Chapitre 9
A la manière du chat inspecteur
Cela faisait déjà une semaine qu'un drôle de manège s'était installé entre le professeur Rogue et son assistante. Le premier faisait tout ce qu'il pouvait pour ignorer la jeune fille qui, quant à elle, passait le plus clair de son temps à regarder le professeur avec un petit air satisfait. Elle passait devant lui avec un air supérieur et le maître des cachots se contentait de faire demi-tour pour éviter de devoir supporter le comportement exaspérant de Johanne.
L'agissement des deux personnages n'étaient pas passé inaperçu et les ragots y allaient bon train. Il fallait dire qu'il était très rare de pouvoir lancer des rumeurs sur le professeur de potions et les quelques élèves encore présent s'en donnait à coeur joie.
"La dernière en date." Lança Chourave en posant sa tasse de thé. "dis que vous et lui êtes fiancés depuis que Hyde est partit."
Pomfresh se mit à rire en se masquant le visage avec une main. "Excusez moi, mais c'est tellement drôle d'imaginer le professeur Rogue un genoux à terre vous demandant votre main."
Johanne sourit en imaginant la scène. Depuis le début des vacances, le thé quotidien se tenait entre filles et l'ambiance avait bien changée. Elle n'avait jamais cru qu'une femme comme Chourave pouvait aimer à ce point écouter les bavardages. Mais il fallait avouer que sa classe était l'endroit rêvé pour se tenir au courant de ce genre de choses. Les élèves avaient toute la liberté de discuter en rempotant des plantes.
"Non, sincèrement, que se passe t-il entre vous et Severus?" Fini par demander Pomfresh.
"Ho, rien de bien particulier."
"Pour qu'il vous évite de cette manière il y a bien quelque chose."
"La dernière fois qu'il a évité quelqu'un comme ça c'est au début de sa carrière quand Minerva l'a vu nu alors qu'elle allait se laver."
Les deux femmes se mirent à rire de bon coeur en se rappelant ce moment sous les yeux amusés de la jeune fille.
"Il est jaloux d'Aaron." Fini par dire Johanne.
"Vous êtes sure?" Demanda, sceptique, le professeur Chourave en se tournant vers Pomfresh.
"Je dois avouer" Répondit cette dernière. "que je l'ai rarement vu réagir comme ça pour ce genre de chose. Au contraire il est plutôt virulent lorsqu'il est jaloux."
Chourave secoua la tête.
"Il ne vous a rien dit qui pourrait nous éclairer?"
Johanne baissa les yeux. "Il a dit que Aaron était un coureur de jupon et qu'il ne voulait pas être là lorsqu'il me quitterait." Elle émit un bruit étrange avec son nez. "Mais, il raconte des bêtises. Ce n'est pas le genre d'Aaron."
Le regard qu'échangèrent ses deux amies ne la rassura pas vraiment. Elles semblaient se demander s'il fallait dire quelque chose ou non.
"Très sincèrement..." Souffla Pomfresh. "Je dois avouer qu'il ne m'a pas l'air très stable comme garçon. Je serais vous, je ne m'attacherais pas."
"C'est vrai qu'on raconte beaucoup de chose à son sujet. Et il y a beaucoup de choses qui prouve qu'il aime bien la compagnie des jolies filles..." Marmonna Chourave en regardant sa tasse de thé.
Johanne les observa incrédule. Quelques pensés lui traversèrent l'esprit et elle sentit un vent de panique monter en elle. Elle posa sa tasse de thé, et, d'une petite voix, leur annonça qu'elle ne se sentait pas très bien.
Elle sortit dans le couloir la mine dépitée. Tout le monde semblait sincèrement penser que le professeur Hyde n'était rien d'autre qu'un séducteur. Mais là n'était pas le plus vexant. Elle se rendit compte qu'elle passait pour l'écervelée qui était tombée dans les griffes du beau flatteur. A cette pensée elle fronça les sourcils et décida d'ignorer les dire. Là dessus elle se dirigea vers sa chambre.
