Auteur: Elbée

Beta-lectrice: Tibre

Rating: M

Warning: Relation entre deux hommes (slash): malades du genre s'abstenir . Lemon à venir.

Couple: HarryxDraco

(L'histoire se passe après le 6ème tome, Harry et Draco ont donc 17 ans. Tout les éléments du roman ne sont pas pris en compte cependant, et certains faits modifiés)

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Merci merci merci pour toutes les reviews !

Je pense avoir répondu à tous ceux qui m'ont laissé une adresse mail par PM, mais si je vous ai oublié, surtout n'hésitez pas à m'engueuler .

RAR anonymes:

zelna : Et bah la voilà la suite . Je sais qu'elle s'est faite attendre, mais j'espère que tu aimeras ;). Bizx et merci pour ta review )

Sadique-Alchemist: Merci beaucoup pour ta review ça me fait super plaisir . J'épère que ce deuxième chapitre te plairas autant . Biz et a+

Je suis vraiment plus que désolée pour le retard. Excusons Tibre, la beta-lectrice de cette fic qui était en pleine période d'examens . Promis la suite vendra bien plus vite )


Crépuscule

Chapitre 2


-Est-ce que... Est-ce que ça va faire mal ? » Murmura Draco d'une voix fébrile, sa tentative de masquer la peur échouant lamentablement.

Le brun s'était rapproché sans un bruit, aussi souplement qu'une ombre, et était à présent à moins d'une dizaine de centimètres du blond. Il contempla sa gorge, et tandis que son regard coulait sur la carotide battant à intervalles réguliers, Harry songea qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi beau. C'était comme un objet d'art, fragile, d'apparence délicate et envoûtante.

Il sentait clairement la peur de Malefoy, toutefois. Ses muscles tendus à l'extrême lui indiquaient sa crainte, mais plus que ça, Harry sentait sa peur, comme s'il s'agissait d'une véritable odeur, de manière encore plus prononcée que dernièrement. Néanmoins, alarmer le blond était la dernière des volontés d'Harry.

Même s'il savait que c'était uniquement l'envie de survivre qui poussait l'autre à faire une telle concession, Harry n'aurait su trouver les mots pour lui exprimer sa reconnaissance et sa gratitude. Et surtout en ce moment précis d'ailleurs. L'envie de boire s'intensifiait à chaque seconde qui passait, toujours plus pressante et impérieuse. Cette veine palpitante pour laquelle Harry aurait donné toute son âme lui donnait l'impression d'être hypnotisé. Elle l'appelait au plus profond de son être.

-Je n'en sais rien... » Souffla Harry, qui était impatient de caler sa tête contre la gorge sans défense, mais qui se retenait néanmoins de le faire à l'égard du Serpentard. « En fait... Je n'ai jamais mordu personne. Je ne sais pas trop comment faire. »

C'était à moitié vrai, songea Harry après coup. Il avait en fait l'impression de savoir parfaitement comme s'y prendre. Ça semblait aussi aisé que de respirer. Et aussi pressant. Aussi nécessaire.

La réponse obtenue fit encore se tendre d'avantage Draco, et Harry, pris d'une impulsion étrange et soudaine, le prit dans ses bras. Un geste qu'il jugerait probablement idiot par la suite, mais qui en cet instant précis lui sembla être la meilleure chose à faire pour calmer sa future victime.

Harry retraça de sa langue la carotide chaude avec douceur et, fermant les paupières de délice, il ne put s'empêcher de frissonner d'anticipation. Sur ses lèvres il sentait les infimes pulsations du pouls. La peau avait un délicat goût de cannelle.

Draco se détendit imperceptiblement. L'importance primordiale qu'il accordait habituellement à paraître fort et sans faille devant les autres –et particulièrement devant Harry Potter– lui paraissait en cet instant aussi futile que risible. Il avait peur.

Il ne put s'empêcher de sursauter légèrement lorsque le vampire posa ses lèvres sur la veine de son cou. Il était plus glacé qu'une pierre gelée. Il devait vraiment être assoiffé.

Il ne voulait pas mourir. Pas maintenant, il était encore jeune. Et pas comme ça.

Faites que Potter me laisse du sang.

Et puis aussi Faites que ça ne soit pas trop douloureux.

