"JESUS, DON'T YOU LOVE ME?"

Crédits : Ancafe, The GazettE et Miyavi ne m'appartiennent pas. Je ne me fais pas d'argent sur cette histoire.

Blabla de l'auteur : Hey Guys ! Nous voilà devant le deuxième chapitre de cette petite fic ! Je ne vous remets pas tout les avertissements à nouveau mais ils n'ont pas changé d'un poil ! Un Chapitre un peu sombre nous attend, sachez-le… J'espère toujours que mon premier chapitre vous a plut ! et surtout que vous allez continuer a me lire ! Bon je laisse place à la suite !

PS : je vous donne des indices de pairing ? Miku x ? / Teruki x ? / Miyavi x kai / Uruha x ? / Ruki x ? /

Chapitre 2

Can you save me from my pain ?

-Tsukiyama Akiharu, le fils du Duc Tsukiyama.

-Pardon ? s'exclama le jeune blond, il avait relevé si rapidement la tête qu'on aurait pu entendre ses os craquer. Il regardait le prince Aoi avec une surprise non dissimulée.

-Oh Akiharu-kun va devenir mon beau-fils ! Quelle joie, n'est-ce pas Duc ?

-Quelle surprise pour moi… je n'aurai jamais pensé que mon fils aurait pu un jour ne serait-ce qu'effleuré l'esprit d'Aoi-sama… j'en suis tout ému vraiment. Oui ce sera vraiment merveilleux et un grand honneur pour nous que de vous offrir notre fils… répondit le Duc. Bien, reprit-il, je suis terriblement désolé mais nous nous devons de partir un peu plus tôt, ma femme ne se sentait déjà pas très bien tout à l'heure et je ne voudrais pas qu'elle ait un malaise. Je vous prie de nous permettre de prendre congé de vous mes majestés.

-Bien sûr que vous pouvez prendre congé, répliqua le Roi, prenez grand soin de votre fils surtout. Il est très précieux. Je vous attends demain en début d'après-midi pour régler le contrat du mariage qui aura lieu peu après les seize ans de votre fils, Duc.

-Soyez sûr que je vais prendre soin de mon fils et que nous serons là à l'heure. Bonne soirée

Sur les dernières paroles du Duc, la famille Tsukiyama se retira. Le chemin du retour se fit dans le silence complet. Une fois arrivés à destination, le Duc congédia son fils dans sa chambre à se préparer pour la nuit et dormir. Le jeune Akiharu, trop heureux de pouvoir échapper à une punition douloureuse cette fois s'exécuta aussitôt afin d'éviter le retour de la colère de son géniteur. Une fois prêt, il se glissa dans son lit et voulu dormir quand la porte de sa chambre s'ouvrit et qu'il vit dans l'embrasure de celle-ci, son père. Il prit soudainement peur, ce n'était pas normal. Comment avait-il pu espérer pouvoir échapper à sa punition ? Il était certes le fiancé d'Aoi-sama mais les ordres étaient d'être choisis par Shinya-sama… Il avait échoué. Lamentablement. Et il allait payer pour ses erreurs bien sûr. Il se prépara mentalement à recevoir les coups mais rien ne se passa. Absolument rien. Akiharu observa longuement son géniteur, se demandant alors ce qu'il lui voulait. L'homme en question s'avança et s'assit doucement sur le lit de son fils. Akiharu fut prit d'une soudaine panique. Qu'allait-il se passer ? Il avait vraiment peur.

-bien Akiharu. Sache que ce n'est pas parce que tu es devenu le fiancé d'Aoi-sama que je vais te faire une faveur. Ce n'est pas du tout ce que j'attendais de toi. Tu me déçois. Je voulais que tu sois choisi par Shinya-sama ! Il est bien plus puissant imbécile ! Et en plus de ça, comme si ça ne suffisait pas, tu te l'es mit à dos ! Il t'a frappé devant tout le monde, me causant la plus honte que je n'ai jamais eue ! Tu n'es vraiment qu'un bon à rien !

Une première gifle claqua. Puis le duc retourna son fils, lui attacha les mains aux barreaux du lit t lui susurra doucement à l'oreille :

-Toutes mes punitions n'ont pas eu l'air d'avoir fait effets jusqu'ici. J'ai donc décidé d'en créer une nouvelle, bien plus douloureuse, bien plus cruelle.

