Chapitre 2

Paisiblement endormi, les yeux clos, un léger souffle tiède s'échappait des lèvres de la jeune femme endormie. Sa poitrine se relevait à un rythme régulier, balayant à chaque élévation la mèche brune mi longue qui se posait tranquillement sur son visage. Elle reflétait la sérénité à cet instant même. Cependant, sa main cachée sous son oreiller serrant son glock cassait cette impression.

Pov Kate

Une sonnerie bien connue de mes oreilles vint troubler cette apparente sérénité. Je maudissais déjà la personne qui osait me réveiller à cet instant. Posant aléatoirement ma main sur la table de chevet, j'attrapais d'un mouvement sec, malgré ma fatigue, mon portable.

Kate : Allo ? –dis-je d'une voix emprunte de sommeil -

Homme : Navré de vous déranger aussi tard ou tôt plutôt – rétorqua une voix amusé – mais je pense avoir des problèmes – la voix avait repris un tournant sérieux qui me perturba –

Kate : - cette fois-ci tout à fait réveillé et même inquiète – Castle ?

Rick : Il y a un corps à l'angle de la 63ème et de Maddison Avenue pour vous. Un homme y a été égorgé. Je préfère vous prévenir pendant qu'il est encore temps avant que les flics ne débarquent. Je vous fais confiance pour voir au-delà des apparences Beckett.

Kate : - je me relevais en vitesse du lit et m'habilla à la va-vite ne perdant aucunement mon temps durant l'appel, serrant d'une main mon portable et de l'autre notant l'adresse indiquée - Castle ne bougez pas de votre emplacement. D'ailleurs où êtes-vous ? – lui reprochais-je rien qu'à l'idée qu'il pouvait se trouver sur la scène de crime –

Rick : Actuellement au loft et … - rassurée par ce petit détail, je me permis un léger soupir que je rétractai aussi tôt quand j'entendis à travers mon téléphone des bruits de casse, surement les flics -

Voix : Les mains en l'air ! – mes doutes fondées, mes chaussures au pied, je pris mes clefs et me dirigeais vers ma voiture espérant arriver avant leur départ -

Rick : Et je crois que vous allez arriver en retard à la petite sauterie Kate – il m'avait appelé par mon prénom et ce détail sans savoir pourquoi me tendit davantage et j'accélérai, le gyrophare dehors bien en évidence, dévalant les rues de New-York à pleine vitesse –

Arriver devant l'immeuble de Castle, je stoppai la voiture ne prenant pas la peine de me garer correctement. Devant moi, assis sur une chaise, un œil au beurre noir se trouvait Martin, le gardien de l'immeuble. Il avait dû lutter contre son agresseur pour se retrouver en pareil mauvaise posture ! D'ailleurs si je se rappelai bien, cela correspondaient aux méthodes brutales des flics de la vieille école. En passant devant lui, je lui fis un petit hochement de tête, je repasserais le voir après. 1er, 2ème, …, 6ème étage. J'avançai à pas lents, m'imaginant là à l'heure du passage de mes confrères. La porte, pourtant renforcée, semblait être sortie de ses gonds. En entrant, je me pétrifiai et me retrouvai face à un spectacle auquel je ne me serais jamais attendue à voir : Martha Rodgers, l'actrice pour le moins aussi pénétrable qu'un iceberg, d'habitude si forte se trouvait avachie sur le canapé, le dos courbé et le visage peiné. La fille de Castle quant à elle se laissait aller dans les bras de sa grand-mère complètement retournée par la situation. – je maudis silencieusement Castle pour la laisser dans ce pétrin – Malgré tout, cela ne m'empêcha pas de me rapprocher d'elles et de toucher amicalement la tête d'Alexis. A ce toucher, la jeune fille se jeta littéralement dans mes bras. Je pouvais sentir les pleurs mouillés ma chemise et posai alors mes mains autour de la fine taille de la jeune fille. Je m'assis sur le canapé, Alexis bien calée entre mes bras et Martha appuyé sur mon épaule droite. Nous restâmes une dizaine de minutes dans cette position quand un bruit nous sortit de notre torpeur bienfaisante. Des bruits de chuchotis se firent entendre dans le couloir et je relevai la tête assez vite. Armes au poing, prête à l'assaut, je me détendis aussi vite que je m'étais levée. En effet, je pus reconnaître la silhouette mince et efflanquée de Ryan ainsi que celle plus développé d'Esposito. Je leur fis signe. Puis, nous nous en retournâmes vers le canapé où n'avaient pas bougé les deux femmes. Je repris alors Alexis dans mes bras. C'est sur ses entrefaites qu'arriva Lanie. Je n'eus pas besoin de beaucoup d'imagination pour deviner ce à quoi elle pensait d'ailleurs, son regard pétillant fixée sur moi valait tout dire – m'amusais-je même dans les pires instants – Trop perdu dans mes pensées, je n'entendis pas la voix de Lanie me parler.

