Note de l'auteur : Attention scène NC17 dans ce chapitre, enfin je veux dire une scène entière quoi…
Sinon j'espère que mon histoire vous plait ! Si c'est le cas n'hésité pas à Commenter, cela me ferait plaisir !
Encore merci mes ptits boulets pour votre soutient sans faille ! Et Manon….on a vu RDA :D mouahahahaha !
Bisous à tous !
Les mois avaient de nouveau passé jusqu'à arriver à ce soir. Pour la première fois depuis son retour sur le marché, Victoria ne pouvait sortir, son père donnant un bal dans la salle de réception, en l'honneur d'une récolte de fond pour un orphelinat qu'il avait fondé. Bien sûr cette maison n'avait pas été construite pour les enfants normaux, mais pour les anormaux qui ne pouvaient trouver de famille. Mais comme à cette habitude, Gregory Magnus s'était bien gardé de l'expliquer à ses convives, tous plus fortuné les uns que les autres. En effet, il était toujours bien vu à cette époque de participer à des soirées de charité, et ce soir n'échappait pas à la règle.
Pour l'occasion, son père lui avait acheté une sublime robe parme, donc les larges bretelles bordées de dentelles noires, encerclaient ses bras. Sur le corsage était visible les même broderies, ainsi que des perles et quelques pierres scintillante. Autour de son cou était attaché un collier de diamant, dont les boucles assorties, pendaient à ses oreilles. Un fin bracelet d'or, entourait son poignet droit, et ses cheveux avaient été relevés dans un chignon sophistiqué, fait par Helen elle-même. Gregory l'avait comparée à une princesse en la découvrant, et John avait appuyé ce compliment, la faisant rougir plus que de convenance.
Mais voilà malgré la fête battant son plein, la jeune demoiselle s'ennuyait. Depuis plusieurs minutes, elle avait été abandonnée sur une chaise, personne ne voulant danser avec elle. Elle regardait, à moitié perdue dans ses pensées, les danseurs évoluer sur la piste, au son de l'orchestre payé par son père. Un soupir s'échappa alors de ses lèvres, lui attirant les foudres d'une vieille dame, qui lui envoya un regard meurtrier. Elle avait oublié que les bonnes manières voulaient, qu'elle reste bien droite et souriante sur sa chaise…mais plus le temps avançait, plus elle n'avait que faire des bonnes manières et autres protocoles de bienséance.
Ne se sentant plus à sa place au milieu de cette foule, Victoria se leva et rejoignit discrètement l'un des couloirs désert de sa maison. Heureusement pour elle, personne n'y prêta attention. Les invités s'amusaient trop dans la grande salle et le personnel était trop occupé au service ou à la cuisine. La grande demeure familiale était donc tranquille et tout à elle…du moins le pensait-elle jusqu'à entendre un bruit étouffé.
Mue par la curiosité, la jeune fille se laissa guidée par les bruits sourds qu'elle entendait…et qui ressemblait à des soupirs, si elle y prêtait bien attention. Très vite, elle se retrouva devant les portes de la bibliothèque, l'une d'elle était à peine entrouverte. Sans bruit, Victoria la poussa légèrement, jetant un œil à l'intérieur. Le spectacle qu'elle y découvrit, la figea sur place. Elle était incapable de pouvoir fuir cette vision des plus intimes.
Sa sœur était assise dans l'un des fauteuils ornant la grande salle. Elle lui tournait le dos de trois quart, lui laissant entrevoir que sa coiffure était un peu défaite et que sa robe semblait un peu froissée. Ses jupons étaient relevé jusqu'à ses hanches, laissant apparaitre ses jambes fines. De la où elle était, Victoria put voir que les joues de la jeune femme étaient légèrement rosies de plaisir, son visage était tourné dans sa direction, mais ses yeux étaient clos et sa respiration semblait se faire de plus en plus anarchique.