Et pour appuyer ses dires, il releva brutalement la robe de chambre de son fils, arracha ses sous-vêtement et le pénétra violemment, sans aucun préambule. Le jeune blond hurla de douleur. Les larmes s'écoulaient le long de ses joues d'elles-mêmes. Il se sentait écartelé de l'intérieur. Tout son corps criait à la douleur, à l'injustice, il suppliait que tout s'arrête, que tout prenne fin. Il hurlait à s'en casser les cordes vocales, il hurlait à la mort, il exorcisait sa douleur en hurlant ses supplique afin que son père n'arrête le supplice.

-Je vousen PRIE… PERE ! Je vous en supplie… ARRÊTEZ ! J'ai mal… Tellement mal… je vous en supplie…

Sa voix mourait peu à peu. Plus les coups de reins se faisaient brutaux, bestiaux, douloureux, infernaux, plus la voix de son fils mourrait. Akiharu qui croyait être mort de l'intérieur après avoir été frappé par son amour compris alors que non, c'est maintenant qu'il mourrait réellement. Et quand son père éjacula en lui dans un dernier coup de rein, c'était comme si son esprit, son âme, son cœur venait d'être guillotinés. Lorsque son père quitta la pièce, il laissa derrière lui son propre fils, les yeux sans vie et le corps crispé sous la douleur encore palpable. Akiharu se sentait sale, immonde, dégoutant. Mais en plus de cela, lorsqu'Aoi-sama après le mariage se rendrait compte qu'il n'était plus vierge, alors il devrait subir son regard plein de dégout en plus du sien toute sa vie. Il se leva précautionneusement, la douleur étant encore lancinante et alla prendre un bain. Il avait besoin d se laver pour essayer d'enlever un maximum le sperme, pour essayer de se rendre à nouveau « propre », se rendre à nouveau pur. Il resta plus de deux heures dans le bain. Les larmes avaient enfin cessées de couler, il fallait croire qu'il n'en avait plus la force. Il se laissa aller a se regarder dans le miroir et ce qu'il vit le dégouta. Il eut un haut le cœur et vomi tripes et boyaux l'instant d'après. Il ne pourrait plus jamais se regarder dans un miroir. Il était immonde. Dégoutant. Un monstre. Il retourna cependant se coucher –il enleva cependant les draps sales-, espérant dormir un peu. Il ne devait pas avoir des cernes demain car sinon il allait vivement payer sa mauvaise mine. Et Akiharu pouvait tout accepter, absolument tout, tant qu'il pouvait ne plus avoir à revivre un viol. Car oui, son père l'avait violé. Violer. Ce mot lui donna des frissons de dégouts. Mais c'était sa faute. Il avait échoué et avait donc été puni. C'étaient les pensées qui traversaient l'esprit du jeune homme brisé avant qu'il ne s'endorme, bien que ses songes soient agités.

Le lendemain, il prit à nouveau un bain dés son réveil. Il se sentait encore sale, et il se dégoutait encore. Cet après-midi, il allait voir Aoi-sama. Peut-être pourrait-il voir Kai-sama et lui parler, il en avait tellement besoin… Après le bain, il prit son petit déjeuner puis se lava à nouveau avant de se préparer. Sa mère avait décidé qu'ils pique-niqueraient puis se rendraient au palais royal. Le déjeuner se passa assez bien, sa mère faisant la conversation pour tout le monde. Akiharu ne répondait que lorsqu'il était directement concerné, il se contentait de baisser la tête, il ne voulait en aucun cas croiser le regard de son père. Le chemin se fit en silence comme d'habitude. Dés que le carrosse arriva devant les grandes portes du palais, une foule de domestiques vint les accueillir avec en tête la gouvernante Nancy et le majordome Edouard.

-Je vous souhaite la bienvenue. Je suis le majordome Edouard, et voici la gouvernante et nous sommes tout deux honorés d'être à votre service sire Akiharu. Je vous prie de nous suivre vous et vos parents…

La famille Tsukiyama suivit le majordome dans les différentes salles du palais jusqu'à voir leur majesté. Le roi, la reine, Aoi-sama et Kai-sama étaient présents. Le roi commença à lire à voix haute les conditions du contrat de mariage :

-bien commençons. Premièrement le mariage aura lieu selon la tradition vampirique. Tout le monde acquiesça et il continua la lecture. Deuxièmement la fidélité est de mise. Tout adultère sera sévèrement sanctionné. De nouveau ils hochèrent de la tête en signe d'affirmation. Troisièmement, le lien ne pourra être rompu qu'en cas d'âme sœur. Ce fut un point dont ils n'eurent aucunement besoin de discuter. Vint alors le quatrième point. Une descendance est exigée.

