Réponse aux gentils review !

Chocoable : Merci je suis flattée ^^ J'ai essayé de faire Harry comme je pensais qu'il était sans ses amis pour rattraper ses conneries. Bin voilà ce que ça donne ! Après tout, comme il le dit si bien lui-même, il est tout le temps aidé. En fait c'est un gros boulet. Mais bon, je ne sais pas trop si je donne cette impression dans la suite. J'espère ne pas te décevoir =P Quant à si Potter aura mal… Je ne suis pas aussi sadique que ça. Pas là en tout cas…

Yuuhmm : Bon et bien voilà la suite =) J'espère qu'elle te plaira tout autant.

Chapitre 2 – Ne lui reste plus que les dents !


L'attitude du blond intrigua fortement notre héros. Pourquoi donc le gardait-il ici, lui proposait de boire quelque chose et même de s'assoir ! Tous deux savaient pourtant très bien que la sympathie entre eux n'était aucunement envisageable. Malgré cela, le rouge et or se voyait mal continuer debout près de la porte, porte qui ne s'ouvrirait apparemment pas, surtout si son ravisseur en avait pour longtemps à le retenir prisonnier de sa cage d'argent et même s'il comptait bien trouver un moyen de se sortir de ce bourbier. Il posa le bout de ses fesses sur le bord de la banquette en velours vert et regarda en face de lui la cheminée qui crépitait, n'osant mettre en pétard son hôte. Certes, il n'était pas ravi d'être ici, mais il était dans l'antre de la vipère et n'avait aucun moyen de se protéger de toute agression. Un long silence s'installa entre eux, et seul le tic-tac incessant de l'horloge posée dans un coin de la pièce prouvait encore que le temps n'était pas figé.

- Ca te dirait une partie d'éch…

- Pourquoi ?

L'Elu se tourna vers son interlocuteur qui haussait les sourcils, un verre de liquide doré dans la main.

- Pourquoi tu m'as emmené là ? Pourquoi tu ne me laisses pas sortir ? Qu'est-ce que tu veux à la fin ? C'est encore un de tes petits caprices ?

- Potter…

Mais le sorcier continua sa tirade, sans voir que ses questions énervaient au plus haut point Draco.

- C'est vrai quoi, nous sommes les pires ennemis au monde ! Bon ok, j'omets de compter Lord Voldemort mais lui…

Ce nom, c'était le mot de trop, celui qu'il ne fallait pas prononcer. Le vase était déjà bien plein, mais il déborda à cette dernière phrase. Le sort fusa sans même qu'il ne soit formulé, et le garçon à la langue bien pendue ne put plus sortir un son de sa bouche.

- Je ne voulais pas en arriver là, mais tu es vraiment agaçant Potter ! Ca ne change pas grand-chose à d'habitude certes mais ce soir je peux te faire ce que je veux sans que personne ne s'en aperçoive ou n'intervienne, pour une fois. Le si célèbre Harry Potter n'est rien que pour moi.

Tout à coup, ledit Harry Potter se rendit compte qu'il aurait peut-être été préférable pour lui qu'il soit définitivement renvoyé. Pourtant, il ne pouvait pas faire de retour en arrière et se laisser prendre par Rusard. Et maintenant, il ne pouvait même plus protester ! C'en était fini de lui. Il ne savait pas ce qu'avait en tête son ennemi, mais en tout cas il se voyait déjà torturé, insulté, rabaissé.

- Tu me tapes sur le système et c'est pour ça que je ne vais pas répondre à tes questions. Tu y répondras tout seul, je pense que tu es assez grand pour cela. Il n'empêche que tu es vraiment très bruyant comme gars. Si tu continues comme ça je vais devoir te Stupéfixer.

Les yeux de Harry auraient très bien put lancer des éclairs tellement ils étaient noirs de colère. Draco se leva pour se resservir un verre et le brun en profita pour courir vers la porte et chercher son mécanisme. On avait beau lui avoir dit qu'il ne pouvait pas sortir comme ça, il voulait en être sûr. C'est qu'il est têtu, notre petit Gryffon' ! Il ne voulait pas croire qu'il était enfermé avec l'autre cinglé de mangemort, parce que oui, même si ce n'est pas le cas, le stupide garçon pensait que le jeune Malefoy avait été engagé dans les rangs du Lord. Vous vous y voyez vous, coincé dans la même pièce qu'un mangemort ? En tout cas, le prisonnier ne voulait pas se laisser abattre sans rien faire et frottait la porte pour trouver une ombre de poignée. Il n'eut pas le temps de chercher grand-chose, une baguette s'était posée sur sa gorge, ce qui l'avait pétrifié d'horreur.

- Fais ce que je te dis, ou tu vas passer un sale moment.

