De l'Akatsuki

Si on voyait le quotidien de ses membres, personne ne prendrait ce groupe de criminels au sérieux !

69. Partie de cartes

– Dis, Deidara, tu joues ou je te frappe ? demanda Kisame, passablement énervé.

– Non, ce jeu n'est pas équitable ! protesta le maître des explosions.

– Deidara, tu sais que je ne suis pas très patient, alors je te conseille de te dépêcher, grinça Sasori.

Itachi eut un rictus sarcastique en observant ses compagnons. Il n'arrivait pas à s'expliquer pourquoi, mais toutes les parties de strip-poker se déroulaient ainsi : Sasori se détachait pièce par pièce, Kisame balançait son épée si on menaçait de toucher à un seul fil de sa cape et, au final, c'était Deidara qui finissait à poil.


70. Artistes incompris

Les fréquentes disputes concernant l'art entre Sasori et Deidara n'étaient pas un secret au sein de l'Akatsuki. L'un pensait que l'art était éternité, l'autre affirmait qu'il était éphémère et éclatant, marquant ainsi les esprits. Aucun des membres de l'Akatsuki ne chercha à les départager là-dessus : ce problème concernait uniquement leur équipe et, tant qu'ils ne contaminaient pas les autres, Pein s'en lavait les mains de savoir qui avait raison.

Néanmoins, quand Sasori mourut, il fut clair pour Deidara qu'il connaissait enfin la réponse à cette question : son art était bel et bien supérieur à celui de son coéquipier.


71. Artistes incompris (2)

Que Sasori eût une vision radicalement différente de l'art, Deidara n'y voyait aucun inconvénient. Il était même fier de cette différence qui avait l'avantage d'animer leurs journées avec de mémorables disputes et d'interminables débats intellectuels qui se soldaient inévitablement par une bagarre, qui allait de la joute verbale au concours d'explosions et de marionnettes. Ce cocktail explosif lui plaisait bien.

Toutefois, Deidara admettait par moment qu'il aurait bien aimé que leurs deux visions aient au moins un point commun. Pour lui, la patience était un art, et il était vraiment dommage que Sasori ne la considère pas comme telle !


72. Difformités

Quand Deidara entra dans l'Akatsuki, il remarqua immédiatement que ses nouveaux compagnons n'étaient pas simplement bizarres. Leur physique était même hors du commun : il y avait un poisson, une plante, un type avec des clous plantés dans le nez, un autre aux yeux rouges affichant un air peu engageant, sans compter son nouveau coéquipier qui n'avait plus beaucoup d'organes vivants en lui. C'était à croire que l'Akatsuki était en fait un rassemblement de gens difformes, une sorte de communauté pour les quasimodos. Et Deidara, dont les paumes de main comportaient chacune une bouche, se sentait parfaitement à sa place.