Malgré l'indécence de son espionnage, la jeune fille n'arrivait pas à bouger, hypnotisée par ce spectacle des plus inconvenant, mais qu'elle connaissait si bien, pour l'avoir si souvent vu dans son ancienne demeure. Elle n'y avait jamais prêté plus d'attention à l'époque, mais s'agissant aujourd'hui de sa sœur, rendait cette vision des plus magnétisantes.
Soudain un frisson bien connu la parcourue, son regard alors glissa vers les genoux d'Helen…mais au lieu de les apercevoir, elle tomba sur les yeux de celui qui était désormais le fiancé de sa sœur : John. Ils s'accrochèrent pour ne plus se quitter. La moitié de son visage était cachée par le corps de la jeune femme, mais cela ne sembla pas les gêner outre mesure. Même lorsque sa fiancée se mit à gémir plus fort, perdue dans son plaisir, le jeune homme persistait à la regarder, tel un prédateur affamé pensant à sa prochaine victime. Cette pensée eut le dont de l'exciter, malgré la peur coulant dans ses veines…cet interdit la troublait bien plus qu'elle ne l'avait jamais été, et malgré la honte qu'elle aurait du ressentir, elle n'en retenait que le plaisir de se savoir ainsi désirée par cet homme.
Lentement, Victoria le vit glisser une main sous les jupons d'Helen, lui arrachant un petit cri, qu'elle tenta de réprimer en se mordant la lèvre inférieure. Son corps se mit alors à bouger langoureusement, essayant d'approcher encore davantage le visage de son amant de son intimité…et même si elle ne pouvait le voir, la jeune demoiselle savait que la langue de John était à l'œuvre, amenant sa compagne toujours un peu plus près du plaisir suprême. Mais il ne semblait s'en soucier, trop absorbé à dévorer du regard l'intrus.
Ce ne fut que lorsque le dos de la doctoresse s'arqua violemment, dans un long gémissement, que la jeune fille sembla reprendre ses esprits. Ayant reprit le contrôle de son corps, elle s'enfuit en courant, trop honteuse de n'avoir eut la force de le faire avant. Ne voulant pas se repasser ses images en boucle dans sa tête, elle rejoignit la salle de bal, en quête de distraction.
Malheureusement ne trouvant pas de cavalier, elle dû se résigner à retourner s'asseoir à sa table. De nouveau son regard se perdit au milieu de la piste de danse, où des couples valsaient au son de la musique entrainante.
C'était mal ! Elle n'avait pas le droit de faire cela à sa sœur, c'était sa vie privée. Elle se savait irrespectueuse et s'en voulait d'avoir agit ainsi. Pourquoi lui faisait-elle cet effet là ? Pourquoi lui ? Il y avait tant d'hommes dans le monde, tant de bourgeois ou autres nobles prêts à la courtiser, et elle ne voyait que lui…pourquoi ? Et lui pourquoi n'avait-il rien dit ? Pourquoi ne la repoussait-il pas en la réprimandant sur son comportement ? Pourquoi la laissait-il faire ? Et son regard…pourquoi la regardait-il ainsi ? Il avait une fiancée, un brillant avenir, et une jolie somme d'argent sur son compte gagné grâce à son métier d'avocat, ainsi que provenant de l'héritage de son père mort 3 ans auparavant…alors pourquoi la regardait-il comme si tout cela n'existait pas ? Comme s'il ne voulait qu'elle ? Pourquoi jouaient-ils à ce jeu dangereux, qui pourrait blesser sa sœur ?
Victoria n'eut pas le temps de pousser ses réflexions plus loin, car quelqu'un la ramena sur terre. En effet, un homme s'était placé devant elle, lui tendant cérémonieusement la main, afin de l'inviter à danser. La jeune fille papillonna ses paupières plusieurs fois, avant de remonter son regard vers cet inconnu…qui se trouvait être John. Cette découverte la fit sursauter, ce qui provoqua un sourire chez le jeune homme. Elle resta alors incrédule, oubliant toutes les bonnes manières inculquées par son père…elle ne savait que faire.
