Chapitre 17 :
Le début de la fin
"C'est moi où le bal commence très tôt tout de même?" Lança Johanne en aidant Madame Pomfresh à fermer sa robe.
Celle-ci avait fait faire l'habit sur mesure, si bien qu'elle n'arrivait pas à l'enfiler toute seule puisqu'il épousait parfaitement ses formes. Sa poitrine, relevée par la forme balconnet de la robe, était aussi bien mise en valeur que ses hanches et la couleur blanchâtre -Par la barbe de Merlin, que cela est étonnant venant d'une infirmière!- rehaussait sa couleur de peau. Déjà posée sur ses talons elle s'observait dans la glace.
"Il commence vers 20 heures, comme tous les autres non?" Lança t-elle d'une voix lointaine, surement absorbait par sa contemplation.
"Mais... Je dois être présente dans la grande salle à 18 heures pour commencer mon tour de garde?" S'étonna l'assistante en s'éloigna d'un pas de son amie.
"Tu ne connais donc pas la tradition des duels?" S'étonna Pomona en entrant dans la pièce, déjà habillée d'un ensemble vert pomme et gris. Elle tenait dans ses mains une paire de chaussures à talons hauts. "Vous ne faites pas ça en France?".
"Heu... non."
Les deux femmes d'âge mur échangèrent un regard en souriant.
"C'est pourtant le meilleur moment de la saint Valentin!" S'exclama Pomfresh en remettant une mèche en place.
"De quoi s'agit-il?" S'impatienta Johanne.
"Hé bien, réfléchi un peu! La tradition des duels, d'après toi, qu'est-ce que ça peut-être?"
Johanne secoua sa main devant son visage, semblant vouloir faire comprendre à ses camarades qu'elle était assez intelligente pour comprendre qu'il s'agissait de duel. Mais entre qui et qui? Et pourquoi? La saint Valentin, c'était la fête des amoureux, encore aurait-on fêté la saint Arès pourquoi pas... Ou la saint Rogue...
"Les élèves..." Commença à expliquer Chourave en enfilant une bague.
"Et les adultes de cette école aussi."
"Oui en effet. Donc les élèves et les adultes de l'école ont le droit, durant 2 heures, de défier quiconque en duel."
"Mais... pourquoi?" Questionna Johanne qui avait déjà deviné cette partie de la tradition.
"Hé bien, pour avoir l'occasion de passer la soirée avec la fille..."
"Ou le garçon."
"Ou le garçon de leur coeur même si celui-ci..."
"Ou celle-ci."
"A déjà un cavalier. Le gagnant remporte le droit de passer la soirée au bras de la demoiselle."
"Ou du garçon."
Johanne leva un sourcil. Bon d'accord, l'idée n'était pas mauvaise et avait un petit côté chevaleresque piquant qui faisait son charme. Mais...
"Mais... et si l'autre n'est pas d'accord pour passer la soirée avec vous? Enfin je veux dire... imaginons que... heu..." Johanne réfléchi. "Drago Malefoy se batte avec Ron Weasley pour miss Granger... Et imaginons -ce qui est plus que probable d'ailleurs- que Monsieur Malefoy remporte la mise -si je puis m'exprimer ainsi.-. Je ne suis pas sure que cela enchante grandement miss Granger au vu de la haine qu'elle lui porte."
"Ne vous en faite pas pour ça, il suffit à la belle de décliner l'invitation. Le moyen âge est loin derrière nous. Mais au moins, le prétendant aura eut son mot à dire."
"Et vous verriez le nombre de donzelles qui changent soudain de cavalier devant l'acharnement que peuvent mettre deux garçons à ce battre pour elle." Rigola Pomona.
"D'ailleurs lorsqu'un défi est lancé, il y a toujours une bonne raison à cela. Et chaque année nous avons le droit à ceux qui veulent simplement se donner en spectacle. Enfin vous verrez bien Johanne."