Durant les jours qui suivirent elle réussit à oublier tout cela. Elle flâna dans les couloirs libérée de son poste durant les vacances. Elle aimait à discuter avec les tableaux qui avaient des histoires fortes amusantes à raconter. Elle évitait soigneusement tout contact humain et cela lui allait parfaitement. Le maître des cachots semblait s'être terré dans son antre ce qui permit à la jeune fille de sortir de sa tête toutes ses imbécillités.
Mais le doute restait néanmoins au fond de son coeur. Et le pire moment était le soir, seule dans son lit. Elle se tournait, se retournait, sur le dos, sur le ventre, le côté, avec ses idées stupides qui tournaient elles aussi. Ce soir là, elle fini par se lever. Elle enfila sa robe de sorcier et sortit dans les couloirs. Elle traîna ses pieds sur les dalles de pierre jusqu'à ce qu'une voix la stoppa net.
"Mesdemoiselles!" Hurla la voix du professeur Rogue, provenant d'un couloir proche. "Non ce n'est pas la peine de vous enfuir de cette manière!"
Une blonde se cogna contre Johanne qui tomba à la renverse. Une petite brune s'empêtra les pieds dans les jambes de son amie et tomba à son tour. Le blondasse se releva mais Johanne eu un reflex qui la surprit elle même, elle attrapa la cheville de la fuyarde qui retomba aussitôt. Des pieds firent leurs apparitions dans le champs de vision de Johanne qui retenait temps bien que bien la fugitif qui la griffait jusqu'au sang. La petite brunette fut remise sur ses pieds par le nouvel arrivant et la blonde abandonnant la lutte.
"Et la dernière elle va se relever?" Lança la voix du professeur Rogue en donnant un coup de pied dans l'arrière train du Johanne qui poussa un cri.
Elle se releva en rallant. Rogue fut surpris de reconnaître son assistante. Il expédia les jeunes filles se coucher en leur retirant cinquante points chacune. Puis il se tourna vers Johanne qui avait déjà commencé à s'éloigner.
"On a du mal à dormir?" Lança t-il. "Peut être des doutes au sujet de son amoureux?"
Johanne ne prit même pas la peine de répondre et continua son chemin.
"Je peux le comprendre quand on sait ce que je sais." Cria t-il derrière elle.
La curiosité de Johanne fut piquée à vif et elle perdit de la vitesse. Rogue comprit qu'il avait fait mouche et commença à s'avancer vers elle.
"Vous savez son assistante, le jolie blonde, pas très intelligente."
Johanne se retourna vers lui. "Ce ne sont que des rumeurs."
"Il semblerait que non." Rit le professeur Rogue en souriant de toutes ses dents. "Je vous l'avez bien dit." Il passa à côté d'elle en posant une main sur épaule et Johanne resta un instant figée sur place.
Elle retourna se coucher... le cerveau en ébullition.
Quand elle était petite, Johanne aimait beaucoup la télé et deux émissions en particulier. Xena la guerrière, parce qu'elle aimait bien la voir se battre et embêter les garçons. Mais elle aimait surtout le chat inspecteur. Ce petit chat avec une casquette de Sherlock Holmes résolvait toutes les énigmes en se basant sur des faits logiques et elle adorait résoudre avec lui les crimes. A son réveil, Johanne avait dans la tête la phrase fétiche du petit chat.
"Il n'y a que la vérité qui fait mal."
Il n'y avait rien de plus vrai. Et Johanne était bien décidée à tirer au clair toute cette histoire et puisque que le professeur Hyde n'était pas dans les murs du château, elle ne vexerait personne. Elle s'habilla en quatrième vitesse, enfilant des choses aux hasard et c'est vêtu d'un short bleu et d'une chemise blanche surmontait de sa robe qu'elle traversa les couloirs, faisant mille détours pour passer devant le moins de tableaux possible. Elle se trouva devant la porte du bureau de son petit ami. Elle tourna la poignée et fut extrêmement surprise de la trouver ouverte.
"Qui va là?" Lança la voix rugueuse de Rusard.