-M'accorderiez-vous cette danse ma douce Victoria ? Demanda John, avec un plaisir non dissimulé.
La voyant perdu, et ne voulant perdre une seconde de plus, le jeune avocat prit sa main avec audace et l'attira doucement sur la piste de danse. La demoiselle le suivit sans résister. Immédiatement il plaça ses bras autour d'elle, la plaquant contre lui et l'emmenant valser au milieu des autres couples. Personne ne faisait attention à eux, chacun trop absorbé à discuter avec son ou sa partenaire.
John resserra lentement son étreinte, jusqu'à ce que la jeune fille ouvre de grands yeux surpris. Leur deux corps ainsi modelé ne formait presque plus qu'un…elle pouvait d'ailleurs sentir son membre tendu, contre son corset. Lentement son regard remonta jusqu'à celui océan de cet homme étrange. Un sourire carnassier étirait ses lèvres, et cela eut le dont de la faire frissonner d'effroi. Pourquoi agissait-il ainsi avec elle ? Qu'avait-il en tête ? Comment un homme aussi bien élevé, pouvait-il être aussi pervers ? Car à cet instant, c'était bien de la perversité qu'elle lisait dans son regard. Elle avait appris à la reconnaître à Paris, quand des clients venaient se présenter à elle, elle savait donc ce qu'ils attendaient d'elle… mais là, elle était perdue…cet homme était un mystère.
-Qu'y a-t-il très chère ? Finit-il par lui demander. Cela ne semblait point vous déranger outre mesure de regarder tout à l'heure.
-Je suis certaine qu'Helen ne serait pas enchantée d'apprendre ce que vous faîtes. Rétorqua Victoria, d'un ton hautain.
-Et que dirait-elle de vous ? La menaça-t-il.
-Que voulez vous dire ?
-Voyons douce Victoria, ria-t-il, nous savons tous les deux ce que vous faîtes la nuit tombée.
-Que…
-Ah ah ne me mentez point jeune fille, mon jeune frère Arthur vous a eu comme maîtresse, de plus n'oubliez pas que je suis souvent à Whitechapel moi-même.
La jeune fille ne sut quoi répondre. Elle savait qui était Arthur, pour l'avoir eu plusieurs fois comme client. Elle devait avouer qu'elle avait noté une ressemblance avec John, mais jamais au grand jamais elle n'avait imaginé qu'il puisse être son frère. Mais elle ne se souvenait pas avoir donné sa vraie identité à aucun de ses amants. Alors comment pouvait-il savoir qu'il s'agissait bien d'elle ?
-Je vous ai suivi un soir. Lui apprit-il, comme s'il lisait dans ses pensées.
-Comment avez-vous osé ? S'énerva-t-elle.
-Cela n'est-il pas ironique, déclara-t-il en riant, de voir une fille de joie énervée par le fait qu'un client potentiel la suive ?
-Quoi ? Demanda-t-elle, surprise de ses paroles.
-Tu as très bien entendu, chuchota-t-il après s'être penchée à son oreille. Te faire mienne contre un mur de cette maison serait un vrai délice.
La jeune fille s'écarta de lui vivement, surprise de cette déclaration des plus indécente, qui pourtant faisait naître un certain émoi en elle. John arborait un sourire satisfait, qui glaça le sang de la jeune française. Qui était-il ? Qu'était devenu cet homme doux dont sa sœur lui ventait les mérites tous les soirs ? Après un dernier regard outré, Victoria quitta la piste de danse sans un regard en arrière, prenant le chemin de sa chambre. Mais au milieu d'un couloir, une main se referma sur son bras, l'obligeant violemment à se retourner.
-Je pensais que ma proposition te plairait. Annonça-t-il.
-Pourquoi ?
-J'ai vu ton regard quand ma langue et mes doigts satisfaisaient ta sœur.
-Et ? Feint-elle de ne pas comprendre.
