n'êtes pas au courant ? s'exclama Analissa, qui venait de s'asseoir à côté de Harry. Peter a disparu de la salle de quarantaine. Il a été enlevé.

Les deux garçons la regardèrent d'un même mouvement.

- Enlevé ? s'étonna Harry. Comment pouvez-vous être sûr que c'est un enlèvement ?

- Sans doute parce que le sorcier qui a fait ça a laissé une lettre sur son oreiller, ironisa Analissa en enfournant une brioche dans sa bouche.

- Elle disait quoi la lettre ? demanda Harry en se servant du café.

- Personne, à part les profs, ne le sait. En tout cas, je me demande vraiment ce qu'il se passe dans cette école. D'abord, on arrête un prof, puis il est libéré et ensuite Peter disparaît. Ça doit venir de toi Harry, papa a toujours dit qu'il attirait les ennuis quand il était jeune…

Mais le deux jeunes hommes ne l'écoutaient déjà plus, ils s'étaient arrêtés après « libéré ». Boisclair avait été libéré ? Drago serra la main de Harry sous la table. Maintenant, ils en étaient sûrs, une chose leur avait échappé dans toute cette histoire.

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Neuf jours plus tôt…

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C'était la première fois que Harry voyait des Aurors enquêter. Il avait essayé de parler avec le professeur Dumbledore toute la journée précédente, mais celui-ci avait fini par lui dire de venir le lendemain, avec Drago.

L'heure du rendez-vous approchait et Harry et Drago sortirent de leur appartement.

Malgré la potion que lui avait donné Cho, le Serpentard allait de plus en plus mal. Il ne voulait pas le montrer, souriant et parlant avec naturel, sans que jamais une grimace de douleur n'apparaisse sur son visage.

Si Harry n'avait pas passé les sept dernières années à l'observer pour noter chacun de ses points faibles, il aurait pu être aussi facilement berné que les autres. Seulement, il avait appris à voir à travers le miroir qu'était les yeux du blond. Il avait décelé l'infime part de douleur dans les orbes gris de Drago, il l'avait vu aller cracher énormément de sang alors qu'il venait de tousser, il avait entendu ses pleurs cette nuit lorsque Drago l'avait cru endormi…

Harry prit la main de son amant et la serra fortement, lui montrant qu'il était là, qu'il serait là jusqu'au bout.

Ils traversèrent les nombreux corridors anciens du château et arrivèrent devant la gargouille quelques instants en avance sur l'heure fixée par le vieux directeur. Harry ouvrit la bouche pour prononcer le mot de passe mais Drago l'arrêta en posant une main sur son bras.

Inquiet, le Gryffondor tourna le visage vers lui et le regarda d'un air anxieux, s'attendant presque à le voir défaillir. Mais Drago prit simplement son visage entre ses mains et lui embrassa les lèvres tendrement et amoureusement.

- Ne t'inquiète pas tant pour moi, je vais bien, je vais m'en sortir… lui murmura-t-il après s'être écarté légèrement.

Il lui posa un bref baiser sur les lèvres et annonça le mot de passe, permettant à Harry de se ressaisir du baiser délicat qu'il venait de recevoir.

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Le soulagement inonda chacune des cellules de son corps. Boisclair avait quand même donné l'antidote.

Harry sentit la main de Drago se poser sur sa cuisse et il se tourna d'un mouvement bref vers lui pour lui sourire.

- Il nous faut douze jours pour que la potion arrive à maturation, Harry et Severus l'ont commencé hier. Tu pourras bientôt la boire Drago, leur assura Dumbledore en souriant devant leur apaisement évident.

- Je dois t'avouer que ces jours vont être un peu difficile Drago, tu risques de souffrir de plus en plus, mais tu t'en sortiras, énonça le Harry adulte en le regardant d'un air inquiet.

Le jeune brun regarda son petit ami acquiescer avec dignité. Il se promit de le soutenir au maximum durant les onze jours qu'il restait.

Un silence succéda à leurs mots alors que le directeur servait un thé à chacun d'eux. Harry entoura la tasse de ses mains et savoura la chaleur brûlante qui enveloppa ses mains. Il en but une gorgée, qui lui embrasa la langue, mais il aima la douleur que cela lui procurait.

Drago finit par extérioriser la question qu'ils se posaient tous deux depuis la veille :

- C'est Boisclair qui a enlevé Peter, n'est-ce pas ?

Dumbledore se passa une main sur le visage, alors qu'une brève émotion de douleur passa sur le visage du Harry adulte.

- Ce qu'il va se dire dans ce bureau ne devra absolument pas sortir de ces murs les garçons, c'est compris ?

Ils hochèrent la tête, curieux d'entendre la réponse.

