Chapitre 3
Pov Ryan
Arrivés dans le hall de l'immeuble, nous fîmes face à un spectacle incongru. Le gardien de l'immeuble faisait face à une vingtaine de journalistes qui essayaient tant bien que mal d'entrer. Eh bien, l'on pouvait dire qu'ils avaient été rapides ! D'ailleurs, à eux tous, ils bloquaient toute possibilité de sortie. Je jetais un œil à ses bras. Heureusement que sa carrure était suffisamment imposante car ces derniers agglutinés comme ils l'étaient faisaient lourdement pression sur la porte d'entrée et ainsi sur le gardien.
Avec Esposito nous nous rapprochions afin de lui venir en aide. Je ne savais pas si avec ma stature je lui serais d'un si grande aide mais cela ne m'empêcha pas pour autant. En croisant le regard malicieux de mon partenaire je vis qu'il n'en pensait pas moins. Aussi bizarre que cela puisse paraître il me semblait que ces vautours avaient accentué leur pression sur la porte, … oui, complètement givrés ces journalistes, de véritables fouines. Voilà pourquoi je n'ai jamais pu m'orienter vers cette voie : Rester là, près des victimes, d'une scène de crime à commenter nos sentiments sur les derniers évènements et tout ça dans un but lucratif, je trouvais cela complètement morbide. D'une certaine manière leur façon d'agir était assez criminelle ! Je plaignais Rick, sincèrement. Comme quoi la célébrité était à double tranchant. Et finalement, je me contentais de mon petit rôle de flic : après tout je gagnais bien ma vie et j'étais avec une femme que j'aimais. Qui m'aimait moi et pas pour une célébrité, ni pour de l'argent, que je n'avais pas d'ailleurs me dis-je amusé !
Le gardien, Martin si je me rappelais bien, me rappela à l'ordre quand je le vis nous faire un petit signe de tête reconnaissant. Cependant, ce n'est pas comme cela que nous allions les repousser. De la sueur commençait déjà à apparaître sur mon front, et mes mains, moites pour l'occasion, se frottaient régulièrement contre mon veston afin d'en éponger le maximum. Après une attente que je trouvais interminable, je vis Beckett s'approcher de la cohue de dehors, certainement exaspérée par ce qu'elle voyait.
Kate : Je vous prierais de partir, vous gêner nos équipes en campant ici. Ce n'est pas en restant la que vous obtiendrez quelques informations ! – Elle était énervée, et je plaignais sciemment l'imbécile qui oserait se mettre en travers de son chemin, car oui, il y en avait toujours un qui se faisait remarquer et de la plus belle des façons possibles. D'ailleurs, aucuns journalistes ne partiraient suite à son discours bien au contraire, on aurait même dit qu'ils n'attendaient que ça ! Les imbéciles.
C'est à ce moment qu'un crépitement se fit entendre, suivi de plusieurs autres. Des appareils photos, des centaines. Flash enclenchés, caméras et micros sortis, tous semblaient aux abois. A travers ce méli-mélo de flash et de questions que j'entendais je ne puis que distinguer une ou deux phrases, qui achevèrent le reste de retenu de ma boss.
Journaliste 1 : Lieutenant Beckett, est-il correct que l'écrivain le plus célèbre de la ville, Mr Castle a tué un homme ? – je grimaçais dans mon coin me demandant où ce journaliste avait obtenu son diplôme -
Journaliste 2 : Pouvez-vous nous dire quels effets cela a-t-il produit sur sa famille ? – Celui-là ne devait pas être plus futé que l'autre, surtout quand je vis les yeux de Beckett s'assombrirent. La notion de tact était littéralement obsolète chez eux et puis, il n'y en avait vraiment pas un pour rattraper l'autre commentais-je à voix haute –
Journaliste 1 : Qu'est-ce-que cela fait d'être la muse d'un meurtrier ? – Rectification, celui-ci était le pire, plus stupide tu meurs. D'ailleurs, Beckett paraissait folle de rage : les yeux noirs, plissés en une moue terrifiante, teint pâle, poings serrés compulsivement, … Oui terrifiante. Je ne fus pas le seul à le remarquer puisqu'un silence oppressant régnait en maître dans ce hall d'immeuble au 529 Broom Street.
