Chapitre 4
Le lion, le serpent, l'aigle et le blaireau
La voie 9¾. Certes, Johanne en avait très souvent entendu parler, en dernière année elle avait même étudier son mode de camouflage magique, mais le problème n'était pas là, elle ne l'avait tout simplement jamais empruntée. Cela faisait bien une demi heure qu'elle parcourait l'entre deux de la voie 9 et 10 en tâtonnant les murs. A ce rythme, elle n'arriverait même pas à Poudlard.
Pour ne pas arranger les choses, sa valise pesait trois tonnes et Thad s'impatientait dans sa cage. Les miaulements incessant du chat attiraient presque autant de regards sur la sorcière que son étrange attitude à longer les murs en les touchant de la main.
Désespérée, elle fini par stopper sa recherche intensive pour essayer de repérer quelques petits sorciers en partance pour l'école de sorcellerie. Au début, elle se dit que la chose allait être plutôt simple. Il suffisait de repérer des jeunes gens comptant un hiboux ou encore une robe de sorcier parmi leurs bagages.
Par chance, elle fini par entendre quelque chose d'incongru.
"Neville, dépêche toi s'il te plaît. S'il le faut on abandonne ton crapaud ici!" Une vieille femme portant un immense chapeau ressemblant à un vide grenier portatif suivait un garçon rondouillard qui cherchait quelque chose par terre.
"Trévor! Mais où es-tu?!" Génia le garçon en fouillant derrière une poubelle.
C'était l'occasion où jamais de trouver la voie et, en plus, de se mettre bien avec un élève. A vu de nez le garçon devait être en troisième, ou deuxième année. Johanne ouvrit la cage de Thad et se planta devant le chat qui commençait à se demander si, tout compte fait, sa cage n'était pas un endroit tout à fait sur et formidable.
"Monsieur Beaumont, vous allez me chercher un crapaud! Mais attention, vous me le rapportez en un seul morceau! Sinon les réprimandes seront sévères. Vous m'avez bien comprit monsieur?"
Le chat miaula et fila à travers la gare.
Enfin, Thad refit son apparition, un crapaud sur la tête.
"Ce soir y'en a un qui va avoir droit à un gâteau au poisson!" Johanne récupéra le batracien et invita le chat à rentrer dans sa cage. Ce dernier se mit à ronronner et s'enfonça dans les méandres de la boîte. Johanne prit une grande et respiration et s'avança vers le garçon.
"Neville?" Lança t-elle.
Le garçon se releva brusquement et se cogna la tête contre une barre de fer maintenant une des poubelles. Il se frotta vigoureusement le crâne en se redressant. Il était plutôt mignon, le fait qu'il soit un peu rond lui donnait un visage très doux et ses cheveux bruns étaient extrêmement soyeux. Johanne ne put s'empêcher de sourire en le voyant retrouver un visage joyeux lorsqu'il aperçu son crapaud.
"Trevor!" S'écria Neville en prenant le crapaud dans ses mains. "Mais où étais-tu passé? Tu m'as fait une de ces peurs! J'espère que le train n'est pas partit..."
"Neville, la politesse!" S'écria ce qui devait être sa grand-mère.
"Désolé..." Le garçon leva les yeux vers son sauveur et devenu soudain très rouge. Johanne du réprimer un fou rire en voyant le visage de Neville changer de couleur.
"C'est rien garçon, pas la peine de me remercier, j'ai un service à vous demander." Johanne devint à son tour un tantinet rougeâtre. "Je n'arrive pas à trouver la voie... heu vous savez... pour l'école... C'est ma première année à Poudlard." Murmura t-elle à l'adresse de la vieille femme.
"Hooo, une petite nouvelle." S'exclama enjouée la femme. "Suivez nous, il faut avouer que la première fois n'est pas la plus évidente."
Le trio se dirigea d'un pas sur vers un mur que Johanne n'avait même pas remarqué. La vieille dame vérifia à gauche, à droite puis Neville et elle disparurent derrière les briques. Johanne fit de même et se retrouva instantanément transportée devant un train à locomotive vapeur. Elle sourit en voyant tout cela. Les élèves embrassaient une dernière fois leurs parents, les préfets faisaient déjà régner l'ordre et de toute part des amis s'interpellaient.