Fin du pov de Kate

Lanie : Je me demande quand même ce qui a bien pu se passé ! Je veux dire, que sais-t-on au juste ?

Tous les regards se tournèrent vers le lieutenant Beckett et cette dernière ne répondait toujours pas trop prise par ses pensées. On pouvait voir ses yeux fouillaient un point inconnu du loft des Castle, ses pupilles lourdes de sentiments pour le moins angoissant diffusaient une impression ambiante de malaise qui se diffusait dans la pièce. Confuse, Lanie s'approcha, posa sa main sur son épaule de libre tout en remuant en un mouvement circulaire régulier sur son omoplate en espérant une réponse à ses interrogations.

Lanie : Kate ? Kate ? – la voix devenait inquiète –

Pov Kate

Kate : Humm... Oui ?

Lanie : Tu étais parti loin ma belle.

Kate : Oui, désolé je réfléchissais. Qu'y a-t-il ?

Ryan : On se demandait ce qui avait bien pu se passer Beckett. – il me donnait l'impression d'être de marbre, mais je voyais à ses yeux qu'il n'en pensait pas moins –

Kate : Tout ce que je peux vous dire c'est que Castle m'a appelé. A son appel, il m'annonçait qu'il affirmer la présence d'un corps quelque part, j'ai dû noter l'adresse – trifouillant mes poches, je mis la main sur mon carnet de poche - à l'angle de la 63ème et de Maddison Avenue ! Apparemment un homme y aurait été égorgé – je resserrai la prise sur Alexis en la sentant trembler contre moi – La conversation s'est terminée en me disant de ne pas m'arrêter aux premières impressions.

Esposito : - s'affalant sur la première chaise venue et soufflant fortement – Pfffiou… Il n'y a vraiment que lui pour se retrouver dans un pétrin pareil.

Ryan : C'est tout ? Rien de particulier à savoir ?

Alexis : - se redressant soudainement, faisant tomber mes bras le long de mon corps – Il y avait quelqu'un d'autre avec lui tout à l'heure ! – elle ne s'en rendait pas compte mais la moue qu'elle abordée était semblable en tout point à celle de son père quand il trouvait un indice pour une de mes enquêtes – D'ailleurs, les policiers l'ont emmené avec papa ! –

Ryan : Et cette femme, tu la connaissais ?

Alexis : - en fronçant les sourcils – Non, jamais vu.

Ryan : Surement une femme de passage ?

Martha : Non Kévin ! Mon fils est peut-être rentrer tard hier soir mais il était seul. Je peux vous le certifier mes enfants, c'est moi-même qui ai fermé la porte d'entrée.

Kate : Vraiment ? – m'exclamais-je étonnamment surprise – Castle a quitté le commissariat à 19h30. Il aurait du même avec les embouteillages arrivait aux alentours de 20h.

Alexis : Papa est arrivé vers 22h 22h30.

Esposito : Qu'est-ce qu'il a pu faire pendant tout ce temps ? – s'exclama Espo de manière rhétorique –

Kate : Bon, un nouveau mystère à résoudre. Revenons à cette femme voulez-vous ?

Alexis : Il lui a ouvert – nous dit-elle telle une évidence – Je veux dire, la sonnerie a sonné tôt après minuit. Sa a insisté d'ailleurs. Puis, quand Gram et moi sommes descendus tout ce que j'ai vu c'est une femme la trentaine entamée, brune et très jolie. Mais je ne l'avais jamais vu avant.

Lanie : Hum… Writer-boy en a vu passé des femmes, en même temps un homme avec un sex-appeal pareil, miam ! – s'exclama ma meilleure amie d'un ton coquin -

Un silence, amusé et joyeux, se rependit dans le loft. Ryan se demandait surement combien de femmes Castle avait pu « connaître », Esposito dardait Lanie d'un regard noir, Alexis se bouchait, en un geste enfantin, les oreilles, Lanie réfléchissait encore sur ses dernières révélations, Martha quant à elle nous afficher une expression flatter. Je laissais échapper un léger rire tout en gardant enfoui la jalousie infondée que je ressentais en cet instant.

Martha : Comme je dis toujours à mon fils, les chiens ne font pas des chats – s'exclama-t-elle théâtralement – La jeune femme – sa voix pris un ton sérieux, me rappelant sans contexte le ton utilisait par Castle plus tôt dans la soirée – Il s'agit de Kira.

Tous : L'ex de Castle ?

Martha : - sa voix prit un ton désespéré, nous inquiétant d'avance par sa sincérité – Son calvaire plutôt.