Kate : Que cela soit clair pour chacun et chacune présents ce soir. Richard Castle a bel et bien été arrêté cette nuit. – Des bruits s'élevèrent parmi la foule, clamant qu'ils l'avaient prévu car après tout, on ne devient pas un maître du macabre sans en avoir les possibilités derrière, mais la voix de Beckett repris faisant fi de cette interruption – CEPENDANT. Je dis bien CEPENDANT, l'on est innocent et ce jusqu'à preuve du contraire. Je vous prierais donc de ne plus nous importuner avec vos questions. D'ailleurs – sa voix prit un accent glacial, démontrant tout son sérieux – si je vois l'un de vous approcher à moins de 2 mètres d'Alexis Castle ou bien de Martha Rodgers, je n'hésite pas et je vous coffre tous pour outrage à une enquête fédérale. – Leur tête à tous valait le détour, outrés, ils avaient la bouche ouverte, les yeux exorbités. Le rire de Beckett, sec et froid, les sortit de leur torpeur – Fermez vos bouches, vous allez gober des mouches ! – On entendit le bruit sec de leur mâchoire se refermer. Et tous se regardèrent; ils se ressaisirent, hésitant sur la conduite à adopter, cependant elle se reprit de suite, ne leur laissant le temps suffisant pour s'exprimer – Dégagez. Tous. Dégagez, MAINTENANT ! – A son cri, ils partirent tous, sans exception et sans demander leur reste, comme s'ils avaient la mort aux fesses –
Un nouveau silence s'installa. Beaucoup moins oppressant. Je regardais Beckett se remettre de ses émotions calmement. Lanie s'approcha d'elle, et mit sa main sur son bras, compréhensive. Je n'entendis pas ce qu'elles se disaient, je vis seulement Beckett secouait la tête en acquiesçant aux paroles de son amie. J'entendis quelqu'un se rapprocher de moi. Je n'eus pas besoin de me retourner pour savoir qui se trouvait derrière. Je connaissais suffisamment mon partenaire et ami pour reconnaître le son des pas qu'il faisait quand il marchait. Arrivé à mes côtés, je pus le voir regarder Lanie tandis qu'elles parlaient ensemble. Je captais d'ailleurs un regard tendre en direction de notre cher médecin légiste. Je devais certainement lui dire que tout le commissariat était au courant de leur relation depuis le temps. Mais je me ressaisis m'imaginant par la suite le moment où ils nous l'annonceraient et que nous leur répondront que nous étions tous déjà au courant. Un sourire appréciateur voir quelque peu moqueur se dessina alors sur mes lèvres.
Je tournais rapidement la tête vers ma supérieure quand je la vis s'approcher de moi. Et je me tournais complètement quand elle se dirigea derrière moi. Accoudé contre la porte, une main sur le front, se trouvait le gardien. Je l'avais complètement oublié. Il ne semblait pas au mieux de sa forme. Les yeux fatigués, la joue droite bleuie, les mains serrées tout contre son pantalon, il semblait vraiment au bord de la fatigue. En le regardant, je ne pus que me demander de quelle façon nos chers congénères avaient pu traiter Rick. Je grimaçais, ne voulant pas m'aventurer davantage vers ce terrain-là.
Beckett : Je vous remercie de les avoir empêchés de passer Martin.
Martin : Je vous en prie lieutenant, c'est mon devoir. Jamais je ne les aurais laissés passer. Ils auraient effrayé la petite Castle. – A ces mots, un sourire, le premier depuis une bonne partie de la soirée, apparut sur les lèvres de ma boss et immédiatement sa voix se fit plus chaleureuse envers le gardien –
Kate : Je vous remercie Martin. Puis-je vous demander de passer demain au commissariat afin d'avoir votre déposition et de nous conter votre rencontre avec les policiers de la nuit dernière ?
