Disclaimer : mauvaises nouvelles, les personnages ne m'appartiennent toujours pas mais sont toujours à J.K Rowling… et je ne touche toujours pas d'argent pour mes histoires !
Cependant, je ne suis pas contre des reviews !
NA : tous les POV (Point Of View) seront des POV externes, c'est-à-dire que l'on suivra le personnage indiqué mais le texte ne sera pas à la première personne, histoire que cela reste assez clair puisque les POV s'alternent assez rapidement. Les différents points de l'histoire seront également présentés de points de vue différents.
Réponse à la review
Bil, je te remercie pour ton commentaire, cela m'a fait plaisir. Effectivement, le prologue est assez haché et court car il n'est là que pour situer l'histoire et que, Ho My God, je déteste rapporter des évènements des livres en détail. Pour ce qui est du titre, je ne peux pas dire que cette fic sera gore à la façon du film (car il n'y a pas de rapport entre cette histoire et la série du même nom), mais je peux t'assurer que la suite sera assez tordue et que certains passages seront, comme le dit ma meilleure amie, « imprévisibles »^^
Chapitre 1 : le hasard fait-il si bien les choses ?
POV Harry
Il ne comprit pas tout de suite ce qu'il s'était passé. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il se trouvait désormais à la campagne, en plein jour.
Au loin, il aperçut un village avec, sur une colline à l'écart, un énorme manoir. Ne sachant pas transplaner, et n'en ayant pas le droit puisqu'il n'était pas majeur, il décida de se rendre au village, afin de découvrir où il se trouvait.
A son grand étonnement, il ne croisa personne, pas âme qui vive, tous les magasins, quels qu'ils soient, étaient fermés, et toutes les maisons étaient vides. Il visita chacune d'entre elles, pour trouver ne serait-ce que le moindre petit détail, même le plus insignifiant, mais rien.
Désespérément, il lança un accio et attendit son balai. Mais ce dernier ne se manifesta pas. Déboussolé, tournant sur lui-même, il vit entre deux toits le manoir isolé.
Troublé pas l'échec de son sortilège, il le relança mais cette fois-sur la vieille cape de son père. Toujours rien.
Environ une minute plus tard, quelque chose le frappa dans le dos. Il se retourna pour voir qui avait fait ça mais il n'aperçut que des bouts de bois. Les examinant de plus près, il se rendit compte qu'il s'agissait ni plus ni moins des morceaux de son éclair de feu. Il n'avait désormais plus aucun moyen de retourner à Poudlard, au terrier, au 12 square Grimaure, ni même chez les Dursley. Il était coincé dans ce village abandonné et il avait toujours cette boule, au creux de l'estomac. Malgré tout, il décida de se rendre au manoir isolé.
Sur le chemin, il entendit des éclats de voix et se cacha donc sur le côté de la route entre les différents arbres présents.
En descendant prudemment la pente qui menait aux voix, voulant se coucher entre deux sapins, il se prit les pieds dans une chose non identifiée et glissa jusqu'au milieu de la route. Etendu par terre, il remarqua qu'il se trouvait aux pieds d'une femme aux cheveux ébouriffés, Bellatrix Lestrange. Passèrent alors devant les yeux du survivant les derniers instants de la vie de son parrain. C'était elle qui l'avait tué.
Etrangement, elle ne remarqua pas la présence du brun à ses pieds et ce n'est que quelques instants plus tard qu'Harry réalisa qu'il s'était pris les pieds dans sa cape d'invisibilité et qu'en tombant, celle-ci l'avait recouvert, le faisant disparaître.
Il émergea de ses pensées quand il vit un rayon vert lui passer à 3 centimètres du nez. Bellatrix se battait contre une femme qu'il était certain d'avoir déjà vu mais où, là était la question. Les deux femmes s'échangèrent des sorts à plusieurs reprises, ce qui obligea Harry à se barricader derrière un protégo.
