Voici un nouveau chapitre.

Bonne lecture.


10. Le cœur a ses raisons…..

Une fois arrivée chez elle, elle avait de nouveau essayé de joindre Castle. En vain. En attendant Ryan et Esposito à qui elle avait demandé de passer, elle s'installa sur son canapé. Elle prit l'enveloppe, la posa sur sa table basse après en avoir sorti la dernière feuille. Cette dernière lui étant directement destinée. Elle la lut de nouveau.

« Voilà Kate, maintenant vous connaissez toute l'affaire. C'est comme si je vous voyais lever les yeux au ciel d'un air désespéré en me traitant, d'idiot, d'imbécile ou même d'abruti. Me maudissant, vous demandant pourquoi je ne vous ai rien dit. Pourquoi je ne vous ai pas fait confiance. Ça va bien au-delà d'une simple question de confiance, bien que je vienne sans contexte de briser à jamais celle que vous m'accordiez.

Je ne cherche aucunes excuses, mais c'est mon amour pour ma fille qui a dicté ma conduite. Je suis conscient d'agir avec mon cœur et non avec ma raison. Mais mon bébé est en danger et je suis effrayé par ce qu'il pourrait lui arriver. Je veux juste qu'elle rentre à la maison saine et sauve, peut importe ce qui m'arrivera.

Je ne nous vous demande pas de me pardonner, je ne suis pas certain d'y arriver moi-même. Et je sais que le lieutenant fera son devoir si nous nous retrouvons face à face. Il n'y a qu'une chose que je souhaite, c'est que l'amie que vous êtes, même si elle ne veut pas me pardonner, comprenne les raisons des mes actes.

Richard »

Elle plia la feuille et la glissa dans sa poche. Au même moment quelques coups brefs furent frappés à la porte. Elle ouvrit aux gars. Esposito vit tout de suite sa mine défaite.

- Que se passe-t-il ?

- Asseyez-vous tous les deux.

- Ça va ? S'inquiéta Ryan,

- Non. Avant que je vous explique ce qui se passe je tiens à vous mettre en garde. Ce que je vais vous demander risque de compromettre sérieusement nos carrières. Donc si vous voulez partir…

- Pas question, répondit Ryan. A la tête que tu fais l'affaire doit être sérieuse. Et puis on est tes coéquipiers, si tu as des problèmes on les partage.

- Ce n'est pas moi Ryan, c'est….

- Castle, termina Esposito.

- Oui. Alors toujours décidé.

- Oui, il est des notre, non. Même s'il n'a pas de badge. Ajouta-t-il.

- Je suis d'accord avec Javier. Alors tu nous explique.

Elle leur raconta ce qui s'était passé au commissariat entre elle et Castle. Son mensonge au capitaine. Puis elle leur fit lire la « confession » de Castle.

- Mais quel con ! Lâcha Esposito

- Il n'y arrivera pas.

- Non, il va se faire descendre. Vincente ne prendra pas de risque. Même si c'est sa parole contre celle de Castle.

- Ouais je suis du même avis. Sans preuve réelle de l'enlèvement et du chantage sur Rick. On ne pourra rien contre lui. Il va les faire tuer, lui et sa fille.

- Et Castle y a penser aussi, regardez ce que j'ai trouvé dans sa corbeille. Elle leur tendit les feuilles froissées.

- Il veut piéger Vincente ?

- Il sait que les preuves sont compromises donc il a trouvé un nouveau moyen de le coincer.

- Bon, on fait quoi nous maintenant ?

- En fait son idée m'en a donné une autre. Mais elle ne marchera que si Castle finit par répondre aux messages que je lui laisse.

- Il a dû couper son portable pour ne pas être repéré. Nota Ryan

- Oh bravo pour cette évidence mon pote. Bon alors s'il appelle, c'est quoi ton idée ?

Elle leur expliqua son plan. Ils l'approuvèrent. En plus cela laissait une chance à leur ami. Ce qu'ils n'avaient pas prévu c'est la découverte du manteau de Castle dans la cage d'escaliers. Et l'avis de recherche qui fut immédiatement lancé contre l'écrivain. Une erreur de Rick qui pouvait lui coûter cher.

Lorsque Beckett arriva le lendemain matin, elle était à peine sortie de l'ascenseur que Montgomery l'appela dans son bureau. Il était furieux.

- Vous êtes sûre de m'avoir tout dit Beckett ?

- Oui monsieur. Pourquoi ?

- Vous reconnaissez ceci. Il montra le manteau plié dans une poche scellée.

- Oui, ça ressemble au manteau de Castle.

- Vous n'avez pas du tout reconnu l'homme qui vous a agressé ?

- Tout s'est passé très vite, j'ai voulu utiliser la bombe au poivre mais j'ai reçu un coup qui m'a déséquilibré. Le type s'est jeté sur moi et m'a menotté.

- Il n'a rien dit ?

- Non…monsieur qu'y a-t-il ?

- Nous pensons que le voleur n'est autre que Castle.

- Pour...il doit y avoir une erreur monsieur.

- Je ne pense pas lieutenant. Le lieutenant Morgan et son équipe s'occupe de cette affaire.

- Monsieur non ! Laissez-nous nous en occuper.

- Vous savez que je ne peux pas faire ça.

Beckett quitta le bureau du capitaine et rejoignit les gars.

- Alors ?

- Ils ont confié l'enquête à Morgan.

- Il ne le trouvera pas.

- Nous non plus.

- Il faut continuer à le harceler de messages. Il finira bien par l'allumer ne serait-ce que peu de temps, pour vérifier ses messages.

- J'espère. Soupira Beckett.

Au même instant deux hommes voyaient la même chose sur leur téléviseur. Sur le fond bleu derrière le présentateur du journal apparut le visage de Castle. Le journaliste précisait qu'un avis de recherche avait été lancé contre l'écrivain. Les raisons n'étaient pas clairement énoncées mais il était désormais considéré comme armé et dangereux.

L'un des deux hommes était ravi, et termina son petit déjeuner de très bonne humeur. L'autre totalement désespéré, n'avait qu'une envie que ce cauchemar éveillé s'arrête enfin.