Ce dernier acquiesça d'un signe de tête. Ce fut le signal de départ puisque nous nous dirigeâmes vers nos voitures respectives. Beckett partit avec Lanie vers sa voiture. Quant à Espo et moi, nous décidâmes d'un commun accord de prendre la sienne. Les filles nous adressèrent une dernière parole avant de monter en voiture :
Kate : Bien, on se retrouve à l'angle de la 63ème et de Maddison Avenue les gars.
Ryan : - je lui répondis, tout en acquiesçant - Sa marche boss !
Nous montâmes, prêts à affronter cette nouvelle journée qui commençait bien mal. Nous n'allions définitivement pas obtenir notre congé dans les temps courants; après tout, nous avions actuellement mieux à faire. Oui songeais-je, bien mieux…
Fin du pov de Ryan
Pov Kate
Je n'étais pas énervée, non… J'étais folle de rage, littéralement rageuse contre ces journalistes. Comment pouvait-il se permettre de parler de Castle comme cela m'interrogeais-je ? C'était inadmissible. A vrai dire, la seule personne qui pouvait critiquer Caste, c'était justement moi. Et encore à certains degrés et ce sans jamais dépasser la barrière de la méchanceté. Non, je ne voulais pas de malaise entre nous, seulement rabaisser quelques fois son incommensurable égo ce qui ne pouvait faire de mal à personne et certainement pas à lui ! Je songeais à tous les vents que j'avais pu lui mettre, avant de me ressaisir et de me mettre une claque mentale. Ce n'était décidemment pas le moment opportun pour avoir ce genre de pensée. Kate, souffle un bon coup ma fille. Je relevais les yeux et pus voir tous ces idiots qui me faisaient face. Je devais me ressaisir. Oh, et puis non me dis-je en entendant les questions plus aberrantes les unes que les autres de ces satanées pies. Je laissais au contraire éclater ma colère :
Kate : Que cela soit clair pour chacun et chacune présents ce soir. Richard Castle a bel et bien été arrêté cette nuit. – Des bruits s'élevèrent parmi la foule, clamant qu'ils l'avaient prévu car après tout, on n'est pas maître du macabre pour un rien, je me repris immédiatement ne leur laissant le temps de continuer – CEPENDANT. Je dis bien CEPENDANT, l'on est innocent et ce jusqu'à preuve du contraire. Je vous prierais donc de ne plus nous importuner avec vos questions. D'ailleurs – Ma voix se fit glaciale et je ne me reconnus pas pendant un instant. La colère que je ressentais en cet instant était mauvaise, elle s'insinuait, lentement, dans mes veines tel un virulent poison que je ne contenais à présent aucunement. Ce fut le tremblement presque imperceptible de ma meilleure amie qui me ramena les pieds sur terre - si je vois l'un de vous approcher à moins de 2 mètres d'Alexis Castle ou bien de Martha Rodgers, je n'hésite pas et je vous coffre tous pour outrage à une enquête fédérale. – La bouche ouverte, les yeux exorbités ils avaient tous l'air si ridicule que je regrettais pendant un instant de n'avoir mon appareil photo à portée de main. Je ris un instant et déclarais cyniquement – Fermez vos bouches, vous allez gober des mouches ! – Une lueur de tristesse s'empara de mes yeux un instant songeant que c'était une réplique que Castle aurait très bien pu sortir. Elle disparut aussi vite, pour ne laisser qu'un regard noir que je leur adressai et j'entendis le bruit de leur mâchoire se refermaient. Je décidais de mettre un terme à tout ce cirque, ne supportant plus leurs mines accusatrices envers mon partenaire – Dégagez. Tous. Dégagez, MAINTENANT ! – A mon cri, je les vis décamper plus vite que des lapins –
Après le départ des journalistes, un silence s'installa. J'étais perdue dans mes pensées, triste, confuse et énervée envers moi-même. Je m'étais énervée contre des personnes qui n'en valaient pas la peine. Sur le coup je n'avais absolument pas été professionnelle et je m'en voulais. Une main amicale se posa sur mon bras. Et je relevais légèrement la tête pour m'apercevoir que cette main appartenait à Lanie. Un soupir de soulagement franchit mes lèvres voyant qu'elle ne m'en voulait pas. Mieux encore, elle disait qu'elle comprenait. Je l'en remerciais silencieusement et opinais de la tête.
