jana laivel CrazyFoxy merci à toutes les deux pour vos reviews ! Ca fait du bien de savoir que son travail est apprécié ! J'espère que la suite vous plaira autant !
Pour répondre à ta question Jana Laivel, oui c'est ce qui s'est passé avant le script ! Ainsi tu comprends peut être mieux le script ?
Pour les autres, j'espère vraiment que mon histoire vous plait, si c'est le cas, n'hésitez pas à me laisser une review ! Promis je ne mords pas !
Bisous à tous et Bonne lecture !
Plusieurs jours passèrent lentement. Et chaque soir, Helen faisait semblant d'ignorer les activités nocturnes de sa cadette, enviant secrètement sa liberté. Depuis les révélations de Victoria, la jeune doctoresse tenter de l'inviter le plus souvent possible à ses sorties, afin de garder un œil sur elle. Les chasses auxquelles elle participait, étaient certes peu dangereuses, néanmoins il arrivait parfois que les choses ne tournent pas comme elles l'espéraient. La jeune fille aimait passer du temps avec sa sœur, qui lui portait plus d'attention que son propre père. John se joignait quelques fois à elle. Et à chaque sortie auxquelles il participait, il s'amusait avec Victoria, comme un prédateur jouant avec sa proie…Plus d'une fois Helen avait faillit les surprendre au détour d'une rue, mais pour le moment la chance était avec eux…mais pour combien de temps ?
Elle se souvenait d'un soir, où le jeune avocat l'avait plaquée contre le pan d'une maison pour l'embrasser avec fougue, alors que sa fiancée se trouvait de l'autre côté de la même demeure. Il avait eut le temps de glisser sa main dans son corsage, lui arrachant un gémissement, avant de s'évanouir dans l'air et de la laisser pantelante seule. La doctoresse l'avait retrouvée dans cet état, et Victoria avait dû inventer un mensonge, auquel sa sœur avait cru, à son plus grand soulagement…John aimait se servir de son anormalité pour la mettre dans des situations peu confortables…et parfois elle le détestait pour cela.
Il avait prit l'habitude de lui rendre visite chaque soir désormais. Et plus les jours avançaient, plus sa violence grandissait. Heureusement pour la demoiselle, il ne faisait pas toujours preuve de brutalité, bien au contraire, il pouvait aussi être doux et prendre soin d'elle, comme-ci une part de lui se battait pour rester l'homme qu'il avait toujours été…malheureusement en vain. On ne pouvait lutter contre sa vraie nature, Victoria le savait pertinemment et c'est pour cela qu'elle ne disait jamais rien, elle savait que John n'avait aucune maîtrise sur cela.
Quand le petit matin pointait à l'horizon, le jeune avocat s'éclipsait de sa chambre, non sans avoir formulé mille excuses envers elle. La culpabilité se lisait dans ses yeux. Jamais il n'avait souhaitait la blesser, elle le savait. Alors elle le rassurait, afin qu'il puisse retourner auprès de sa belle, l'esprit tranquille. Et lorsqu'il le faisait, elle se précipitait alors vers sa coiffeuse, en quête de maquillage pour camoufler ses blessures, comme on lui avait appris à le faire, bien des années auparavant.
Mais si le subterfuge marcha avec Gregory, il n'en fut pas de même pour sa sœur qui n'était pas dupe. Elle connaissait ses ruses féminines, pour avoir déjà dû cacher des suçons et autres marques laissées par son fiancé. Malgré son savoir, elle s'était abstenue de tout commentaire, attendant sagement que Victoria vienne lui en parler d'elle-même. Mais le temps passait et sa petite sœur n'en faisait rien, à son plus grand désarroi. Ce ne fut que quand elle découvrit Victoria, arborant un cocard, qu'elle ne put plus tenir sa langue.
-Tu ne devrais plus y retourner.
-Helen…Commença Victoria d'un ton irrité, combien de fois devraient-elles avoir cette conversation pour que sa sœur comprenne.
-Regarde-toi bon sang ! S'écria-t-elle. Regarde l'état dans lequel tu te trouves. Cela n'est pas acceptable. Aucun homme ne devrait avoir le droit de faire une telle chose.