Johanne marchait un peu au hasard, suivant inconsciemment le jeune Neville. Ce dernier embrassa une dernière fois sa grand-mère et sauta dans le train en tirant sa grosse valise. Johanne monta à son tour. Lorsque le garçon entra dans un compartiment l'assistante se présenta à la porte sans vraiment chercher à savoir s'il existait un wagon réservé au professeur.
"Excuse moi, je peux m'asseoir?"
Le garçon redevint rouge pivoine et se contenta de secouer positivement la tête en balbutiant un vague "Oui bien sur". Johanne monta sa valise au dessus des sièges et s'assit en face de l'élève qui détourna presque aussitôt le regard.
"Et alors, tu es en quelle année?"
"3 eme." Marmonna t-il en regardant vers la porte. "Et... heu... toi?"
"Je ne suis pas étudiante, je viens pour être assistante du professeur."
Le garçon eu l'air surprit. "Je ne savais pas que ça existait!"
"C'est tout nouveau semble t-il."
"Ça doit être génial" S'extasia le garçon qui rêvait plus que tout de devenir professeur de botanique. "On doit en apprendre des choses en étant assistant!"
"J'espère bien..."
Un léger silence prit place durant lequel le train s'ébranla. On entendit certains élèves crier au revoir à leurs parents, d'autres monter en panique dans un wagon et enfin, ils quittèrent la gare. Johanne en profita pour libérer Thad qui sauta directement sur les genoux de sa maîtresse en ronronnant.
"Et... tu es l'assistante de quel professeur?"
"Le professeur Rogue, tu le connais?"
Le visage du garçon blêmit presque aussitôt. Il baissa les yeux et fit un petit oui de la tête. Ses épaules s'étaient voûtées et sa tête disparaissait presque au milieu de celles-ci. Johanne fut surprise par cette réaction.
"Il y a un problème avec Rogue?" Demanda Johanne. Mais n'obtenue pour réponse qu'un léger gémissement.
"On parle de la chauve-souris des cachots?" Lança un fille en entrant dans le compartiment. "J'ai eu un mal fou à te trouver Neville. Ginny arrive."
La demoiselle semblait avoir un an de moins que Neville. Elle portait des boucles d'oreilles radis et un collier de bouchons. Mais le plus frappant était le blond de ses cheveux et le bleu de ses grands yeux qui lui donnaient un air constamment étonnée. Elle alla s'asseoir à côté de Neville qui se détendit sensiblement.
"Bonjour!" Lança t-elle à Johanne. "Que ce passe t-il avec notre cher Rogue?"
"Je vais devenir son assistante." Lança Johanne qui commençait à se demander si c'était vraiment un travail de rêve.
"Hola, faut du courage pour ça." Lança une fille rousse qui venait d'entrer dans le compartiment en tirant une valise rapiécée. Johanne supposa qu'il s'agissait de Ginny. La jeune fille était très jolie. Elle présentait un visage bien fait, tacheté de taches de rousseur et de jolis cheveux longs, roux et très brillants.
"Je me présente Ginny Weasley, elle c'est Luna et lui..."
"Neville" compléta Johanne. "Je me présente, Johanne, mais appelez moi Jo'"
"Comment on peut accepter d'être l'assistant de ce mec?" Cracha Ginny. "Tu dois savoir que c'est une véritable ordure!"
"Et un vampire!" Lança Luna.
"Les vampires n'existent pas Luna!" S'écria Ginny. "C'est une légende."
"Non, mon père a écrit un article là dessus! Il existe mais sont tellement futés qu'ils ont réussit à nous faire croire qu'ils n'étaient qu'une légende!" Elle sortit de son sac un journal sur lequel on pouvait lire "Le chicaneur". Elle le secoua sous le nez de Ginny qui roula des yeux.
"Je ne viens pas de Poudlard, je suis Française, ça explique que je ne connaisse pas la notoriété de cet homme." Expliqua Johanne qui commençait à se sentir mal. Son futur supérieur ne semblait pas du tout commode et elle venait très certainement de s'embarquer dans une galère sans nom.
"Comment ça se fait que tu parles si bien anglais?" S'étonna Ginny.
"J'ai suivi des études moldus en parallèle de mes études de sorcellerie. En France, il est indispensable d'être bilingue lorsqu'on cherche un travail moldu. J'ai donc appris l'anglais. Je sais tenir une conversation, mais je n'ai pas un niveau très élevé. J'ai d'ailleurs du travailler mon vocabulaire pour connaître le nom des ingrédients. J'espère que ça suffira."