Et en effet Johanne pu voir. A peine eut-elle passé la porte de la grande salle qu'elle se retrouva au milieu d'une foule compact d'élèves déjà en tenus venu observer les duellistes. Elle se mit sur la pointe des pieds, tentant de voir à quoi pouvait bien ressembler le podium. Un garçon la bouscula et elle retomba sur ses talons en grommelant, obligée de fendre la foule. Soudain elle se stoppa sans vraiment savoir pourquoi. Son œil semblait avoir capté quelque chose qu'elle devait connaître. Une chose orange... Des yeux elle balaya la foule mais personne autours d'elle ne lui rappelait quelque chose en particulier. Haussant les épaules, elle reprit son périple pour se retrouver enfin devant le podium... et elle regretta aussitôt de ne pas être restée au fond de la salle.
"Mais qui vois-je?" Lança la voix du maitre des cachots alors qu'il se dirigeait vers elle, marchant sur l'estrade. "Ne serait-ce ma charmante assistante célibataire?"
Il s'accroupit devant elle alors qu'elle fronçait les sourcils autant par vexation que par étonnement. Que faisait la chauve-souris ici alors qu'elle ne devait pas quitter son bureau?
"Hé bien alors, surprise de me voir? On pensait être tranquille aujourd'hui?" Dit-il avant de tapoter de son index le front de la jeune femme. "Le mot duel n'a pas fait tilt la haut?"
"De quoi duel..." Marmonna t-elle incrédule et incapable de se concentrer à cause des chocs répétés sur sa caboche. Exaspérée, elle attrapa le poignet du professeur pour qu'il arrête et elle pu enfin faire le lien alors qu'il tirait d'un coup sec pour se libérer de l'étreinte.
Bien sur! Après tout il était l'un des meilleurs duellistes de son époque et le plus apte -avec le professeur Flitwick et celui de défense contre les forces du mal, Monsieur Lebrun, présents sur l'estrade- pour arbitrer les combats.
"Ho vous savez, si je n'ai pas envi de vous voir, il me suffit de me mettre au fond de la salle Professeur Rogue. C'est d'ailleurs ce que je vais faire."
"Pourquoi, ma vision vous est pénible?" Lança Rogue sur un ton trop enjôleur pour qu'il soit naturel.
"Un peu oui..."
"On ne digère toujours pas l'idée de ne pas être ma petite amie?"
Johanne qui avait baissé la tête la releva soudain. Il... il osait se moquer d'elle à ce sujet? Ne sachant si elle devait s'effondrer et partir en pleurant ou se mettre en colère elle se contenta de le regarder sans comprendre. Elle ne lui avait rien fait, quelle mouche l'avait piqué pour qu'il devienne aussi odieux? Le grand sourire qu'il se mit à arborer la blessa encore plus que ses paroles.
"Je pense qu'en réalité elle voulait dire que vous étiez tellement moche que ça en devenait pénible." Lança soudain une voix qui n'était pas inconnu à la jeune fille.
Une main vint se poser sur sa tête et une crinière rousse entra dans son champs de vision.
"Pardon?" Fulmina Rogue alors que Johanne ouvrait de grands yeux en regardant le nouvel arrivant. "Qui êtes vous pour oser me dire ça?"
"William Weather, professeur de défense contre les forces du mal de l'école de magie Beauxbâtons, et à vous devez être le charmant professeur Rogue à la réputation si reluisante je suppose!"
"William... mais... mais qu'est-ce que tu fais là?" Balbutia l'intéressé qui avait bien du mal à suivre la conversation se demandant encore ce que son meilleur ami venait faire ici.
Rogue se releva en lançant au garçon une mou méprisante. Il toisa le couple de haut, serrant les poings plus qu'il ne l'aurait voulu. Alors qu'il allait répliquer quelque chose Flitwick fit entendre sa petite voix flutée, lui demandant de venir "les rejoindre car les réjouissances allaient bientôt commencer.". Après avoir émis un sifflement jetant un dernier regard vers Johanne il fit demi tour et se dirigea vers ses collègues.
"Hé bah... Il est pas commode ton chef..." Rigola le rouquin en retirant sa main du crâne de la jeune femme. "Tu dois pas rigoler tous les jours avec celui-là.".