Un nouveau silence s'installa. A ce moment nous étions tous installer, prêt à écouter les révélations que Martha s'apprêtait à nous raconter.

Martha : Cette femme a été une épine dans le pied de mon fils. – elle prit plusieurs inspirations comme pour être prête à s'armer de courage – A l'époque, je ne pouvais m'imaginer que ce serait sérieux entre eux deux. J'ai donc été réellement surprise quand il me l'a présenté.

Alexis : Papa t'as présenté sa petite amie de l'époque ? Il ne cesse de me dire que c'est une attitude ringarde qui a pour but de diminuer la virilité de l'homme – dit-elle en grimaçant exagérément, pas de doute le gène Castle était bien présent dans cette famille songeais-je amusée -

Martha : Je sais ma chérie, il n'a cessé de me le rappeler après – souffla-t-elle - Après leur relation. A vrai dire, il ne m'a plus jamais présenté quelqu'un ! Ton père est comme un animal quand il est blessé mon ange, il se terre dans sa tanière. Sa situation s'est dégradé peu à peu à cause de cette femme – le dédain marqué dans ce mot me fit grincer des dents rien qu'à l'idée de ce qu'elle avait pu lui faire subir et connaissant Martha je dirais même qu'elle paraissait en colère contre Kira mais que trop bonne comédienne rien ne paraissait - . Elle était son premier grand amour, et je ne pense pas me fourvoyer en affirmant qu'elle a jusqu'actuellement était la seule. Bien évidemment d'autres femmes ont compté mais certainement pas autant que Kira.

Alexis : - captivée par l'histoire – Je ne savais pas Gram. Tu crois que c'est ce qui explique que Papa n'a jamais pu se poser sérieusement ?

Ma surprise du se lire sur mon visage puisque Martha me dévisagea un instant.

Martha : Oui. Il peut toujours donner l'illusion à une femme, mais il ne me trompera pas moi. Je l'ai vu près à décrocher monts et merveilles pour une femme, qui soit dit en passant n'en vaut toujours pas la peine. Et voilà que Madame revient dans sa vie. – Elle se leva du canapé, marchant de long en large, de grands gestes utilisaient afin d'accentuer son raisonnement – Quand elle l'a quitté, mon fils si joyeux s'est renfermé sur lui-même, descendant les bouteilles plus vite que son ombre. Whisky, rhum, vin, bière… Tout y passait. Plusieurs fois il s'est retrouvé en coma éthylique à cause de cela. J'ai bien cru que cette phase ne le quitterait jamais. Heureusement qu'il n'a pas l'alcool mauvais. La seule chose de bien qu'il a pu en résulter c'est une bonne descente ! – On pouvait presque percevoir une petite jalousie complètement hors du contexte. Décidemment cette famille était bien spéciale mais extrêmement attachante ! -

Esposito : Et comment il s'en est sorti ?

Martha : - les yeux à moitié dans le vague, se remémorant des souvenirs – Il a fait une cure de desintox pendant 6 mois, de laquelle il est ressortit clean mes enfants. Après cela, il a remonté la pente, écrit des romans qui correspondaient à sa période noire d'ailleurs. Et puis le jour où il a définitivement tourné la page, c'est quand tu es né Alexis – son regard se posa longuement sur sa petite fille. Bien sûr, il reste encore des séquelles face à cette rupture mais bon, ton père n'est qu'un homme ma chérie – se faisant, elle pinça légèrement la joue de l'adolescente qui ne semblait pas particulièrement ravie d'apprendre le passé de son père de cette façon et surtout d'en savoir plus sur cette femme qui l'avait tant brisé - … Compréhensible – songeais-je désabusée –

Fin pov de Kate

Pov Alexis

Réfugiée dans les bras du lieutenant Beckett, je me sentais en sécurité, à l'abri et protégée de tous. Je recevais là, une véritable étreinte maternelle. Maman, elle, n'était absolument pas du genre à faire des câlins pour me rassurer mais plutôt à dévaliser les boutiques. Alors qu'avec elle, c'était beaucoup plus spontanée et naturel. J'avais l'impression de partager un lien spécial avec elle. Je l'ai immédiatement appréciée. Sans doute étais ce dû au fait qu'elle tenait une place particulière pour Papa au début, mais maintenant je constatais qu'elle et moi avions un lien qui nous étions propre et cela m'enchantait ! Elle s'intéressait à moi pour ce que j'étais et non pour ce que je représentais : la fille d'un écrivain riche et célèbre, non… Elle n'était vraiment pas comme cela. Elle était sans doute, la personnalité féminine récurrente de mon entourage et je réalisais avec stupéfaction qu'elle était ce qui s'approchait le plus d'une figure maternelle. Et loin de paniquer, je sentis une certaine félicité m'entourait suite à cette autorévélation.