-Ils ont besoin de se défouler, rien de plus. Répondit de façon nonchalante la jeune fille.
-Se défouler ? Répéta Helen avec dégout. Mais tu n'es point un défouloir Victoria ! Aucune femme ne l'est et les hommes respectables le savent. La preuve, quand John est énervé, il ne me bat pas. Il sort simplement prendre l'air et il me revient calme et apaisé. Jamais il n'a porté la main sur moi et je sais que jamais il ne le fera.
La jeune fille esquissa un sourire. C'était donc cela, elle était le rempart qui séparait Helen, de la violente folie de son fiancé. Elle comprenait désormais pourquoi John l'avait choisie elle…elle ressemblait à sa sœur sans l'être pour autant. Il pouvait se décharger sur elle, sans avoir l'impression de la trahir…car au fond de lui il confondait Helen et Victoria. Quand il la battait, c'était en fait la doctoresse qu'il maltraitait, et quand il lui faisait l'amour avec tendresse, c'était sa façon de se faire pardonner sa sauvagerie…pour lui, elle n'était que l'image de la femme qu'il aimait, et qu'il pouvait battre à loisir…puisque la vraie copie ne porterait jamais ses coups.
La pensée de voir sa grande sœur maltraitée la rendit soudainement malade. Jamais elle ne pourrait permettre une telle chose…personne n'avait le droit de la frapper…pas elle…pas alors qu'elle aidait tous les êtres vivants qui lui demandaient asile. Non jamais elle ne permettrait qu'Helen arbore les signes de la violence de son fiancé…jamais.
-Victoria ? S'inquiéta la jeune femme.
-Hum ?
-Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle avec préoccupation.
-Ne t'inquiète pas, j'étais simplement perdue dans mes pensées. Que m'as-tu demandé ?
-Qui a osé te faire cela ?
-Personne. Mentit la demoiselle. Ecoute Helen, je sais que tu es inquiète pour moi et j'en suis touchée. Mais tu n'as pas lieu de le faire, je vais bien. De plus rappelle-toi d'où je viens. On m'a appris à me défendre.
-Que je ne m'inquiète pas ? S'emporta la doctoresse. Mais tu es ma sœur bonté divine !
-Et je suis en bonne santé ! Ce ne sont que quelques bleus. Tout aura disparu dans une semaine.
-S'il te plaît arrête tout cela, ne va plus à Whitechapel.
-Nous en avons déjà discuté Helen, mon opinion sur le sujet n'a pas changée et ne changera point.
-Et si je disais tout à père ? Soupira-t-elle.
-Tu ne le feras jamais, pour la simple et bonne raison que tu ne veux point être la messagère de mauvaise augure. Tu sais que père ne te le pardonnerait pas. Je peux vivre sans son amour mais pas toi…Alors s'il te plait arrêtons de nous chamailler sur ce sujet.
-Très bien. Consentit Helen. Mais si j'apprends qu'un homme a encore osé poser la main sur toi, c'est moi-même qui viendrais parler bienséance avec ce client. On ne traite pas une jeune fille de cette manière, et encore moins quand il s'agit de ma petite sœur.
-Merci. Dit-elle simplement avec sincérité.
Helen lui envoya un tendre sourire, avant de s'approcher davantage et de lui prendre son poudrier des mains. Doucement et avec minutie, elle se mit à la maquiller, finissant de cacher ses marques. Une fois tous les bleus camouflés, les deux Magnus sortirent de la chambre, allant se promener en ville.
En effet le printemps s'était désormais bien installé, et avec lui les beaux jours. Il était donc temps de commencer la préparation du mariage d'Helen et John. Car ils avaient fixé la date à cet été et que rien n'avait été fait pour l'instant. Les deux sœurs décidèrent d'aller acheter la robe de mariée de la jeune femme. Cette idée enchanta la doctoresse, qui malgré ses obligations et autres préoccupations, n'en restait pas moins une femme, qui aimait flâner dans les boutiques à la recherche de belles tenues.