- Nous pensons effectivement que le professeur Boisclair pourrait avoir enlevé Mr Klasky. Il a été libéré vendredi soir et personne ne l'a revu depuis. Le jeune Peter a disparu dans la nuit de vendredi à samedi. De plus, ils avaient une relation non professionnelle tous les deux, et c'est Peter qui nous a permis de découvrir le poison et de l'arrêter.

Harry ouvrit la bouche de stupéfaction. Une relation non professionnelle ? Il dirigea son regard vers Drago qui regardait le Harry du futur avec curiosité.

- C'est à cause de vous n'est-ce pas ? lui demanda-t-il.

L'homme baissa la tête, mais acquiesça. Harry les regarda tous les deux, avant de se tourner vers le Drago futur avec une interrogation dans le regard. Ce dernier lui répondit aussitôt.

- Il semblerait que Boisclair soit amoureux de mon mari et il a pensé que Harry serait à lui s'il me tuait à dix-sept ans.

Non… Non…

- Mais… Et Peter ? Il vient faire quoi dans ce bordel putain ? Je croyais qu'il était amoureux de Drago ?

Harry fixait le regard de son « futur » en disant cela. Le neurologue soupira.

- Il est amoureux de ce connard de Boisclair qui lui a tout raconté. Peter Klasky est un legimens accompli. C'est lui qui t'a envoyé ce cauchemar et il a dérobé les recherches sur le poison pour nous les donner. Sa mystérieuse maladie était un prétexte pour le tenir à l'abri, il était anéanti d'avoir trahi Boisclair !

- Wow… souffla Drago. Et dire que j'étais jaloux de n'avoir partagé aucune de tes aventures potteriennes ! Finalement, j'aurais peut-être préféré m'abstenir…

Sans comprendre si c'était nerveux ou si c'était à cause de la phrase de Drago, le jeune Gryffondor éclata de rire, mettant une dizaine de minutes à se calmer.

Alors qu'ils sortaient du bureau directorial, il se surprit à espérer du plus profond du cœur que Peter s'en sortirait…

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Huit jours plus tôt…

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Les Aurors avaient fouillé tout le château à la recherche de preuves et d'indices pour retrouver Peter. Pourtant, rien n'avait pu les mettre sur la voie. Tout le monde s'interrogeait alors qu'une rumeur disant que le suspect premier était leur ancien professeur de sortilèges.

Drago était retourné à l'infirmerie le matin. Il s'était entaillé superficiellement un doigt au petit-déjeuner, mais le sang ne voulait pas s'arrêter de couler. Harry avait été en cours seul, accompagné de Noémie et de Sophie, qui tentaient tout pour essayer de savoir ce que pouvait bien avoir le Serpentard.

La journée passa très lentement. Chaque seconde, il pensait à son amour. Pourquoi n'était-il pas sorti ? Heureusement qu'il avait eu la confirmation qu'ils avaient l'antidote, sinon, il se serait jeté sur la porte de l'infirmerie pour hurler son désespoir !

Lorsque la fin des cours fut enfin sonnée, Harry fourra ses affaires dans son sac et sortit de la salle, se voyant déjà en train d'embrasser Drago. Seulement, alors qu'il passait la porte du cours de métamorphose, un Auror l'accosta et lui demanda de le suivre. Harry soupira discrètement, conscient qu'il devait mettre son projet de courir voir Drago à après la discussion.

L'Auror le guida à travers les couloirs pour l'amener à une partie du château qu'il ne connaissait pas du tout. Le couloir était devenu très éclairé, grâce à de hautes fenêtres, des grands tableaux montrant des procès étaient accrochés aux murs et le sol semblait ressembler à celui du Ministère de la Magie.

L'homme s'arrêta devant une lourde porte en bois sculpté qu'il ouvrit. Il laissa entrer Harry et le suivit en refermant la porte. La pièce était très grande, dans le même style de décoration que le couloir, sobre mais tout de même luxueux, et une immense table ronde occupait tout l'espace. Seulement trois personnes y étaient installées : Dumbledore et deux autres hommes que Harry n'avait jamais vu.

Celui qui était au centre semblait être la personne la plus importante, rien que par son charisme imposant. Il avait des cheveux bruns très courts dont les tempes commençaient à grisonner légèrement et ses yeux noirs et vifs contredisaient l'aspect fatigué que lui donnaient ses cernes et sa barbe de deux jours. Il portait une robe noire avec un insigne posé de travers sur sa poitrine, montrant que c'était un Auror. Il semblait absorbé par la lecture d'un parchemin posé devant lui sur la table et Harry sentit un immense respect pour cet homme s'immiscer dans son esprit en le regardant.