Au moment où il eut cette pensée désespérée, il sentit sa peau se déchirer de deux minuscules petits trous tandis que Potter avait plongé sa tête au creux de son cou. Il pouvait sentir les cheveux en bataille de l'autre contre sa joue, et son souffle erratique qui balayait sa nuque.

Sa dernière prière ne fut pas exaucée. La douleur qui partit immédiatement des deux incisions faites dans son cou ne se contenta pas d'en rester là : elle se propagea jusqu'au plus loin de son être. C'était plus douloureux que tout ce qu'il n'avait jamais expérimenté.

Draco ne put s'empêcher de crier de souffrance, et Harry passa une main dans ses cheveux, dans un geste extatique qui se voulait pourtant rassurant. Conscient par delà la douleur, Draco perçut les soupirs béats que le vampire poussait dans son cou. De toute évidence, la morsure n'était pas chose à subir pour eux deux...

Harry buvait toujours, quand un autre gémissement de douleur passa une nouvelle fois les lèvres du blond; un voile sombre se baissait peu à peu sur sa vue. La sensation de son sang qui quittait son organisme à toute allure était vraiment une impression étrange, désagréable et surtout très douloureuse.

Il avait envie de dire à Potter d'arrêter ça, mais la douleur commençait à s'estomper avec ses forces, et il ne se sentait plus l'énergie de repousser l'emprise du vampire suspendu à sa gorge. Le monde lui semblait soudain étonnamment lourd et cotonneux, et Draco eut juste le temps de se demander si Potter allait être suffisamment lucide pour s'arrêter à temps, avant de sombrer dans une inconscience douce et bienvenue.


Harry avait senti le corps de son ex-camarade de classe s'alourdir. Arrête, songea t-il à contre-cœur pour la troisième fois au moins. Cependant, la texture onctueuse qui coulait sur son palais comme de la soie était si exaltante que l'abandonner lui paraissait l'une des plus mauvaises idées qu'il ait jamais eu. Depuis combien de temps son corps le faisait-il souffrir pour qu'il fasse ce qu'il faisait?

Il va mourir...

Conscient pleinement à présent du manque total de réactivité de l'autre, Harry s'arracha brusquement au cou de Draco. Pourvu que...

Mais non, ce n'était pas possible qu'il soit mort. Harry pouvait encore entendre les battements de son cœur. Ils avaient diminués en vigueur, mais ils étaient tout de même toujours présents.

-Malefoy ? »

Le blond qu'il tenait toujours serré dans ses bras ne bougea pas d'un pouce, et Harry en conclut qu'il devait s'être évanoui. Maintenant qu'il avait bu, il se sentait beaucoup plus apte à réfléchir, et son acte lui apparut alors dans sa totalité.

Il avait bu du sang à la gorge d'un être humain, et il avait aimé ça. Quoique 'aimé' était un euphémisme: il avait adoré ça en fait. Il aurait pu tuer l'autre pour ça même. Pour être honnête avec lui même, il devait s'avouer que ça avait été plus jouissif qu'aucune chose qu'il avait connue avant.

C'était affreux.

Monstrueux.

Harry déglutit péniblement. S'il l'avait tué...

Il ne s'en serait jamais remis.

Même si c'était de Malefoy qu'il s'agissait, désormais eux deux étaient dans la même galère, et Harry pria avec un désespoir grandissant pour l'arrivée des membres de l'Ordre du Phoenix.

Harry se secoua mentalement. Évidemment qu'ils allaient arriver. Il ne devait pas en douter. Deux jours étaient à peine passés. Ils allaient finir par le sortir de là et puis... et puis...

Et puis quoi au juste ? Songea Harry. Maintenant qu'il était un vampire, Harry Potter ou pas, il était relégué au même rang que toutes ces créatures magiques honnies par les sorciers de pures souches. Comme Lupin, il allait devoir vivre dans le secret. Et se nourrir de sang.

Il avait bu le sang de Malefoy- (Monstre, monstre)

De toute façon il n'avait plus vraiment le choix.

Harry reposa son regard sur sa toute première victime. Même s'il savait que c'était la peur qui avait poussé Malefoy à agir de la sorte, Harry lui était tout de même bêtement reconnaissant de lui avoir offert son sang comme ça.

