Coucou à tous !!!
Voici le chapitre 15 !!! Bon, je n'ai pas grand-chose à dire cette semaine… Merci à tous pour vos encouragements, ça me fait vraiment plaisir !!
Bon, je vous laisse lire, on se retrouve en bas…
BONNE LECTURE !!!
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Les personnages :
Enfants de Drago et Harry : Léandre (Gryffondor, 16 ans), Analissa (Serpentard, 13 ans), les jumelles Lily et Camille (Gryffondor, 11 ans) et Kyllian (pas à Poudlard, 5 ans).
Enfants de Ron et Hermione : Noémie (Gryffondor, 17 ans), Cynthia (Serdaigle, 13 ans) et Baptiste, dit « bébé » (Gryffondor, 11 ans).
Enfants de Fred et Nelly (une moldue) : Alec (Gryffondor, 14 ans), Chris (Gryffondor, 13 ans).
Enfants de George et Angelina : Marcus (Gryffondor, 14 ans), les jumelles Sandy et Sarah (viennent de finir leur scolarité à Poudlard).
Enfants de Percy et Penelope : Paris (Serdaigle, 3ème année).
Enfants de Bill et Fleur : Sophie (Serpentard, 17 ans), Genès (Poufsouffle, 12 ans).
Charlie n'a pas encore d'enfants…
Enfants de Blaise et Luna : Adam (Serpentard, 15 ans), Laly (Serpentard, 11 ans).
Enfants de Neville et Ginny : Tommy (Gryffondor, 13 ans), Marissa (pas à Poudlard, 3 ans).
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Chapitre 15
Sans lui…
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Harry épongea le front de son petit ami avec une serviette imbibée d'eau tiède, se focalisant sur la respiration paisible de l'endormi.
Cho était sortie dix minutes plus tôt, transpirante, mais souriante. Drago s'était remis à respirer et ses constantes vitales étaient redevenues aussi normales que possible.
Harry regarda le blond tendrement. Il ne s'en était pas rendu compte, mais son cœur avait été sur le point de s'éteindre avec celui de Drago. Il se passa une main sur le visage pour se ressaisir et pour effacer les dernières larmes qui avaient coulées sournoisement.
Une main se posa délicatement sur son épaule. Il jeta la serviette humide dans la bassine et s'essuya les mains avant de se retourner.
Peter se tenait devant lui, ses cheveux bruns tombant tristement devant son regard noir empli d'une inquiétude amère. Il amorça un mouvement pour s'approcher de Harry mais il se retint au dernier moment. Harry lui jeta un regard interrogateur.
- Je me sens coupable, murmura Peter tout bas.
A cet instant précis, la douleur et l'angoisse de Harry faillirent faire céder sa pudeur. Il avait envie de lui hurler au visage que oui, tout était de sa faute, qu'il n'était qu'un égoïste, qu'un assassin… Il voulait le frapper, faire passer sa peur en lui tapant dessus, lui montrer combien il souffrait à cause de lui.
Mais, alors que les larmes dévalaient le visage de Peter, il se retint. Il ferma les yeux avant de se lever et de le prendre maladroitement dans les bras. Le jeune homme s'accrocha désespérément à son t-shirt avec ses poings et se mit à sangloter plus fort.
Peter avait sauvé Drago.
Il avait trahi la confiance de l'homme dont il était amoureux pour sauver Drago. Et Harry ne pouvait pas lui en vouloir d'être amoureux. Peut-être même n'avait-il jamais été au courant des intentions de Boisclair…
Aurait-il été capable de trahir Drago pour sauver un homme ? Aurait-il pu renoncer à son amour pour la vie d'un autre ? Il aurait voulu répondre oui… mais rien n'était sûr.
Il avait été à deux doigts de perdre Drago à peine quelques minutes plus tôt et il avait cru que sa vie venait de s'effondrer… Alors comment pourrait-il sciemment vivre sans lui ?
Il ne le pouvait pas, c'était simple. Même si sa prise de conscience était tardive, il s'était rendu compte ces derniers jours que le blond avait toujours été important pour lui, depuis longtemps.
Il prenait conscience maintenant qu'il cherchait Drago des yeux chaque matin, même à son époque, et que sa journée commençait réellement dès lors qu'il avait aperçu les fins cheveux blonds du Serpentard. Il comprenait aussi que son dégoût des bagarres et disputes avec Drago ne venait pas du fait qu'il ne voulait plus voir le blond, mais du fait qu'il ne supportait plus de ne rallumer que de la haine pour Drago.