"Il n'est... pas toujours comme ça tu sais..."
"Il peut faire pire?" Plaisante la jeune homme.
"Non... non..." Marmonna Johanne en regardant l'homme s'éloigner.
Tout s'embrouillait dans son crâne, elle avait le vertige. Pourquoi William était-il ici? Que venait-il faire à Poudlard? Et surtout, pourquoi Rogue avait-il cela. Ho... elle savait qu'il pouvait être particulièrement blessant, mais de là à s'abaisser à un tel niveau? Lui avait-elle fait quelque chose sans s'en rendre compte durant la semaine pour qu'il fasse cela? Ou bien... Elle essuya rapidement ses yeux avant que les larmes n'aient le temps de faire leur apparition et elle tourna brusquement le dos à son meilleur ami. Un frisson la parcouru et elle respira plusieurs fois à pleins poumon pour faire passer l'envi de pleurer qui la prenait. Elle n'avait même pas la force de se mettre en colère. Elle sentit un main se poser sur son épaule et une autre vint glisser ses cheveux derrière une de ses oreilles.
"Hé... qu'est-ce qui t'arrive, je m'attendais à ce que tu me sautes dessus moi..."
"Ho je... je suis désolée."
Elle se força à sourire avant de se retourner vers le garçon par le serrer dans ses bras. Au contact de la barbe du rouquin elle se mit à sourire pour de bon, et cela d'autant plus lorsque l'étreinte de son ami vint la coller contre son torse. William et Térence lui avaient manqué, indéniablement. Mais le rouquin d'autant plus. Pendant presque 15 ans ils ne s'étaient pas quitté d'une semelle et voilà qu'ils ne s'étaient pas vu depuis 6 mois. Quelques hiboux avaient bien sur étaient échangés, mais bien vite Johanne avait eu l'impression de gêner le garçon prit par son nouveau poste. Ils se lâchèrent enfin alors que Flitwick trottinait sur la scène pour venir se placer au milieu de celle-ci. Il frappa quelques fois dans ses mains afin d'imposer le silence. Ha ça, le professeur était peut-être petit mais il savait se faire respecter, aussitôt les élèves tournèrent la tête vers sa personne, sans dire un mot.
"Hé bien jeune gens! Dois-je vraiment vous rappeler pourquoi nous sommes ici? Où puis-je dès lors déclarer le bal ouvert? Attention, attention ne nous trompons pas de bal! Je parle bien d'une valse de sortilèges et de duels! Néanmoins le professeur Dumbledore m'a demandé de vous rappeler le déroulement d'un duel. Tout d'abords les étudiants sous la quatrième année ne peuvent malheureusement participer à cette manifestation au vu de leur manque de connaissances dans le domaine. Maintenant il ne vous reste plus qu'à monter ici avec moi même et mes camarades arbitres avant d'énoncer d'une voix forte et claire..."
Avant qu'il n'est pu terminer sa phrase un élève -un garçon de Serdaigle de 4 eme année, plutôt beau avec ses cheveux blonds et ses grands yeux bleus- sauta comme un lion sur le podium pointant sa baguette vers sa gorge ayant visiblement lancé un sort d'amplification de la voix.
"Je défis Erwan Jones, 5 eme année à Serpentard, en duel pour gagner le coeur de Marine Dubois!"
"Hé bien vous faites comme lui." Se contenta de reprendre le professeur de sortilèges sous les rires des élèves.
Le garçon sus-nommé monta à son tour sur l'estrade, sa baguette déjà en main.
Et ce n'était que le premier duel d'une longue série.
Johanne regardait les combats s'enchainer. A son grand étonnement, il y avait bien plus de filles qui venaient défier une rivale que de garçons prêt à se battre pour leur amour. Ses amies avaient raison, l'époque médiéval était bien passée! Ce qui l'avait le plus étonnée, c'est que certaines personnes montaient sur le podium pour déclencher un duel entre deux autres. On lui avait rapidement expliqué que certains n'avaient pas le courage de se déclarer seuls.
