Bonjour à tous!
Je suis désolée de ne pas avoir mis les chapitres suivants plus tôt, mais ma "reliseuse" ne m'a jamais répondu, alors...
Bon, ben rien ne m'appartiens, si ce n'est l'histoire et mon style.
Bonne lecture!!
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Une jeune femme couverte de bleus était allongée dans un lit. Un homme habillé de capes noires était assis sur ce même lit. Ils s'embrassaient.
C'était pour eux deux quelque chose de totalement... autre. Une expérience encore jamais vécue.
Une explosion des sens pour un simple et chaste baiser. Un jaillissement de couleurs dans les profondeurs des esprits. Un échange d'envies de différences...
Luna était aux anges. Elle ne sentait même plus la douleur causée par Malfoy.
Le Professeur Snape se sentait sur un petit nuage. Les yeux à demi-clos, il ressentait tout à fleur de peau, comme il ne l'avait jamais fait auparavant.
TOC! TOC! TOC!
Trois coups à la porte de la chambre brisèrent le micro-climat qui s'était installé, faisant se séparer à la fois les deux âmes et leurs lèvres.
Une voix traînante et glaciale se fît entendre.
"Parrain, t'es là? J'peux t'parler?"
Les yeux de la jeune fille, clos jusqu'alors, s'ouvrirent grands.
Pas lui!
Pas lui!
L'homme assis auprès d'elle y lut de l'horreur.
Mais qu'est-ce qu'elle a?
Il chuchota à l'oreille de la Serdaigle :
"Que se passe-t'il, Miss?"
"C'est lui ! C'est sa voix ! C'est lui !"
Les coups recommencèrent.
"Hého, Parrain! Je sais que t'es là! Ouvre-moi! Il faut que je te dise un truc."
Le Professeur jeta un sort de désillusion sur la jeune fille qui avait toujours les yeux grands ouverts et qui murmurait "C'est lui... C'est sa voix... Non, pas lui... Pas lui..."
Puis plus rien, pas un bruit. Seule la respiration lente et calme du professeur Snape.
Il ouvrit la porte sur Malfoy (qui ne s'y attendait pas? NdlA) qui était sur le point de frapper à nouveau contre le solide bois et se tenait, avec une allure d'idiot, les bras en l'air et les poings serrés.
"Si c'est pour me taper que tu es venu, je te conseille de repartir tout de suite, Drago."
Le Serpentard leva vers son parrain un visage surpris. Puis son masque de neutralité méprisante revint aussi vite qu'il était parti.
"Nan, Sev'! J'viens parce que j'ai trouvé quelqu'un pour Anxy."
"Ah bon? Enfin. Et... Qui est l'heureuse élue?"
"Père ne veut pas que je le dise. Pas même à toi. J'ignore pourquoi, par contre ce que je sais c'est que je dois obéir à Père. Cependant, il faudrait que tu fasse deux ou trois choses pour moi... Des potions, tout particulièrement."
Le professeur eut l'air surpris (il haussa un sourcil NdlA).
"Un philtre d'amour??"
"Quoi!? Nan, t'es dingue! On ne fait pas ça à une future madame Malfoy... Ce que je veux, c'est un truc qui fasse bien souffrir."
"Ah. Et ça, on peut le faire à une future madame Malfoy..."
"Bien sûr... On ne doit pas forcer à aimer, mais on peut forcer à dire oui..."
"Elle a dit non?"
"Hem hem... J'ai un peu déconné à ce propos... Je ne sais pas où elle est allée... Je ne pensais pas qu'elle arriverait à s'en aller... Mais maintenant je ne l'ai vue nulle part..."
Mais de qui il parle? Qui est cette fille? Pourquoi il dit qu'il a "déconné"??
"Drago, qu'est-ce que tu as fait?"
"Moi? Rien. Elle par contre elle a fait quelque chose de très très vilain..."
"Elle a dit non."
"Exactement"
"Et tu le lui a fait regretté."
"Exactement"
"Et tu as utilisé un couteau de cuisine pour lui taillader les bras."
"Exact..."
Il ne put terminer son mot. D'un bond le professeur de potions se rua vers la porte et s'enferma avec son filleul. Et accessoirement avec Luna qui, coincée par le sort, pouvait tout voir et tout entendre mais sans être vue ni entendue. Car si le sortilège de désillusion améliorée du Professeur Snape n'avait pas été aussi puissant, les deux Serpentards qui se faisaient face l'auraient entendu hurler.
"Non! Ne vous battez pas! Non! Ne vous battez pas! Arrêtez!"
Mais ils se battaient quand même. Sans baguette, à la force des muscles. L'adulte serrant avec son bras le cou du plus jeune. L'étudiant donnant des grands coups de coudes dans l'estomac de son professeur.