Merlin ! Il aimait Drago Malefoy… depuis plus longtemps qu'il ne le croyait. Et sans philtre d'amour en plus…
Il reprit contact avec la réalité en entendant la voix de Peter lui psalmodier pardon. Il pleurait toujours, inlassablement. Harry se maudit de s'être enfermé dans ses pensées alors que l'autre garçon se désespérait d'angoisse et de culpabilité dans ses bras.
Il tapota doucement le dos du brun avant de le faire asseoir sur une chaise. Il s'assit à côté de lui et posa sa main droite sur celles jointes de Peter qui baissa la tête pour ne pas croiser son regard.
Harry se mordit la lèvre, ne sachant pas comment réagir à la peine de Peter. Il finit par lui relever le visage d'une main et il le remercia d'avoir sauvé Drago, ancrant ses yeux verts dans les yeux si noirs de Peter.
Les pleurs s'arrêtèrent et les orbes sombres se remplirent d'interrogations. Harry sourit d'un air honteux.
- Ecoute Peter, je n'ai jamais été sympa avec toi, j'ai même été un sale connard jaloux. Mais je veux que tu saches que jamais je ne pourrais assez te remercier d'avoir sauvé Drago. Je ne comprends absolument pas ton comportement, mais j'éprouve un profond respect pour toi, pour ce que tu as sacrifié pour sauver Drago.
Les yeux toujours embués, Peter fit un grand sourire à Harry. Il prit une longue inspiration et parla. Il raconta tout son amour pour François, leur premier baiser qui avait été suivi pas bien plus, le traitement pervers et l'indifférence du professeur, les quelques attentions dont l'élève ne comprenait jamais le sens. Puis, il parla du jour où il avait découvert le secret de son amant, il raconta comment il avait envoyé aux oubliettes sa fierté et sa conscience en comprenant qu'il était tombé amoureux de cet enseignant peu scrupuleux. Il avait ainsi fermé les yeux devant le fameux album rouge, le projet d'empoisonnement, il avait proposé l'ide du polynectar (qui horrifia Harry au-delà des mots) pour satisfaire complètement son amour. Il avoua tout bas, les joues rougissantes face à sa culpabilité, qu'il avait même pensé un jour à tuer Harry pour que François ouvre les yeux.
- Mais je ne suis pas un assassin Harry, jamais je ne pourrais tuer quelqu'un de mon propre chef. Jamais je n'aurais pu laisser François tuer Drago. Je n'ai sacrifié aucun amour, François ne m'aime pas, je ne suis qu'un vide-burnes pour lui ? Je me sens sale de faire ça, comme une vulgaire pute, mais c'est la seule chose que je pouvais avoir de lui… J'ai parfois cru qu'il finirait par m'aimer…
Sa voix se brisa et les larmes jaillirent à nouveau, mais il continua de parler. Harry ne disait rien, il laissait Peter continuer à se vider le cœur, à extérioriser toute sa peine, toute sa rancœur. Il était évident pour lui que Peter n'avait jamais raconté cela à quiconque et qu'il en avait besoin. Il écoutait donc patiemment, sans émettre une seule objection, ne donnant comme signe d'écoute que l'émotion sur son visage et sa main qui serrait fortement celles du brun.
Peter finit alors par lui expliquer l'idée du cauchemar, la douleur que cela avait été de trahir François, son dilemme sur qui choisir… Il avoua aussi à mi-mots qu'il n'avait volé les papiers que pour les brûler au début, et non pour dénoncer François.
- C'est ça qui a été le plus dur… J'ai sans cesse hésité… Puis, je l'ai regretté… Et quand il est venu le vendredi, pendant la nuit, je me suis excusé…
Il prit une autre grande inspiration et fixa le sol.
- Je me suis excusé de l'avoir trahi, d'avoir sauvé Drago, d'avoir choisi la vie plutôt que la déchéance. Il m'a frappé, s'est excusé, ma embrassé, m'a frappé une nouvelle fois… Je me suis laissé faire… Quand il a dit qu'il venait pour m'emmener, pour me punir, je me suis accroché à son cou et je l'ai ensuite laissé me violer pour m'abandonner nu dans une vieille grange où je crevais de froid…
Harry écoutait ces horreurs avec l'envie de vomir, de secouer Peter qui disait cela comme on récite une leçon. Pourtant, il ne fit rien d'autre que de serrer plus fortement les mains froides et tremblantes du jeune homme, un sourire rassurant sur les lèvres. Il ne se reconnaissait pas, si silencieux, si calme, il s'étonnait lui-même de ne pas réagir impulsivement au récit de Peter.