D'après ce qu'il avait comprit du court échange des combattantes, l'une, Bellatrix, se battait pour Voldy, l'autre, pour sauver son fils.
Narcissa ! Narcissa Malfoy ! Harry se souvenait désormais, il avait devant ses yeux la mère de Draco, son deuxième pire ennemi !
Au même moment, les deux sorcières lancèrent un avada. Les sorts, de même puissance, se heurtèrent et des gerbes (de feu ?) blanches en sortirent. Certaines touchèrent Harry, puis, tout devint noir.
Quand il se réveilla, le monde autour de lui lui paraissait différent, plus réussi, emplit de plus de détails. Il essaya de se lever mais n'y arriva pas. Il essaya alors de se mettre à genoux, chose qu'il réussit à merveille.
Il avait faim, il avait soif, et toujours cette boule dans l'estomac…
Essayant de se concentrer sur les alentours, il entendit un faible bruit d'eau. Une rivière devait se trouver non loin de là. Ne se fiant qu'à ses oreilles, il se dirigea vers le courant, qui s'avéra être bien plus loin que prévu. Quand il se pencha pour boire, il se figea. Non, cela ne pouvait pas être vrai… sa tête avait…non, ce n'était même pas sa tête qu'il voyait, mais celle d'un ours ! Essayant de se contorsionner dans tous les sens, il aperçut le reste de son corps, celui d'un ours. Il ne comprenait pas, il n'était pourtant pas animagus ! Enfin, ce problème, il le résolverait plus tard, pour l'instant, il avait faim.
Il se jeta à l'eau et réussit à attraper quelques poissons. Au moins, même s'il n'avait jamais vu de pareils spécimens, il avait le ventre plein. Il se mit ensuite à la recherche d'un bon endroit pour faire une sieste et trouva son bonheur sous le couvert d'un chêne aux larges racines.
Harry ne savait pas combien de temps il avait dormi mais quand il s'était réveillé, le soleil était à l'opposé de l'endroit où il se trouvait avant son sommeil bien mérité. Il entendit une brindille craquer non loin de lui sur sa gauche, une détonation, et des éclats de bois, provenant de l'arbre qui avait subit l'impact de la balle.
Deuxième détonation, et une touffe d'herbe lui sauta au visage. Mon dieu, on le visait, lui, Harry Potter.
Il entendit une troisième détonation mais ne s'attarda pas pour vérifier où la balle était partie se loger.
Il entendit ensuite des pas, quelqu'un courait. Son corps lui paraissait moins volumineux qu'avant son repos, plus rapide aussi.
Encore une détonation. La balle toucha quelque chose sur sa tête. Un ''je ne sais quoi'' tomba derrière lui mais il continua de courir et il se sentit totalement déséquilibré.
Il sauta par-dessus un cours d'eau, non sans jeter un regard à son reflet. Il était un cerf à qui il manquait son bois du côté droit. Il était à bout de souffle et son poursuivant ne ralentissait pas l'allure.
Il continua sur quelques foulées mais se tordit une patte. Ne pouvant continuer et estimant n'avoir rien à perdre, ou presque, il accepta la mort à bras ouverts. Il allait retrouver James et Lily, ses parents, Sirius, son parrain, et c'est ainsi, l'esprit serein , qu'il se retourna pour faire face au chasseur.
POV Draco
Ce jour-là, son père l'avait encore battu. Plus fort que les autres fois. Lucius voulait l'envoyer à la chasse mais Draco détestait tuer de pauvres animaux sans défense.
Quand il refusa pour la dixième fois d'affilé, son père lui asséna un terrible coup de canne, qui lui coupa l'avant bras gauche de haut en bas.
Alors, le visage plein de remords, il accepta et Lucius lui fit une promesse, celle de le laisser tranquille jusqu'à Poudlard s'il réussissait à lui ramener la tête d'un cerf.
Il partit alors promptement dans la forêt et, quelques minutes avant de vouloir rebrousser chemin, il aperçu ce magnifique cerf noir assoupi. Il épaula son fusil, visa, appuya sur la gâchette.