Le soir tomba bien vite et avec lui s'envola les rêves de liberté de la petite prostituée. En effet, depuis quelques temps déjà son père tentait de l'inclure dans ses activités, en l'envoyant à ce qu'il appelait « la chasse ». Bien sûr ces missions n'avaient rien de dangereux, du moins au début, car plus le temps passait, plus Gregory lui en demandait davantage. Il avait même récemment apprit à sa fille à se servir d'une arme. Il n'avait pas eu besoin de lui enseigner le combat, la jeune demoiselle se débrouillant déjà très bien dans cette matière.
Alors ce soir, au lieu de flâner dans les rues de Londres, Victoria devait accompagner sa sœur qui avait pour ordre d'aller chercher un anormal sur le port. Immédiatement John se joignit à elle, au plus grand soulagement d'Helen, qui malgré son expérience, continuait d'appréhender ce genre de sortie. Il ne fallait pas oublier que la doctoresse était une vraie femme, avec tout ce qui incombait à sa condition, et si le courage coulait dans ses veines, la témérité avait encore du mal à faire de même. Mais chaque jour, la jeune femme prenait un peu plus confiance en elle, acceptant de plus en plus facilement de partir en chasse seule. Sa petite sœur y arrivait bien, alors pourquoi ne pouvait elle pas en faire autant ? Après tout que risquait-elle de plus ? Si une jeune fille pouvait le faire, alors la grande Helen Magnus le pouvait également. Bien sûr cela était de la fierté mal placée, mais cela convenait à son père, du moment que le travail était fait. Et il n'hésitait pas à la féliciter lorsqu'elle menait une mission avec succès. Il savait que sa fille avait besoin de cela pour gagner en hardiesse.
Victoria de son côté n'avait pas le droit au même traitement. Son audace naturelle la menait à n'avoir besoin d'aucun encouragement pour ce genre d'activité, du moins c'est ce que pensait Gregory. Et sans s'en rendre compte, chaque jour le vieil homme creusait une ornière de plus en plus profonde entre les deux sœurs…l'une était aimée et désirée…l'autre n'était qu'une pièce rapportée, nécessaire au sanctuaire. Malgré les tentatives d'Helen pour la rassurer, Victoria n'était pas dupe. Elle ne serait jamais une fille à papa, comme l'était sa sœur. D'ailleurs elle ne cherchait pas à le devenir, tout ce qu'elle souhaitait, était d'avoir sa liberté, et tant qu'on lui donnerait cela, elle serait heureuse.
La nuit tomba rapidement sur la capitale anglaise et minuit ne tarda pas à sonner. C'est à cette heure-ci que les trois compagnons prirent le chemin du port. John s'installa à la place du cochet, conduisant lui-même la voiture. Ils empruntèrent des rues malfamées, afin de n'attirer aucune attention sur eux. Ils devaient rester discrets.
Lorsqu'ils arrivèrent à destination, le bateau qu'ils attendaient n'était pas encore à quai. Néanmoins ses lumières étaient visibles au large. Victoria les fixa quelques instants, avant de sortir de la calèche. Helen ne la retint pas, elle savait cela vain. Alors à la place, elle surveilla sa jeune sœur. Elle la vit descendre sur le port et faire quelques pas. La jeune file n'hésitait pas à repousser les badauds l'abordant. La doctoresse regarda cette scène avec fascination. Pour la première fois depuis presque deux ans désormais, elle voyait la jeune demoiselle dans son élément, parlant une langue qui au fond était la sienne. Les mouvements de son corps, malgré leurs fermetés, restaient fluides et naturels. Elle semblait pour la première fois…chez elle. Cette vérité frappa la doctoresse en plein visage. Elle savait Victoria malheureusement dans ce monde bourgeois. Mais pour la première fois, elle se rendait compte réellement que sa sœur n'appartenait pas à son monde, et pourtant chaque jour elle continuait à sacrifier qui elle était, par amour pour elle et son père. Cela l'émut bien plus qu'elle ne l'aurait pensé, une larme finit même par rouler sur sa joue, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de son fiancé, qui l'avait rejoint dans l'habitacle.