- Et deux jours après mon arrivée, je crois, il est venu me chercher. Il s'est jeté sur moi et s'est confondu en excuses. Il m'a pris doucement dans ses bras et m'a fait prendre un bain. Il m'a donné à manger et m'a porté dans son lit. Il est ensuite resté avec moi tout le temps. Il était tendre, doux, attentionné. Il avait presque l'air… amoureux. Il m'a soigné de son mieux. Deux ou trois heures avant que les Aurors ne me trouvent, il m'a fait l'amour de la plus belle des façons qui existe. Jamais quelqu'un ne m'a fait autant de bien, avec autant de tendresse et de douceur. Jamais il n'avait été comme ça… Et maintenant, je sais que je ne le reverrais plus… J'avais eu l'impression qu'il m'aimait vraiment cette fois-là…
Il se remit à pleurer et retourna dans les bras de Harry.
- J'aime à croire que ce que j'ai vu dans ses yeux à ce moment, c'était de l'amour, et que c'était pour moi… moi seulement…
Harry le serra fortement. Il se racla la gorge, gêné de la proximité de Peter, même s'il comprenait le besoin du réconfort du jeune homme. Il leva les yeux et croisa un regard bleu clair. Il sursauta légèrement en remarquant que Drago lui souriait tendrement. Il lui fit le même sourire.
Il avait de la chance d'avoir quelqu'un qui l'aimait autant, sinon plus, que lui l'aimait. Il passa sa main dans le dos de Peter.
- Tu es quelqu'un de bien Peter, garde ça en tête, lui murmura-t-il, contre attente.
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Harry éclata de rire. Il posa un baiser sur la joue de Cho qui rougit légèrement. L'antidote avait été administré et accepté. Drago reprenait peu à peu ses couleurs et la potion de régénération sanguine avait désormais un véritable effet sur son corps.
Lorsque Severus et le Harry de cette époque étaient venus lui administrer l'antidote, il leur avait dit que la potion qui leur permettrait de rentrer chez eux serait prête huit jours plus tard. Depuis, Harry était perplexe.
Il rêvait bien sûr de rentrer chez lui, de revoir ses amis, son époque, avec son Poudlard à lui, le dortoir des Gryffondors, Hedwige, ses professeurs (sauf peut-être Rogue) et tout ce qui faisait sa vie de jeune homme de dix-sept ans.
Mais cela voulait aussi dire quitter ses enfants, qu'il avait appris à apprécier, et surtout tout oublier.
Oublier son amour pour Drago.
Oublier qu'il avait couché avec un homme.
Oublier donc qu'il était homosexuel.
Oublier qu'il aimait un homme plus que tout.
Oublier qu'il avait failli perdre cet homme.
Oublier que Drago l'aimait, qu'ils s'aimaient.
Une vague de tristesse et d'angoisse lui enserra la gorge mais il se secoua pour ne pas y penser… pas maintenant. Il focalisa son attention sur son petit ami qui le regardait avec un doux sourire et un regard rêveur.
- A quoi tu penses ? demanda-t-il, faisant cligner des yeux Drago.
- Oh… Je me disais que tu étais très beau lorsque tu étais perdu dans tes pensées. Et toi, tu pensais à quoi ?
Harry rosit et vint s'asseoir à côté de l'autre jeune homme.
- Rien de bien intéressant… Comment te sens-tu ?
- Comme quelqu'un qui vient juste de se réveiller après avoir dormi pendant des années au moins.
Harry éclata de rire à nouveau. Il se pencha vers Drago mais s'arrêta à un centimètre de sa bouche.
- Ai-je le droit d'embrasser mon bel endormi.
Drago parcourut la distance qui les séparait en guise de réponse. Harry posa ses mains dans le dos de Drago pour le rapprocher au maximum. Leurs bouches se démontrèrent le manque qui les avait parcourus, leurs langues se lièrent tendrement, ils s'aimaient et se le prouvaient.