Mais plus que les duellistes, l'assistante observait son mentor. Le menton dans le creux de sa main, elle regardait le grand homme hurlait quand un jeune sorcier osait contourner les règles. Son attitude ne passa pas inaperçu aux yeux de William qui lui racontait depuis plus d'une heure sa vie sans entendre d'autres réponses que "hein hein" venant de son amie.
"Tu ne m'as même pas demandé ce que je venais faire ici." Fini t-il par dire, vexé. "Si tu veux je te laisse et je retourne en France hein."
Johanne tourna la tête vers lui. "Non, je suis très contente que tu sois là... mais en ce moment c'est compliqué, je ne suis pas au plus grand de ma forme."
"Hé bien, c'est le grand méchant loup qui te fais des misères?"
Johanne se contenta de baisser les yeux, fixant le sol avec une mine triste.
"T'es amoureuse de lui depuis combien de temps?" Lui demanda gentiment son meilleur ami en prenant sa main.
Voilà quelque chose qu'elle aimait particulièrement avec William, elle n'avait pas besoin de parler pour qu'il comprenne ce qui pouvait bien se passer dans sa petite caboche. Depuis le temps, il avait appris à lire dans son attitude ce qui facilité grandement les conversations. Elle soupira en levant les yeux vers lui, des mèches tombant sur son visage. Le rouquin lui passa un main sur le visage en lui murmurant quelques paroles réconfortantes.
"Bon on ne va pas passer la soirée là dessus hein..." Dit enfin Johanne qui ne comptait pas pleurer sur son sort plus longtemps. Après tout, elle avait décidé de tirer un trait sur la chauve-souris des cachots non?
"Et alors, racontes moi un peu ce que tu viens faire là!"
Mais avant que le rouquin n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche un rugissement se fit entendre du côté du podium. Fred Weasley venait de jeter son frère en arrière et grimpait sur l'estrade alors que George lui hurlait de se calmer et de redescendre tout suite. Pour toute réponse le garçon pointa sa gorge de sa baguette.
"Moi, Fred Weasley, défis... Je défis..." Balbutia t-il. "Je défis l'enfoiré roux qui se reconnaitra en duel pour gagner le coeur de Johanne Lignuss!"
Le jeune sorcier avait déclinait l'invitation de son frère. Il n'avait aucune envi de se rendre au bal avec l'une des jumelles. D'ailleurs il n'avait envi d'y aller avec aucune fille, sauf bien sur l'assistante du professeur Rogue. Dès qu'il l'avait vu, lors de son premier cours, assise au fond de la salle avec ses cheveux bruns et son petit air désespéré, il avait craqué. Et quand elle avait montré au professeur de potion de quoi elle pouvait être capable, il n'avait fait que l'admirer un peu plus. Et puis, quand il l'avait vu assise dans le hall, il a plusieurs mois maintenant, la mine renfrognée, il avait, sans vraiment savoir pourquoi, tapé sur l'épaule de son frère pour la désigner de la tête. Et c'est là que ses ennuis avaient commencé.
Peu à peu il n'avait plus fait que penser qu'à elle... cherchait à lui parler... à la croiser... Mais c'était comme ci elle ne le voyait pas. Comment Neville avait-il fait pour être aussi proche d'elle? Il lui parlait sans gène, aussi souvent qu'il le voulait. Alors que lui, c'était à peine s'il lui décrochait deux mots par mois. Il avait hâte de voir la saint Valentin arriver pour passer la soirée avec elle. D'autant plus que depuis quelques temps, elle avait l'air malheureuse. Qui de mieux qu'un Weasley pour lui remonter le moral? Lui et son frère n'étaient-ils pas les plus drôles de l'école? Il avait survécu à Hyde, à Rogue... c'était désormais à lui d'avoir le droit au doux regard de l'assistante du professeur.