Johanne paniqua quelques secondes et préféra s'enfuir mais elle ne fut pas assez rapide et la porte s'ouvrit en grand sur elle. Le concierge avait un visage usé par le temps et des cheveux rappelant une serpillière. Derrière lui, un chat miteux miaula et Johanne espéra très sincèrement que Thad ne traînait pas avec cette bestiole.
"Ha c'est vous miss Lignuss." Grogna le concierge. "Vous voulez quoi?"
"Je voulais..." Johanne fit marcher son cerveau comme jamais. "je cherchais Thad! Mon chat, il a disparu. J'étais inquiète alors je cherche un peu partout. Héhé."
"Bah il est pas là vot'e chat."
Rusard sortit de la pièce et claqua la porte devant Johanne en râlant dans sa barbe. Il attrapa à sa ceinture un trousseau de clé gigantesque et ferma la porte à clé. Johanne jura à voix basse et lorsque l'homme disparu au coin du couloir elle tenta d'ouvrir la porte. Fermée. Elle sortit sa baguette de sa poche, mais le résultat fut le même qu'a Beauxbaton. Elle vola contre le mur derrière elle dans un grand fracas qui fit revenir au pas de course le concierge.
"J'suis tombée..." Lança Johanne avec un regard noir vers la porte.
Le concierge se contenta de vérifier qu'il n'y avait pas de saleté et continua sa ronde comme si de rien n'était.
"En même temps, je suis stupide de penser qu'un professeur de défense contre les forces du mal n'a pas protégé son bureau." Marmonna Johanne en se relevant.
Il lui fallait la clé.
Elle passa le reste de la journée à suivre Rusard dans toute l'école en asseyant de lui subtiliser les clés. Elle tenta un accio qui eu pour effet de traîner Rusard sur les fesses jusqu'à sa personne. Elle réprimanda aussitôt un élève qui passait par là et partit en courant. Elle demanda à Peeve de s'en charger. Peeve était l'esprit frappeur du château. Ses activités préférées consistaient à embêter les élèves, les professeurs et de faire exploser des bombes à bouse dans divers couloirs. Peeve se contenta de rire et de lui renverser un saut d'eau sur la tête avant de se moquer d'elle jusqu'à ce qu'il se lasse.
"Y'a bien un moyen..." Soupira Johanne en début de soirée assise sur un banc devant le bureau du concierge.
"Pour quoi donc?" Demanda un jeune homme roux en s'asseyant à côté d'elle.
"Oui pourquoi?" Lança son jumeau parfait en s'asseyant de l'autre côté.
"Vous êtes les jumeaux Weasley c'est bien ça?" Demanda Johanne qui les connaissait de réputation et qui les avait vu faire des imbécillités durant le cours de Rogue.
"Oui, je suis Fred."
"Et moi George."
"Et vous." Continua Fred. "Vous avez besoin d'un plan."
"Vous voulez voler quelque chose à ce vieux Rusard."
"Pas du tout!" S'exclama Johanne.
"Ho, c'est bon, entre voleurs on peut s'entendre sans problème." La rassura George. "On vous aide sur ce coup là, mais..."
"Nous avons une revendication." Compléta Fred.
Johanne regarda les deux jumeaux qui se souriaient mutuellement.
"Vous acceptez de nous
accompagner au bal de la saint Valentin."
"Vous savez
c'est dans longtemps les garçons."
"Oui mais vous avez besoin de notre aide maintenant. Et puis comme ça on pourra gagner un pari."
"C'est pas bête." Murmura Fred. "Si on pari qu'on arrive à sortir avec elle alors que c'est sur, on peut se faire un paquet de blé."
Johanne du admettre que toutes ces phrases étaient exactes pendant que les garçons se tapaient dans la main au dessus d'elle. Après tout, il était vrai que les deux filous étaient des alliés de poids et puis comme ça elle était sure d'avoir un cavalier pour la saint Valentin. Elle haussa les épaules.
"Alors, je fais comment pour voler ses clés à Rusard?" Demanda t-elle.
"Facile!" Lancèrent d'une même voix les deux garçons.
"Durant sa douche."
"Vous porterez du rose." Lança Fred en se relevant. "Au revoir ma Valentine."