Le second homme que Harry ne connaissait pas semblait être de moindre importance. Il portait une robe bleu nuit légèrement usée et tenait une plume dans ses mains. Il avait des yeux bruns cernés et fatigués, quoique légèrement cachés par les mèches tombantes de ses cheveux de paille. Il ne semblait pas être beaucoup plus vieux que Harry. Il lui adressa d'ailleurs un mince sourire en le voyant. Il tenait une plume à la main, montrant qu'il n'était qu'un greffier stagiaire.

- Ah Harry, te voilà ! s'exclama Dumbledore lorsqu'il s'aperçut de la présence du jeune homme. Je te présente le chef des Aurors, Mr John Reerdon, il va te poser quelques questions sans importance. Voici son assistant, Jérôme, qui va prendre en notes tes réponses.

Harry hocha la tête, se demandant quel genre de questions on pouvait bien lui poser. Il s'assit en face du chef Reerdon qui lui fit un sourire engageant.

- Je suis désolé de vous arracher à votre temps libre Mr Potter, je vous promets de faire vite. Tout d'abord, pouvez-vous signer ces quelques papiers qui m'autorisent à utiliser vos réponses dans l'enquête que je suis en train de mener. Ensuite, nous pourrons commencer.

Harry prit la plume que lui tendit l'assistant et signa le parchemin sans lire un seul mot de ce qu'il y avait d'écrit dessus. Il releva la tête et ancra ses yeux de jade dans le regard sombre de l'officier.

- Très bien. Je suppose que vous êtes au courant de l'enlèvement de Mr Peter Klasky.

Harry hocha la tête.

- Albus m'a aussi prévenu que vous étiez au courant de nos doutes au sujet de l'innocence de Mr Boisclair. Or, nous avons retrouvé un carnet dans son bureau qui montre qu'il faisait une fixation sur vous, ou plutôt votre futur vous. Lorsqu'il nous a donné cet antidote, nous ne croyions pas sa version de l'histoire, mais nous voulions assurer la survie de votre ami, c'est pourquoi nous l'avons libéré. Seulement, il ne devait pas quitter le pays. Or, nous avons perdu sa trace…

L'homme arrêta son discours, se levant pour s'asseoir près de Harry.

- En quoi avez-vous besoin de moi, Mr Reerdon ? Je ne connaissais pas Boisclair, et je dois dire que je n'ai pas une relation amicale avec Peter Klasky.

Reerdon sourit.

- Je sais tout ça, Harry, je le sais. Seulement, j'aimerais quand même vous poser des questions, pour nous permettre de pouvoir réellement juger Mr Boisclair coupable de l'empoisonnement de Mr Malefoy et de l'enlèvement de Mr Klasky.

- J'essaierais de répondre à vos questions du mieux possible, assura Harry.

- Très bien. Tout d'abord, aviez-vous remarqué un geste ou un regard déplacé de votre professeur sur vous ?

- Pas du tout, non. Il n'a jamais rien tenté et m'a considéré comme un élève normal. Il m'a évité une punition le premier jour, c'est vrai, mais c'est tout. Je suis même allé dans son bureau le lendemain de mon arrivée et il ne m'a rien fait.

Reerdon acquiesça en faisant signe au greffier de bien tout noter.

- Toutefois, continua Harry, j'ai remarqué qu'il avait un regard haineux envers Drago le jour où il lui a demandé de venir le voir. J'avais même prévenu Drago de faire attention, mais il m'a traité de parano. Il aurait mieux fait de m'écouter, car c'est ce jour-là qu'il s'est fait empoisonner !

- Très bien. Depuis que la relation entre vous et Mr Malefoy a été connue de tous, trouviez-vous que le comportement de Mr Boisclair avait changé ?

Harry prit quelques secondes pour réfléchir. Il se rappela de la froideur de Boisclair à l'égard de Drago. Il se souvint aussi de l'étrange impression qui l'avait envahi le lendemain du cauchemar, lorsqu'il avait croisé le regard de son professeur. Il tenta de l'expliquer au chef des Aurors, qui hocha la tête d'un air entendu.

L'homme lui demanda ensuite de lui parler de Peter. Avait-il déjà laissé entendre quelque chose sur Boisclair ? Avait-il déjà réellement tenté quelque chose sur Drago, autre que du flirt ?

Harry répondit du mieux qu'il put à chacune des questions, espérant être d'une bonne aide afin de retrouver Peter. Il se sentait coupable, il avait l'impression qu'il avait jeté Peter directement dans le feu qui l'avait brûlé. C'était stupide, mais c'est ce qu'il ressentait.