Drago entoura le cou de Harry et nicha son visage dans son cou. Il respira l'odeur de Harry et soupira de bonheur. Jamais dans ses rêves les plus profonds, il n'aurait pu penser que ce serait possible, qu'il pourrait un jour goûter les lèvres de Harry pour ne plus s'en rassasier.
- Je t'aime, murmura-t-il.
- Je t'aime aussi, retourna Harry d'une voix légèrement enrouée.
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Peter ouvrit la porte de l'infirmerie. Il se mourait de savoir si l'antidote avait fonctionné ou pas.
Il tomba sur le couple, dans les bras l'un de l'autre, les yeux clos. Il referma doucement la porte et frappa. Il entra lorsque Harry le lui permit. Il leur fit un petit sourire timide, qui ne fut que douloureux, et Harry descendit du lit, gêné.
Les voir ensemble ravivait sa peine et sa douleur. François lui manquait, à chaque seconde de plus que durait sa vie. Il se rappela de la promesse qu'il s'était faite et son cœur se calma légèrement. Oui, il allait faire ce que son désespoir lui commandait de faire. Il était lâche, il le savait, mais sa vie ne valait plus rien. Il était tombé amoureux de la mauvaise personne, il devait maintenant en payer le prix… et c'était trop dur… Il allait mourir, parce qu'il ne lui restait plus que ça.
L'entrée de sa mère dans l'infirmerie mit fin à ses pensées morbides. Il s'avança vers le couple qui le regardait avec inquiétude. Il leur fit un sourire plus franc.
- Alors Drago, comment vas-tu ce matin ? demanda-t-il.
Drago lui répondit d'un air enjoué, mais gardait son inquiétude.
- Et toi ? demanda Harry à Peter.
Il grimaça légèrement. Cela suffit aux deux autres. Cho finit de s'occuper de l'élève qui attendait à l'autre bout de la pièce, elle s'avança vers eux. Elle posa un baiser tendre sur la joue de son fils et recommença une énième auscultation de Drago.
- Es-tu capable de te lever Drago ? demanda-t-elle en lui prenant un bras.
Il s'appuya sur le lit avec son autre main et se tourna vers le bord du lit, les jambes pendant hors du lit. Il posa ensuite un pied sur le sol, puis l'autre. La tête lui tourna aussitôt, il se rassit.
- Reste assis quelques minutes avant de te lever. Ensuite, tu marcheras un peu et dès que tu te sentiras en forme, tu pourras sortir. Mais reviens me voir demain matin à tout prix.
Drago acquiesça et se tourna vers les deux autres. Il leur fit un clin d'œil, montrant sa joie de sortir de la pièce aseptisée.
Une heure plus tard, ils étaient tous les trois assis à la table des Gryffondors, dans la Grande Salle, riants.
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Le réveil sonna. Il ouvrit les yeux, pour les refermer aussitôt sous le coup de l'intense lumière. Il se redressa et soupira en se rendant compte qu'il avait la gueule de bois. Il avait dû trop boire, pour oublier.
Oublier quoi ? Il ne savait plus trop… Harry, Peter, lui ? Peu importe…
En l'espace de quelques jours, sa vie avait tourné à l'enfer. Pourquoi ne s'était-il pas contenté de ce qu'il avait ? Mystère… Pourquoi n'avait-il pas remarqué plus tôt que Peter était devenu primordial à sa vie ?
Le jeune homme lui manquait et il ne savait pas depuis quand il avait des sentiments pour lui. Il essayait de ne pas penser à lui, mais son esprit ne semblait avoir que l'image de Peter à diffuser.
Il se leva de son lit et partit sous la douche. Il se lava rapidement et sortit. Il traversa la salle de bain pour arriver devant le grand miroir mural. Il passa ma main dessus pour en enlever la buée et se regarda. Ses cheveux blonds foncés avaient poussé depuis quelques jours, ou bien peut-être que c'était parce qu'il ne les avait pas coiffés depuis longtemps. Ses yeux bleu foncés contrastaient avec ses cernes et sa peau semblait plus blanche que jamais. Il s'habilla rapidement et s'assit sur le lit de la chambre d'hôtel moldu où il avait passé la nuit.
Peter lui manquait, c'était incompréhensible… Et puis, il se sentait toujours cette obsession pour Harry Potter au fond de lui. Il devrait en vouloir à Peter normalement… Pourquoi alors avait-il besoin de sa présence plus qu'autre chose ?