-père… si je peux me permettre… Je ne peux pas forcer Akiharu à faire l'amour et à supporter une grossesse. La descendance arrivera uniquement quand elle sera désirée par les deux parties. De plus je pense qu'il vaut mieux ne pas avoir de relation charnelle ensemble avant le mariage.

-hum… je pense que tu as raison mon fils, c'est une sage décision. Répondit la Reine. Faisons comme cela.

Il fallut plus de deux heures afin que tous les points soient vus et discutés puis ils laissèrent les princes et Akiharu discuter entre eux dans un petit salon dans un coin du palais. Akiharu se demandait toujours pourquoi Aoi-sama l'avais choisi, après tout il l'avait toujours comme ces nobles : hypocrite, inintéressant et superficiel.

-excusez-moi mais… Aoi-sama, pourquoi m'avoir choisi moi ?

-n'en veux pas à Kai mais il nous a parlé de ta situation… et j'ai revu mon jugement. Si Shinya t'as frappé c'est parce qu'il n'a pas cru kai et qu'à la place il a préféré penser que tu mentais pour avoir plus de chance d'être son fiancé, désolé. J'ai compris en voyant le regard de ton père après l'annonce de Shinya que si je ne t'aidais pas, il y aurait peut-être eu mort d'homme alors… J'ai pris ma décision.

-mais… il ne fallait pas vous sacrifier pour moi…

-Ne t'inquiète pas. Mon petit doigt me dit que j'ai pris la bonne décision. Répliqua Aoi.

-sinon, tu vas bien Akiharu ? Ton père ne t'as rien fait hier soir n'est-ce pas ? Demanda kai en s'approchant doucement du petit blond. Il posa sa main sur le bras du noble comme à son habitude mais Akiharu eut une réaction violente à son toucher. Il s'écarta violemment et s'écria :

-NE ME TOUCHEZ PAS ! Je vous en supplie ne me touchez pas… Il s'écroula au sol en position d'autodéfense. Je vais vous salir si vous me touchez. Je suis tellement immonde

-mais non ! Qu'est-ce que tu veux dire par là ? C'est du n'importe quoi ! S'emporta Kai.

-Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Demanda doucement Aoi, en s'asseyant près du jeune adolescent.

-Je… Je… Mais rien ! Il ne s'est rien passé… Je suis bien indigne de vous, c'est tout…

-Oh mon Dieu ! Il n'a quand même pas fait ça ? Tu me dis toujours quand il s'agit d'humiliation ou de coups… Il t'a… Il t'a violé ? Pleurnicha Kai.

Il n'eut pour seule réponse que le bruit d'un sanglot déchirant pour confirmer ses dires. Aoi le prit soudainement dans ses bras et lui chuchota à l'oreille :

-Ne t'inquiète pas. Tu es loin d'être sale. Tu es encore pur. Tu ne voulais pas. On t'a forcé. Tu n'y es pour rien. Tu ne nous dégoute pas et nous ne t'en voulons pas. Il prit la parole un peu plus fort. Tu ne seras jamais obligé de revivre ça ne t'inquiète pas. J'ai une idée.

Il essuya les larmes de son désormais fiancé et lui fit un sourire rassurant. Ils se rendirent ensuite tout les trois près de ses majestés et des parents d'Akiharu car il était l'heure pour la famille de Tsukiyama de partir. Aoi, afin de parfaire son idée, fit un clin d'œil a Akiharu et peu avant qu'ils ne rejoignent les adultes, il encercla les épaules d'Akiharu d'un bras et le rapprocha de son corps. Lorsqu'ils arrivèrent à destination, ils étaient toujours dans cette position, ce qui eut l'air de ravir leur altesse.

-Père, Mère, j'ai une faveur à vous demander. Commença Aoi. J'aimerais qu'Akiharu vive ici, dans une chambre séparée afin qu'on puisse apprendre à se connaitre et à vivre ensemble. Et ce, dés ce soir.

-Dés ce soir ? demande Tsukiyama père.

