Voici un nouveau chapitre, merci de suivre cette histoire. J'espère que cette suite répondra à vos attentes. Bonne lecture à tous et encore merci pour vos commentaires.
13. L'échange.
Castle avança de quelques pas et s'immobilisa. Il vit quatre hommes descendre du 4x4. Deux s'éloignèrent rapidement. Les deux autres allèrent ouvrir la porte de l'entrepôt et se mirent en faction devant. Que pouvaient-ils bien faire et pourquoi ? Mais Rick tourna immédiatement la tête vers la Limousine quand la portière arrière s'ouvrit.
Dans le véhicule Vincente souriait à Alexis.
- Mademoiselle Castle votre père a fait du bon boulot. Vous serez bientôt libre grâce à lui. Andrew va vérifier que tout est en ordre.
- Bien patron.
Il sortit et se dirigea droit sur Castle, flingue à la main.
- Salut Castle. Tiens le sac à bout de bras et écarte-les.
Rick obéit et eut du mal à déglutir. Quel idiot il faisait ! Il avait l'arme dans la poche droite de sa parka. Et l'homme qui s'approchait, il reconnut celui qui les avait fait monter dans la Limousine, allait très certainement le fouiller. Il dirait que s'était pour se défendre au cas où les flics l'auraient coincé, après tout ça pouvait passer. Andrew le tint en joue et de sa main libre le palpa. Il s'attarda quelques secondes au niveau de l'arme, mais ne dit rien. Castle ne put cacher sa surprise. Andrew prit la parole avant lui.
- Restez calme Castle et continuez comme ça. Maintenant ouvrez le sac que je puisse vérifier le contenu.
- Ma fille ?
- Elle est dans la voiture et Laura aussi.
- Qui êtes-vous ?
- Agent Andrew Hodgins. Il allait retourner à la voiture quant il ajouta. Une dernière chose, faites exactement ce que Vincente vous demandera de faire. Ne le provoquez pas.
D'accord.
Castle le vit donner le sac. Une minute plus tard Lorenzo Vincente s'avançait vers lui. Mais c'est la personne qui descendit à sa suite qui capta toute son attention. Alexis se tenait maintenant près de la voiture, elle tenait une petite fille par la main. Le gars qui lui avait cassé les doigts se tenait près d'elle. Vincente se trouvait face à lui.
- Vous m'avez épaté Castle. Non sincèrement, je ne pensais pas que vous y arriveriez.
- Vous avez vos preuves, laissez partir les filles… je vous en prie.
- Je crois que je vous dois bien ça l'écrivain. Après tout grâce à vous plus personne ne pourra prouver que j'ai tué Anna Fleming sur ce parking.
- Je ... Je voudrai juste pouvoir lui dire au revoir.
- Certainement, il se retourna et fit un signe de tête.
Alexis se précipita dans les bras de son père. Il la serra contre lui, que s'était bon de la voir, de la tenir dans ses bras. Elle pleurait, lui aussi. Ils étaient incapables de se parler. Il lui caressa la joue, essaya les larmes. Elle le regardait et avait du mal à le reconnaitre. Il semblait si fatigué et cette barbe lui donnait un sacré coup de vieux. La prenant par les épaules il finit par l'écarter de lui.
- Alexis, tu vas faire exactement ce que je vais te dire.
- Mais...
- Ça va aller, mentit-il. Tu vas partir d'ici en amenant Laura. Tu vas le plus loin possible et surtout le plus vite possible.
- Non, je ne veux pas te laisser, ils vont te…
- Je ne crois pas, si c'était le cas, ils l'auraient déjà fait. Alors tu vas m'écouter et partir. Il la serra une dernière fois dans ses bras. Je t'aime, ne l'oublie jamais, quoiqu'il arrive.
- Je t'aime aussi.
Elle s'éloigna, en larme. La peur au ventre. Qu'allait-il arriver à son père ? Andrew la rejoint avec Laura. Il lui donna aussi 20 dollars.
- Tiens avec ça tu pourras payer un taxi, puis plus bas. Ne t'inquiète pas, ton père n'est pas seul.
- Vous…
- Filez toutes les deux. Dit-il d'une voix plus forte.
Castle regarda sa fille partir. Il espéra que Beckett et les gars étaient bien là quelque part et qu'ils les mettraient à l'abri. Lorsqu'elles disparurent à sa vue, il reporta son attention sur Vincente qui tenait un révolver à la main. Il le braqua sur lui.
- A genoux Castle.
- A quoi ça va vous servir de me tuer ? Demanda-t-il tout en s'exécutant.
- A rien en effet, il lui appuya le canon sur la tempe.
- Vous allez vous en pendre à ma fille…après. Sa voix tremblait.
