Rick atteint le point de non retour et se retrouve face à face avec Kate.
Bonne lecture et merci pour les reviews.
8. Le point de non retour.
Lorsqu'il sortit de l'ascenseur, il ne vit personne. Il tourna la tête vers la salle de réunion. Beckett y était avec Ryan. Il les rejoignit, posa ostensiblement son sac sur la table, au milieu des dossiers. Et, les fixa avec un large sourire.
- On peut savoir ce qui vous rend aussi joyeux Castle ? Demanda Kate d'un air excédé.
- Le fait de jouer au Père Noël. Répondit-il en ouvrant son sac.
- C'est dans 3 jours Castle, vous êtes en avance. Nota Beckett.
- Je sais, mais demain nous partons avec Alexis chez les parents d'Ashley. Nous avons été invités à passer les fêtes avec eux. Donc, il sortit un premier paquet qu'il tendit à Ryan, voici vos cadeaux.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? Interrogea Esposito qui venait d'arriver.
- Rick joue les Père Noël.
- Cool….
- Non ! Cria Castle à Kate. Heu…ne les ouvrez pas maintenant !
- Superstitieux Monsieur l'écrivain ?
- Pas de tout. Mais que faite-vous de la magie de Noël et du plaisir de découvrir son cadeau à ce moment là ?
- Ok Castle, vous gagnez. Allez les gars, faisons lui plaisir….attendons.
- Merci. Il prit son sac et le posa dans un coin de la pièce. Alors vous avez du nouveau ?
- J'ai peut-être un début de piste avec un virement. Je vais voir où ça va me mener.
- Parfait.
Il le pensait sincèrement, elle venait de trouver la même chose que lui. Cela reliait Vincente au Larson. Et le plus important c'était une piste non compromise puisqu'elle ne venait pas de lui. Il laissa Beckett et Ryan dans leur paperasse et, pour une fois partit avec Esposito visiter l'appartement de John Hunter.
C'est Castle qui trouva les vidéos, dans des cartons sous le lit. Chacune portait le prénom d'une fille, voire parfois d'un garçon avec un numéro. Allant de 15 à 20, il montra les DVD à Esposito. Ce dernier en prit un et le mit dans le lecteur. Même si le contenu était évident, ils furent dégoûtés par ce qu'ils virent. Castle arrêta la lecture, il était blême. Sans même répondre à Javier qui lui demandait comment il allait, il se rua hors de l'appartement. Il avait besoin d'air, il étouffait dans cette pièce. Il repensa à ce que Lanie avait dit à propos des griffures, il pensa à sa fille avec ce monstre. Il respira à fond plusieurs fois de suite pour se calmer. Esposito l'avait rejoint.
- Ça va ?
- Oui. Tu crois que c'est un truc de réseau ? Il venait de se rappeler les paroles de Vincente.
- Je ne sais pas. J'ai appelé la scientifique pour qu'ils viennent faire des prélèvements et prendre les vidéos pour les examiner.
Ils retournèrent au commissariat. Castle laissa le soin à Esposito de parler de leur découverte. Le reste de la journée Castle fit semblant de relire des dossiers. A 18h00 les gars étaient partis, il ne restait que lui et Beckett. Il alla faire des cafés. Elle le rejoignit. Sa main trembla légèrement quant il lui donna sa tasse mais elle ne le vit pas. Trop fatiguée par ses heures de recherche.
Il profita au maximum de ce dernier instant d'amitié entre eux. Il resta à discuter une heure, juste pour être là près d'elle. i c'était le moment, il prit ses affaires dit bonsoir à Kate. Lui déposant un baiser sur la joue en lui souhaitant un joyeux Noël, après tout il était sensé partir le lendemain avec Alexis.
Une fois que les portes de l'ascenseur se refermèrent il appuya sur le bouton de l'avant dernier étage. Il avait les mains moites et ses battements cardiaques augmentèrent un peu. Une fois hors de l'ascenseur il se dirigea vers la cage d'escalier et monta jusqu'au dernier étage. Il s'assit alors près de la porte qui menait sur le toit et attendit. Quant il estima que le moment était venu d'agir, il prit le pistolet Taser qu'il avait acheté et descendit jusqu'à l'étage où se trouvaient les pièces à convictions. Il laissa son manteau dans sur les marches, il le gênait dans ses mouvements.