-Oui, dés ce soir. Je suis pressé d'en savoir plus sur mon adorable fiancé, comprenez-vous ? répondit-il en serrant Akiharu plus fort contre lui pour prouver ses dires. Des domestiques peuvent dés maintenant chercher ses affaires. Je vous prie d'accepter ma requête père. J'ai suffisamment attendu.

-EH bien, je n'y vois aucun inconvénient. Je pense que Ruki sera très heureux d'être le domestique personnel d'Akiharu, ils vont surement bien s'entendre : ils se ressemblent tellement ! Je vais l'envoyer, lui ainsi que Reita chercher les affaires d'Akiharu. Sur ce, jeune homme, bienvenue dans ta nouvelle maison ! déclara le Roi.

-Edouard, Nancy, préparez la chambre de Akiharu, celle qui est attenante à celle d'Aoi et prévenez Ruki et Reita des ordres. Ordonna la reine.

Les deux domestiques s'inclinèrent respectueusement puis disparurent. La famille Tsukiyama, elle, prit congé, sans un regard pour son père, et après une bise sur le front pour sa mère. Il vit revenir Nancy ainsi que deux domestiques blonds à sa suite. Nancy l'informa que sa chambre était prête et lui présenta les deux domestiques qui attendaient sagement derrière elle. Le premier, Ruki, allait être son domestique personnel. C'est-à-dire qu'il allait s'occuper de lui, petit-déjeuner, tenues, lavage, ménage, ce qui était une grande responsabilité et une grande chance d'avoir cette place. Ruki était petit lui aussi, quoiqu'un peu plus grand qu'Akiharu, blond et avait des yeux bleu profond qui tournaient au violet selon les humeurs et le temps qu'il faisait. Ses lèvres étaient pulpeuse et d'un rouge léger tandis que son teint était couleur miel. Il n'était cependant pas aussi féminin qu'Akiharu quoiqu'assez androgyne. Le jeune fiancé apprécia tout de suite Ruki, il lui inspirait confiance. Le second domestique était le domestique personnel d'Aoi mais aussi son ami et son confident. Il s'appelait Reita et était tout aussi blond que Ruki et Akiharu. Il était aussi beaucoup plus grand, plus musclé –il pouvait le voir grâce à ses bras découverts-, il avait les yeux marrons, comme des petites noisettes qui vous transperçaient de toutes part. il portait aussi un étrange bandeau sur le nez, mais celui-ci augmentait le mystère qui entourait l'homme et Akiharu était très impressionné par son allure très noble pour un domestique. Les deux domestiques ne restèrent pas plus longtemps et filèrent chercher les affaires du noble accompagnés du majordome Edouard qui veillait au grain ? Nancy l'accompagna jusqu'à sa chambre et il fut émerveillé par la beauté de celle-ci. Il était habitué aux richesses mais il n'avait jamais vu une chambre aussi belle auparavant. Tout était clair et pur. Le sol était recouvert d'une moquette vraiment moelleuse du côté salon. Celui-ci était composé d'une grande cheminée en marbre blanc finement sculptée devant laquelle se trouvaient une table basse du même matériau et deux fauteuils à l'air très confortable d'un bleu ciel très apaisant. Sur le mur de droite se trouvait une bibliothèque dont le bois avait été peint de la même couleur que les fauteuils et au mur opposé se trouvait un petit bureau, lui aussi en marbre blanc accompagné d'une chaise, finement sculptée elle aussi, en marbre blanc de même. Du côté chambre, à gauche de la pièce, le sol était du parquet très clair mais sur les côtés et devant le grand lit a baldaquins blanc et bleu clair, se trouvais un magnifique et très moelleux tapis persan. Si moelleux qu'on pourrait dormir dessus. Les tentures étaient bleues avec des arabesques blanches. L'armoire, sur le côté gauche du lit était d'un bois de rose blanc pur sculpté. Une porte-fenêtre donnant sur un petit et mignon balcon se trouvait s au mur opposé au lit, non loin du bureau. Non loin du lit, une porte menant à une salle de bain se trouvait. Et en parfait opposé, du côté salon, à côté de la cheminé se trouvait la porte qui menait à la chambre d'Aoi-sama.