"C'est la mienne." Rit George en poursuivant son frère.
Johanne avait certes un plan mais il lui fallait l'appliquer maintenant. Et c'était de loin le plus difficile à faire. Lorsqu'elle vit Rusard sortir de sa chambre et se diriger vers la salle de bain des professeurs elle ne réfléchi pas, et le suivit.
Le problème de la salle de bain des professeurs étaient qu'elle ne présentait aucun coin pour se cacher. Il fallait en plus faire vite. A peine l'homme eu t-il le dos tourné, les fesses à l'air que Johanne lançait un Accio. Il n'y avait rien à dire ce sort était vraiment l'un de ses préférés. Le pantalon vola jusqu'à elle et elle fila avec aussi vite que possible. Fébrile et essoufflée, Johanne eu quelques difficultés à introduire les clés dans la serrure. Elle fini par trouver la bonne et entra dans la pièce qu'elle connaissait bien.
Elle se fouilla un peu au hasard mais n'eut pas trop difficulté à trouver ce qu'elle voulait. Elle tomba sur le journal intime du professeur. Du moins ce qui semblait être un journal intime puisqu'il était caché sous le tapis. Elle le feuilleta rapidement et son sourire s'évanouit. Elle tomba certes sur son prénom, mais aussi sur celui de beaucoup d'autres demoiselles.
Elle jeta le carnet sur le bureau et sortit de la pièce sans chercher à en savoir plus, refermant la porte. Elle couru rendre ses clés à Rusard. Johanne jeta le pantalon dans la salle de bain sans prendre soin de ne pas faire de bruit et, remontée, elle prit la direction des cachots. Une fois dans la classe elle fit sauter le cadenas de l'armoire à ingrédients à la manière moldu. Elle donna un grand coup avec une pierre dessus ce qui la défoula un tantinet. Elle prit ce dont elle avait besoin et sortit de la pièce en bousculant le professeur Rogue qui lui hurla dessus en découvrant l'état de son cadenas.
Une fois dans sa chambre, elle se mit au travail. Le Veritaserum fut au point lorsque les cours reprirent. La fureur de Johanne s'était apaisée durant la fin des vacances et, alors qu'elle regardait la petite fiole posée sur son bureau, elle se demandait si elle allait vraiment l'utiliser. Après tout, elle savait parfaitement que si elle prenait le garçon entre quatre yeux il lui dirait très certainement la vérité. Mais que savait-elle vraiment au sujet d'Aaron Hyde? Elle ne le connaissait que depuis mois après tout.
Elle descendit dans la grande où le brouhaha des élèves lui mit du baume au coeur. Le château était tout de même plus accueillant une fois remplie. Elle ne vit pas Aaron de la matinée et reprit ses activités d'assistante avec appréhension. Le professeur Rogue lui, semblait très heureux de la revoir. A peine eu t-elle passé la porte qu'il lui hurla dessus. Néanmoins c'était bon signe, il avait fini de l'ignorer.
"Vous êtes encore en retard Mademoiselle! Vous ne savez pas lire l'heure?!"
"Bonjour Professeur" Lança Johanne pour toute réponse.
Durant toute la journée, elle voulu parler à son petit ami. Elle ne le croisa que le soir et ce ne fut pas au meilleur moment. Hyde discutait avec son assistante, elle était posée contre un mur et le professeur avait posé un bras à coté de sa tête. Vu comme ça, ils avaient l'air d'une caricature d'acteurs américains dans un vieux policier. Aaron aurait été le beau détective et la blondasse la pulpeuse femme en rouge. En parlant de détective, le chat détective refit son apparition dans la tête de Johanne et elle fut sure à ce moment précis, peut être à cause de la jalousie qui montait en elle, qu'il n'y avait qu'un moyen de mettre les choses au clair.
Elle fila dans sa chambre, prit la fiole de veritaserum et retourna sur les lieux du crime. Hyde était maintenant seul et lorsqu'il vit Johanne il se précipita vers elle pour l'embrasser.
"Un tasse de thé?" Proposa t-elle au garçon en le tirant par la main.