-Ta sœur est heureuse auprès de toi. Déclara-t-il simplement.
-Mais ce n'est pas son monde. Elle appartient au monde entier, et non juste à une famille. Nous ne pouvons pas la garder pour nous seuls.
-Helen n'as-tu point compris encore que peu importe le monde où nous évoluons, ce qui compte vraiment sont les gens que nous aimons. Lui apprit-il. Pour eux nous sommes tous prêts à faire des sacrifices inimaginables.
-Mais pour cela, nous ne devrions jamais avoir à sacrifier qui nous sommes.
-Ne vois pas cela comme un sacrifice, mais plutôt comme une adaptation. Car regarde, elle est différente avec toi et avec ton père. Son langage n'est pas le même, ainsi que son comportement. Quand elle est auprès de toi, elle peut être qui elle est, alors que devant Gregory elle se doit d'être Victoria Magnus. Fit-il remarquer, tout en ne quittant pas la jeune fille des yeux.
-Non elle n'est pas elle-même en ma présence. Pour preuve, ce soir j'ai l'impression de la découvrir pour la toute première fois. Je ne veux plus qu'elle change en ma présence, je veux connaître cette Victoire.
-Dans ce cas parle-lui, dis lui tout ce que tu viens de me dire. La poussa-t-il. Je suis certain qu'elle sera heureuse de l'apprendre.
-Merci John. Chuchota Helen, après quelques instants.
-De quoi ma douce ?
-D'être mon confident. Tu es toujours d'excellent conseil.
-C'est un perpétuel plaisir cher ange. Lui apprit-il dans un sourire enjôleur.
La jeune femme lui sourit en retour, avant de se pencher et de l'embrasser tendrement. Malgré les années passantes, son amour pour lui ne changeait pas, la flamme de la passion animant toujours ses gestes envers lui. Depuis leur rencontre, il avait toujours su l'apaiser, trouver les bons mots pour égailler son cœur lorsque celui-ci sombrait dans les abîmes de la tristesse. Ce soir encore, il avait su la retrouver, alors qu'elle se perdait dans les méandres de son esprit parfois pessimiste.
Malheureusement pour le couple, un bruit de moteur vint percer leur bulle de tendresse, les ramenant sur terre. Lentement Helen brisa le baiser, avant de tourner la tête vers le quai. Le bateau était tout proche et les marins à son bord, s'étaient même préparés à amarrer. Des voix graves, aboyant des ordres étaient audibles, signe de leur proximité. Sans échanger un seul mot, les deux jeunes gens sortirent de la voiture et rejoignirent la jeune fille, qui les attendait, appuyée contre un tonneau.
Lorsque le navire fut solidement attaché au port, les hommes à son bord se mirent à le décharger. Le capitaine de ce vaisseau descendit à son tour, tenant fermement une caisse dans ses mains. La petite équipe vint à sa rencontre.
-Vous devez être Eric. Salut Helen poliment.
-Et vous Miss Magnus. Vous ressemblez exactement à la description de votre père Miss. Répondit-il. Ceci est l'anormal que je lui ai promis.
-Je m'en occupe. Signala John, en prenant doucement la caisse.
-Faîtes attention, malgré son coté inoffensif, il est très agité. Il ne semble pas avoir apprécié ce voyage. Leur apprit le capitaine.
-Nous en prendrons grand soin, ne vous inquiétez pas. Le rassura la doctoresse.
-Bien Miss, dîtes à votre père que lors de ma prochaine escale à Londres, je compte honorer sa proposition et ce sera avec plaisir que je viendrais boire ce Brandy dont il me vante les qualités dans ses lettres.
-La commission lui sera faite Capitaine. Lui assura la jeune femme, en souriant.
-Si vous voulez bien m'excusez, d'autres affaires requièrent ma présence, et je ne puis m'attarder davantage avec vous. Expliqua Eric.
-Nous le comprenons parfaitement. Faites un agréable voyage.
-Et vous passez une excellente soirée, et surtout faites bien attention à vous.