Des bruits de chuchotis se firent entendre dans le couloir et le détective Beckett releva la tête assez vite. A cette perte de contact je me sentis frissonner de tout mon être. Il ne faisait pourtant pas froid, Papa avait régler la clim à une température ambiante. Je resserrais alors mes bras autour de moi. Armes au poing, prête à l'assaut, je la vis s'approcher à pas de loup de la porte. Un léger tic marqua son visage montrant une certaine anxiété cependant, il se volatilisa aussi vite qu'il était apparu. En effet, derrière ce qui restait de la porte – songeais-je désabusée - se trouvait les inspecteurs Ryan et Esposito. Eux aussi je les aimais beaucoup. Je les voyais tout comme Papa prendre soin de moi. Ils étaient d'ailleurs aussi discrets que lui pour me protéger. Je me rappelais de quelle façon ils avaient à leur façon parlé à Ashley. Le pauvre ils lui avaient fait subir un interrogatoire en règle !

Elle revint vers le canapé et me repris naturellement dans ses bras. Je me calais à nouveau dans ses bras, tout en acceptant avec reconnaissance cette nouvelle étreinte. Une fois que tous furent assis. Une nouvelle personne franchit la porte. Je pus reconnaitre le Dr Parish. En nous regardant Beckett et moi, un éclair de malice traversa ses yeux et je me demandais ce qu'elle pouvait bien penser en cet instant. J'oubliais vite cet incident et sentis ma tête dodelinée et se posait lentement mais surement sur l'épaule du lieutenant Beckett. En les regardant tous, je ressentis un élan d'affection en voyant qu'ils étaient tous inquiet du sort de Papa. Sans sans rendre compte, Papa avait intégré le monde fermé de la police. La voix du Dr Parish retentit dans la maisonnée interrompant mes pensées.

Lanie : Je me demande quand même ce qui a bien pu se passé ! Je veux dire, que sais-t-on au juste ?

Elle s'adressait à notre détective préférée à moi et Papa. Cependant trop prise pas ses pensées, elle n'entendit pas la voix du Dr Parish lui parler. Son silence m'angoissait. Confuse, le Dr Parish s'approcha, posa sa main sur son épaule de libre tout en remuant en un mouvement circulaire et régulier sur son omoplate en espérant une réponse à ses interrogations.

Lanie : Kate ? Kate ? – la voix devenait inquiète –

Kate : Humm... Oui ?

Lanie : Tu étais parti loin ma belle.

Kate : Oui, désolé je réfléchissais. Qu'y a-t-il ?

Ryan : On se demandait ce qui avait bien pu se passer Beckett. –

Kate : Tout ce que je peux vous dire c'est que Castle m'a appelé. A son appel, il m'annonçait qu'il affirmer la présence d'un corps quelque part, j'ai dû noter l'adresse – trifouillant ses poches, je la vis mettre la main sur mon carnet de poche - à l'angle de la 63ème et de Maddison Avenue ! Apparemment un homme y aurait été égorgé – A ces mots mes mains devinrent moites. Mon corps entier en trembla, je fus parcouru par des centaines de frissons et je sentis le lieutenant Beckett raffermir son emprise sur moi – La conversation s'est terminée en me disant de ne pas m'arrêter à mes premières impressions.

Esposito : - s'affalant sur la première chaise venue et soufflant fortement – Pfffiou… Il n'y a vraiment que lui pour se retrouver dans un pétrin pareil.

Je ne pus qu'acquiescer. Il est vrai que Papa se mettais souvent dans des ennuis pas possible.

Ryan : C'est tout ? Rien de particulier à savoir ?

Alexis : - je me redresse soudainement, faisant ainsi tomber mes bras le long de mon corps – Il y avait quelqu'un d'autre avec lui tout à l'heure ! – m'exclamais-je songeuse – D'ailleurs, les policiers l'ont emmené avec papa ! –

Ryan : Et cette femme, tu la connaissais ?

Alexis : - en fronçant les sourcils – Non, jamais vu.

Ryan : Surement une femme de passage ?

Martha : Non Kévin ! Mon fils est peut-être rentrer tard hier soir mais il était seul. Je peux vous le certifier mes enfants, c'est moi-même qui ai fermé la porte d'entrée.

Kate : Vraiment ? – s'exclama le lieutenant Beckett étonnamment surprise – Castle a quitté le commissariat à 19h30. Il aurait du même avec les embouteillages arrivait aux alentours de 20h.