Et alors qu'il s'apprêtait à venir lui parler il avait vu l'autre, l'inconnu, lui tenir la main et lui susurrer des mots doux à l'oreille. Cette fois s'en était trop! Il ne pouvait plus attendre! Son sang n'avait fait qu'un tour et une colère noire lui avait fait rougir les oreilles comme jamais. Il avait empoigné sa baguette, haletant. Son frère avait aussitôt remarqué son manège et l'avait empoigné par la robe, le tirant en arrière. Un coup de poing plus tard, il pouvait monter sur le podium.
Johanne avait posé sa main sur l'avant bras de son meilleur ami. Le garçon venait de se lever, ouvrant le premier bouton de sa chemise blanche pour libérer son cou. D'une main il avait sortie sa baguette qu'il conservait accrochée à l'arrière de son pantalon. Elle lui jeta un regard suppliant.
"Ne t'inquiète pas, je n'en ai pas pour longtemps." Lui lança t-il, tout sourire.
Le rouquin traversa la foule qui avait soudain arrêté de parler. Tous regardaient le garçon s'approchait de son rival. Il monta sur le podium alors que Johanne montait sur la table pour être sure de pouvoir observer toute la scène, ne prenant pas garde au regard courroucé du concierge.
"Hé bien, écoutez, je relève le défi." Lança simplement l'homme en allant se placer à l'extrémité gauche de l'estrade. Le professeur Rogue se déplaça aussitôt vers lui. Il l'empoigna par le bras et à voix basse, afin que personne d'autre ne puisse l'entendre, lui glissa quelques mots, le visage dur. Le garçon se contenta de secouer la tête avant de se libérer d'un mouvement sec. De sa main il fouetta l'air puis pointa l'homme du doigt, lui répondant sur un ton qui devait être tout aussi dur.
"Pardon?" S'exclama Rogue de façon tout à fait audible avant d'empoigner le garçon par le col.
Aussitôt ses deux collèges se jetèrent en avant pour le tirer en arrière. Flitwick fini par dégainer sa baguette, ce qui eut pour effet de calmer les deux protagonistes.
Rogue quitta le podium en râlant, disparaissant au milieu de la foule. Johanne hésita un instant à descendre pour courir après son mentor mais un cri guttural détourna son attention. Fred Weasley venait de se jeter sur William, baguette en avant.
"Incendio!" Hurla t-il.
Aussitôt la manche du professeur de Beauxbâtons prit feu. Il secoua vivement son bras, les yeux grands ouverts et se mit à taper frénétiquement sur celui-ci alors que le professeur Flitwick hurlait sur le Gryffondor de stopper tout de suite ce duel. Mais le lion n'écoutait pas. Il leva une seconde fois sa baguette commença à hurler une nouvelle formule.
"Stupefix!" Hurla le professeur de sortilège.
Le garçon tomba au sol, raide comme un piquet.
Johanne sauta de la table alors que le brouhaha montait dans la pièce. Elle traversa la salle et, en même temps que George dont l'une des lèvres étaient en sang, monta sur la scène pour aider son ami à éteindre son bras qui continuait à flamber. Elle retira sa robe de sorcier, dévoilant pour la première fois aux élèves de l'école l'ensemble de son uniforme, et étouffa les flammes avec le tissu. Pomfresh fit presque aussitôt son apparition et sous ses cris hystériques -"Vous auriez pu intervenir plus tôt Fillius!"- elle emporta avec elle les deux duellistes.
Un silence lourd retomba sur la salle. L'ensemble des personnes présentes étaient plus au moins désorientées. Elles se regardaient les unes les autres, ne sachant ce qu'elles devaient faire. Johanne elle n'eut pas à réfléchir bien longtemps car quelques secondes à peine après le retour au calme, Dumbledore déboulait dans la grande salle, visiblement contrarié.
"Les préfets, faites remonter tout le monde dans les dortoirs. Vite! Les professeurs, dans mon bureau!"
Il y eut un silence, puis l'un des surveillants leva un bras au dessus de sa tête, invitant les Serpentards à le suivre dans le calme. Johanne, elle, courait vers le professeur Dumbledore, Monsieur Lebrun sur les talons.
"Que ce passe t-il professeur?" Demanda t-elle, essoufflée.
"Nous avons un problème. Aaron Hyde c'est échappé."