Une demi-heure après que les questions aient commencées, Harry pu sortir de la pièce, raccompagné par l'Auror qui l'avait emmené. Il retraversa les couloirs sans jeter un seul regard autour de lui cette fois-ci, il désirait trop sentir les lèvres de son amour sur les siennes…

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Sept jours plus tôt…

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L'enquête avançait trop lentement. Les autorités étaient encore au point mort. Ils étaient sur la piste d'une maison où Boisclair pouvait habiter lorsqu'il n'était pas à l'école mais il paraissait qu'il n'avait pas le moindre centimètre carré de terre lui appartenant ou loué à son nom en Angleterre.

Harry avait essayé d'en savoir plus sur l'enquête auprès de l'infirmière, mais celle-ci semblait étrangement atteinte par la disparition de Peter. Harry songeait qu'elle culpabilisait car il était supposé être sous sa surveillance.

Drago n'était pas sorti la veille et Harry était resté dormir dans le fauteuil à côté du lit pour le veiller, ce qui expliquait son mal de dos alors qu'il descendait dans sa salle de cours. Lorsqu'il entra dans la serre n°2 de botanique, tous les regards se tournèrent vers lui. Il rougit imperceptiblement pour essayer de comprendre tous les regards emplis de pitié jetés sur lui.

Noémie vint vers lui et lui balança un journal dans les mains. Il le déplia et regarda la première page :

LE PROFESSEUR DE L'EFFROI A POUDLARD !

Un étudiant en voyage scolaire à Poudlard s'est fait empoisonner il y a un peu plus de dix jours par son professeur de Sortilèges, François Boisclair. Drago Evans, élève de Durmstrang, est en ce moment entre la vie et la mort à l'infirmerie de Poudlard. Le professeur, arrêté et mis en prison la semaine dernière, a été relâché vendredi 28 septembre après avoir donné le mode d'emploi de l'antidote. Alors que tous pensaient cette histoire finie, il semblerait que le professeur fou fasse encore des siennes en enlevant le jeune Peter Klasky, dont la mère enceinte avait été sauvée par Drago Malefoy le jour de la bataille finale.

Mais que se passe-t-il dans la tête de cet enseignant ? Suite de l'article en page 4.

Harry releva la tête, secoué par la lecture de l'article. Il remarqua que tout le monde essayait de voir la vérité dans son expression. Il vit aussi la prof qui semblait lui demander du regard de ne rien dévoiler.

Alors, parce que cela semblait être le seul moyen qu'il avait de vider sa nervosité en ce moment, il éclata de rire, haussant les épaules. Il partit s'asseoir à côté de Sophie et commença à lire le plan de travail au tableau.

- Ils ne savent plus quoi inventer pour faire vendre, ces journalistes, plaisanta-t-il en voyant le regard effaré de Noémie.

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Cho finissait de ranger les fioles dans l'armoire à potion lorsqu'elle reçut le journal sur lequel s'étendait la photo de son fils. Son cœur s'effondra à nouveau, les larmes perlèrent sur ses cils mais elle se passa une main rapide sur les yeux alors que Drago lui demandait ce qu'il y avait dans le journal aujourd'hui.

Elle se recomposa un sourire et se tourna vers lui.

- Je crois que les journalistes ont découvert ton empoisonnement et l'enlèvement de Peter, Drago. Je vais lire le journal dans mon bureau et je te l'emmène ensuite si tu veux.

- Avec plaisir, répondit Drago en se recouchant.

Cho partit dans son bureau dignement. Ses jambes cédèrent dès que la porte fut refermée derrière elle. Le journal tomba de ses mains pour atterrir sur le sol dans un bruit étouffé. Les larmes dévalaient son visage, traçant des sillons de désespoir sur ses joues.

Elle se revit le jour où Peter était né. Elle était en première année d'internat et devait s'occuper de la mère, qui n'avait quasiment aucune chance de survivre à cet accouchement. Elle s'affairait à passer des linges humides sur le front de la patiente. Puis, tout à coup, elle s'était mise à faire une attaque cardiaque. Cho avait appelé le médicomage de garde mais personne n'avait répondu à son appel. Elle avait fini par faire une césarienne elle-même à la mère. Elle avait mis un bébé au monde ! Un enfant orphelin…

Un mois plus tard, elle l'adoptait. Et elle aimait cet enfant plus que tout… Il avait hérité de la même maladie cardiaque que sa mère et chaque jour que Dieu lui avait donné, elle avait veillé sur lui.

Si jamais il lui arrivait le moindre mal, Cho se promit rageusement qu'elle tuerait François de ses propres mains. Qu'importe qu'elle doive en assumer l'acte après, elle vengerait son fils s'il lui causait la moindre douleur.

Elle s'adossa au montant de la porte et un sanglot la terrassa à nouveau. Elle cacha sa bouche dans une main pour étouffer le bruit et se laissa pleurer jusqu'à ce que la dernière larme ait coulé.