Akiharu se précipita dans la salle de bain, tout aussi magnifique que sa chambre. Elle était immense et tout aussi clair que la chambre. Ici aussi, tout était fait de marbres blanc. DU sol, aux lavabos et au bain. Seuls les robinets étaient en or. Tout était inspiré du baroque dans ses appartements personnels. Le bain ressemblait plus à une piscine de par sa taille, il avait un rotemburô(1) pour lui tout seul. Avantage de ces bains-là étaient qu'il n'y avait pas besoin de les remplir soi-même, l'eau se changeait automatiquement après utilisation, c'était donc très pratique. Akiharu se déshabilla rapidement et entra promptement dans le bain. Il soupira de bonheur de la température de l'eau, parfaite à souhait. Kai entra brusquement dans la salle de bain, et s'excusa de sa brusque apparition.

-Désolé mais je suis venu te soigner. Tu dois avoir des hématomes. Et je pense que tu n'aimerais pas que quelqu'un d'autre ne sache ce que tu as vécu alors je suis venu te soigner moi-même. Fais-moi confiance et montre-moi tes blessures. Dit-il d'une vois douce, pour rassurer le blond.

Akiharu, mis en confiance et sachant que jamais kai qui lui-même portait un enfant ne lui ferais de mal. Il sentait que Kai avait une sorte d'affection maternelle envers lui et qu'il le voyait un peu comme un enfant perdu et il aimait cette affection que lui donnait Kai. A vrai dire, Akiharu avait été tellement privée de l'affection d'un père qu'il recherchait avidement un peu d'amour. Il ressortit du bain afin que kai puisse le soigner. Il avait des hématomes au niveau de la taille mais aussi sur les cuisses et au niveau des reins. Son anus avait lui aussi souffert et Kai avait apporté un onguent spécial pour cette partie de son anatomie. Kai fut bouleversé des meurtrissures sur le corps du plus jeune. Il détestait la violence, elle le dégoutait. Et en voyant a quelle point le blond souffrait, il se rappelait très bien pourquoi il était pacifiste. Kai s'appliqua énormément afin qu'Akiharu souffre le moins possible alors qu'il appliquait la pommade. Il lui donna une potion à boira contre la douleur. Il laissa Akiharu appliquer lui-même l'onguent spécial après lui avoir expliqué comment faire puis sorti de la pièce. Il demanda à Ruki, qui était revenu entre temps et qui avait rangé toutes les affaires de son nouveau « maître » à une vitesse hallucinante, d'amener à Akiharu son dîner car il serait très épuisé lorsqu'il sortirait de la salle de bain. En effet quand il sortit, habillé pour la nuit d'une sorte d petite robe –étant un dominé, il se devait de porter ce genre de vêtement assez féminin- et d'une chemise de chambre ouverte, il était très fatigué. Il fut très heureux de voir qu'il pourrait dîner dans sa chambre ce soir et remercia chaleureusement Ruki qu'il invita à manger avec lui. Bien que surpris, le domestique s'exécuta et mangea de bon cœur avec le noble blond. Ils discutèrent de tout et de rien, sans gêne aucune de leur différence de rang et se trouvèrent de nombreux points communs. Mais le dîner prit fin et bien qu'Akiharu ait retrouvé le moral, il sentait de nouveau la fatigue le rattraper et il dit gentiment à Ruki de prendre congé et de se reposer car il allait lui-même dormir. Epuisé, il rejoignit bien vite les bras de Morphée qui épargna cette fois son sommeil, et aucun rêve ne vint troubler son esprit.

Le lendemain, il se réveilla plutôt de bonne humeur et les évènements de la veille lui revinrent en mémoire et achevèrent de le rendre content de passer une nouvelle journée.

Dans une autre chambre du château, le prince Shinya se réveilla lui aussi. Mais devrions-nous plutôt dire Kanon-sama. La cérémonie de l'âge avait eue lieu hier, ce qui l'avait passablement épuisé. Il avait reçu ses pleins pouvoirs magique et vampirique et il s'était avéré qu'il avait un grand réservoir et était très puissant. Il avait du supporter une forte entrée de magie et ce, avec interdiction de s'évanouir avant la fin. Fier, il se jura de ne pas tomber une seule fois et de ne fermer les yeux qu'une fois sa chambre gagnée. Par la force de son esprit, il réussit les deux choses et resta debout durant toute la cérémonie sans ciller une seule fois. Il faillit tomber à la fin mais il tenu bon et ne s'endormit qu'une fois changé et son lit de gagné. Maintenant il venait de se réveiller, l'esprit encore un peu comateux. Il alla se laver dans sa salle de bain personnelle puis s'habilla. Aujourd'hui, il serait vêtu tout de noir comme le veut la tradition pour le lendemain de la cérémonie de l'âge. Une fois prêt, il descendit petit-déjeuner dans la salle à manger où ses deux frères ainsi que Kai étaient déjà. Ils se saluèrent puis mangèrent. Il remarqua une chaise de rajoutée à la table –ses parents ne mangeant que très rarement avec eux, leur laissant leur intimité- pour le moment vide. Il se décida à poser la question :

-A qui appartient cette chaise ?

