Géométrie dans l'espace.

Bla bla bla de début de chapitre : Voilà la suite, tadadam et attention les vraies bulles carrées arrivent …Le premier chapitre vous a fait peur ? Vous avez raison, vous avez totalement raison mais cela ne fait que commencer. Alors attention, les véritables problèmes arrivent maintenant. Je vous souhaite bonne chance. Chanson du moment, Eternise moi de Jena Lee et Eskemo et T'es parti de Shy'm avec un prix spécial pour Le café des délices de Patrick Bruel parce que vive les classiques.

Remerciements : A mes heures de TPE dont je profite pour publier ce chapitre numéro deux :D A mes profs :D A mon Croque Monsieur qui me fait tellement chier mais que j'aime quand même :D A mon Sid :D A Sid Vicious, aux Piliers de la Terre :D

Disclamer : Cette série et ces personnages ne m'appartiennent pas, sauf certains OC qui sont précisés. Le M est présent pour la violence, la mort et les scènes hard à venir.

Couple : Espace libre.

Résumer : Un homme qui se perd n'en est plus un. Alors il cotoie les bas-fonds pour se persuader qu'il existe, mais au final, il ne sait plus qui il est. Il est mort, alors celà ne lui fait rien de tuer les autres.

Chapitre 2 : C'est toujours dur au début.

S'il y avait bien un trait de caractère de D-Jock qui m'avait toujours frappé, c'était sa capacité vocale. Ce mec était capable de hurler pendant des heures sans que sa gorge cesse de le soutenir. Actuellement, je n'ai toujours pas compris comment une telle chose est possible. Après un constat à ma montre, je réalisai que cela faisait maintenant deux heures et quatorze minutes qu'il criait. Sur le fauteuil d'en face, le Loup suivait le roux des yeux. Il avait l'air de beaucoup s'amuser.

« Pourquoi est ce qu'ils ne nous ont pas envoyé des gorilles en trois pièces comme gardes du corps ? cria-t-il dans ma direction.

- Rupture de stock. » je rétorquai.

Le Loup baissa la tête pour cacher son fou rire. A l'autre bout de la pièce, Tia et Rocket observaient avec beaucoup d'intérêt. D-Jock se remit à injurier tout et n'importe quoi, le sujet 'Sinedd' occupant une grande place. Je mourrai d'envie de le tuer maintenant, mais je savais que c'était impossible. Je me forçai à lui sourire ironiquement, le faisant s'énerver davantage. Dans un sens, je m'amusai à le faire enrager.

Nous étions dans le salon de leur Faculty et nous avions déposé quatre heures plus tôt nos faux C.V. de garde du corps potentiels, merci à Lui de nous en avoir fourni. Et nous attentions que Aarch et les deux autres taches acceptent enfin de nous prendre à leur service. Depuis deux heures et quinze minutes maintenant, les neuf joueurs étaient au courant, et depuis deux heures et quinze minutes, D-Jock hurlait et le Loup souriait.

« T'es vraiment obligé de hurler comme ça ? s'écria Meï depuis la fenêtre.

- Attends, tu ne te rends pas compte …

- Je me rends surtout compte que tu es en train de détruire les tympans de tout le monde ! » rétorqua-t-elle d'une voix forte.

Plus un pour elle. Elle était toujours aussi belle, peut être même plus. Ses cheveux battaient sa taille et je savais qu'une fois détachés, ils onduleraient aux pointes. Nos regards s'étaient croisés et elle m'avait fait un sourire discret. En revanche, les jumeaux, Mark, Yuki et Micro-Ice manquaient à l'appel. Le Loup passa une main dans ses cheveux et tritura le percing qu'il avait à l'acarde gauche. Il faisait souvent ça et cela m'énervait.

Une porte claqua et des bruits de course retentirent dans le couloir. Une personne. Pas très grande. Une fille peut être. Avec des cheveux courts et un jogging. Le Loup se releva et D-Jock cessa de hurler. Micro-Ice fit son apparition dans l'encadrement de la porte, la main gauche en sang.

« Thran … Thran est blessé … Balles … »

Je fus dans le couloir un quart de seconde plus tard, courant à toute vitesse et suivi par le Loup. En dévalant trois escaliers, je pris mon pistolet neuf millimètres dans la main et défit la sécurité. Il était chargé.

La Panthère est la fille la plus folle que je connaisse. A cinq ans, sa maison et ses parents brulaient dans un incendie criminel. Après avoir tué les coupables, elle avait réalisé qu'elle aimait tuer et elle était restée dans ce monde. Capable de courir très vite et très longtemps, elle utilisait un fusil à viseur du niveau de perfection de l'armée, la noyade ou la rupture brutale du cou. Elle maitrisait plusieurs sports de combat et aujourd'hui, elle était si renommée qu'elle pouvait se permettre de refuser des boulots. La Panthère est aussi une folle, bonne à enfermer. Mais elle était aussi une amie du haut de ses dix neuf ans.

Une foule encore plus nombreuse que prévue entourait les jumeaux, Mark et Yuki. Je jouai des coudes pour les rejoindre et voir que la blessure de Thran était parfaite. Deux balles dans le poumon gauche, juste à coté du cœur. Du boulot de Panthère tout craché.