Les flammes de la cheminée de son bureau devinrent vertes et la silhouette d'un homme apparut. L'homme tenait entre ses poings serrés un journal. Cho leva la tête piteusement et il s'avança vivement pour s'accroupir près d'elle.

- Dis-moi qu'on va le retrouver, Noah, dis-le moi ! supplia-t-elle en s'accrochant au cou de son mari.

Il lui caressa ses longs cheveux noirs etlui murmura qu'ils retrouveraient leur enfant.

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Six jours plus tôt…

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Harry courut à travers l'infirmerie et posa le récipient sous le visage de Drago qui vomit du sang, pour la deuxième fois. Il se mordit la lèvre jusqu'au sang pour ne pas pleurer devant la douleur visible de Drago. Dès qu'il fermait les yeux, il voyait le Drago de son cauchemar mourir, et le jeune homme qui vomissait devant lui devenait peu à peu aussi pâle et fragile.

Drago se recoucha, trop faible et tremblant pour rester assis. Il s'essuya la bouche avec un mouchoir alors que Harry allait vider le sang dans la salle de bain annexe. Il revint s'asseoir sur le lit, à côté de Drago. Le Serpentard lui fit un grand sourire. Malgré la douleur évidente, le visage de Drago semblait resté aussi digne et illuminé que d'habitude. Il arrivait même à garder son air narquois des grands jours. Harry répondit à son sourire et écarta de ses doigts les mèches trempées de sueur collées à son front brûlant.

- Je suis beaucoup moins sexy comme ça, non ? demanda Drago en collant son visage contre la cuisse de Harry.

Le brun éclata de rire.

- Je te trouve très mignon, moi…

Drago ouvrit des yeux faussement effrayés.

- Merlin ! C'est la fin du monde, il ne manquerait plus que tu me dises que je suis attendrissant !

- J'allais le rajouter, déclara Harry malicieusement.

Drago rit doucement.

- Je me vengerais ! Dès que j'ai retrouvé ma forme olympique, je te jure que je te montre que je ne suis absolument pas mignon…

Harry sourit une nouvelle fois et posa un baiser sur les lèvres asséchées de son amant. Il se coucha dans le lit avec lui et le prit dans ses bras. Drago grelottait, ses lèvres devenaient bleues. Mais Harry était là, Harry l'aimait… Il pouvait même mourir dans ses bras, il était heureux.

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Cinq jours plus tôt…

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Peter resserra la couverture autour de lui, collant son dos au torse de l'homme couché à côté de lui. Il frissonnait. Ses tremblements réveillèrent l'homme qui mit quelques secondes à comprendre ce qui venait de le sortir du sommeil.

Il soupira et passa ses bras autour de la taille de Peter qui toussa violemment. Sa respiration se faisait sifflante.

- Je crois que je suis malade François.

Le professeur rouvrit ses yeux et se redressa pour voir le visage de son jeune amant. Peter était pâle. Il passa une main sur son visage moite. Il semblait avoir de la fièvre.

François se leva de son lit et partit chercher une bassine d'eau froide dans la salle de bain. Avec un linge, il humidifia le visage du jeune élève, qui ferma les yeux sous la caresse bienfaitrice du tissu.

- Je suis désolé Peter, je me suis mal comporté… Je n'aurais pas dû te laisser nu dans cette grange avec ce froid. Pardonne-moi… J'étais fou, je me sentais trahi, je n'aurais jamais dû… Je sais que tu es malade en plus, je m'en veux… Pardonne-moi…

Peter sourit et tira la main de son amour pour l'attirer à lui. Ils s'embrassèrent longuement et passionnément, presque violemment. Le plus jeune gémit lorsque l'ardeur du baiser envahit ses sens. Mais ils se séparèrent…

François se recoucha à côté du jeune homme qui posa sa tête sur son torse. Ses tremblements avaient un peu cessé mais le professeur savait que Peter avait besoin d'un médecin.

- Je t'aime François… murmura l'élève d'un air endormi.

- Je sais, répondit l'autre, son cœur se comprimant à cette réponse.

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La nuit était tombée depuis longtemps mais Analissa ne parvenait pas à fermer les yeux. Elle n'était pas stupide… Elle avait remarqué la douleur dans les traits de son père aujourd'hui, pendant son cours, il lui était même arrivé de perdre deux fois le fil de son discours.

Elle n'avait jamais vu son père oublier ses mots…

Puis, il y avait eu ce journal la veille. Drago était donc bien empoisonné, elle l'avait compris, même si Harry avait dit que ce n'était qu'une invention de journalistes. Il n'était pas compliqué de faire le rapprochement entre ce qu'elle avait entendu avec son frère le jour où ils avaient été mangé chez leurs pères et cet article.