La balle rata sa cible. Trop à droite. Il épaula et tire. Trop bas. Il tira de nouveau, un peu à l'aveuglette, puisqu'il courrait vers le cerf qui s'enfuyait. Il rata sa cible, encore une épaula encore et tira.
La balle ne passa pas loin de la tête du cervidé et lui sectionna le bois droit.
La pauvre bête sauta un petit cours d'eau, ce que le jeune Malfoy s'empressa de faire également. Il entendit un cri de souffrance et trouva le cerf derrière un érable.
L'animal lui tournait le dos et avait une patte repliée contre lui. Il devait se l'être foulée ou cassée. Draco eut pitié du pauvre animal et décida de mettre fin à ses jours pour lui éviter de souffrir.
La bête se tourna alors vers lui, le blond épaula, se disant que s'il le tuait, il aurait la paix pendant ses deux mois de vacances puis il serait en sécurité à Poudlard. Pour ainsi dire, il ne serait plus battu pendant un bon moment.
Avant d'appuyer sur la gâchette, les yeux acier liquide du jeune homme croisèrent les yeux émeraude du cerf noir. Les deux se fixèrent longuement jusqu'à ce que l'animal ne détourne la tête, attendant son heure. Draco le visa et le regarda intensément. La pauvre bête semblait lui hurler ''vas-y tues-moi, je n'ai plus rien à perdre''.
D'une certaine façon, Draco semblait se regarder dans un miroir : brisé, abattu, malheureux. Alors, il abaissa son fusil, le posa sur le sol et s'approcha doucement de l'animal afin de lui caresser doucement la tête.
Draco s'étonnait lui-même. Jamais il n'avait pensé qu'un simple animal puisse l'attendrir à ce point. Il le détailla un moment et lui lança un sort. Un sort de lévitation. Il ne pouvait pas se résoudre le tuer alors il allait l'emmener discrètement chez lui, le mettre à l'abri dans la stalle de son cheval, endroit où ses parents ne rentraient jamais. Ils jugeaient l'endroit indigne d'eux.
Son cheval accepta l'autre animal immédiatement. Ainsi, Draco laissa le cerf sans aucune crainte.
Le jeune blond redoutait ce qui allait suivre, mais il savait qu'il n'y avait qu'un moyen de l'éviter. Cependant, il ne se résoudrait jamais à tuer son nouvel ami. Il entra donc dans le manoir Malfoy.
Son père arriva au petit trot, sa baguette dans une main et sa canne dans l'autre. Lucius demanda à son fils de lui montrer son trophée de chasse et lorsque Draco n'avoir trouvé aucun cerf, il se prit un grand coup de canne à la tête et, rien que pour son plaisir, Lucius asséna un nouveau coup à son fils. Satisfait en voyant du sang dégouliner de la figure de sa progéniture, il s'en alla à grandes enjambées.
Ne prenant même pas la peine de passer par la salle de bain, il retourna voir le cerf. Il s'assit, le dos sur la porte du box et regarda son nouvel ami venir vers lui.
POV Harry
Harry était tombé des nues en voyant que le chasseur n'était autre que Draco Malfoy. Il le toisa un moment et, acceptant sa mort, détourna la tête. Il attendit mais rien ne vint, aucune détonation. Il entendit le blond bouger et s'avancer vers lui. Il ferma les yeux et les rouvrit instantanément lorsque Draco lui avait délicatement saisi la tête.
Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Le blond leva sa baguette sur lui, Harry Potter, et celui-ci, se sentant tout léger, se déplaça sans même avoir esquissé un mouvement. Draco avait lancé un sortilège de lévitation sur lui afin que sa patte cassée ne le fasse pas trop souffrir.
Accompagné de Malfoy junior, il entra dans une petite écurie non loin du manoir et pénétra dans un box.
Là, il vit un cheval, blanc comme la neige. Draco le posa doucement au sol, sembla réfléchir un instant et partit.