Thran gémissait, soutenu par Yuki et Ahito pendant que Mark osait à peine regarder. Il y avait du sang et des larmes partout, un vrai carnage. Le Loup s'agenouilla aux cotés du défenseur et lui prit la main. Yuki pleurait et Ahito hurlait le nom de son frère. Il tenta vainement un massage cardiaque mais le cœur de Thran avait cessé de battre malgré ses yeux ouverts. Je me mis un masque de tristesse et de colère pendant qu'à l'intérieur, j'exultai. Et cinquante mille crédits standards dans les poches.

En fait non, seulement vingt mille. J'avais promis vingt pour cent à la Panthère et le Loup avait droit à cinquante pour cent du reste. Bref. Le principal était que Thran était mort. Plus que onze. Le Loup prit un Ahito tremblant dans ses bras pendant que je rangeai mon flingue. Yuki contemplait le corps sans vie de son cousin et Mark semblait incapable de faire le moindre mouvement. Je pris un bras du Snow-Kid pour le faire passer autour de mes épaules et le hissa sur mon dos. J'en serai quitte pour foutre mes fringues pleines de sang à la machine.

C'était à mon tour de hurler face aux onze personnes choquées d'avoir perdu un frère, un ami, un cousin ou je ne sais quoi d'autre. Je hurlai pendant treize minutes avant de leur tourner le dos pour envoyer mon poing dans le mur. Je jouai mon rôle à la perfection, je le savais, ils me croyaient. Le Loup était parti s'enfermer dans la chambre qui avait été mise à notre disposition et je décidai de le rejoindre, un rictus mauvais aux lèvres quand Micro-Ice me retient par l'avant bras. Sachant que mon pull était encore rouge du sang de Thran, il recula. Il avait des yeux gris magnifiques, bien que tremblants.

« Tu sais qui a fait ça. » dit sa voix chancelante.

Ce n'était pas une question, mais une affirmation.

« Je sais qui a fait ça, je répondis en un souffle pour que lui seul puisse entendre.

- Tu vas le tuer ? »

Ce n'était pas une question, mais une supplication. Je tressailli en voyant dans ses prunelles combien il était sérieux. Il avait l'air si adulte, si faible, si fragile. Il avait été précipité dans mon monde, lui qui ce matin encore vivait dans une bulle dorée.

« Je vais la tuer. »

Ce n'est qu'en rentrant dans la chambre où le Loup m'attendait que réalisai les conséquences d'une telle promesse. Qu'est ce qui m'avait pris, je n'en savais rien. Je fis passer mon pull et mon tee-shirt par-dessus ma tête et le Loup siffla. Je le fixai en haussant un sourcil.

« T'es encore plus bien foutu que ce qu'on m'a dit Scorpion.

- Premier jour, un de moins. T'es heureux ?

- Putain, oui. Je ne pensais pas que tout se déroulerait comme tu l'avais prévu. »

Je lui souris et composai le numéro de la Panthère. Deux sonneries passèrent.

« Il est mort j'espère ? déclara sa voix mutine.

- Dans les bras de son frère. »

Elle éclata de rire. J'entendis un coup de feu derrière elle.

« T'as une dette envers moi, Scorpion.

- Je sais. Si je te laisse tirer dans mon bras, ça t'ira ?

- Je crève d'envie de planter mes griffes en toi.

- Toujours aussi romantique, Panthère.

- Moi aussi je t'aime. Je te souhaite de crever dans les bras du Loup. Il est encore pire que moi sur le plan sexuel. »

Elle raccrocha. Je hochai la tête. J'avais déjà tenté de tuer la Panthère trois fois. Nous autres tueurs, nous rêvons de nous entre tuer les uns les autres. Nous rêvons de nous entre tuer les uns les autres mais ils sont aussi mes amis. Nous nous tuons, nous nous aidons et parfois nous nous aimons. J'avais tenté de tuer la Panthère trois fois, mais j'avais couché avec elle trois fois. Nous ne sommes en fin de compte que des sales gosses. Le Loup me fixai. La nuit était tombée depuis longtemps, il avait enlevé ses percings. Son visage était nettement plus attirant. Il ouvrit la langue, me montrant le seul bout de fer encore présent sur son visage, sur sa langue.

« Demain, on pourrai pousser Ahito du haut du toit, déclara-t-il. Tout le monde croirait à un suicide.

- Tu es intelligent finalement. Je ne pensais pas. »

Il ricana en s'asseyant sur le bord de mon lit.

« Il faudra que je t'appelle Sinedd. »

Il mordilla mon oreille gauche. Je passai une main distraite dans ses cheveux pendant que sa langue traçai le contour de la fleur fanée tatouée sur le coté droit de ma poitrine.

« Je m'apppelle Den.

- Enchanté. »

Bla bla bla de fin de chapitre : Oui, je sais, la fin est nulle et ça vous laisse sur votre faim, parce qu'en vrais pervers que vous êtes, vous exigez de savoir la fin … AH ! Eh bien vous attendrez le prochain chapitre ! Parce que quatre pages Word, ça ne s'écrit pas comme ça nom de Dieu ! J'espère en attendant que ça vous plait, merci à Patrick Bruel de m'avoir soutenu lors du tapage de ce chapitre.

Reviews ?