Il entrouvrit la porte, vérifia qu'il n'y avait personne et s'avança. Il savait que le garde ne le verrait pas arriver. Le bureau étant légèrement décalé. Il allait franchir un autre pas, agression d'un policier. Pourtant il agit vite et avec précision. Il entra, visa et tira. Le policier s'écroula tout de suite. Castle se précipita et chercha son pouls. Il était vivant, parfait. Il se saisit des clefs qui ouvraient la porte du local. Ainsi que de son arme.
Beckett s'étira, frotta ses yeux rougis de fatigue, et sourit. Elle venait enfin de trouver le lien qui relier Vincente aux 250000 dollars. Mais elle avait besoin de vérifier une des pièce à convictions, saisie au domicile de ce dernier lors de son arrestation. Elle décida de descendre la chercher tout de suite.
Lorsqu'elle arriva à l'étage où était gardé les pièces à convictions, aucun bruit ne lui parvenait. Elle avança prudemment et se figea voyant deux jambes dépassant de derrière le bureau. Elle s'approcha. Le policier de garde était inconscient. Avec prudence elle vérifia son pouls. Il était vivant, son poignet droit menotté au pied du bureau. La charge d'un Taser traînait près de lui.
Elle se crispa en entendant un juron étouffé et un bruit mat. Elle regretta de ne pas avoir son arme. Elle voulut prendre celle du policier mais elle avait disparue. La porte du local était déverrouillée. Il se trouvait à l'intérieur. Elle n'avait pas le temps d'aller chercher de l'aide. De toute façon à plus de 23h00 le commissariat était vide. Et elle ne pouvait pas enfermer le suspect dans la pièce faute d'avoir la clef. Elle prit la bombe au poivre à la ceinture du policier et entra dans le local.
- Merde ! Jura-t-il. Calme-toi mon vieux…respire à fond. Alors où j'en étais. Ah le voilà. Voilà qu'il parlait tout seul maintenant.
L'homme tendit les bras et attrapa un des cartons posé sur l'étagère. Cette fois il fit attention de ne pas le faire tomber. Il le déposa sur le sol et s'accroupit. Il l'ouvrit et, à l'aide da sa mini lampe torche, il chercha plusieurs pochettes. Il les prit et les mit dans le sac à dos qu'il avait amené. D'un geste nerveux, il essaya la sueur qui lui coulait dans les yeux. Il avait ce qu'il était venu prendre.
Il se releva, prêt à quitter cet endroit. Il savait que dès que le garde aurait repris conscience il aurait la police de New York à ses trousses. C'est alors qu'il entendit un léger frottement. Il se saisit de l'arme du flic. Eteignit sa lampe et attendit. Il finit par apercevoir une ombre se mouvoir dans sa direction.
Il réalisa soudain que s'il pouvait la voir grâce à la faible lueur de l'éclairage de secours. C'était réciproque. Il se baissa brusquement, évitant de justesse le jet de gaz. Il balança son sac en avant. Un objet tomba au sol. Il braqua l'ombre tout en se relevant.
- Restez tranquille ou je tire.
- Castle ?
- Beckett ?
- Qu'est-ce que…elle essaya de s'avancer.
- Non ! Ne bougez pas ! Il raffermit la prise sur la crosse de l'arme.
Kate regardait Castle. Elle nota deux choses, il était nerveux et il avait…peur. Mais dans ses yeux elle vit la détermination. Elle ne comprenait pas ce qu'il faisait là, mais une chose était certaine, il était comme une proie aux abois donc potentiellement dangereux. Elle allait tenter une autre approche quant elle commença à tousser et a avoir les yeux qui lui brûlaient. De toute évidence il arrivait la même chose à Castle. Résultante de l'utilisation d'une bombe au poivre dans un lieu clos…tout le monde était touché. Il parla enfin, il pleurait, était-ce à cause du gaz.
- Vous allez prendre vos menottes et vous attacher au montant de cette étagère.
- Castle que…
- Je vous en prie, faites-le.
- Vous avez péter les plombs ! Vous allez me dire ce qu'il se passe ? Puis tout à coup elle comprit en voyant un des petits sacs scellés contenant une douille. Alexis ! Elle vit la tristesse en plus - de la peur. Laissez-moi vous aider.
- Il est bien trop tard pour ça. Dit-il d'un ton résigné. Je…je ne vous demande qu'une seule chose. Laissez-moi 48h00. Passé ce délai je viendrai me rendre.
- Rick ne faites pas ça.
- Adieu Kate.
Il ramassa son sac à dos et s'enfuit. Il n'entendit pas Beckett lui dire qu'elle acceptait.