-A cet instant, tu aurais tout donné pour être à sa place, pour être celle à qui j'offrais un plaisir sans fin.
-C'est faux ! Nia-t-elle.
-C'est très mal de mentir douce Victoria, ton cher père ne te l'a donc t-il pas apprit ?
Lentement, le jeune homme se pencha vers elle, lui laissant le temps de l'éviter si elle ne le souhaitait pas. Mais elle n'en fit rien, très absorbée par son regard, elle le laissa poser ses lèvres sur son cou exposé. Malgré toute sa volonté, Victoria n'arriva pas à le repousser, son corps restant immobile, alors que son esprit lui hurlait de s'échapper de son emprise. Alors comme pour le faire taire, elle ferma les yeux, rendant les armes face à cet homme charismatique et appréciant sa douce attaque.
Elle sentit alors les mains de John se faire plus aventureuses et glisser le long de son corset, jusqu'à en glisser une sur sa poitrine. Un soupir s'échappa de ses lèvres, encourageant alors le jeune homme à s'enhardir. Et c'est ce qu'il fit. Il se colla davantage contre elle, avant de mordre doucement son cou. Victoria lâcha un cri de surprise, qui mourut contre une des paumes du jeune avocat, qui avait anticipé sa réaction. Immédiatement, il cajola la marque qu'il venait de laisser, il savait que demain matin, elle serait plus que visible.
Puis ne voulant pas attirer l'attention sur eux, John ouvrit la porte de la chambre de la jeune fille et l'attira à l'intérieur. Il verrouilla la porte, avant de se tourner vers elle. Ses joues étaient rosies par le plaisir, et cela lui décocha un sourire triomphant. Lentement, tel un prédateur, elle le vit s'approcher d'elle, elle tenta alors de le fuir en reculant, mais se heurta bientôt à l'un des barreaux de son lit à baldaquin. Doucement le jeune homme prit sa main dans la sienne, et l'attira contre lui, plaçant son dos contre son torse puissant. Il pencha de nouveau la tête et dévora son cou et ses épaules de baisers. Délicatement elle le sentit défaire sa robe, délaçant un à un les lacets de son corset. Puis elle sentit les bretelles glisser le long de ses bras, avant de voir le vêtement tomber à ses pieds.
Avec adresse, John la souleva dans ses bras et l'emmena près de la cheminée, où un feu brulait lentement. Malgré la douceur du printemps, les pièces de la maison avait encore besoin d'être chauffées. Lentement il la déposa sur un tapis en fourrure d'ours, que son père avait ramené d'un voyage, lui avait expliqué sa sœur à son installation. Il s'allongea alors sur elle, avant de l'embrasser d'abord tendrement, puis de plus en plus avec passion.
La jeune fille sentit alors les mains de son amant parcourir son corps, découvrant ses formes et ses creux. Elles semblaient être partout à la fois, prodiguant avec dextérité des caresses plus que délicieuses. Mais très vite celles-ci se firent plus appuyées, comme s'il était en train de perdre le contrôle, et elle se surprit à espérer qu'il le fasse. Elle ne voulait plus attendre, son corps entier lui crier de la faire sienne. Et elle savait comment faire cela. Rapidement, la demoiselle devint active, ses propres mains allant caresser sa virilité turgescente. Ses doigts se refermèrent sur son membre, à travers le tissu, et lentement elle se mit à faire un mouvement de bas en haut, lui décrochant un grognement de plaisir. Se voyant ainsi encouragée, Victoria défit rapidement les boutons de son pantalon, libérant ainsi l'objet de ses désirs. Ne perdant pas courage, elle le reprit en main, reprenant le même mouvement. Sa peau était si chaude et si douce sous ses doigts. Telle une musicienne aguerrie, elle savait manier cet instrument avec dextérité. Ses doigts se resserraient parfois, accentuant ainsi la pression, son pouce venait jouer sur sa tête, étalant sur sa peau de velours quelques gouttes de sperme…gage de son désir grandissant.