Il fallait qu'il revoie Peter…
Il avait besoin de lui, de sa présence rassurante, de son amour…
Il irait jusqu'à se rendre aux Aurors pour revoir un éclat d'amour dans les yeux noirs de Peter Klasky !
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- Père ! Père ! Debout ! cria le petit bonhomme en sautillant sur le lit de son parent.
Drago papillonna des yeux et tomba sur la petite bouille ronde de Kyllian. Il lui sourit alors que l'enfant lui posa un bisou sur la joue.
- Tu vas mieux, tu n'es plus malade ? demanda Kyllian en fronçant les sourcils.
Drago sursauta légèrement, alors qu'il se redressait. Il était vrai qu'il ne ressentait plus aucune douleur, il se sentait un peu las, mais allait bien. Il prit son fils dans ses bras.
- Je suis guéri Kyllian.
- Tant mieux, parce que c'était triste quand tu étais malade…
Drago rit doucement en ébouriffant les boucles blondes de son fils.
- Que dirais-tu d'aller prendre un petit déjeuner, boucle d'or ?
- C'est toi qui le feras ? demanda Kyllian avec un regard soupçonneux.
Drago fit mine de réfléchir avant de répondre d'un air amusé :
- Mais non, je demanderais à Tany de le faire, ne t'inquiète pas.
- Tu m'as fait peur Papa Drago !
Drago se leva à la suite de son fils et enfila une robe de chambre, suivant son fils qui lui racontait le résumé du super dessin animé qu'il avait vu avant de le réveiller.
- Et après, Bloom s'est transformé en fée pour aider Flora parce que les méchantes sorcières elles l'avaient kidnappée. Tu te rends compte Papa Drago ? (1)
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Harry et Drago jetèrent un regard vers Peter. Depuis la veille, quand Peter avait raconté son histoire avec Boisclair, un certain lien s'était construit entre eux. Le repas était terminé et ils avaient l'après-midi pour eux, étant dispensés de cours pour la journée.
Le coupla échangea un regard, puis Harry se tourna vers Peter.
- Tu viens faire un tour dehors avec nous ? demanda-t-il.
Le jeune homme leva les yeux vers Harry et acquiesça après avoir hausser les épaules. Ils se levèrent et partirent vers le lac où ils passèrent l'après-midi, discutant de tout et de rien.
Les trois jeunes hommes tentaient de se changer les idées, d'oublier les derniers jours infernaux qu'ils avaient vécus. Harry s'était finalement rendu compte que Peter n'était pas aussi nul et prétentieux qu'il le pensait, comme Draco finalement… Il faudrait un jour qu'il revoit sa façon de voir les gens, il avait tendance à méjuger certaines personnes.
Vers la fin de l'après-midi, ils décidèrent de rentrer, la nuit commençant à tomber doucement. Peter les laissa, prétextant devoir aller voir sa mère.
Le couple lui souhaita une bonne soirée et monta dans leur appartement. Arrivés dans leur salon, ils s'avancèrent devant la cheminée. Draco s'assit sur le tapis blanc, entraînant son petit ami avec lui. Harry rit doucement et se coucha sur le tapis, un regard envoûtant en direction de Drago.
Le blond se mordit la lèvre et se pencha pour lui ravir ses lèvres. Ils s'embrassèrent doucement et Drago passa ses mains froides sous le pull de Harry qui frissonna, tant du contact froid que de la tendresse contenue dans ce simple geste.
Toutefois, il se détacha un peu du blond, intimant à sa réflexion de reprendre son calme. Drago soupira et se remit en position assise.
- Quand on a couché ensemble la dernière fois, je l'ai rêvé ou quoi ? demanda-t-il, la voix légèrement boudeuse.
Harry sourit en collant son torse au dos de Drago et en entourant sa taille de ses jambes.
- Drago… Ce n'est pas que je ne veux pas, mais tu as besoin de te reposer, tu as eu une semaine très difficile…
- Hurmph…
Harry éclata de rire et posa ses lèvres contre la peau tendre de la nuque de Drago qui finit par gémir doucement. Il tourna la tête et ils s'embrassèrent encore, lentement, avec tout leur amour.
Deux heures plus tard, après un rapide repas qui s'était éternisé, ils se couchaient tous les deux dans le lit, la tête de Drago sur l'épaule du brun.
Un sourire s'installa sur leurs lèvres pour ne plus les quitter.