"J'espère pour toi." Dit soudain Neville. "Sinon, tu vas vivre un véritable cauchemar."
"Et Neville est bien placé pour le savoir."
"Ho que oui, il se fait en permanence hurler dessus par le professeur Rogue."
"Ce n'est pas ma faute, il me fait peur." Gémit le garçon.
Le reste du voyage, les trois élèves discutèrent de leurs vacances. Johanne resta silencieuse et à mesure que les heures passaient, son coeur battait de plus en plus fort. Elle imaginait déjà les horreurs qu'elle allait subir. Si l'homme était de nature sadique, elle allait en baver. Elle se voyait corrigeant des copies à ne plus en finir, récurer des chaudrons et pire que tout, ne rien apprendre. Et elle redoutait particulièrement une chose: les cris du professeur. Lorsqu'on lui criait dessus Johanne avait deux réactions tout à fait opposées: soit elle se mettait à hurler elle aussi soit... elle fondait en larmes. Elle se doutait qu'avec une tirant comme le professeur Rogue aucune de ces deux solutions n'étaient la bonne.
Elle jeta un coup d'oeil à Neville et pensa à autre chose. Supporterait-elle de voir des élèves se faire maltraiter sans avoir son mot à dire? L'idée même de laisser quelqu'un en proie à des hurlements lui faisait tout drôle. S'était comme regarder quelqu'un se faire manger tout cru. Elle même n'avait pas été une élève brillante dans certaine matière, et elle pouvait comprendre le blocage que l'on pouvait ressentir face à un professeur. Elle soupira.
La nuit était tombée depuis un moment et Johanne s'était tout simplement endormie en caressant Thad. Elle avait fait un rêve horrible durant lequel un homme portant une cape rouge et de longue canines pointues lui demandait de laver un chaudron avec sa propre brosse à dent. La jeune fille s'était réveillée en sursaut sous les yeux amusés de ses camarades.
Elle laissa retomber sa tête sur son siège lorsqu'une petite femme passa dans le couloir. Son chariot était remplie de bonbon et cela redonna le sourire à Johanne.
"Alors les enfants? Un dernier petit remontant?" Demanda la dame un sourire bienveillant sur le visage. "On arrive dans moins d'une heure, c'est le moment ou jamais."
Neville acheta une choco-grenouille et les filles refusèrent poliment pour avoir encore faim durant le dîner.
"Je voudrais une souris-rouleuse" Demanda Johanne. "S'il vous plait!" Ajouta-t-elle précipitamment.
Ginny et Luna échangèrent un regard et Neville leva un sourcil interrogateur. La vendeuse sembla embêtée.
"Je ne sais pas ce que c'est..." souffla-t-elle en fouillant dans son chariot.
"Mais si une petite souris, qui roule et change de goût à chaque tour... vous savez..."
"Je n'en ai jamais entendu parler..." s'excusa la vieille dame.
"Ho... ce doit être une friandise française!" S'exclama Ginny. "C'est pour ça qu'on ne connaît pas! Si tu veux des goûts différents prend des draguées surprises! "
Le sachet achetait, la jeune fille passa le reste du voyage à deviner les goûts de ses bonbons, grimaçant parfois lorsqu'elle tombait sur un goût comme "poubelle" ou "poisson cru". Enfin une voix leur indiqua qu'il était temps d'enfiler leurs robes de sorcier.
Johanne descendit du train et fut emportée par une masse d'élève, perdant de vu ses seuls connaissances. Elle chercha des yeux Albus Dumbledore mais ne trouva aucune personne portant une longue barbe blanche. Légèrement paniquée, elle se dirigea vers le seul son qui arrivait à surplomber le brouhaha ambiant: une énorme voix hurlant:
"LES PREMIERE ANNEE PAR ICI!!"
Le cri provenait d'un homme... poilu. Il présentait des cheveux hirsutes qui se fondaient dans une barbe tout aussi fouillie. De petit yeux noirs et des pommettes rougeottes étaient les seuls éléments visibles de son visage. Le garçon était tout simplement immense. Autour de lui s'amassait un bloc compacte d'élèves de premiere année qui semblaient tous aussi terrorisés les uns que les autres. Lorsque Johanne se trouva à hauteur du géant, elle se sentit encore plus petite qu'à son habitude.