Alexis : Papa est arrivé vers 22h 22h30. – je grimaçais intérieurement me posant milles et une question sur l'endroit où Papa avait bien put trainer -

Esposito : Qu'est-ce qu'il a pu faire pendant tout ce temps ? – s'exclama-t-il d'une manière qui n'attendait surement pas de réponse –

Kate : Bon, un nouveau mystère à résoudre. Revenons à cette femme voulez-vous ?

Bizarrement j'eus l'impression de percevoir une petite jalousie à travers sa voix. J'espérais ne pas me tromper après tout elle et Papa se tournaient autour, selon moi, depuis bien trop longtemps. Cependant je gardais une certaine réserve me rappelant qu'elle était actuellement en couple. Je ne voulais pas que Papa souffre de cette non-relation. Malgré tout, il me semblait que c'était trop tard. Je me rappelais l'air arborait par mon père quand il me parlait du lieutenant Beckett.

Alexis : Il lui a ouvert – dit-je telle une évidence – Je veux dire, la sonnerie a sonné tôt après minuit. Sa a insisté d'ailleurs. Puis, quand Gram et moi sommes descendus tout ce que j'ai vu c'est une femme la trentaine entamée, brune et très jolie. Mais je ne l'avais jamais vu avant.

Lanie : Hum… Writer-boy en a vu passé des femmes, en même temps un homme avec un sex-appeal pareil, miam ! – s'exclama-t-elle d'un ton coquin –

Je me bouchais les oreilles en voulant entendre plus de choses sur ce sujet. La vie sexuelle de mon père était un sujet assez délicat. Voir des femmes défilées à la maison était une chose, en parler était complétement différent. Personne de censé ne voudrait connaître cet aspect-là de ses parents. Déjà qu'entendre mes amies me répéter sans cesse à quel point Papa était beau était pour moi largement suffisant ! Soudain, un rire fendit l'air et je me sentis beaucoup plus légère. Cela eut l'effet de faire redescendre la tension qui nous habitait tous depuis « l'incident ».

Martha : Comme je dis toujours à mon fils, les chiens ne font pas des chats – s'exclama Gram théâtralement – La jeune femme – sa voix pris un ton sérieux – Il s'agit de Kira.

Je ne connaissais aucune Kira. Et pourtant, tous ici semblaient savoir ce que représentait cette femme pour Papa.

Tous : L'ex de Castle ?

Martha : - sa voix prit un ton désespéré, nous inquiétant d'avance par sa sincérité – Son calvaire plutôt.

Je me tendis appréhendant la suite.

Martha : Cette femme a été une épine dans le pied de mon fils. – j'entendis Gram prendre plusieurs inspirations– A l'époque, je ne pouvais m'imaginer que ce serait sérieux entre eux deux. J'ai donc été réellement surprise quand il me l'a présenté.

Alexis : Papa t'as présenté sa petite amie de l'époque ? Il ne cesse de me dire que c'est une attitude ringarde qui a pour but de diminuer la virilité de l'homme – dit-je en grimaçant –

Martha : Je sais ma chérie, il n'a cessé de me le rappeler après – souffla-t-elle - Après leur relation. A vrai dire, il ne m'a plus jamais présenté quelqu'un ! Ton père est comme un animal quand il est blessé mon ange, il se terre dans sa tanière. Sa situation s'est dégradé peu à peu à cause de cette femme – le dédain clairement affichait me terrorisait m'imaginant la souffrance ressentit par Papa - . Elle était son premier grand amour, et je ne pense pas me fourvoyer en affirmant qu'elle a jusqu'actuellement était la seule. Bien évidemment d'autres femmes ont compté mais certainement pas autant que Kira.

Alexis : - captivée par l'histoire – Je ne savais pas Gram. Tu crois que c'est ce qui explique que Papa n'a jamais pu se poser sérieusement ? – En effet, Papa avait un problème chronique à se poser avec une femme. Je comprenais soudain d'où cela pouvait venir.

J'écoutais silencieusement Gram nous apportez quelques lumières sur les parts d'ombres du passé de Papa qui m'était complètement inconnu. Puis, suite aux révélations de Gram, je pris appui plus lourdement sur Kate et celle-ci passait lentement sa main sur mon dos m'apportant une nouvelle fois le réconfort cherché. Je n'arrivais pas à croire tout ce que Papa avait dû vivre suite à cela.