Une larme glissa de sa joue. Elle se maudit d'être faible et de se laisser aller. Ils étaient à Poudlard par Salazar, Dumbledore ne laisserait pas faire ça !

Mais… Et Peter ? Il s'était fait enlevé sous son nez pourtant !

Elle se redressa de son lit et enfila sa cape. Sans faire de bruits, elle sortit de son dortoir et de sa salle commune. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit de sortir dans le château en pleine nuit mais son père le faisait bien, lui, quand il était jeune !

Elle avait besoin de son frère, lui seul saurait la réconforter. Elle donna le mot de passa à la Grosse Dame et monta discrètement dans le dortoir des sixièmes années. Elle rit doucement en songeant qu'une jeune Serpentarde de treize ans ne devraient pas être dans le dortoir des garçons de seize ans. Elle trouva rapidement le lit de son frère et ouvrit le rideau.

Il avait les yeux ouverts. Il lui sourit et lui tendit une main. Elle se blottit contre lui.

- J'ai peur, Léandre, je ne veux pas qu'il arrive quelque chose à Père, murmura-t-elle en se mettant à sangloter doucement.

Il lui caressa les cheveux et lui posa un baiser sur le haut de la tête.

- Tout va s'arranger, p'tite sœur.

Intérieurement, il priait justement pour que tout s'arrange...

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Quatre jours plus tôt…

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- Ils ont trouvé trois maisons au nom de Boisclair. Elles sont toutes en France, déclara Harry en aidant Drago à se laver dans la baignoire.

Le Serpentard avait eu du mal à se faire à l'idée qu'il ne pouvait même pas se laver seul. C'était terrible pour quelqu'un qui avait appris dès son plus jeune âge le sens du mot fierté d'admettre qu'il n'était plus capable de rien faire tout seul. Mais il devait quand même s'avouer, au plus profond de lui-même que se faire laver par Harry n'était pas non plus très désagréable.

Et puis, Harry lui faisait la conversation normalement, lui parlant de tout et de rien, comme s'il ne faisait rien de plus que lire un journal et ça l'aidait considérablement à se détendre. Salazar ! Qu'il aimait ce mec !

- Ils y sont allés ? demanda-t-il dans un souffle.

- Non, ils attendent des mandats pour y aller, ils feront une descente dans chaque maison demain. D'ailleurs, tu sais ce que j'ai appris sur Boisclair ?

Drago secoua la tête, signifiant qu'il ne pouvait pas deviner.

- Il a tué sa mère… Enfin, elle était très malade et elle lui a demandé de la tuer, ce qu'il a fini par faire en la voyant souffrir.

Drago leva les yeux vers lui.

- Et ben…

- Attends, tu ne sais pas tout… Il haïssait son père plus que tout depuis qu'il avait quitté sa mère pour une jeune moldu de vingt ans sa cadette. Du coup, il était persuadé que son père l'avait trahi et qu'il était responsable de la mort de sa mère. Un an après qu'il ait mis fin aux souffrances de sa mère, son père est mort mystérieusement d'un poison inconnu. A l'époque, le meurtre est resté impuni mais ils pensent maintenant rouvrir le dossier. Ils sont sûrs que Boisclair est derrière tout ça…

Harry aida Drago à se lever, enroulant un bras autour de sa taille et un autre sous ses bras. Il l'aida à se tenir debout puis le fit sortir de la baignoire après lui avoir lancé un sort de séchage.

Après l'avoir habillé, il le fit asseoir dans le fauteuil roulant que le Harry adulte lui avait donné et il l'emmena dans son lit. Il se coucha avec lui et éteignit la lumière.

- En tout cas, murmura Drago, essoufflé, tout ça n'est pas de bonne augure pour Peter.

- Gardons espoir…

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Trois jours plus tôt…

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L'agent Reerdon était chef des Aurors depuis maintenant deux ans, mais c'était la première fois qu'il devait négocier quelque chose avec le chef des Aurors français. Cet homme était antipathique à souhait. Athlétique, le sourire facile et les yeux aguicheurs, aucune femme ne résistait à son talent sûr pour séduire. Cependant, lorsqu'il s'agissait de son travail ou de diplomatie, l'agent en chef Richard Marcelin n'avait plus aucun talent.

John tapa son poing sur la table :

- Richard, c'est une entrave à la justice que vous faites si vous m'empêchez de rouvrir ce dossier et si vous ralentissez l'arrivée de ces mandats. La vie d'un jeune homme dépend de ces maudites autorisations !

Marcelin fit entendre son rire clair.