-A Akiharu, il habite ici depuis hier. Répondit nonchalamment Aoi. Kai tressaillit lorsqu'il entendit le bruit caractéristique du couvert retomber sur l'assiette et celui d'une chaise raclant le sol. Il se leva rapidement suivit d'Aoi pour empêcher Kanon qui était déjà partit de faire de nouveau une bêtise. Kanon savait où était la chambre d'Akiharu, ce ne pouvait n'être que celle qui attenait à celle de son frère. Il entra brusquement en envoyer valser la porte. Il ne contrôlait pas encore très bien sa nouvelle force. La violence de son entré fit violemment sursauter le blond qui ne s'attendait pas à voir quelqu'un entrer maintenant. Quelle ne fut pas sa surprise de voir le prince Kanon –il sentait que c'était son surnom, comme tous les autres vampires- dans sa chambre. Cependant il avait l'air en colère et il se rappela la gifle qu'il avait reçu il y a de cela deux jours.

-Comment osez-vous le faire habiter ici aussitôt ! S'écria Kanon en levant la main pour frapper à nouveau. Akiharu eut de suite le réflexe de lever les mains au-dessus de son visage dans une vaine tentative de se protéger. Cependant il ne se passa rien car Kai, enceint, s'était mit devant lui pour le protéger, les yeux pleins de défit.

-ne vois-tu pas qu'il a peur d'être frappé ? Pourquoi ne vois-tu pas la vérité ! S'époumona Kai. Tu me déçois, dit-il plus doucement. Akiharu, va te laver et t'habiller, Ruki va t'emmener tes habits dans pas longtemps, vas-y avant moi.

Akiharu s'exécuta aussitôt et partit rejoindre sa salle de bain, le cœur en miettes. L'homme qui l'aimait ne le croyait pas et ne voulait pas de lui ici. Dans la pièce d'à côté, Aoi était allé demander à Reita de leur préparer du thé. Kai dit alors à Kanon :

-écoutes, si tu ne me crois pas… Tu n'as qu'à regarder à travers mes yeux. Avant-hier soir, il s'est fait violé par son père et les hématomes sont encore très visibles. Regarde pas mes yeux ses blessures et tu verras, tu verras que je ne mens pas. Supplia Kai.

-D'accord. Chose dite, chose faite, Kanon voyait par les yeux de Kai et Kai par les yeux de Kanon. Kai entra dans la salle de bain alors qu'Akiharu venait de se déshabiller. Il descendit exprès le regard vers le bas du corps du blond afin que Kanon puisse voir les hématomes de couleur rouge et bleu.

-Ne regarde pas en bas ! Tu m'as promis que tu ne regarderais pas en bas, sauf quand tu me soignerais… s'offusqua Akiharu, les yeux pleins de larmes.

-pardon Akiharu-chan, je ne le ferais plus. Mes yeux n'ont pas répondu à mon cerveau mais ça ne se reproduira plus, promis. Aller va dans l'eau te laver pendant que je prépare les onguents. Répondit Kai d'une vois douce. Akiharu se retourna alors et discrètement Kai regarda les hématomes sur le bas des reins et sur les cuisses d'Akiharu, ils étaient bien plus nombreux a ces endroits-là. Kai retourna près d'Akiharu et il le soigna cette fois, sous les geignements de douleurs du blond. Surpris, Kanon l'était. Mais il était surtout horrifié et en colère. D'abord contre lui-même : il avait mal jugé quelqu'un, il n'était qu'un idiot. Mais il était aussi furieux contre le Duc pour faire subir ses horreurs à son propre fils. Il décida d'écouter attentivement la conversation de Kai et Akiharu, car il entendait tout en plus de voir.

-Je peux venir me baigner avec toi ? C'est triste parfois d'être tout seul dans un bain si grand tu ne trouve pas ? Moi je le prends toujours avec Miyavi. Et le bébé, vu qu'il est tout le temps dans mon ventre. Gloussa kai.