"Monsieur excus..."
"LES PREMIERE ANNEE PAR ICI!!!"
"Monsieur!" Hurla Johanne en tirant sur le t-shirt de l'homme qui faisait deux têtes de plus qu'elle.
Ce dernier laissa tomber sa propre caboche en direction de la petite bonne femme. Il eu un sourire.
"Ho, vous devez être Miss Lignuss! Monsieur Dumbledore m'a prévenu de votre arrivé, j'espère que vous avez fait bon voyage. LES PERMIERE ANNEE PAR ICI!!!" Le cri déchira les oreilles de la pauvre Johanne. Elle se contenta de sourire au géant.
"Je suis Hagrid, le garde chasse. J'ai pour mission de vous ramener au château en un seul morceau."
Johanne se força à sourire à nouveau. Décidément, l'année commençait mal.
Hagrid les mena en direction d'une foret. Les élèves semblaient tous morts de peur, ils se serraient les uns contre les autres, Johanne en remarqua même un en proie à des pleures incontrôlés. Elle même sentait les larmes lui monter aux yeux et elle s'agrippa inconsciemment au bras de la montagne de muscles. Le géant lui prit la main et lui sourit chaleureusement. Johanne avait l'impression désagréable d'avoir la main enserrée dans un étau géant, mais la sensation était assez rassurant.
"Alors comme ça vous êtres une mangeuse de grenouille?" Lança Hagrid pour détendre l'atmosphère.
"C'est exact."
"Je vais vous expliquer un peu ce qui va se passer. D'abords il va y avoir la cérémonie de la répartition. Vous allez devoir y passer aussi. C'est la tradition. Ensuite, un repas, vous aurez le choix entre manger avec les élèves et les professeurs, Dumbledore veut que vous soyez le plus à l'aise possible. Et enfin vous irez fait un bon gros dodo. Demain, ce sera le vrai départ. Je pense que Dumbledore s'occupera de vous faire rencontrer Rogue."
Johanne avait lu quelques livres sur Poudlard pour ne pas être trop prise au dépourvu. Elle savait que, comme à Beauxbaton, il existait quatre maisons: Gryffondor qui rassemblait les plus courageux, Poufsouffle où était envoyés les fidèles, Serdaigle regroupait les intellectuels et enfin serpentard pour les vils et les futés. Johanne savait parfaitement qu'elle finirait chez Serdaigle, dans son école elle avait été chez les Boulots, les homonymes de ces derniers.
Hagrid les fit monter dans des barques, et ils traversèrent un grand lac. Johanne regardait tout avec des grands yeux étonnées. Elle aimait beaucoup l'atmosphère du parc et surtout la foret qui bordait l'école. Elle pourrait y passer ses temps libres.
Enfin, ils empruntèrent un tunnel passant sous le château et débouchèrent dans une petite salle. Johanne reconnu un visage familier: celui du professeur Dumbledore qui se dirigea vers elle les bras tendus. Elle fut surprise lorsqu'il la serra contre lui. Elle lui rendit son étreinte d'une main hésitante.
"Miss Lignuss! C'est un plaisir de voir que vous êtes venue!" S'exclama l'homme en la lâchant. "Je vais devoir vous faire patienter quelques instants. Mais je vous promets que dès demain vous serez au courant de tout ce qu'il vous faut savoir!"
"Et le directeur n'est pas du genre à ne pas tenir ses promesses" Ajouta Hagrid. Johanne ne pu s'empêcher de sourire. Le géant lui plaisait déjà beaucoup.
Dumbledore enchaîna sur un discours destiné aux nouveaux élèves qui ne semblaient toujours pas rassurés. Puis, ils entrèrent dans la grande salle. Johanne fut carrément soufflée par le ciel magique qui représentait une magnifique nuit calme qui semblait réelle. Elle resta un moment interdite à contempler l'endroit. Des étendards de différentes couleurs étaient suspendus au dessus de 4 tables différentes. Johanne supposa que ses tables représentaient les maisons. Une dernière table regroupait les professeurs. Le jeune fille voulu observer la tête du professeur de potion mais elle eu soudain la vue bouchée sans avoir le temps de ne rien voir. Elle jura intérieurement.