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Peter se tenait au bord de la falaise. Il aurait aimé pouvoir sauter, mais il n'en avait pas le courage. C'était dur de mettre soi-même fin à ses jours. Il s'assit, croisant ses jambes. Il regarda le soleil se cacher derrière l'horizon. La lueur orangée du ciel lui faisait du bien.
Il sortit un couteau de sa poche et il le posa devant lui, sur le sol. Sa vie était-elle réellement finie sans François à ses côtés ? Après tout, lui ne l'avait jamais aimé… Peut-être y avait-il vraiment quelqu'un pour lui dans ce monde.
Son regard se porta sur le château, assez lointain. Il avait bien fait de voler jusqu'ici, s'il arrivait à faire ce qu'il avait prévu, il aimerait que ce ne soit pas sa mère qui le trouve.
- Maman… soupira-t-il.
Elle sera sans doute triste… Elle l'aimait réellement, autant que lui l'aimait en fait. Il ne pensait quasiment jamais à sa mère biologique. Il ne savait pas à quoi elle ressemblait, mais il avait hérité d'elle ses yeux, selon sa mère. Il aimait bien ses yeux… Aussi noirs que son âme, aussi ténébreux que son cœur, aussi sombres que son désespoir…
Et son père… Lui qui avait été si déçu en apprenant sa bisexualité. Jamais un enfant ne mériterait de voir tant de déception dans le regard d'un de ses parents. Mais ça s'était arrangé depuis, son père lui avait d'ailleurs dit la veille qu'il était fier de lui.
C'était en partie à cause de cela qu'il hésitait tant maintenant…
Trois phrases… Et maintenant, il doutait…
Harry lui avait dit qu'il était quelqu'un de bien, sa mère avait juré que quelqu'un était fait pour lui dans ce bas monde et son père… il était fier de lui !
Il se mit à pleurer, se maudissant de ne jamais pouvoir s'en empêcher. Il se détestait tant… Rien que de voir son reflet dans le miroir lui donnait envie de se faire du mal, de se détruire, d'éradiquer cet être qu'il haïssait… Il ne supportait plus d'être lui, mais il ne voulait pas être quelqu'un d'autre quand même, il voulait juste mourir, juste s'évanouir dans les airs… comme s'il n'avait jamais existé.
Mais, malgré toute la haine qu'il ressentait pour lui-même, il n'y arrivait pas. Il pourrait sauter, il pourrait se trancher les veines… mais il n'osait rien faire…
Un bruit de pas fit craquer une branche morte, ce qui le fit sursauter brusquement. Il n'osa pas se retourner, craignant de voir un de ses parents, ou Harry et Drago. Les pas continuèrent quelques secondes avant de s'arrêter net. Il attendit des mots qui ne vinrent pas. Il sentait la présence angoissante de l'inconnu dans son dos. Il se leva et se retourna.
Un cri de stupeur s'échappa de ses lèvres. Sans qu'il ait pu faire un seul geste, François le serrait dans ses bras. Il sentait des larmes tomber dans sa nuque et il se mordit les lèvres. Au bout de quelques secondes, il entoura lui aussi le corps du français de ses bras.
- Que fais-tu là, François ? Les Aurors sont à ta recherche ! S'ils te mettent la main dessus, tu peux dire au revoir à Dame Liberté, murmura Peter en respirant l'odeur enivrante de son ancien professeur.
- Je suis venu me rendre Peter, je n'en peux plus… J'ai fait n'importe quoi et… C'est quoi ce couteau sur le sol ?
Le jeune homme se détacha et s'écarta d'un pas. Il passa ses mains sur le visage de François, comme s'il voulait en imprimer chacun des traits sur celles-ci. L'adulte lui prit les mains et les enleva de son visage.
- Réponds bordel ! cria-t-il.
- Je t'aime trop… et toi non. Tu vas aller en prison et moi, je vais être seul… Je ne peux pas, moi, sans toi…
François recula d'un pas violemment, comme si Peter venait de le frapper. Ses yeux se révulsèrent d'effroi.
- Tu… Tu allais te… tuer ? bredouilla-t-il d'une vois forte.
Peter ne répondit pas mais ancra un regard déterminé dans celui effondré de François.
- Putain ! Mais moi aussi je t'aime ! hurla ce dernier en s'avançant vers lui.
Il lui agrippa les bras furieusement, enfonçant ses ongles dans la chair de Peter. Il se mit à le secouer, de plus en plus fort, lui hurlant qu'il l'aimait, puis qu'il le haïssait, puis qu'il l'aimait…
Il approcha sa bouche de celle de Peter et lui mordit la lèvre inférieure avant de l'embrasser férocement, mêlant sa salive au sang de Peter. Le brun ne répondit pas au baiser.