Gram se leva rapidement du canapé et se dirigea d'une vive foulée vers la cuisine. Ne perdant aucunement son sens de l'hospitalité, elle leur proposa quelque chose à boire. Etrangement seul de l'alcool avait été proposé, certainement une manière de décompresser. Je la vis nous tourner le dos pendant toute la durée de son interaction et comprit ce qu'elle essayait de nous cacher. Sa peine… Cette dernière conversation avait aussi été éprouvante pour elle. Elle ressemblait énormément à Papa malgré ce qu'il pouvait en dire. Après un temps que je trouvais long, Gram nous apporta nos verres. Vin pour Gram, bière pour les inspecteurs Beckett, Ryan et Esposito. Je paraissais un peu ridicule avec mon verre de lait. Mais aussi tôt mes pensées orientées en cette direction que je vis le Dr Parish me dardait d'un regard amusé tout en pointant son propre verre qui contenait simplement de l'eau. Rassurée, je me précipitais alors sur le mien, me gratifiant par la même occasion d'une superbe moustache faisant ainsi l'hilarité de mes compagnons. Je souris de toutes mes dents montrant à quel point cette situation pouvait m'amuser. Nous restâmes encore un moment sur ces faits quand la voix de l'inspecteur Esposito retentit dans le loft :

Esposito : Nous devrions commencer à rassembler des preuves qui nous permettraient de disculper Castle. – La voix de la sagesse a parlé. Son intervention venait de me rappeler le bourbier dans lequel Papa était. Et surtout duquel il fallait l'en sortir –

Ryan : Hum… Oui, il vaudrait mieux commencer dès maintenant avant que ceux qui l'on embarqué ne nous pose problèmes – disant cela, il jeta un coup d'œil nerveux à la porte d'entrée –

Martha : Et par quoi allez-vous commencer mes enfants ?

Tout en parlant, je les vis tous un par un se lever, se préparant à partir. Egoïstement je songeais à les retenir pour ne pas sombrer et ainsi penser à mon père. Tour à tour ils nous dirent au revoir. Cependant quand vint le tour du lieutenant Beckett je fis mon possible pour me contenir et ne pas lui attraper le poignet, afin de par la suite me réfugier dans ses bras et ainsi pleurer de tout mon saoul. Mon attitude était purement infantile, je le savais et à vrai dire ça ne me ressemblait pas. Cette constatation n'empêcha pas mes yeux de se remplirent d'eau. Je sentais que j'allais craquer d'une minute à l'autre. Ne voulant être la risée de tous, je pris mes jambes à mon cou et courut jusqu'à ma chambre. Réfugiée dans ma chambre, la tête dans l'oreiller, je laissais enfin mes larmes coulaient démontrant ma détresse depuis que mon père avait été emmené de force. Je ne sentis, ni ne vis entrer une personne dans ma chambre. Sentant mon matelas s'affaisser, je relevai la tête et tombai sur le visage calme mais triste de la muse de Papa. Et pour la troisième fois de la soirée, elle me prit dans ses bras. Je n'entendis pas réellement les mots qu'elle me murmurait à l'oreille, je compris simplement qu'à travers les mots qu'elle prononçait elle m'apportait son soutien et surtout, l'espoir de revoir très vite mon père. Après tout, si quelqu'un pouvait aider Papa, c'était bien elle ! Une nouvelle fois, elle me prouvait qu'elle femme exceptionnelle elle était. Elle ne s'en rendait pas compte mais l'on pouvait percevoir son attachement à travers ses paroles et cela réchauffait mon cœur. Sans m'en apercevoir, je sentis mes paupières devenir lourdes.

Apaisée et bercée, la dernière chose que je vis avant de fermer mes paupières fut la silhouette de Kate se faufilant à travers ma chambre. J'eus tout de même le temps de sentir un baiser sur ma tempe, me donnant ainsi un immense sentiment de tendresse envers l'expéditeur…

Fin du pov d'Alexis

Pov Esposito

J'étais abasourdit par les révélations que la mère de Castle venait de nous livrer sans concessions mais certainement pas de bonté de cœur. Non, elle avait vu le caractère immédiat et primordial de cette conversation afin de sortir son fils de là. Les yeux de Martha Rodgers semblèrent se voiler l'espace d'une seconde nous permettant ainsi de voir à travers. Elle essaya tant bien que mal de nous cacher ce qu'elle ressentait, seulement nous n'étions pas flic grâce à un badge obtenu dans un kinder surprise... C'est surement pourquoi elle se leva rapidement du canapé où elle se trouvait et nous proposa à boire.