"D'accord. Mais moins vite." Rigola le garçon alors que l'assistante le trainait littéralement dans le couloir.
Ils s'installèrent au bureau du professeur et Johanne remarqua qu'il avait rangé le petit carnet. Elle bouda un peu en se rappelant sa découverte et Hyde la regarda bizarrement.
"Quelque chose qui ne va pas?" Demanda t-il en déposant une tasse devant elle.
Johanne releva la tête en se força à sourire. Le garçon lui sourit en retour et mit de l'eau à chauffer. Il lui raconta ses vacances. Rien de bien passionnant, des repas de famille, Noël et les cadeaux. Johanne ne l'écoutait qu'à moitié et guettait le moment parfait pour verser la potion dans la tasse de l'homme.
Enfin, il lui tourna le dos pour attraper un cadre sur une petite commode. Elle débouchonna la fiole qui émit un petit -plop- mouillet et elle versa aussi rapidement que possible deux gouttes dans le thé du professeur. Elle estimait que c'était déjà une grosse dose pour si peu de questions. Lorsque le garçon eu bu une gorgée de son thé elle su que la potion avait été parfaitement réalisée.
"Et ça c'est ma petite cousine." Dit-il en montrant une petite fille nattée sur la photo. "En plus d'être moche elle est complètement stupide. Mais va expliquer ça à sa mère, elle est persuadée que sa gamine est surdoué. Faut dire qu'elle a tendance à péter plus haut que son cul la vieille." Il tourna sa tête vers Johanne en ouvrant de grand yeux étonné. Il ouvrit la bouche, la referma et sembla troublé.
"Bon." Lança Johanne. "On va vérifier quand même. Comment tu trouves ton assistante?"
"Chaude comme la braise, et ce cul, jamais vu quelque chose d'aussi parfait. Y'a des moments j'te jure, j'lui sauterai bien dessus." Lança le garçon avec un regard lubrique. Puis il ouvrit de grand étonnée et fixa Johanne d'un air courroucé.
"Tu m'as fait boire du veritaserum?" S'écria t-il indigné.
"Tu me trompes?"
"Non bien sur que non!" S'écria t-il.
Johanne sentit un poids s'enlever de son estomac. Il laissa place à un autre problème, Aaron allait très certainement lui en vouloir énormément. Mais après tout, il l'avait bien cherché.
"Alors tu sors avec moi parce que tu m'aimes bien?" Lança Johanne en souriant.
"Non, absolument pas. C'est parce que tu es l'assistante du professeur Rogue. Faut pas rêver." Il roula des yeux et Johanne reçu un coup de poing dans le ventre. Elle le regarda un instant sans comprendre et hurla presque, sous le choc et l'indignation.
"Quoi?"
"Je disais que je sortais avec toi parce que..."
"Non mais ça, ça va j'ai compris. Mais pourquoi?"
"Parce que je dois me rapprocher de lui le plus possible. Et pour le moment ça marche pas très bien. Je pensais qu'en lui piquant sa petite assistante adorée il allait venir me casser la gueule mais ce ne fut pas le cas."
Johanne se leva d'un bond et se frotta le front. Alors là, elle ne comprenait plus rien. Aaron commençait à suer à grosse goutte et se leva à son tour. Il empoigna Johanne par le bras et la fit se diriger vers la porte en la tirant malgré ses cris de protestations. Elle fini par lui décocher un coup de pied dans le tibia. Il la lâcha en poussant un cri de douleur et l'insulta grassement.
"Et tu lui veux quoi au professeur Rogue?" S'écria Johanne en sortant sa baguette magique pour se défendre.
"C'est pas bien sorcier à comprendre." Ricana Aaron en se relevant, il remit une de ses méches en place. Il releva une de ses manches découvrant un tatouage, que Johanne n'identifia pas au premier abord, sur son avant bras droit. Puis elle comprit que c'était la marque des mangemorts, les partisans du mage-noir Voldemort lorsque Hyde s'approcha d'elle sa baguette à la main. Elle vit nettement un serpent sortant telle une langue d'une tête de mort. "Je viens régler un vieux conflit entre camarades."