Le professeur se recula ensuite et bouscula Peter qui tomba sur le sol. Il était tétanisé, son cerveau restant en position « François m'aime ».
Il ne se souciait même pas de la violence de son amant, François avait toujours été quelqu'un de brutal.
Il aimait ça… autrefois. Il se secoua et se releva, faisant face à François. Il ouvrit la bouche, mais l'autre le coupa :
- Putain ! Depuis des jours et des jours, je ne pense qu'à toi, tu me trahis, et moi je ne pense qu'à toi ! Bordel de merde, je comprends que je t'aime et toi, tu veux te foutre en l'air ! Je te hais Peter, je te hais…
Les larmes coulaient à présent sur les joues des deux hommes mais aucun ne s'en souciait. Ils se jetèrent l'un sur l'autre, s'embrassant, se donnant des coups, se caressant…
- Je te hais, murmura François en lui léchant sa lèvre blessée.
Peter ne répondit toujours rien. François s'écarta de lui et le regarda fixement.
- Dis-le ! ordonna-t-il froidement.
- Je t'aime, répondit Peter, la voix tremblante.
François se détendit et vint le serrer dans ses bras. Ils s'assirent sur le sol, Peter couché sur son amant, qui lui prit les mains dans les siennes.
- Ce n'est pas à toi de mourir, tu es trop jeune et tu as toute ta vie devant toi. Tu trouveras une véritable personne qui t'aimera vraiment, d'un amour plus sain que le mien.
- Le principal, c'est d'être aimé, marmonna Peter.
François baissa la tête et ils s'embrassèrent tendrement. L'adulte se leva et prit le couteau qu'il balança dans le vide. Il s'approcha lui aussi du précipice, profitant du fait que Peter lui tournait toujours le dos.
- N'oublie jamais Peter, je t'ai aimé… à ma manière.
Peter eut juste le temps de se retourner, un éclair de lucidité lui traversant la tête, avant que François ne disparaisse dans le vide.
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A suivre…
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Oui, je sais, vous me détestez… Je ne voulais pas que cette fic soit si dramatique au début, je ne devrais pas laisser mon humeur empiéter sur le clavier…
Toutefois, la mort de François était prévue depuis le premier chapitre, la voilà, pathétique et nulle, mais j'ai essayé de faire de mon mieux…
Et pour Peter, ça m'a aidé d'être dépressive pour le décrire, il suffisait de mettre ce que je ressens, j'espère que ça a été assez plausible !! Mwahahahah !!!
Je sais que vous voulez me tuer de l'avoir fait, mais pensez qu'il reste encore quelques chapitres à écrire !!! Il vous faut donc l'auteur pour avoir la suite non ?
Mais je me laisse entre vos mains à la fin de la fic, promis !!!
Merci, merci, merci à tous pour vos reviews !!! C'est la seule chose qui me donne envie d'écrire, à part le fait de finir à tout prix cette histoire…
Gros bisous.
Lunapix…
RaR :
Urya : mouais, je sais que je ne devrais pas sécher la fac, mais je hais tellement ça que je m'en fous un peu… Et puis, s'ils ne sont pas contents les profs, tant pis ! Na ! Euh… Cette fin est peut-être sadique aussi non ? Désolée !!! Je ne le fais même pas exprès !!!
Lucid Nightmare : J'aime bien les tomates, mais je suis allergique aux fleurs !!! Quoi ? Je devrais dire le contraire ? Oups… Pour la déprime… je me noie…
Carolane : pourquoi tout le monde me dit que je suis sadique ? c'est peut-être vrai finalement… A méditer…
Akira : Et oui, il est amoureux le François finalement… j'espère que ce chapitre t'a aussi plu alors !!!
Hermoni : Merci de ta gentille review… Ne t'en fais pas, je vais réserver des poses tendresse au prochain chapitre… J'espère que celui-là t'a plu et que tu n'es pas déçue !!!
Itsuka : non, jamais Drago ne mourra de ma main !!
Lodret : je ne voulais pas te rendre folle !!! désolée !! et oui, Peter souffre, il faut bien que des gens souffrent pour espérer être un jour heureux !!! j'espère que ce chapitre ne te déçoit pas !!