(Monstre, monstre)

Sinon il aurait fini par se jeter littéralement sur lui. Il avait encore soif, certes, mais c'était devenu plus que tolérable à présent. Le sang avait sur lui un effet apaisant. Monstre. Il se détestait.

Il se détestait d'avoir aimé ça. Il se détestait de ne pas pouvoir s'en empêcher.

Harry resta longtemps assis sur le sol dur et froid, la tête de Draco Malefoy sur ses genoux. Il Peut-être quelques heures s'étaient écoulées, il ne savait pas au juste, quand Malefoy se mit à bouger faiblement de nouveau.

Il poussa quelque faibles gémissements de douleur et Harry, bien qu'il fût son ennemi de toujours, ne put s'empêcher d'éprouver un sentiment croissant de honte à l'égard de celui qui venait de le nourrir de son plein gré. A en croire ses plaintes de douleur, Malefoy avait dû avoir vraiment mal.

Quand il s'était abreuvé, il avait entendu ses exclamations de souffrance et senti ses muscles crispés contre lui. Il avait voulu le rassurer, mais la sensation grisante du sang dans sa bouche avait eu tendance à faire fondre toute pensée logique dans son cerveau.

Le blond se remit difficilement sur son séant, et s'apercevant qu'il se trouvait près du vampire -beaucoup trop près- il s'écarta prestement. Avec des gestes désordonnés, il vint se réfugier dos au mur, les jambes repliées sur elles-mêmes et les bras amenés sur son torse dans une attitude défensive et craintive.

Harry grimaça légèrement devant cette terreur évidente. Cette terreur dont il était la cause. Lui, Harry Potter, qui jamais de sa vie n'avait voulu blesser quiconque. Quoiqu'il allait devoir s'habituer à ce genre de réaction de la part des gens normaux. Maintenant qu'il était un monstre. Qu'était-il devenu ?

-C'est bon je vais pas te bouffer... » Lâcha Harry mal à l'aise et nerveux.

Malefoy eut un rictus cynique, et Harry se mordit nerveusement la joue quand il comprit ce qu'il venait de dire.

-Permet-moi d'en douter, Potter. » Fit lentement Malefoy qui, peu à peu, reprenait de son mépris habituel.

Il posa doucement le dos de sa main droite sur son front douloureux. Il ferma les paupières un instant, et Harry se mordilla légèrement les lèvres.

-Je... hum... Est-ce que je t'en ai trop pris ? »

Malefoy haussa vaguement les épaules. Nom de dieu qu'est-ce qu'il pouvait avoir mal à la tête. Sa vision tanguait dangereusement et il avait l'impression qu'il allait s'écrouler face contre terre d'un moment à l'autre. Néanmoins, il nota que les yeux du Gryffondor avaient repris leur teinte vert émeraude, et il ne put s'empêcher de pousser un petit soupir de soulagement.

Au moins ses efforts avaient payé, et sa durée de vie un peu rallongé.

Tant qu'il n'a pas soif à nouveau, siffla une petite voix désagréable dans sa tête.

A ce moment-là, la trappe au bas de la porte de barreaux bien solide s'ouvrit, et Harry et Draco entendirent la voix de Queudver. Tout chamboulé qu'il était, Draco n'avait même pas entendu le misérable bout d'homme arriver.

-Bon appétit les chiens ! » Fit joyeusement celui-ci de sa voix nasillarde.

Draco détestait quand c'était Queudver qui leur apportait leur « repas ». A chaque fois l'homuncule ne pouvait s'empêcher de glisser une ou deux appellations humiliantes.

Cependant, Draco se sentait si affamé qu'il prit, sans trop rechigner, la miche de pain -dur-, et s'empara de la cruche d'eau ébréchée. La prise de sang devait sûrement y être pour quelque chose, quoi qu'il en soit Draco avait une faim de loup, et à présent que la nature de Potter avait clairement été mise à nue, il pouvait tout ingurgiter à lui seul sans remord.