Après un dernier salut du Capitaine, celui-ci partit à la rencontre d'un autre client, avant de remonter sur son bateau. Celui-ci ne tarda pas à reprendre le large, sous les yeux émerveillés d'Helen, qui le regarda disparaitre au loin, dans un silence presque total. Puis les trois jeunes gens remontèrent à la calèche. John avait du mal à tenir la caisse, qui bougeait de plus en plus. Néanmoins, il semblait garder la situation en main.
Lorsqu'ils arrivèrent à la voiture, le jeune avocat laissa les deux Magnus monter à l'intérieur de l'habitacle. Puis une fois installées, il tendu son précieux paquet à sa fiancée. Malheureusement celle-ci le réceptionna mal, et sans faire exprès elle laissa la boite tomber lourdement sur le sol. Le couvercle de la caisse s'ouvrit alors, laissant s'échapper un petit hominidé velu. Celui-ci sauta immédiatement sur la jeune française, et pris dans sa panique il se mit à la griffer. Victoria se débâtit alors, essayant de se protéger. Le petit anormal parvint à la blesser au visage et au cou plusieurs fois, avant que la doctoresse n'arrive à lui injecter un sédatif. Lentement la petite créature se calma, avant de perdre conscience. Helen le remit dans sa caisse avant de s'approcher avec inquiétude de sa sœur, donc John prenait déjà grand soin. Il appliquait avec douceur, un mouchoir sur les plaies de son cou.
- Laissez-moi voir ! Ordonna Helen, l'affolement se faisant entendre dans sa voix.
-Qu'est-ce que c'était ? Voulu savoir la jeune demoiselle.
-Un bébé Arogue. Déclara la doctoresse en l'auscultant. Ils ne sont pas agressifs d'ordinaire.
-Peut-être est-ce mon visage qui ne lui plaisait point. Plaisanta la française.
-Comment sont les blessures ? S'inquiéta John.
-Dieu merci elles ne sont pas graves. La plupart sont superficielles, mais celle du bras a besoin de sutures. Le rassura sa fiancée.
-Dans ce cas rentrons au plus vite. Déclara-t-il. Sachez douce Victoria que je suis vraiment navré.
-Cela n'est point votre faute, je ne vous en veux pas.
-Tenez. Ordonna-t-il en lui tendant un nouveau mouchoir propre. Appliquez ce maigre bandage contre votre plaie afin d'en stopper le saignement. Chaque goutte de sang perdue est un poignard supplémentaire planté dans mon cœur.
La jeune fille prit le bout de tissus d'une main tremblante. Depuis quand cet homme s'inquiétait-il pour elle ? Pourtant il semblait sincère. Son regard exprimait la crainte et la culpabilité. Deux choses, dont elle n'avait guère l'habitude de voir chez lui. Peut-être qu'au fond John tenait à elle ? Peut être qu'il ne voyait pas en elle qu'un moyen d'assouvir ses pulsions dévastatrices ? Peut-être la considérait-il comme une amante, et non comme une prostituée ? Peut-être l'aimait-il ?... Cette dernière pensée, la troubla fortement, mais sa sœur prit cela pour de la peur. N'importe qui aurait été effrayait à sa place. Doucement elle posa une main réconfortante sur la sienne, lui assurant que tout irait bien. Victoria lui fit un petit sourire, avant de panser sa blessure à l'aide du mouchoir immaculé, qui ne tarda pas à se tacher de rouge.
John resta interdit devant ce sang, il était comme hypnotisé. Cette couleur avait quelques chose à la fois d'attrayant et à la fois de dangereux. De plus l'odeur métallique qui s'élevait doucement dans l'air, mettait ses sens en émoi. Mais Helen le ramena sur terre. Il la regarda un peu agar. Prenant conscience de ce qui se passait, il partit alors en courant à la place du conducteur, avant de fouetter les chevaux, qui se mirent à galoper. Sa conduite n'était pas des plus prudentes, mais pour l'heure le jeune homme n'en avait cure. Tout ce qui importait, était de rentrer au plus vite, afin de soigner la demoiselle.