Je regardais mon équipe. Un élément semblait hors-contexte, le gardien. Je le vis derrière Ryan, accoudé contre la porte, je me rapprochais de lui me rappelant que je devais lui parler.
Beckett : Je vous remercie de les avoir empêchés de passer Martin – m'adressais-je à lui d'un ton neutre -
Martin : - Il me répondit à l'instant, sincère - Je vous en prie lieutenant, c'est mon devoir. Jamais je ne les aurais laissés passé. Ils auraient effrayé la petite Castle. – Un ton dur s'échappa de ses lèvres à cette constatation et je ne pus que sourire il semblait lui aussi sous le charme d'Alexis et je lui répondis d'un ton beaucoup plus chaleureux sans pouvoir m'en empêcher -
Kate : Je vous remercie Martin. Puis-je vous demander de passer demain au commissariat afin d'avoir votre déposition et de nous conter votre rencontre avec les policiers de la nuit dernière ?
Je le vis hocher la tête et partis en direction de ma voiture. Lanie m'agrippa le poignet signifiant qu'elle ne me laissait pas. Je lui souris, heureuse de son soutient. J'adressai une dernière parole à mes coéquipiers avant de prendre le volant :
Kate : Bien, on se retrouve à l'angle de la 63ème et de Maddison Avenue les gars.
Ryan : Sa marche boss ! – me répondit-il compréhensif –
Je démarrais rapidement. A cette heure-ci, les rues de la grande pomme étaient peu fréquentées, la route se fit donc sans encombres. Je roulais calmement, en silence. Ne sachant pas sur quoi j'allais bien pouvoir tomber me rendait atrocement nerveuse. Lanie due s'en apercevoir puisqu'elle engagea la conversation d'une voix rassurante que je remerciais silencieusement :
Lanie : Eh bien, quelle soirée ! On peut dire que la nuit a été bien mouvementée ! – J'opinais de la tête ne faisant pas confiance à ma voix. Elle reprit donc immédiatement sentant quelque peu mon malaise – Ne t'inquiète pas, on va trouver de quoi disculper Castle ma belle.
Ce fut pour moi la phrase de trop. Je me garais sur le bas-côté en faisant une embardée dangereuse, coupai le moteur puis regardai ma meilleure amie en face, les yeux dans les yeux : les miens, humides et dilatés, faisaient tâche face à la surprise manifeste que dégageaient les siens. Je criais alors sur elle, déversant ainsi toutes mes peurs, mes angoisses :
Kate : Arrêtez tous de me dire qu'il est innocent, que nous allons le sortir du guêpier dans lequel MONSIEUR s'est fourré, SEUL. On ne sait même pas où il était hier soir, ni ce qu'il a fait et encore moins avec qui il était ! Je ne la sens pas cette affaire, on ne va nulle part, on fonce droit dans une impasse – Ma voix se fit rageuse – Je ne comprends pas, il y a beaucoup trop de parts d'ombre avec lui. Est-ce qu'on le connait réellement Lanie ? – Je perdis mon ton rageur pour ne laissai place qu'a une immense tristesse. Je ne savais que penser. D'une certaine manière je me sentais trahis. Je lui avais révélé des parts de moi-même que même ma meilleure amie ne connaissait pas. Je m'étais confiée à un homme qui en cachait beaucoup. Le pire à accepter fut sans doute que je lui avais donné ma pleine confiance, sans hésitations. Des larmes silencieuses s'écoulaient de mes yeux, ma bouche tremblait, … oui j'étais complètement perdu. Embourbée dans mon angoisse… -
Tout au long de mon petit speech, ma meilleure amie ne dit rien. Je la voyais triste pour moi. Elle n'avait pas besoin de s'exprimer pour que je la comprenne. On dit que les yeux sont le miroir de l'âme et j'en eus la preuve en cet instant même. Elle était triste pour moi tout en étant inquiète. Une flamme de détermination s'installa dans son regard, une lueur confiante à qui j'aurais tout donné ne serais-ce qu'un instant pour en être moi-même propriétaire. Finalement après quelques secondes de répit, elle prit la parole d'une voix assurée :