Harry le regarda manger en silence. Il se demanda si quelqu'un viendrait les délivrer dans assez peu de temps pour qu'il n'ait pas à renouveler son acte. Non pas que l'idée de s'abreuver le répugnait totalement -le souvenir du sang délicieux contrastait trop avec l'adjectif 'répugnant' pour qu'il puisse désormais l'y associer honnêtement-, mais il ne tenait pas vraiment à être redevable à Draco Malefoy. Il l'était déjà suffisamment désormais.

Le dit Malefoy termina le repas misérable, puis, se sentant tout d'un coup harassé, alla de l'autre côté et s'endormit prestement, non sans un dernier coup d'œil inquisiteur vers le vampire.

Harry détourna le regard, très mal à l'aise, et quelques minutes plus tard, il s'endormait à son tour.


Draco renifla légèrement. L'air était humide. Il n'aimait pas l'humidité.

Il se sentait encore fatigué, mais tout de même bien plus en forme que deux jours plut tôt, lorsque Potter lui avait soutiré de quoi vivre. Si tant est qu'on puisse encore appeler « vie » la forme d'existence de Potter.

Étrangement, la dose de sang prise par le vampire lui avait parut assez importante, et cependant celle-ci n'avait même pas suffit à faire conserver leur teinte verte aux yeux de Potter jusqu'au lendemain.

Depuis un jour les yeux du Gryffondor avaient de nouveau viré au rouge, et Draco n'avait pu s'empêcher d'être sur le point de fondre en larmes quand il s'en était rendu compte. Il haïssait ce rouge.

Il le haïssait.

Profondément.

Sentant toujours la souffrance encore bien trop présente dans son esprit, il n'osait réitérer sa proposition, même s'il savait que tôt ou tard Potter deviendrait fou s'il ne recevait pas sa dose de sang, tout comme il avait faillit le devenir la dernière fois. Néanmoins, la douleur était toujours bien présente dans son esprit, et Draco n'avait en rien envie de la subir à nouveau. Il n'avait jamais été quelqu'un de courageux ou prêt à se sacrifier. Et ce n'était pas quelque chose dont il était honteux, d'ailleurs; il voulait vivre, lui.

Ils patienteraient encore un peu, voilà tout. Il tourna son regard vers Potter, et vit que les yeux de l'autre étaient encore une fois posés sur sa carotide.

Le brun parut se rendre compte de son regard, et détourna les yeux avec une gène visible.

Draco soupira à nouveau, affaibli et au bord du désespoir. Cette situation lui donnait presque l'envie de se jeter à lui-même l'Avada Kedavra. Quand l'autre le regardait avec cet air-là, il lui faisait l'effet de n'être qu'un morceau de steak.

Harry dirigea son regard vers le mur de pierre adjacent et se mit à le contempler comme si une œuvre d'art invisible y était peinte et qu'elle méritait toute sa concentration. Il fallait qu'il se contienne un peu. Sa soif avait été bien plus forte la première fois et il pouvait encore attendre.


Il pouvait encore attendre. Voilà ce qu'il ne cessa de se répéter durant les vingt-quatre heures qui suivirent. Il pouvait attendre. Au delà de la nécessité de préserver le Serpentard, cette autocontrainte était devenue comme une tentative de se prouver à lui-même que malgré sa condition de bête assoiffée, il n'en restait pas moins un être civilisé, encore capable de se retenir sans sauter sur le premier venu comme un sauvage.

Évidemment, sa promesse devenait de plus en plus difficile à tenir et, si prévisiblement qu'il aurait dû s'en douter, son regard se faisait de plus en plus perçant sur la jugulaire de son compagnon de geôle, et ses sens de plus en plus exacerbés. La soif qui l'avait hanté quelques jours auparavant était de retour, lui rappelant à chaque seconde le monstre qu'il était désormais, cruellement et douloureusement.

La vie dans le cachot humide était d'une monotonie désespérante. Au début, Harry avait cru que Voldemort –ou même quelques-uns de ses sbires– viendraient leur rendre une petite visite afin de leur dispenser une de ces séance de torture que les mangemorts semblaient tout particulièrement affectionner.

Mais non, rien. Juste lui et Malefoy, juste ce cachot et l'odeur du sang, juste sa volonté contre sa soif.

A vrai dire, si quelqu'un avait pénétré à l'intérieur, il se serait aussitôt jeté sur celui-ci. C'était affreux à dire, encore plus dur de s'en rendre compte, mais c'était la très probable vérité. Il avait très. Très. Soif.