Rapidement la douce torture poussa John au-delà de ses limites, et il se fit plus sauvage, perdant complètement la maîtrise de lui-même. A travers le tissu, il mordilla la pointe d'un sein qu'il avait entre les lèvres, faisant ainsi crier sa partenaire, avant de relever la tête vers elle. Puis il attrapa la main de Victoria, la plaquant sans ménagement au dessus de sa tête ! Son regard était noir de désir, et elle savait qu'ils avaient passé le point de non retour. De sa main libre John déchira les jupons de la demoiselle avant de lancer les lambeaux plus loin. Il fit de même avec ses survêtements, projetant les haillons au loin. En moins d'une minutes, la jeune fille se retrouva complément nue devant ses yeux. Un frisson d'anticipation parcourra son échine, avant de venir mourir dans le creux de ses reins.
Elle le vit retirer rapidement ses propres vêtements, étudiant son corps qui s'exposait de plus en plus à sa vue. Elle put enfin voir l'objet de ses désirs fièrement dressé. Cet homme n'avait vraiment à rougir de rien, la nature l'avait très bien gâté, et elle se mit à comparer à avec les autres membres qu'elle avait déjà vu. Elle devait avouer que son amant faisait parti des mieux fourni qu'elle ait eu. Inconsciemment elle se lécha les lèvres, imaginant déjà sa saveur. Elle était sûre qu'elle serait suave et intoxicante, ambrée et interdite…tout comme lui.
Mais John ne lui laissa pas le temps à plus de réflexion. Il s'allongea sur elle et entra en elle d'un seul coup de reins, lui arrachant un cri. Victoria noua alors ses jambes dans son dos, l'invitant à continuer. Immédiatement il se mit à bouger avec violence, donnant de grands coups de hanches et s'enfonçant toujours plus loin en elle. Son corps était en feu, elle avait besoin de lui, de son corps, de son âme…Ses mains s'accrochèrent à lui, griffant son dos au passage, mais cela ne sembla pas le déranger outre mesure. Bien au contraire, celui donna encore plus de vigueur et ses mouvements de reins s'intensifièrent. Victoria s'abandonna alors à toutes ses sensations qui l'envahissaient. Elle aimait l'avoir aux creux de ses cuisses, le sentir se mouvoir contre sa peau, l'entendre gémir son prénom alors que la passion le consumait.
Rapidement la jeune fille se sentit approcher du bord du gouffre. D'un geste expert, elle glissa sa main entre leur corps et alla jouer avec son bouton de rose, gonflé de plaisir. Ses gémissements se firent de plus en plus forts et sa respiration devint anarchique. Soudain son corps se cambra violement, et son âme fut emportée dans un tourbillon d'extase, qu'elle manifesta par un long râle voluptueux. John ne tarda pas à la suivre, se déversant en elle, avant de tomber sur son corps frêle, épuisé.
Mais très vite il se reprit et s'appuya sur ses coudes, afin de ne pas l'étouffer. Mais la jeune fille resserra son étreinte autour de lui, lui faisant comprendre qu'il pouvait rester, qu'il ne l'a gênait pas…bien au contraire, elle aimait sentir le poids de son corps la recouvrir. John obtempéra docilement, s'allongeant sur elle confortablement. Il posa sa tête entre ses seins, observant la morsure qu'il lui avait infligée un peu plus tôt. Du bout des doigts il redessina la peau meurtrie, avant d'y déposer un doux baiser. Son amante le regardait faire. Elle le vit déposer quelques baisers timides, avant de prendre son téton durci entre ses lèvres. Délicatement il le suça, sa main caressant tendrement son mamelon. Elle ne put retenir un soupir. Il était si doux…
Sa main glissait sur sa peau douce, prodiguant toutes les attentions qu'une demoiselle était en droit d'attendre. Sa langue jouait avec le petit bout rose, avant de lécher sensuellement sa peau, remontant sur sa gorge. Là il embrassa son cou, avant de prendre le lobe de son oreille entre ses lèvres et de jouer avec.