Lanie : Ecoute moi bien Kate. Il y a deux ans, un homme entrait dans nos vies. Il s'est imposé sans s'en rendre compte, lentement mais sûrement au sein de notre famille. Je ne te cache pas qu'au début de votre collaboration, ses intentions envers toi n'étaient absolument pas louables. – elle me fit de gros yeux, appuyant ses mots – J'étais sceptique, c'est vrai. Pour moi, il n'était qu'un gêneur, mais un gêneur temporaire. Et puis, le temps a passé et de gêneur, il est devenu collègue, de collègue à partenaire et enfin de partenaire à ami. Son intervention dans nos vies à tous a été bénéfique ma belle. Il rend notre travail moins triste à sa façon – elle me sourit – Alors peut-être que je ne vois pas exactement l'ampleur de ce que tu peux ressentir en ce moment mais sache une chose : Rick Castle est aussi mon ami et savoir qu'il nous a caché certains éléments si importants, m'attriste. Savoir qu'il ne nous fait pas suffisamment confiance me blesse aussi d'une certaine manière. Mais dis-toi bien que s'il ne nous l'a pas dit, c'est qu'il doit avoir ses raisons, bonnes comme mauvaises. Alors tu ne dois pas lui en vouloir sous prétexte que tu es blessée ! On a tous notre jardin secret Kate et certaines choses peuvent faire plus de mal que de bien une fois révélées. Dans certains cas, l'ignorance vaut parfois mieux. – Elle prit un ton doux afin de certainement me calmer et ça marchait si j'en croyais l'arrêt de mes larmes – Si tu tiens tant que cela à lui en vouloir, trouve un bon motif parce que celui-là n'est pas vraiment juste. – Un silence passa le temps que j'assimile les informations qu'elle venait de me donner; puis, elle reprit voyant que son discours commençait à faire mouche – Je ne le connais peut-être pas aussi bien que toi girl mais je sais deux chose sur Rick Castle. Premièrement, il est incapable de tuer un homme et deuxièmement, cet homme est absolument sexy quand il est bronzé et en short de bain ! – le ton se fit malicieux sur cette dernière phrase –
Le comique de sa phrase me fit sourire, je pouvais sentir mes lèvres qui s'étiraient. Elle arrivait toujours à me remonter le moral. Je redémarrais alors. Cependant, la dernière phrase me titilla l'esprit. Castle, en short de bain ? Dans quelles circonstances exactes l'avait-elle vu ? Cela généra en moi une vague de curiosité maladive et je fis mon possible pour la réfréner. Je n'eus cependant le temps de pousser plus loin mes interrogations puisque je constatai avec ébahissement que nous étions arrivés.
Nous sortîmes de la voiture. La scène de crime avait déjà été passée au peigne fin, les banderoles jaunes bien identifiables « do not cross » étaient présentes un peu partout. Nous nous dirigions, ensemble, vers la scène de crime. Arrivée à la porte, je tournais la tête, un rayon lumineux venait de me toucher l'œil gauche. En levant les yeux, je me rendis compte que le soleil se levait. Le ciel paraissait orangé, me rappelant là la future scène sanglante sur laquelle nous allions certainement tomber, assombrissant mes pensées. En croisant le regard préoccupé de mes collègues, je laissai transparaître une flamme confiante me rappelant les paroles de Lanie; oui Castle était innocent, il fallait juste le prouver. Sur ce, je franchis la porte la première, ne leur laissant qu'un dernier regard déterminé…
Fin du pov de Kate