- Voyons, voyons, John, il ne sert à rien de tomber dans le mélodrame. Je vais vous donner ces mandats, mais il est hors de question de rouvrir le dossier Jean Boisclair. Il est inutile de ressasser de vieilles histoires.

Reerdon se leva d'un geste brusque.

- Avez-vous une idée de ce que signifie le mot justice Marcelin ? Si le fils Boisclair est responsable du meurtre de son père, il doit payer pour ça !

L'Auror français se passa une main lasse dans ses cheveux châtains. Il appela sa secrétaire pour qu'elle lui apporte une tasse de café. Une minute plus tard, une jeune femme très maquillée entra dans le bureau, faisant virevolter sa minijupe autour d'elle. Elle posa la tasse fumante sur le bureau et ressortit en faisant un grand sourire à son patron.

- Ecoutez Richard, si je vous apporte la preuve de la culpabilité de Boisclair dans cette affaire, me laisserez-vous rouvrir le dossier ? demanda John avec une détermination visible dans la voix.

- Amenez-moi des preuves concrètes et nous en rediscuterons. En attendant, la discussion est close. Vous aurez les mandats demain, dans la matinée. Pas avant !

John se leva, enrageant, et se dirigea vers la porte. Il l'ouvrit brusquement et sortit de la pièce d'un pas vif. Il traversa le couloir du Ministère de la Magie française, en colère contre ce nul de Marcelin qui était plus doué pour voir le dessous de la jupe de sa secrétaire que pour exercer une vraie justice dans son pays.

En transplanant pour rentrer à Londres, Reerdon se jura qu'il trouverait un moyen de se venger de cet idiot de français, comme lui faire perdre les prochaines élections par exemple…

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Deux jours plus tôt…

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Harry passa sa main sur le visage de son petit ami. Drago n'avait pas ouvert les yeux de la journée et un petit filet de sang s'écoulait maintenant continuellement de ses lèvres.

La peau translucide du jeune Serpentard laissait maintenant transparaître les veines bleutées de manière visible.

Un petit soupir s'échappa des lèvres de Drago qui papillonna des yeux avant de les ouvrir. Son regard sembla perdu quelques instants jusqu'à ce qu'ils croisent les yeux de Harry. L'ombre d'un sourire passa alors sur son visage tandis que Harry essuyait le sang qui s'écoulait de sa bouche.

- Là, je suis sûre que je ne suis ni sexy, ni mignon, souffla Drago dans un murmure.

Harry rit doucement en se couchant près de lui.

- Tu es tout simplement beau Drago.

- Tu dis ça pour me faire plaisir…

Harry lui posa un baiser sur le front.

- Pas du tout, tu es magnifique et je t'aime toujours plus que tout.

Drago referma les yeux.

- Moi aussi je t'aime…

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Midi sonnait lorsque Reerdon reçut les mandats. Il serra les poings, se retenant d'envoyer une beuglante à ce benêt de Marcelin. Une chose est sûre, il lui ferait perdre les prochaines élections de chef des Aurors.

Il convoqua aussitôt toutes ses équipes et ils partirent pour la première maison.

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- Tu ne vas pas bien ? demanda Harry en se redressant après avoir vu son mari retomber dans le lit après s'être levé.

Drago inspira une grande bouffée d'air avant de répondre en murmurant :

- J'ai la tête qui tourne et je vois un peu flou… C'est sûrement normal, ne t'en fais pas, c'est bientôt fini…

Le brun se leva et enfila un caleçon. Il fit le tour du lit pour s'asseoir près de Drago pour lui passer une main sur le front.

- Tu es quand même un peu fiévreux. Tu ferais mieux de ne pas te lever aujourd'hui.

Drago soupira.

- Arrête de t'inquiéter, ça va aller… Je vais juste attendre quelques minutes avant de me lever.

- Non, non, Drago, ne plaisante pas avec ta vie mon ange, tu vas rester ici. Je vais demander à Natty de s'occuper de toi.

Le blond hocha finalement la tête et ferma les yeux, replongeant dans le sommeil. Harry partit vers la salle de bain, se promettant tout de même d'aller voir l'état du jeune Drago. Il pria pour que le jeune homme patiente jusqu'à l'administration de l'antidote. Il ne voulait pas perdre l'homme qu'il aimait toujours avec passion.

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Quelques heures plus tôt…

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François fit boire la potion à Peter qui se réveilla. Le plus âgé lui posa un petit baiser sur le front, lui conseillant de rester couché.

- Que vas-tu faire de moi François ? Je sais que tu ne m'aimes pas et que tu veux te venger de moi, mais je t'en prie, ne me fais pas souffrir…

Le professeur se coucha dans le lit et serra Peter dans ses bras. Ils restèrent sans bouger de longues minutes avant que François ne lui murmure qu'il ne pouvait pas lui faire de mal, il en était incapable.