Il était réellement dans une mauvaise passe. Alors voilà, il allait être tué ici alors que Voldemort courait encore les rues et semait la pagaille chez les gens, moldus comme sorciers, accompagné de ses toutous Mangemorts. Draco allait pouvoir accomplir sa promesse de l'année dernière : le tuer. Tout ça à cause de Lucius, qu'il a envoyé en prison. En même temps, il le méritait bien : se faire enrôlé par le pire mage noir qu'ai connu le Monde, c'est un énorme crime. Harry se doutait bien que son fils n'allait pas dire amen et le remercier mais ça lui fait un peu les pieds, à ce type arrogant, lui qui se moquait parce que son ennemi était orphelin. Lui avait perdu son parrain, Draco son père. Et encore, Lucius pouvait sortir de prison, lui…

Le Survivant avait le cœur qui cognait à un rythme soutenu dans sa poitrine. Il ne pouvait plus parler et la froide présence de la baguette de Malefoy contre sa gorge l'empêchait de bouger ne serait-ce que le petit doigt. Et bien voilà, la mort l'attendait à l'autre bout de cette baguette… sauf que le destin en a décidé autrement, et surtout Draco. Celui-ci prit un ton mielleux à souhait tout en s'éloignant du Harry tremblant qu'il avait menacé.

- Mais viens donc avec moi sur le divan, tu n'as pas fini ta Butterbeer !

Il rangea sa baguette dans sa poche et se rassied en face de son verre de nouveau rempli. Il prit une gorgée pendant que Harry le suivait, surprit de ce changement d'attitude, et il reprit la parole puisque de toute façon il était le seul à pouvoir encore parler.

- Je t'ai bien dit que tu ne pouvais pas sortir ! Mais non, c'est plus fort que toi. Tu es vraiment têtu ! Tu sais, lors de notre première année, dans le train, j'ai été vraiment déçu que tu refuses mon invitation à devenir mon ami. Je le suis toujours d'ailleurs. Pourtant, Merlin seul sait qu'il est difficile d'en faire partie ! Tu étais si haineux avec moi. Tu ne connaissais rien à la magie, à notre monde, à cause de ton éducation moldue ! Tu devais tout apprendre et je m'étais imaginé qu'un sorcier venant d'une si grande famille que la mienne aurait put t'instruire.

Il reprit une gorgée d'alcool et prit ses aises sur le velours.

- Le seul moyen que j'ai trouvé pour t'approcher à été de faire comme toi. J'ai essayé de sentir la même haine pour le Survivant que tu en avais à mon sujet. Je me doute bien que je n'ai pas été tendre avec toi, et tu me le rendais bien. Mais c'est entre les coups bas et les insultes que j'ai appris à te connaitre, au fil des premières années… Et à t'apprécier, de plus en plus.

Tu étais tout ce que je n'étais pas : libre, aimé de tous sans avoir à lever le petit doigt. Ma jalousie m'aidait à te détester, mais je ne pouvais m'empêcher de penser que l'on s'entendrait si bien, sans nos querelles. Tu te doutes bien que je n'allais pas retourner ma veste, après toutes ces années de vengeances mutuelles et de médisances. Qu'auraient donc dit mon père, mon parrain, mes amis, si je leur avais avoué que petit à petit j'avais de la sympathie pour le Saint Potty ? Et puis, qu'aurais-tu dis, toi ?

Le blond finit son verre qui était encore à moitié plein (ou à moitié vide ? *se casse de là rapidos*) sous les yeux de Harry, qui n'osait plus bouger et qui ne comprenait pas pourquoi Malefoy lui déballait tout ça maintenant, pourquoi il lui déballait ça tout court d'ailleurs. La pensée que c'était un coup monté du plus mauvais goût lui traversa l'esprit, mais comment le Prince de Serpentard aurait-il put savoir qu'ils allaient se trouver tout les deux au même endroit au même moment, surtout en plein milieu de la nuit ?

La seconde hypothèse était qu'un poison dangereux avait été introduit dans la bouteille d'alcool du blond, ce qui l'obligerait à dire tout et n'importe quoi, et peut-être même le contraire de ce que pensait sa victime. Mais comment ? Les appartements des préfets étaient bien fermés, il en avait fait lui-même l'expérience avec celle d'Hermione l'an passé, lorsqu'il avait voulu avec Ron la réveiller une heure en avance pour lui faire croire qu'elle était en retard. Ils n'avaient pas pu passé la porte et avaient été de mauvaise humeur toute la journée parce que, au bout du compte, c'était eux qui s'étaient levés une heure trop tôt !

Non, en fait, la réponse était simplement que le Serpentard voulait lui faire gober n'importe quoi pour le rabaisser ensuite. Il avait sûrement un plan tordu dans la tête, un coup foireux, un truc ! Il n'en était pas possible autrement de toute façon, pas venant de son éternel ennemi qui continuait son discours.

- Alors je n'ai rien dis, à personne, en faisant comme si tout était normal. Je continuais de te pourrir la vie en me sermonnant le soir venu. Tu sais, ça n'est pas facile de faire semblant de détester quelqu'un avec qui on aimerait bien parler simplement, sans menaces ni injures. Et puis il y a eut ce soir-là, l'année dernière, alors que l'on était tous en train de rire dans la salle commune. L'alcool avait coulé à flot, et le sujet de discussion se tourna rapidement vers des sujets moins sérieux que les cours, jusqu'à en arriver au sexe…


Explication du titre : J'ai voulu faire un jeu de mot avec l'expression «Avoir avalé sa langue». Cela signifie que l'on ne peut plus parler. Or, c'est exactement la situation dans laquelle se trouve notre cher Pote Potter.

Voilà, comme prévu, le deuxième chapitre ! Le troisième arrive peut-être avant la rentrée si vous êtes sage, sinon ça sera pour le week-end prochain. En attendant, j'attends vos review avec impatience ! J'attend toujours un titre avant le chapitre 5. Un défi à la clé, n'oubliez pas ^^