Luna, malgré son état de fatigue et sa faiblesse, parvint à se glisser hors de son lit. Et, rampant à travers la pièce, toujours cachée par le sort, elle agrippa sa baguette et sépara les deux hommes qui se battaient. La désillusion améliorée tomba sur-le-champ. Les deux Serpentards, désormais séparés, la fixaient avec une sorte de sorprise, et peut-être de l'agacement chez Malfoy. Ce dernier dit :
"Tiens, t'es là, toi? Ha ben je comprends maintenant... Parrain, tu l'as hébergée? C'est pour ça que t'étais pas là de la matinée? T'étais avec elle? Tu... tu l'aime quand même pas, hein? Rassure-moi? Tu ne peux pas l'aimer puisque c'est un laideron décoloré et que de toute façon elle est promise à mon frère. Enfin, elle va être promise à mon frère..."
Son regard en disait long. Ses paroles aussi. Il se fichait totalement de Luna. Tout ce qui l'intéressait, c'était de maquer son frère, et basta! Quant à son parrain, il avait dû croire qu'il avait eu pitié de la pauvre blondinette...
Luna était assise contre le mur, en face d'eux. Elle gardait tant bien que mal sa baguette droite, mais les deux hommes avaient tellement d'empressement à retourner se battre qu'ils forçaient le peu d'énergie magique qu'il lui restait. Dans peu de temps, elle le savait, la magie romprait et ils iraient s'entre-tuer à nouveau. Son cerveau se mit à réfléchir à toute vitesse. Le solution s'imposa d'elle même.
"OUBLIETTE!! "
Un jet de lumière traversa la pièce et alla heurter le blond, qui s'effondra au sol. Utilisant le peu de force qui lui restait, Luna se lança elle-même la désillusion avancée et tomba par terre (aussi facilement que quelqu'un qui était déjà assis par terre... NdlA PS : Je parle trop..). Le seul qui resta conscient dans cette pièce fut le Professeur Snape. Il avait l'air totalement déboussolé.
Secoue-toi, Severus! Les urgences, en prio.
Il souleva Luna et la posa sur le lit, le plus délicatement possible. Puis il porta son filleul jusqu'à la salle commune des Serpentards (déserte à cette heure de cours) et l'allongea sur le canapé (déjà moins délicatement...).
Une fois revenu dans ses appartements, il se sentit attaqué par une grande, très grande fatigue. Il s'assit dans un fauteuil, tourné vers celle qu'il aimait, et s'endormit.
Quand il se réveilla elle dormait toujours du sommeil des innocents, cachée par son propre sortilège. Ce qui était tant mieux étant donné que quelqu'un était entré dans les appartements du professeur de potions pour déposer sur sa table un petit papier à l'odeur de citron.
Ça, c'est un mot du Directeur...
Il l'ouvrit et lut à voix haute :
"Cher Severus.
J'espère que vous n'avez pas trop souffert de votre petite dispute avec Mr Malfoy. Rassurez-vous, il va bien et il ne se souvient de rien. C'est étrange, je ne me rappelait pas que vous saviez maîtriser aussi correctement le sort de l'oubli. J'ignore tout du sujet de votre malentendu, et bien sûr vous pouvez compter sur mon silence. Cependant, j'espère qu'il y a une explication rationnelle au fait que Miss Lovegood soit allongée dans votre lit, blessée de la sorte. Je n'ai pu la voir à cause du sortilège qu'elle s'est lancé, aussi n'ai-je pu l'emmener à l'infirmerie. J'espère en tout cas que vous la soignerez, si vous refusez que Pompom le fasse.
Cordialement
Albus Dumbledore."
"Dites, Professeur, comment il a fait pour savoir si j'étais blessée s'il ne m'a pas vue?"
La voix rêveuse de la jeune fille fit sursauter le Professeur Snape. Il se retourna vivement et fixa son lit.
"Où êtes-vous, Miss Lovegood?"
"Sur votre lit. Je n'ai pas bougé depuis que vous m'y avez posée. Dites, vous pouvez arrêter de me fixer comme ça? C'est gênant, on dirait que vous regardez mon bas-ventre..."
Il rougit violemment en détournant la tête. Luna rit un peu puis défit le sort.
"Alors, d'après vous, comment le Professeur Dumbledore a-t'il fait pour savoir que j'étais blessée s'il dit qu'il ne m'a pas vue?"
Snape se retourna et la fixa dans les yeux.
"Il y a certaines choses à propos du Directeur qu'il est impossible de savoir, Miss."
Un silence s'installa. Pas le genre de silence pesant, ou stressant. Un silence tout léger. Ils ne pensaient tous deux qu'à une seule chose, dans ce silence : Leur baiser (celui du début du chapitre, pour ceux qui sont perdus . NdlA)...
Soudain, sans savoir comment, ils se retrouvèrent dans les bras l'un de l'autre, en train de s'embrasser avec encore plus de passion qu'avant - si c'était possible.
Fin du 6ème Chapitre.