-Pardonne mon ardeur, mais ton corps est une ode au plaisir, et je n'ai pu y résister. Chuchota-t-il.
-Tu n'as point à t'excuser, j'en avais autant envie que toi.
-Je sais tout de même, comment me faire pardonner. Lui apprit-il dans un souffle chaud.
Lentement elle le sentit se retirer, emportant avec lui la douce chaleur qui l'avait emplie. Elle le vit descendre le long de son corps, déposant sur chaque parcelle de peau visible des myriades de baisers, qui n'eurent pour effet que de réveiller de nouveau son désir endormi. Lorsque sa bouche s'approcha de son ventre, Victoria eut pour réflexe de le rentrer, ce qui fit sourire son amant. Très vite, elle le vit prendre place entre ses jambes, ses bras passant sous ses genoux et les amenant au dessus de ses épaules. Elle savait ce qu'il s'apprêtait à faire et un frisson d'anticipation parcourut son corps.
Lorsque sa langue effleura son aine, la demoiselle ferma les yeux, reposant son crâne contre la fourrure. Puis avec une lenteur extrême, elle le sentit glisser sa langue sur sa féminité. Si au début, il resta sage, découvrant chaque recoin de son intimité, très vite il gagna en ardeur, donnant quelques coups de langue sur son clitoris gonflé. Son corps se cambra alors et la jeune fille se mit à gémir. John prit alors le bouton de rose entre ses lèvres, lui assénant une douce torture, dont il savait les femmes friande. Ne pouvant se retenir, Victoria se mit à bouger ses hanches contre son visage. Il était si bon, si attentionné…mais elle avait besoin de plus. Son partenaire dut le sentir, car il ne tarda pas à glisser deux doigts en elle, la faisant crier de nouveau. Il garda tout d'abord un rythme lent, voulant la garder sous contrôle. Alors que ses doigts allaient et venaient en elle, sa langue jouait avec sa peau, la suçant parfois, la mordant d'autres fois.
Victoria n'arrivait pas à contenir ses gémissements, trop absorbée par son plaisir. Il la savait au bord de la jouissance, mais ne voulait pas lui laisser le loisir de s'y perdre tout de suite. Alors il garda un rythme doux, le changeant parfois pour l'emmener un peu plus près du bord. Il entendait sa respiration devenir anarchique.
-Je t'en prie…le supplia-t-elle.
-Que veux-tu ? Demanda-t-il avant de se remettre à lécher sa peau douce.
-Je veux jouir…s'il te plait…j'en ai besoin. Haleta-t-elle.
-Et si je ne veux pas ?
-Je te jure…que je te tuerais !
Un sourire étira les lèvres du jeune homme, avant que ses doigts ne prennent un rythme plus rapide. Les caresses de sa langue se firent plus appuyées. Il aimait jouer avec son clitoris. Les hanches de la jeune fille bougèrent plus vite, leurs mouvements devenant de moins en moins cohérents, jusqu'à ce que son dos quitte le sol pour s'arquer violement. Un long cri rauque s'échappa alors de ses lèvres. Son corps brûlait de passion et son esprit s'était perdu dans les tréfonds du plaisir suprême.
Lentement, Victoria reposa son dos contre le sol, tentant de calmer sa respiration. John remonta jusqu'à elle et l'embrassa tendrement, avant de s'allonger près d'elle et de l'attirer contre lui. Trop épuisée, la demoiselle se laissa faire docilement, posa sa main sur son cœur. Elle sentit ses battements réguliers contre sa peau, la berçant doucement. Elle tenta de résister à l'appel du sommeil, mais celui-ci fut plus fort…tout ce qu'elle se souvint alors, fut que le jeune avocat avait déposé un baiser sur son front, avant de sombrer dans l'inconscience.