- Pourquoi ? demanda Peter, les yeux brillants.

- Je ne sais pas…

Peter attrapa les lèvres de l'homme qu'il aimait malgré lui entre les siennes. Il passa ses mains sous le t-shirt de l'homme qui se recula, une lueur interrogative dans les yeux. Le jeune brun lui fit un sourire et lui murmura en lui mordillant le lobe de l'oreille :

- Et bien, qu'attends-tu pour me faire l'amour François ?

Deux heures plus tard, des Aurors forcèrent la porte alors que François était parti acheté d'autres potions guérisseuses. Peter se leva et suivit les agents aussitôt. Lorsque François revint devant sa maison, dix minutes plus tard, il la vit encercler par les Aurors.

Il tomba à genoux dans le sol. A quoi était due cette douleur immense dans sa poitrine ? D'où lui venaient ces larmes ? Il transplana…

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Le lendemain matin…

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Harry papillonna des yeux. Il tomba sur un regard brun. Il sursauta et se redressa aussitôt dans son lit.

Peter le regardait d'un narquois, même s'il gardait une lueur triste dans les yeux. Harry lui sourit piteusement, ce qui fit éclater de rire l'autre jeune homme.

- Tu vas bien ? demanda finalement Harry.

- Très bien Potter, j'ai été bien traité, répondit Peter d'un ton uniforme.

- Je suis content que tu t'en sois sorti.

- Ouais…

Il y eut un nouveau silence, avant que Peter ne demande si Drago allait s'en sortir.

- Il devrait avoir l'antidote demain, normalement.

- Ok…

L'entrée de Cho dans l'infirmerie les coupa avant qu'un silence ne se forme à nouveau. Peter se retourna vers elle et lui fit un sourire.

- Je vais bien maman, j'ai juste un peu faim…

Harry eut un regard interrogatif mais Cho détourna le regard. Une sonnerie suspendit tous leurs mouvements… Harry, soudain très inquiet, se tourna vers son amour, sans comprendre. Mais il savait ce que cette sonnerie signifiait.

- Pousse-toi Harry, cria l'infirmière en accourant vers son lit.

Le brun se leva le plus rapidement possible et se recula de deux pas. Il n'arrivait plus à penser… Il devait tenir, il ne restait plus que une journée… Il devait tenir… Il sentit une main s'accrocher à la sienne et le tirer hors de l'infirmerie. Il se laissa faire et suivit mécaniquement Peter. Il devait tenir…

- Drago…

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A suivre…

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Alors ?

Comment l'avez-vous trouvé ? Je sais qu'il est légèrement sadique (surtout la fin…) mais bon…

La suite arrive dimanche, c'est sûr ! Même si je dois sécher les cours (ce qui ne me gêne pas du tout) pour ça, je vous le mettrais !! Na !

Bref… Dites-moi vos impressions…

Gros bisous à tous et bonne fin de journée !!

Lunapix…

RaR :

Lodret : Merci beaucoup pour ta review, je suis contente que ça te plaise. Pour ce qui est de Peter, je suis désolée de toujours le faire souffrir… Surtout que je l'aime mon Peter en plus… Mais bon… Bref… Merci pour tout et désolée de ce retard !!! Gros bisous !!

SNT59 : Je suis rassurée que tu sois soulagée !!!

Marie : Et non ! Il est vrai que je n'aimais pas le chapitre précédent, je préfère celui-là, mais ce ne sera peut-être pas le cas des lecteurs… Héhé ! Merci à toi pour ta gentille review, gros bisous !!

Caro06 : Mais oui, ne t'en fais pas, l'antidote va être donné… Mais à temps ? Merci à toi et gros bisous !!!

Akira : Bon, je parle plus de Peter dans ce chapitre, c'est vrai !! En plus, je fais bien évoluer, parce que mine de rien, dix jours passent dans ce chapitre ! Bref… Merci de tes reviews, gros bisous !!!

Ismène : Et oui, Alex m'a donné l'autorisation de donner le surnom de poussin à Harry… Parce que c'est quand même un surnom qui déchire… Pour ce qui est de leur caractère, u trouves que Harry ressemble à Ludo et Dray à Alex ? Moui, peut-être, je n'ai pas spécialement remarqué ! Mais vu le temps que je passe avec eux, il est possible que ça déteigne sur cette histoire, comme sur les autres d'ailleurs ! Ouais, je suis un pitbull ! Na ! Je vais me venger des pas gentils avec moi !!! Gros bisous ch'tite toi !!!

Lucid Nightmare : Merci beaucoup de ta review, voici la suite, j'espère que ça va aussi te plaire !! Gros bisous !

MERCI A TOUS !!!