Puis, quelques secondes après leur entrée, le silence fut complet. Tous semblaient regarder au milieu de la pièce. Johanne se tira sur la pointe des pieds et ne vit qu'un vieux chapeau tout rapiécé posé sur un tabouret. Elle perdit l'équilibre quand celui ci se mit à chanter.
Vous, jeunes élèves encore curieux
De découvrir ce lieu
Vous regardez le monde avec envi
Mais il faut maintenant choisir votre nid
A gryffondor vous irez
Si du courage vous avez
A Serdaigle vous réfléchirez
Si l'intelligence est votre principale qualité
A Poufsouffle vous prendrez pied
Si vous savez faire preuve de loyauté
Et Serpentard vous accueillera
Si de ruse vous faites loi
Le chapeau se tu et tous se mirent à applaudir. Une femme au chignon extrêmement tiré les fit taire d'un signe de main. Elle prit à son tour la parole.
"Le choixpeau va maintenant choisir votre maison. Avancez vous lorsque j'appellerai votre nom. Anna Acillu!" Hurla t-elle. Une petite blonde traversa la salle vers le choixpeau et le plaça sur sa tête.
"SERDAIGLE!" Hurla le couvre chef et la table bleu et argent explosa de joie.
Johanne regardait cela avec un intérêt particulier, c'était pour elle sa deuxième cérémonie de la répartition. A Beauxbaton il n'y avait pas de chapeau poète, les élèves prenaient un livre vierge sur lequel s'inscrivait leur maison et c'était à eu de l'annoncer. Autour de Johanne, les jeunes gens trépignaient d'impatiente d'être appelés. La jeune fille elle, appréhendait un peu le moment où son nom serait crié. Elle avait tout de même 26 ans et n'avait vraiment pas l'air d'une première année.
Lorsque son nom fut annoncé par la femme, Johanne s'avança. Ce qu'elle craignait arriva, et elle traversa la salle sous les murmures étonnaient des élèves. Elle pu entendre à la table qu'elle avait identifié comme celle des Serpentards des moqueries sur son age et son niveau d'étude.
Elle s'installa sur le tabouret et enfila sur son crane le choixpeau magique. Elle cru entendre la voix d'une personne en pleine réflexion et ce fut la surprise.
"POUFSOUFFLE!" S'écria le couvre-chef et la table jaune et noir se mit à applaudir à tout rompre, même si certain ne semblait pas apprécier la présence d'une première année aussi âgée.
Johanne reposa le chapeau sur son tabouret et rejoint la table à grandes enjambées. Deux garçons s'écartèrent pour la laisser s'asseoir. A peine fut-elle assise sur le banc qu'elle fut mitraillée de question. Elle y répondit le plus clairement possible, expliquant qui elle était et pourquoi elle était là, d'où elle venait etc... Une fois les choses misent au clair la jeune fille se sentie bien plus soulagée, la table semblait l'avoir acceptée. Elle en oublia même de demander qui était le professeur Rogue.
Les élèves lui expliquèrent que la maison avait pour directrice le professeur de botanique, madame Chourave qui était certes exigeante, mais néanmoins très sympathique. Un discours de Dumbledore suivit, expliquant quelques règles et annonçant l'arrivée d'un nouveau professeur de Défense contre les forces du mal: Aaron Hyde. Un très beau garçon se leva pour saluer la foule mais Johanne ne pu le voir en détaille, sa position ne lui assurant pas un large champ de vision.
Johanne commençait à relativiser. Certes il semblait que le professeur Rogue n'était pas l'être le plus doux du monde, mais il n'était pas le seul contact humain qu'elle aurait dans l'école. Les élèves de sa maison discutaient déjà chaleureusement avec elle et cela lui remontait le moral. Elle pouvait toujours se tourner vers eux en cas de problèmes. Certains lui proposèrent même des cours d'anglais pour être sur qu'elle comprenne tous les thermes magiques.
Le repas qui suivit fut l'occasion de divers échanges. Les craintes de la jeune fille disparaissaient au fur et à mesure que son ventre se remplissait. Après avoir avalé une bonne part de tarte, elle avait totalement oublié ses peurs. Elle jeta tout de même un coup d'œil vers la table des professeurs avant qu'Hagrid ne lui montre ses appartements, mais ne vit qu'une masse noire disparaître vers les cachots.