-Oui… Oui tu peux venir. Comment va ta grossesse ?

-je préfère nettement quand tu me tutoie. Ah ça va ! Tu veux le sentir bouger ? Akiharu eut un grand sourire enfantin et posa sa main sur le ventre de kai, fébrile à l'idée de sentir le bébé bouger sous ses doigts fin de pianiste.

-Ce doit être tellement bien d'être enceint de la personne que l'on aime… chuchota Akiharu.

-Oui, mais toi aussi tu pourras tomber enceint d'Aoi, tu sais. Répondit avec un doux sourire Kai.

-oui, sûrement. Mais je ne suis pas amoureux d'Aoi-sama… Je lui suis éternellement reconnaissant de m'avoir sauvé de la mort en me fiançant mais mon cœur appartient déjà à quelqu'un… soupira le blond.

-Je sais. Mais Kanon est têtu et aveugle. Mais j'ai de l'espoir. J'ai l'espoir qu'il ouvre enfin les yeux sur qui tu es vraiment et qu'il t'apprécie.

-On ne force personne à en apprécier une autre.

Akiharu eut un regard triste, soupira une deuxième fois et la conversation s'arrêta-là.

De l'autre côté de la porte, Aoi venait de rejoindre Kanon et avait remarqué quelque chose d'étrange. Les yeux de Kanon n'étaient pas aussi foncés qu'ils ne devraient l'être. Il comprit alors qu'il voyait au travers des yeux de Kai. Il n'aimait pas vraiment ça mais il supposa que kai était l'investigateur de cette idée. Ruki entra dans la chambre, choisit avec soin une tenue et entra à son tour dans la salle de bain. A ce moment-là, les yeux de Kanon retrouvèrent leur couleur originel et il entendit grâce à son ouïe fine Akiharu demander à Kai :

-c'est étrange, j'aurais juré que tes yeux étaient plus sombre à l'instant !

Kanon sortit de la chambre avant qu'Akiharu et Kai ne sortent et il ne le vit pas jusqu'au déjeuner de midi. D'ailleurs, Akiharu mangeait enfin avec eux ce midi et il savait qu'il appréhendait de se retrouver de nouveau devant la colère de Kanon. Ils s'assirent tous en silence et le repas commença dans ce même silence, un peu lourd. Miyavi cherchait une solution pour régler ce problème mais rien ne lui venait à l'esprit alors seuls les bruits des couverts rencontrant les assiettes se faisaient entendre jusqu'à ce que Kanon prenne la parole et brise enfin le silence de mort qui régnait :

-Je te présente mes excuses Akiharu. Le désigné releva vivement la tête, surpris et interrogea du regard son amour.

-J'ai été un idiot et surtout j'ai été affreux avec toi. Je t'ai vraiment mal jugé et j'espère que tu pourras me pardonner un jour et qu'on puisse commencer une véritable amitié.

-oui. Dit simplement Akiharu.

-Pardon ? demanda Kanon.

-J'accepte et je vous pardonne. Je ne suis pas en état den vouloir à qui que ce soit d'autre que mon père et… j'accepte avec joie l'idée d'une prochaine amitié. Réplique Akiharu, un sourire joyeux aux lèvres. Il avait eut l'impression que son cœur s'était remis à battre après un long arrêt à l'entente des mots de l'homme qu'il aimait. Il était vraiment de bonne humeur aujourd'hui et il avait l'impression que peut-être, la vie se mettait à lui sourire enfin.

A suivre…

Voilà un second chapitre de terminé ! J'espère que la suite vous a plut ! Et que vous allez continuez à me lire cette petite fic. Je ne pense pas en faire une longue et j'ai déjà une idée précise de la fin et de la suite des évènements. Bref, j'attends vos avis par reviews !

(1)Rotemburô : Ce sont des grands bains de la taille d'une piscine. Ça ressemble un peu a tes sources d'eau chaude (onsen) mais ce n'est pas exactement la même chose. C'est ce qu'il y a dans les bains public japonais si je me souviens bien. La première fois que j'ai entendu ce mot, c'était dans Love Hina, donc pour ceux qui ont lu… d'ailleurs je ne suis pas totalement sûre de l'écriture, donc si vous voyez quelconque faute, faite-le moi savoir s'il vous plait. Sur ces dernières paroles je vous laisse !