- Non, après tout vous m'avez sauvez la vie, je vous en dois donc une. Celle de votre fille fera l'affaire.
- Sauvez…ah oui la peine de mort pour meurtre.
- Contre votre gré, je vous l'accorde mais tout de même. Sans la disparition des preuves, mon avenir était plutôt sombre. Et comme les témoins se sont désistés. Je suis tranquille.
- Vous avez fait tuer Corben, payait Larson et enlevait la fille de Mme Ferguson n'est-ca pas ?
- Bien sûr. Impossible de faire du chantage à Corben, donc John s'en est occupé. Larson avait de grosses dettes de jeux, l'argent à donc fait son bonheur. Quant à Mme Ferguson, sa fille était un moyen de pression efficace. N'est-ce pas Castle, vous êtes bien placé pour le comprendre.
- Et maintenant vous allez me tuer. Conclut-il.
La pression du canon s'accentua, il ferma les yeux. Même si Beckett et l'équipe était là, il doutait qu'ils puissent faire quelque chose pour lui. Il hurla de douleur et se retrouva couché dans la neige. Il pleurait mais cette fois à cause du coup reçu. La douleur se propagea très vite dans son crâne. Il porta sa main à son nez et l'écarta. Le gant était recouvert de sang. Vincente venait de lui casser le nez en le cogna avec son arme. Il était à moitié sonné et se laissa faire quant il sentit qu'on l'aidait à se relever. On lui donna un mouchoir ou un morceau de tissus, pour éponger le sang.
- Voilà, nous sommes quittes. Vous vouliez savoir ce que j'allais faire de vous Castle ? Rien, absolument rien. Et vous qu'allez-vous faire ? Visiblement intéressé par sa réponse.
- Me…rendre. Que pourrais-je faire d'autre ?
- Travailler pour moi ? Il éclata de rire. Ne vous en faites pas Castle, mes hommes qui se retrouvent en taules sont bien traités. Je vous ferais protéger.
- Vous n'avez pas peur que je raconte tout à la police ?
- Non, c'est votre parole contre la mienne et puis si vous êtes encore là c'est que je veux vous montrer quelque chose. Rappelez-vous ce que je vous ai dit dans la salle d'interrogatoire. Lui murmura-t-il à l'oreille comme pour accentuer la menace implicite.
- Non ! Pas ma fille ! Je ferais ce que vous voudrais mais laissez-là tranquille maintenant.
- Calmez-vous Castle ! Sans moi John l'aurait violé l'autre soir !
- Le…il…
Si Andrew ne l'avait pas tenu, il serait tombé, ses jambes ne le soutenant plus. Il était livide. Son bébé avait failli se faire …. Il revit les images de la vidéo. Les griffures sur le visage et les bras de cette ordure. Il eut subitement envie de massacrer l'ordure qui le fixait en souriant. Il porta sa main à sa poche. Mais une main ferme se posa sur son poignet. Il croisa le regard d'Andrew. Il réalisa alors qu'il n'était pas seul.
- Patron ! Cria l'un des hommes en faction. Ils arrivent.
- Tout le mon dans l'entrepôt. Andrew veille sur notre invité.
- Ok patron. Poussant Castle dans le dos, allez, c'est par là, bouge !
Une fois à l'intérieur Rick vit qu'il y avait un camion de livraison de fruits et légumes. L'arrière était ouvert. Vincente se plaça à côté, Sammy juste derrière lui pistolet Uzi à la main. Lui et Andrew restèrent à quelques mètres. Deux camionnettes et une berline arrivèrent, elles pénétrèrent directement dans l'entrepôt.
Un homme descendit de la voiture et s'approcha de Vincente. Lorsqu'il parla, son fort accent trahie ses origines russes.
- Lorenzo, mon ami ! Je suis heureux de te savoir libre !
- Merci Dimitri. Tu as la marchandise ?
- Naturellement. Pressé de tester le produit ? Il se mit à rire. Tu as l'argent ?
- Oui. Il claqua des doigts, un des hommes se précipita, deux petites valises métalliques à la main. Voilà, 30000 par tête. Tu peux vérifier.
- Voyons je te fais confiance, ce ne sera pas nécessaire. Il se retourna et fit un signe de tête.
Castle vit alors des hommes descendre des deux camionnettes. Puis sans ménagement, en faire sortir des jeunes filles et même de jeunes garçons. Ils avaient les mains ligotées dans le dos. Ils étaient terrifiés, poussant des gémissements comme des animaux apeurés. Ils furent poussés jusqu'au camion où on les fit monter. Castle s'était crispé en voyant qu'Andrew était tendu. Les portes du camion venaient de se refermer sur la « marchandise » lorsque les coups de feu éclatèrent.