Le temps qu'elle nous apporte de quoi nous rafraichir, j'eus un répit suffisant pour méditer sur les dernières paroles prononcées. Mine de rien pensais-je avec dérision, Rick cachait bien son jeu. Ni moi, ni Kévin n'aurions pu imaginer ce qui pouvait se cacher derrière son masque de gamin puéril et attachant. Je le vis d'ailleurs le regretter autant que moi de n'avoir pu percer ce masque. Pris d'une intuition subite, je me repassais les conversations que nous avions eues avec Rick. Et je constatais qu'il en cachait beaucoup plus que je ne pouvais me l'imaginer encore. Il ne dévoilait jamais rien de personnel. Bien évidemment, il parlait d'Alexis, des femmes qu'il avait pu fréquenter, de sa mère même et aussi une fois de son père mais mis à part cela, jamais il ne nous avait parlé spontanément de son passé, ses anciens amis. Bon, nous avions entendu parler de Damian Westlake mais cela était seulement dû à un concours de circonstances en fait, s'il n'avait pas été désigné comme suspect principal dans l'affaire du meurtre d'une architecte d'intérieur Victoria Westlake, jamais nous n'aurions su que c'était ce type qui avait permis à Rick d'avoir sa chance d'être écrivain. Même au sujet de Kira, il ne nous en avait dit que le strict minimum : qu'ils étaient sortis ensemble, qu'ils s'aimaient et qu'elle était partie. Il avait réellement brièvement résumé la situation Oui, il y a décidément beaucoup de mystère autour de toi mon ami.

Madame Rodgers nous apporta nos boissons. Je ne fis pas attendre plus longtemps ma bouche que je portais ma bière au goulot. Après une ou deux gorgées, je reposais mon regard sur le reste de la troupe. Un mouvement à ma droite me surprit et je tournais la tête. Je pus ainsi voir Lanie montrait d'un signe de tête son propre verre. Puis, sans ne rien y comprendre je vis Alexis boire d'une traite son verre de lait. Et là, sans pouvoir me contenir j'éclatais d'un rire tonitruant vite rejoint par le reste de la pièce en voyant la jolie frimousse d'Alexis. Elle sourit de toutes ses dents nous assurant ainsi que ça ne la dérangeait pas que nous faisions redescendre la pression grâce à elle. Vraiment très mature cette petite. Il n'y avait pas à dire, Rick avait vraiment une fille adorable. Il allait d'ailleurs falloir que nous continuions avec Kévin de garder un œil sur cet Ashley – mes sourcils se froncèrent un instant -

Nous restâmes encore un moment sur ces faits lorsque la dure réalité me frappa. Rick allait surement être accusé de meurtre ou de complicité si, comme il l'avait dit nous nous arrêtions aux premières impressions. C'est pourquoi je décidais d'accélérer un peu la cadence :

Esposito : Nous devrions commencer à rassembler des preuves qui nous permettraient de disculper Castle. – Ma voix retentit dans le loft telle une sentence énoncée. Tout en parlant je me relevais donnant ainsi le signal de départ -

Ryan : Hum… Oui, il vaudrait mieux commencer dès maintenant avant que ceux qui l'on embarqué ne nous pose problèmes – Disant cela, il jeta un coup d'œil nerveux à la porte d'entrée. –

Chacun notre tour nous effectuons les salutations d'usage. Je vis Alexis devenir de plus en plus fébrile chaque seconde. Quand vint le tour de Beckett pour la saluer, ses yeux se remplirent de larmes difficilement contenues. La petite allait craquer. Ce n'était pas de sa faute, non… Son père n'était pas là pour la rassurer, bien au contraire. La voix de Madame Rodgers me sortit de mes pensées.

Martha : Et par quoi allez-vous commencer mes enfants ? – je la vis inquiète quant à la tournure des évènements –

Cependant personne n'eut le temps de répondre que nous vîmes Alexis sortir de la pièce en courant. La mère de Castle avait la tête inclinée de telle façon qu'elle avait vue sur l'escalier de l'appartement. Elle le regardait avec tristesse. Je n'eus le temps de m'interroger plus que Beckett partit après l'adolescente. Après quelques minutes de silence, seulement entrecoupé par nos souffles réguliers, Beckett redescendit.

Kate : Elle s'est endormi – Sa voix démontrait une tendresse toute nouvelle entre elles deux ! Je ne devais pas être le seul à l'avoir remarqué quand je vis Beckett être le centre d'attention, on pouvait d'ailleurs voir quelques éclairs d'espièglerie dans le regard des femmes présentes mettant ainsi mal à l'aise Beckett. On pouvait si on y faisait attention entre apercevoir une légère rougeur diffuse sur son visage, m'apportant un sourire de connivence pour l'occasion. Celui de Kévin devait être un peu trop moqueur puisqu'il se fit fusiller du regard me dis-je amusé. –