Avec Malefoy, c'était différent. Même si le blond et lui étaient toujours ennemis, malgré l'embryon d'entente silencieuse qui s'était créée due à leur état de prisonnier, Harry ne se voyait pas saigner Malefoy à blanc.

Même en dépit de cette soif tiraillante qui grondait dans son ventre et dans sa gorge.

Au fil du temps, Harry s'était aperçu qu'il possédait la capacité d'affiner et d'allonger ses canines. Lorsqu'il avait mordu Malefoy, la chose s'était faite si naturellement et si instinctivement qu'il ne s'en était pas même aperçu.

Il se rendit compte de lui-même qu'il était à nouveau en train de fixer le cou du blond, et il détourna les yeux. Son regard rouge croisa celui gris de son vis-à-vis. Malefoy frissonna.

-Je suppose qu'on ne peut plus repousser ça encore d'avantage... » Fit Draco d'une voix faible et fébrile où se mêlait un peu de la peur qu'il ressentait dans tout son être à chaque fois que Potter le fixait de cette manière.

Harry remercia le ciel que Draco l'ait enfin compris. Lui-même ne se sentait pas la force de demander au blond de lui offrir à nouveau un peu de sa vie.

Il s'approcha pour la seconde fois en trois jours du Serpentard, et à nouveau l'excitation précédant la morsure l'emporta sur la lassitude et le dégoût de lui-même qu'il ressentait.

-Potter... » Murmura Draco d'une voix tendue par l'appréhension. « Vas-y doucement. S'il te plait. »

Harry acquiesça, puis toute pensée cohérente le quitta lorsque ses dents déchirèrent la chaire tendre du cou pâle de Malefoy.


Draco poussa un énième soupir douloureux. Le Gryffondor avait eu la main plus légère cette fois-ci, ce qui n'avait pas empêché la douleur de ressurgir au galop, aussi atroce que la première fois.

Draco pensa à ceux tués de vampires, et à la douleur qu'ils avaient dû éprouver avant de sombrer dans le sommeil éternel. Draco trembla, il avait froid.

Il avait très froid. Ses mains étaient glacées, tandis que celles de Potter s'étaient un peu réchauffées grâce à son propre sang qui coulait à présent dans les veines du brun. Il n'espérait même pas que quelqu'un vienne les sauver, ou quelque chose dans ce goût là, au contraire de Potter qui lui avait confié à un moment qu'il pensait que les membres de l'Ordre du Phoenix viendraient.

Depuis tout petit Draco avait perdu ses illusions et son espoir, et même s'il n'en avait rien dit au brun afin de ne pas trop le démoraliser, il restait intimement convaincu que personne ne surgirait pour les tirer de cette situation.

Il repensa mornement à la fois où son père l'avait enfermé dans le cagibi étroit du sous-sol du manoir. Il avait alors 6 ans. Peut-être un peu plus. En tout cas depuis ce temps-là il avait des tendances claustrophobes, et il avait compris que personne ne venait vous tirer d'affaire quand vous étiez enfermé et sans issu.

Au mieux, il pouvait espérer que Lord Voldemort se lasse de ce petit jeu, et qu'il le tire de là. Néanmoins, connaissant l'humour du Lord, quelque chose lui disait que c'était en toute connaissance de cause qu'il avait mis un vampire dans la même cellule que lui.

Oui, le voir vidé de son sang par un Potter devenu sanguinaire était tout à fait son genre. D'autant plus que le dit Potter, une fois privé de nourriture, deviendrait complètement fou, chose que Voldemort devait trouver amusante à souhait.

D'ailleurs ça devait l'amuser tellement que ce fils de chien poussait le vice jusqu'à leur donner un peu de nourriture minable chaque jour, histoire de continuer cette perversion jusqu'au bout.

Il allait crever ici, et tout le monde s'en foutrait. Sauf peut-être le balafré qui n'aurait plus rien à se mettre sous la dent.

Des larmes silencieuses roulèrent le long de ses joues avant d'aller se perdre dans son cou. A cet instant il se trouva indigne de la famille Malefoy et complètement pitoyable.


À suivre...