Harry s'allongea sur la paille confortable et entendit une voix. Pourtant, il n'y avait personne autour de lui. Un hennissement le tira de sa satisfaction. C'était le cheval. Il comprenait ce que disait le cheval ! ce dernier perçut sa déroute et lui expliqua qu'entre eux, les animaux pouvaient tous se comprendre, qu'ils soient ou non de la même espèce. Il lui dit aussi s'appeler Wilbur. Harry lui raconta son histoire et lui demanda de décrire son maître, Draco.
Le jeune Malfoy était, selon la bête, très doux, gentil, malheureux, il souffrait en silence depuis bien longtemps. Harry laissa le cheval lui conter quelques unes de leurs péripéties et s'arrêta lorsque Draco arriva dans l'écurie, s'enferma dans le box et se laissa glisser le long de la porte. Il avait une mine épouvantable et du sang coulait le long de sa joue gauche.
Le jeune cerf s'approcha du blond et, n'écoutant que son instinct, frotta sa tête contre celle de Draco. Ensuite, il lui débarbouilla le visage à grands coups de langue. Avec du recul, Harry se sentit ridicule.
Draco ne bougeait toujours pas. En voulant se reculer un peu, il prit appui sur sa patte cassée, ce qui le fit pousser un cri de douleur et chanceler. Alors, d'un bond, Draco se leva, prit l'animal dans ses bras, le coucha sur le sol et lui fit signe de ne pas bouger.
Harry s'exécuta et regarda le blond faire un aller-retour rapide entre le box et une petite pièce attenante. Il revint les bras chargés, déposa son butin à ses pieds et s'agenouilla près de son ami le cerf. Avec des bandages et des petites baguettes en bois clair, il lui fit une athèle et grâce à quelques sorts, la douleur s'estompa.
Alors, Draco s'allongea à même la paille, posa sa tête sur le flan du cerf et s'endormit.
Harry, ne trouvant rien de mieux à faire, posa sa tête sur le cou du blond et s'endormit à son tour.
Il fût réveillé par des hurlements terribles et vit Draco recroquevillé dans le coin du box opposé à celui où Harry se tenait. Il avait une drôle de posture, le jeune Malfoy, ses mains au dessus de sa tête.
Le gryffondor voulut se rendre auprès du serpentard pour le réconforter mais se rendit compte que c'était lui qui faisait peur au blond.
Quand, en s'approchant de nouveau, il lui dit sèchement de ne pas s'approcher et l'appela « sale bête », quelque chose lui fit mal dans sa poitrine, mais il n'arrivait pas à l'expliquer.
Il était gonflé de lui parler comme ça ! Quelques heures plus tôt, ils s'étaient endormis l'un sur l'autre et voilà que maintenant, il l'insultait !
Vexé, il se détourna et Wilbur vint lui parler. Ce dernier lui demanda s'il était bien Harry. Mais quelle question ! Ils s'étaient parlé à peine quelques heures auparavant ! Le cheval lui dit également d'aller boire un coup et d'en profiter pour regarder son reflet, chose qu'il s'empressa de faire.
Dès qu'il vit une image à la surface de l'eau, il fit volte face pour accueillir Buck. Non, impossible, Buck n'était pas noir… Il comprenait maintenant, il n'avait plus la forme d'un cerf mais d'un hippogriffe et, depuis leur troisième année à Poudlard, Draco ne voulait, et ne pouvait plus, s'approcher de ces « saletés de poulets ».
POV Draco
Relevant lentement la tête, Draco vit l'athèle qu'il avait lui-même posée au brun. Il fronça les sourcils en regardant l'hippogriffe. Il risqua une main en sa direction et se sentit libéré d'un poids quand l'animal posa sa tête dessus comme à son habitude. C'était bien lui.
D'ailleurs, il fallait lui trouver un nom. Il se creusa la tête pendant une bonne vingtaine de minutes puis trouva. Il allait l'appeler … Kiryan.