Lanie : Beaucoup se sont cassées des dents en essayant de se mettre en poche Alexis dans le seul but de se rapprocher de Castle père et toi ma chérie tu y arrives sans efforts apparents. Tu as décidément tout pour plaire et te rapprocher de ton écrivain – Un clin d'œil accompagnait ses paroles. Ma petite amie devait être kamikaze dans une autre vie ! Heureusement qu'elle était sa meilleure amie, dans d'autres circonstances je ne sais pas dans quel état elle aurait fini. Il faut battre le fer tant qu'il est encore chaud me répétait-elle souvent. Cependant cette expression ne s'appliquer pas à Beckett. Je grimaçais me rendant compte qu'elle ne semblait définitivement pas au courant de cela puisqu'elle reprit instantanément – A moins que ça ne soit le but rechercher ? – Son ton provocateur et suave me donna quelques frissons et pas entièrement d'angoisse… D'ailleurs, il eut raison de Beckett puisque son visage prit des tons de rouge insoupçonnés chez elle –

Nous nous sourîmes, content de ce petit intermède pour une fois en notre faveur. Seul bémol, Rick n'était pas là pour le voir. Je repris contenance en cet instant. Mon partenaire aussi, puisqu'il enchaina immédiatement :

Ryan : Alors Beckett par quoi commençons nous ?

Kate : Tous en voiture, on se retrouve à l'angle de la 63ème et de Maddison Avenue.

Beckett, Kévin et Lanie saluèrent d'un signe de tête la mère à Castle et sortirent de l'appartement. Puis, je m'approchai :

Esposito : On vous tient au courant Madame Rodgers.

Martha : Combien de fois faudra-t-il que je vous répète de me nommer par mon prénom mon garçon ? – s'exclama-t-elle d'un ton grandiloquent –

Cette conversation me rappela sans équivoque une que nous avions eu précédemment il y quelques semaines déjà.

Flashback :

J'arrivais devant l'appartement des Castle. Kévin était malade et je me retrouvais avec Rick comme partenaire. Loin de me déranger, cela me changerait ! Beckett avait l'habitude de le garder pour lui me dis-je amusé. Je n'eus le temps de sonner qu'un boulet de canon roux me percuta de plein fouet. Assis par terre je vis Alexis les fers en l'air. Elle se releva :

Alexis : Ohh je suis vraiment désolée inspecteur ! – sa voix montrait clairement son désappointement –

Esposito : C'est bon Alexis, il n'y a pas de problème – je me dépêchai de la rassurer la voyant inquiète pour moi –

Alexis : - Elle remonta son sac sur l'épaule, puis fila sans demander son reste, criant à tue-tête pour s'exprimer – Encore désolée pour vous être rentrée dedans !

La porte encore entrouverte, je m'y glissais rapidement. La mère de Rick se dandinait sur un air d'opérette, habillée pour l'occasion de vêtements rappelant le style des années 80. Le tout donné un effet des plus pimpant.

Martha : Oh, bonjour inspecteur ! – Elle semblait surprise de me trouver là, cependant son expression exagérée noyait cet effet.

Esposito : Bonjour Madame Rodgers.

Soudain, son visage se contracta et pris une expression peinée puis, elle secoua sa tête de droite à gauche. Je me demande ce que j'ai bien pu dire encore. Récapitulons : je n'ai pas de braguette ouverte, mes chaussures sont propres il n'y a pas de terre au sol, je l'ai salué. Non vraiment, je ne voyais pas où était le problème.

Esposito : Un problème Madame Rodgers ?

Une nouvelle grimace traversa son visage. Me perturbant davantage.

Martha : Puisque vous en parlez mon cher oui effectivement il y a un problème – elle m'intriguait – Etes-vous obliger de m'appeler Madame Rodgers à chaque phrase ? Cela me vieillit considérablement, vous savez ? Appelez-moi Martha !

Complètement étonné, je n'entendis pas Castle descendre.

Rick : - s'exclamant d'un ton jovial et malicieux – Sache Mère que tu n'as absolument pas besoin qu'on t'appelle par ton titre complet pour que la vieillesse te guette !

Devant cette réplique toute castelienne je ne pus retenir un sourire. Cela semblait être une habitude puisque la mère de Rick ne fit pas attention et répliqua même aussi tôt.

Martha : Tu ne devrais pas t'exclamer si vite mon cher fils, d'autant que les cheveux blancs qui garnissent ta chevelure ne sont pas anodins !

A ces mots, Rick se précipita devant son miroir mural, se regardant de toutes parts à la recherche du fameux cheveu blanc. Rassuré, il se tourna vers sa mère et nous sortit une de ses répliques fétiches :

Rick : Hum, double hum même !

Finalement je ne pus me contenir et explosai de rire, accompagné par Rick et Martha…

Un sourire nostalgique s'installa sur mes lèvres. Je regardai la mère de Castle et finalement lui adressai une dernière parole :

Esposito : A bientôt Martha.

Nous prenions l'ascenseur, chacun dans nos pensées. Pendant que Ryan et Lanie discutaient je m'interrogeais encore sur la scène sur laquelle nous allions bien pouvoir tomber…

Fin du pov d'Esposito