merci pour vos reviews. que devient Alexis? Que va faire Castle?
Bonne lecture.
Chapitre 2 : Seuls
Malgré la peur qui l'étreignait Alexis restait calme. Elle avait été prise de panique lorsqu'elle avait entendu le cri de douleur de son père. La première chose qui l'avait rassurée un peu, était qu'elle n'avait pas entendu de coup de feu. Et la deuxième était qu'il avait besoin de lui. Elle préféra penser que ce qu'ils avaient fait à son père n'était pas grave.
Elle releva la tête et croisa le regard d'un des hommes assis face à elle. Un frisson d'effroi et de dégoût la parcouru. Inutile d'être télépathe pour savoir à quoi pensait ce type. Elle rebaissa la tête aussitôt. Geste qui eut pour conséquence de déclencher un rire chez ce dernier. Bientôt la voiture s'arrêta. On la fit sortir. Une immense maison entourée d'un parc se dressait devant elle. Un des hommes la prit par un bras et l'entraîna à sa suite.
Il lui fit traverser un grand hall jusqu'à un escalier. Ils montèrent deux étages et stoppèrent devant une porte. L'homme tourna la clef et ouvrit la porte. Il poussa Alexis dans la pièce. Il alluma la lumière. C'était une chambre. La seul chose qui la démarquait d'une chambre ordinaire, étaient les barreaux fixés aux deux fenêtres.
Alexis debout au milieu de la pièce, n'osait bouger. L'homme se plaça devant elle et sortit un couteau. Elle eut un mouvement de recul.
- Du calme fillette… Je vais juste couper l'attache. Voilà et maintenant ça. Il arracha le ruban adhésif d'un coup sec.
Elle regarda ses poignets, heureusement les gants de laine les avaient protégés. Elle commença à les frotter machinalement. Elle respira un bon coup et demanda.
- Mon père, vous lui voulez quoi ?
- Qu'il récupère un truc pour le patron. Toi tout ce que tu as à faire c'est de te tenir tranquille. Et tant que ton père fait ce qu'on lui dit. Ça ira pour toi aussi. Compris.
- Oui, c'est très clair. Son…cri, pourquoi ?
- Samy lui a cassé quelques doigts. Devant l'air effrayé d'Alexis. T'inquiète-pas, il s'en remettra.
Il haussa les épaules et s'apprêtait à sortir de la chambre quand il se retourna.
- Inutile de hurler, personne ne viendra….sauf pour te faire taire. Tu as une salle de bain là, il montra une porte. Et tu trouveras des vêtements dans cette commode.
Alexis le regarda quitter la pièce. Elle entendit la clef tourner dans la serrure avant d'être enlevée. Elle se dirigea vers le lit tout en enlevant son manteau. Elle se laissa tomber sur le lit, se mit en 'chien de fusil', prit un oreiller qu'elle serra dans ses bras et fondit en larmes. Epuisée par tant d'émotion, elle finit par s'endormir.
Il était plus de deux heures du matin lorsque Castle rentra chez lui. En sortant de la ruelle, il avait trouvait un taxi et s'était fait conduire à l'hôpital le plus proche. Heureusement les urgences n'étaient pas bondées et il fut pris en charge rapidement. Quand le médecin lui demanda ce qu'il lui était arrivé, il dit qu'il avait glissé sur une plaque de verglas. Et quand voulant se retenir il avait violemment cogné sa main contre une bouche à incendie.
Il repartit avec, une atèle lui immobilisant l'annulaire et le majeur de la main gauche et un tube d'antalgique. Il avait repris un taxi pour rentrer.
Sa mère n'était pas là, elle était partie la veille avec une de ses amies faire du ski à Aspen. Depuis qu'il s'était rendu aux urgences, il fonctionnait par automatismes. Incapable de penser à autre chose qu'à son bébé. Il se retrouva sans trop savoir comment devant la porte de sa chambre. Il entra, alluma la lumière.
Comme l'avait fait sa fille, il se dirigea vers le lit tout en enlevant son manteau. Il s'assit et les larmes recommencèrent à couler. Cette chambre était à l'image de sa fille. Il se mit à lui parler, comme si elle pouvait l'entendre.
- Ne t'inquiète pas ma puce. Je vais te sortir de là. Mais d'abord il faut que je sache ce que ce type veut exactement.
Il fouilla dans la poche de son manteau et en sortit l'enveloppe et le petit paquet. Il ouvrit celui-ci en premier. C'était un téléphone. Il décacheta l'enveloppe. Il lut les instructions. Il devait toujours avoir le téléphone sur lui et allumé. Il serait contacté. Ensuite venait la liste de ce qu'il devait leur récupérer. Il blêmit en voyant de quoi il s'agissait. Comment allait-il faire ?
Il prit instinctivement son propre téléphone et fit défiler sa liste de ses contacts. Il s'arrêta à Beckett. Il continua à fixer l'écran de son I phone un long moment avant de le reposer. La peur de perdre sa fille l'emporta. Il ferait ce que l'on lui demandait. Il s'allongea sur le lit. Il fallait juste qu'il trouve un moyen de le faire. Il avait écrit plus de 22 romans. Inventé des crimes presque parfait. Il allait devoir se servir de son imagination d'écrivain pour commettre un véritable crime. Et en face de lui il y aurait Beckett et les gars.
Epuisé, il finit lui aussi par s'endormir.
